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  • DERECK PRINCE

LES MALADIES DE LA LANGUE



Nous avons appris que de l’usage juste de la langue découlera la vie, et qu’à l’inverse, de l’usage mauvais découlera la mort. Nous allons considérer maintenant certaines maladies spécifiques affectant notre langage. Ces 6 maladies, qui infectent couramment notre vie par le mauvais usage de notre langue, peuvent en certains être fatales si elles ne sont pas traitées.


1) Les propos excessifs :


Cette maladie est si commune que les gens l’acceptent comme normales alors que cela ne l’est pas du tout. « Celui qui parle beaucoup ne manque pas de pécher, mais celui qui retient ses lèvres est un homme prudent » Prov 10/19. En d’autres mots, lorsque l’on parle trop, on est sûr de dire quelque chose de mal. Il n’existe pas d’alternative. Nous sommes également avertis dans la Bible de ne pas utiliser trop de paroles envers Dieu lui-même ( Eccl 5/12 ). Ceci est un avertissement que la plupart d’entre nous avons besoin d’entendre. Quelqu’un m’a dit une fois : « rappelez-vous que chanter un mensonge est aussi grave que dire un mensonge ». J’ai entendu des frères et sœurs chanter des hymnes de consécration totale à Jésus, tel : « Je te donne ma vie, Seigneur Jésus » puis lorsque passe la corbeille d’offrande, ils n’y mettent qu’une pièce. Si vous n’avez pas l’intention de consacrer votre vie à Dieu, ne lui chantez pas que vous lui donnez toute votre vie, parce qu’Il vous demandera des comptes pour chaque parole dite-ou chantée- en sa présence.



2) Les paroles vaines :


Un jour nous allons devoir rendre compte pour chaque parole prononcée. Nous allons devoir répondre de chaque parole futile, qui manquait de sincérité, que nous ne pensions pas vraiment, que nous n’étions pas vraiment prêts à assumer, ou que nous n’avons pas mise en pratique dans notre vie. Un simple conseil : « ce que vous ne pensez pas vraiment, ne le dites pas ». Si vous suivez cette règle simple, elle changera toute votre vie. Vous serez une personne différente. Si vous suivez cette règle une année entière, je vous promets qu’en cette fin d’année vous serez une personne différente et cela en mieux !



3) Les cancans :


Répandre la calomnie par des propos futiles, manquant de vérité, exagérés ou malicieux, voilà ce que sont les commérages, les cancans … Si vous vous répandez en commérages et racontez des ragots, vous faites l’œuvre du diable, à sa place. Vous êtes un représentant de Satan. Non seulement nous devons être attentifs afin de ne pas répandre des cancans, mais nous devons également refuser de les recevoir. « Les paroles du médisant sont comme des friandises, elles descendent jusqu’au fond des entrailles » Prov 18/8. Comme cela est vrai de la nature humaine. Lorsque nous entendons quelque chose de mal à propos de quelqu’un ou qui le place sous un mauvais échange, le tréfonds du cœur de l’homme se réjouit. « Les cancans, les calomnies sont des morceaux de choix pour la bouche ». Prenez garde de ne pas avaler un tel morceau ! Il aura bon goût, mais il vous empoisonnera. Au moment ou vous le recevrez dans votre cœur, votre vie commencera à ressentir l’effet du poison de cette calomnie. Ainsi, si vous entretenez les ragots et si vous les écoutez, vous devenez « receleurs de ragots »… Ne pas calomnier est insuffisant, nous devons refuser d’accepter la calomnie. Nous ne devons pas accepter les cancans à l’encontre de ceux que nous connaissons. Nous ne devons pas manger ces morceaux de choix, ces commérages qui sont un poison. Bien des relations sont empoisonnées une fois que ces morceaux de choix ont été avalés.



4) Le mensonge : Il faut être prudent lorsqu’on veut décrire cette maladie de la langue par le terme approprié. Quelqu’un a utilisé cette définition : « le langage évangéli –é – l – a – s – tique ». Un évangéliste voit 200 personnes répondre à l’appel lors de sa croisade, et au moment du rapport de sa lettre annuelle, voici qu’elles sont devenues 500 personnes. Qu’est-ce ? De l’exagération ou du mensonge ? En fait, c’est un mensonge. Il est important que chacun d’entre nous ne soit pas trouvé coupable de mensonge. Prov 12/22 nous dit : « Les lèvres fausses sont en horreur à l’Eternel, mais ceux qui agissent avec vérité lui sont agréables ». Ce verset présente une opposition entre « horreur » et « agréables ». Il n’existe rien entre ces 2 faits … Si c’est le mensonge, le Seigneur hait cela. Si c’est la vérité, le Seigneur s’en réjouit. Un fait plus important encore et plus effrayant au sujet de cette maladie du mensonge est qu’à moins d’être stoppée et guérie, elle est mortelle. (Apoc 21/8)


5) La flatterie :


Si nous écoutons et acceptons la flatterie, ou si nous devenons des flatteurs nous-mêmes, notre fin sera la ruine. « Un homme qui flatte son prochain tend un filet sous ses pas » Prov 29/5. Il est des personnes qui flattent sans cesse par leurs paroles, mais elles ne sont pas sincères. Un autre motif se tapit derrière leur flatterie. Et bien des fois, si ce n’avait été par grâce divine, j’aurais été pris au filet de la flatterie. Je me serais laissé conduire dans des engagements ou des relations qui auraient été hors de la volonté de Dieu. Aussi, gardez en mémoire qu’une langue flatteuse mène à la ruine et que celui qui flatte son prochain tend un piège sous ses pieds.


6) Des paroles légères :


« Si tu vois un homme irréfléchi dans ses paroles, il y a plus à espérer d’un insensé que de lui » Prov 29/20. Ce verset dit que si nous parlons avec précipitation et à la légère, notre condition est pire que celle d’un insensé. C’est une grave affirmation, parce que la Bible ne dit rien de bon au sujet des insensé…. Nombres 20/7 à 12 nous parlent de l’acte de désobéissance de Moïse exprimé par des paroles emportées, qui lui coûta le privilège de conduire les enfants d’Israël en terre promise. Un esprit provoqué nous conduit à des propos dépourvus de sagesse de nos lèvres, et ces paroles précipitées nous coûtent le retrait de bien des bénédictions et des privilèges. Soyons prudents afin de ne pas parler avec précipitation, ce qui nous coûterait bien cher dans le domaine spirituel.



Votre langue a-t-elle besoin de guérison

D. PRINCE

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