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  • EDWARD BOUNDS

LA PUISSANCE DE LA PRIÈRE


Nous ne pensons pas que la valeur de la prière puisse se mesurer avec une horloge ; mais notre but est de marquer profondément nos esprits de la nécessité d’être seuls et longtemps avec Dieu ; si cette caractéristique n’a pas été produite dans nos expériences par notre foi, c’est que notre foi est d’un modèle faible et superficiel.


Les hommes qui ont le mieux montré Christ dans leur caractère et qui ont le plus puissamment affecté le monde pour lui, ont été des hommes qui passaient tellement de temps avec Dieu que cela est resté comme une caractéristique profonde leur vies.


Charles Siméon consacrait à Dieu chaque matin les heures de 4 à 8.

Wesley passait deux heures journellement en prières ; lui aussi commençait sa journée à 4 heures. Il pensait que la prière était plus son travail que n’importe quoi d’autre.

John Fletcher tachait les murs de sa chambre par sa respiration, tant il priait. Il lui arrivait fréquemment de passer toute la nuit en prière, et dans une grande ardeur. Sa vie toute entière était une vie de prière. "Je ne voudrais pas me lever », disait-il " sans avoir élevé mon cœur vers Dieu ».

Luther de même s’exclamait : « j’ai tellement de travail à accomplir que je ne peux y arriver sans passer 3 heures chaque jour dans l’intercession ». Il avait une devise : « celui qui n’a pas bien prié n’a pas bien étudié ».

Le docteur Leighton était si souvent avec Dieu qu’il semblait dans une perpétuelle méditation. Prière et louange étaient son travail et son plaisir.

Asbury disait : « je me suis décidé à me lever à 4 heures aussi souvent que je le puis et de passer 2 heures dans la prière et la méditation ».

L’un des plus saints et talentueux prédicateurs écossais écrit : « il me faut absolument passer les meilleures heures de la journée en communion avec mon Dieu. C’est mon emploi le plus noble et le plus fécond ; il ne doit pas être négligé. Les heures matinales, de 6 à 8, sont les moins interrompues et doivent être employées dans ce sens. Je ne puis me permettre d’abandonner la bonne veille habitude de la prière avant de me coucher et pour cela, je dois me garder de la somnolence. Quand je me réveille la nuit, je veux me lever et prier. De même, après le petit déjeuner, un certain temps peut être pris pour l’intercession." Tel fut le plan de prière de Robert Murray Mc Cheyne.

John Welch, le puissant et saint prédicateur écossais, pensait avoir perdu sa journée lorsqu’il n’avait pas passé 8 à 10 heures en prière. Il gardait continuellement une couverture afin de pouvoir s’en envelopper lorsqu’il se levait pour prier la nuit.

Les genoux de Payson s’étaient marqués dans les planches où il s’agenouillait, tellement il le faisait souvent et longtemps. Son biographe écrit : « son Esprit d’urgence continuelle dans la prière, quelles que soient les circonstances, est le fait le plus notable de son histoire ; il souligne le devoir de tous ceux qui veulent rivaliser avec son efficacité chrétienne. C’est sans aucun doute à ses prières ardentes et incessantes que l’on peut attribuer, dans une grande mesure, ses magnifiques succès pratiquement ininterrompus ».

Brainerd disait : « j’aime être seul dans ma chaumière, où je suis libre de passer beaucoup de temps dans la prière ».

William Bramwell était un saint homme de Dieu ; sa prédication produisait de nombreux résultats et ses prières de nombreuses réponses. Lorsqu’il priait, c’était plusieurs heures de suite. Il vivait presque sur ses genoux. Ses visites faisaient l’effet du feu dans les broussailles ; et ce feu avait été allumé par l’Esprit d’intercession. Il n’était pas rare qu’il passe au moins 4 heures de suite dans la solitude avec Dieu.

L’évêque Andrews consacrait pratiquement 5 heures de ses journées à la prière et la lecture biblique.

Sir Henry Havelock passait toujours les 2 premières heures de ses journées avec Dieu. Si le clairon du régiment sonnait à 6 heures, il se levait à 4.

Earl Cairns se levait chaque matin à 6 heures pour avoir 1 heure et demie d’étude biblique et de prière, avant de diriger le culte familial de 8 heures le quart.

Les succès du docteur Judson dans l’œuvre de Dieu sont attribués au fait qu’il passait beaucoup de temps avec le Seigneur. A ce sujet, il écrit : « Arrange tes affaires afin de pouvoir consacrer si possible 2 ou 3 heures chaque jour, non pas simplement à des « exercices spirituels », mais à l’acte même de la prière secrète et de la communion avec Dieu ; cherche 7 fois par jour à élever ton âme vers le Sauveur. Commence ta journée en te levant après minuit et consacre quelque temps dans le silence et les ténèbres de la nuit à cette communion sacrée. Que le soleil à son lever te trouve à la même œuvre. Considère que ton temps est court ; ne permets pas au travail de te dérober à ton Dieu ». Impossible, direz-vous. Enseignement fanatique !

Le Docteur Judson enrôla un empire pour Christ, il posa des fondements de granit au Royaume de Dieu, au cœur même de la Birmanie. Le succès l’accompagnait. Il fut un des rares serviteurs à influencer puissamment le monde pour Christ. Le secret de sa profondeur et de son endurance se trouve dans le fait qu’il donnait du temps à son Maître. Il conservait ainsi le feu de son cœur.

Aucun homme ne peut accomplir une œuvre grande et durable pour Dieu s’il n’est pas un homme de prière, et personne ne peut être un homme de prière s’il n’y passe beaucoups de temps.

L’importunité est le fond même d’une prière efficace. L’importunité ne signifie pas la rêverie, mais un labeur soutenu. C’est spécialement par elle que le royaume des cieux est forcé et que le violent le prend de force.

Le Docteur Hamilton écrivait : « Un homme n’est pas dans la condition de faire du bien dans ses prières s’il ne commence pas à les regarder comme une grande œuvre qui doit être préparée d’avance, et dans laquelle il doit persévérer de toute ardeur. C’est ainsi que nous agissons avec les sujets qui, à nos yeux, sont les plus intéressants et les plus nécessaires ».


Edward Bounds


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