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  • REUBEN A.TORREY

OBSTACLE À LA PRIÈRE : Nos péchés



Non, la main de l'Eternel n'est pas trop courte pour sauver, ni son oreille trop dure pour entendre. mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation entre vous et votre Dieu, se cont vos péchés qui vous cachent sa face et l'empêchent de vous écouter.

Es 59:1-2


Le péché fait obstacle à la prière. Plus d'un homme prie, prie, prie et n'obtient absolument aucune réponse. Peut-être est-il tenté de penser que ce n'est pas la volonté de Dieu de répondre ; peut-être pense-t-il que les temps où Dieu répondait à la prière, si tant est qu'il l'ait jamais fait, sont révolus. C'est ce que les Israélites semblaient avoir pensé. Ils croyaient que la main de l'Eternel s'était raccourcie de sorte qu'il ne pouvait plus sauver, et qu'étant devenu dur d'oreille il ne pouvait plus entendre.


"Non pas" dit Esaïe, "l'oreille de Dieu est tout aussi ouverte que jamais pour entendre , sa main tout aussi puissante pour sauver ; toutefois il y a un obstacle. Cet obstacle ce sont vos propres péchés. Vos crimes ont mis une séparation entre vous et votre Dieu et vos péchés vous ont caché sa face, et l'empêchent de vous écouter."


Il en est de même aujourd'hui. Si bien des hommes crient à Dieu en vain, c'est tout simplement à cause du péché qui est dans leur vie. Ce peut être quelque faute passée qui n'a été ni confessée ni jugée, ou un péché actuel qu'on chérit. Très probablement on ne le regarde même plus comme un péché, mais il est là, dissimulé quelque part dans le coeur ou dans la vie, empêchant Dieu d'écouter.


Celui qui constate que ses prières sont inefficaces ne devrait pas conclure que la choses qu'il demande à Dieu n'est pas selon sa volonté, mais il devrait se retirer, seul avec Dieu, et prier comme le psalmiste : "Sonde-moi, Ô Dieu, et connais mon coeur ! Eprouve-moi et connais mes pensées ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie. "(Ps 139:23-24) et attendre devant lui jusqu'à ce qu'il mette le doigt sur la chose qui déplaît à sa vue. Puis il devrait confesser ce péché et le rejeter.


Je me rappelle bien une époque de ma vie où je priais pour deux choses qu'il me paraissait indispensable d'obtenir car il y allait de l'honneur de Dieu ; mais la réponse ne venait pas. Une nuit je me suis éveillé en proie à une grande souffrance physique et à une grande détresse morale. Je criai à Dieu pour ces choses, plaidant la nécessité de les obtenir immédiatement mais aucune réponse ne vint. Je demandai à Dieu de me montrer s'il y avait quelque chose de mauvais dans ma vie. Il me vint alors à l'esprit un fait précis auquel j'avais déjà pensé plusieurs fois, mais que je n'étais pas décidé à reconnaitre comme un péché. Je dis à Dieu : "Si cela est mal, je veux l'abandonner" ; mais toujours aucune réponse. Au plus profond de mon coeur, bien que je ne l'eusse jamais admis, je savais que c'était mal. De guerre lasse, je décriai : "Cela est mal. J'ai péché, je veux l'abandonner." Aussitôt je trouvai la paix et au bout de quelques instants je dormais comme un enfant. Au matin, je m'éveillai dispos et l'argent qui était si nécessaire à l'honneur de Dieu arriva.


Le péché est une chose effroyable et plus effroyable encore est la manière dont il fait obstacle à la prière, la façon dont il coupe toute communication avec la source de toute grâce, de toute puissance et de toute bénédiction.


Quiconque veut avoir de la puissance dans la prière doit être impitoyable à l'égard de ses propres péchés. "Si j'avais conçu l'iniquité dans mon coeur, le Seigneur ne m'aurait pas exaucé." (Ps 66:18) Aussi longtemps que nous restons attachés au péché ou que nous contestons avec Dieu, nous ne pouvons attendre de lui qu'il prenne garde à nos prières. Si une chose quelconque vous revient sans cesse à l'esprit dans vos moments d'étroite communion avec Dieu, c'est cette chose qui fait obstacle à la prière : rejetez-là !


R.A TORREY





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