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LE REVEIL DANS NOS FOYERS

 

1) LE RÉVEIL COMMENCE DANS LE FOYER  

 

Le péché est entré d’abord dans le foyer. C’est sûrement là que nous péchons le plus. C’est donc bien là que le Réveil doit commencer.

Certes, le réveil est impérieusement nécessaire dans l’Eglise, dans le pays que nous habitons, dans le monde tout entier. Mais  une Eglise réveillée composée de foyers non réveillés serait une vaste hypocrisie.

Oui c’est dans le foyer que doit commencer le réveil, et il ne sera durable qu’à cette condition. C’est là, peut-être, qu’il est le plus difficile, qu’il coûte le plus, mais aussi qu’il est le plus nécessaire.

Le vrai Réveil, c’est tout simplement une nouvelle vie venant d’en haut, versée dans des cœurs où la vie spirituelle a baissé …. Cette vie se manifeste par la communion et l’unité avec ceux de notre foyer. Rien entre nous et Dieu, rien entre nous et notre prochain. C’est avant tout dans le foyer que nous devrions expérimenter cette nouvelle vie. Combien cela diffère de beaucoup d’entre nous, nous qui sommes pourtant chrétiens ! Petites irritations, sautes d’humeur, égoïsme, ressentiments sont monnaie courante dans nos foyers. C’est toujours le même principe infaillible : tout ce qui se place entre nous et Dieu se place entre nous et les autres, et vice versa. Notre communion avec Christ étant interrompue, nos cœurs ne débordent pas de vie divine, et les rapports avec les nôtres s’en ressentent.

 

2) QU’EST-CE QUI NE VA PAS DANS NOS FOYERS ?

 

Par « foyers » nous entendons toutes les relations qui existent entre mari et femme, entre parents et enfants, entre frères et sœurs ; en somme, toutes les relations de ceux qui sont appelés à vivre ensemble.

Le premier reproche adressé aux chrétiens, c’est qu’au sein de leurs familles, ils ne vivent pas dans la lumière. Les autres ne nous connaissent pas tels que nous sommes, et nous ne tenons pas à ce qu’ils s’ingèrent dans notre vie… C’est bien la conséquence du péché si nous sommes si peu ouverts et transparents à l’égard des autres. Nous cachons la vérité sur notre état aussi bien à Dieu qu’à notre prochain. Nous couvrons notre vrai moi d’un masque, nous le dissimulons derrière d’épaisses murailles. N’étant pas véridiques avec les autres, il ne peut y avoir de vraie communion au sein de la famille.

 

3) LE MANQUE D’AMOUR. 

 

La deuxième faille dans nos familles est le manque d’amour. Nous n’aimons pas vraiment les autres. L’amour dont parle l’Ecriture n’est pas seulement un sentiment, une forte passion. Lisez 1 corinthiens 13 qui définit le véritable amour, et voyez si le vôtre est de la même nature. A cette lumière, nous découvrirons que nous aimons à peine notre prochain et que notre comportement va dans une direction opposée. Si souvent, nous agissons d’une manière diamétralement opposée, nous avons de nombreux mouvements d’impatience et répondons ou agissons sans charité. Que de jalousie aussi ! Un mari peut envier les dons, même les progrès spirituels de sa femme. Bien souvent, il existe une jalousie amère entre frères et sœurs. 

 

- «  Il ne fait rien de malhonnête »

ceci semble toucher le domaine de la courtoisie dans nos rapports avec les nôtres. La courtoisie est une forme de l’amour, elle se manifeste dans les petits détails de la vie collective. Or, n’est-ce pas dans les petites choses que nous trébuchons si facilement ?

- «  Il ne s’enfle pas d’orgueil »

L’orgueil se manifeste de bien des manières. Nous croyons connaître, « savoir mieux » que les autres. De telles dispositions produisent le mépris : convaincus de notre supériorité, nous nous plaçons au-dessus du prochain. Peut-on prétendre aimer vraiment quelqu’un que l’on considère comme inférieur, incapable, ignorant ?

- «  Il ne cherche pas son intérêt »

Il n’est pas égoïste. Hélas ! Que de fois nous plaçons nos intérêts et nos désirs avant ceux des autres.

- «  L’amour est patient »

La patience est une qualité bien rare, car nous nous irritons pour si peu. Un petit travers de notre frère et nous nous emportons ! Lorsqu’il fait ou ne fait pas telle chose, nous le jugeons sévèrement et conservons dans notre cœur du ressentiment. Et pourtant, nous prétendons nous aimer dans notre foyer !

 

Ces choses- là  se passent tous les jours et nous n’y prenons pas garde… Tout cela crée, au sein même de la famille, des tensions, des barrières, des discordes qui rendent impossible la communion avec Dieu et avec nos semblables.

 

 

 

4) LE SEUL « MOYEN »

 

La question est posée : désirons-nous une vie nouvelle, le réveil dans notre foyer ? Voulons-nous rester comme nous sommes ou voulons-nous un renouveau au sein de notre famille ? Evidemment, ce n’est que lorsque nous aurons vraiment faim et soif d’un changement que nous ferons le nécessaire pour l’obtenir.

La première chose à faire, c’est d’appeler le péché par son nom (le mien pas celui des autres), puis d’aller à la croix, le confesser et croire que Jésus-Christ m’en purifie au moment même. A la croix, lorsque repentants nous courbons la tête, nous recevons son amour, l’amour qui s’oublie, qui supporte et pardonne. Le sang précieux de Christ nous purifie de tout manque d’amour, de toute volonté coupable, etc, et le Saint-Esprit nous remplit de la nature même de Christ. L’amour décrit dans 1cor13 est celui-là même de notre Seigneur. Cet amour est un don que nous possédons lorsqu’il vit en nous. Nous pouvons l’expérimenter chaque fois que nous apportons notre manque d’amour à la croix pour en être purifiés. Sans cesse, nous devons renoncer à nos droits, comme Jésus a renoncé aux siens pour nous … Ce n’est que sur la voie du sacrifice que l’amour du Seigneur nous remplira et trouvera son expression dans nos actes et notre comportement. Quand le Seigneur nous aura brisés au Calvaire, nous devrons être prêts à régler les choses avec les autres, quelquefois même avec nos enfants. Ce sera la preuve tangible de notre brisement. Brisement et dureté sont des expressions contraires. Le cœur dur dit : «  C’est de ta faute ! ». Le cœur brisé dit : « C’est de ma faute ! ». Une tout autre atmosphère règnera dans notre foyer si nous employons cette dernière formule. Dieu travaillera beaucoup plus dans le cœur de l’autre par mon brisement que par tout ce que je pourrais dire ou faire. Si nous agissons ainsi, Dieu répondra certainement à notre prière et amènera aussi notre frère au Calvaire. Alors nous serons un. 

 

L’unité ne peut avoir lieu qu’au Calvaire, car c’est là seulement que le péché qui nous dresse les uns contre les autres est ôté.

 

 

 

 

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