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MATTHIEU 8

 

 

Verset 1 

Jésus est d’abord rentré dans son ministère, ensuite, il a enseigné la thora à ses disciples, c'est à dire tout ce qu’un chrétien doit être et doit faire. Maintenant, il va accomplir des miracles. On peut constater que les miracles viennent après avoir enseigné les principes de vie d’un chrétien.

Jésus descend de la montagne, il y était apparemment depuis le chp 5 (les béatitudes).

Moïse a reçu les instructions de Dieu (les tables de la loi) sur la montagne, et Jésus donne ses instructions aux disciples sur la montagne également. 

Moïse a retrouvé une grande foule faisant n’importe quoi lorsqu’il est descendu, et Jésus retrouve aussi une grande foule qui le suit. 

 

Verset 2 à 3

La première maladie est la lèpre. C’est une maladie physique, mais aussi spirituelle ; lorsque nous venons à Jésus, nous sommes impurs et tous comparables à des lépreux. 

Jésus est descendu de la Montagne pour aller vers les perdus. IL est descendu de son ciel de gloire pour venir nous purifier et nous rendre saint. 

Le lépreux se prosterne, parce qu’il reconnait en Jésus le Messie. Il sait que Jésus peut le guérir, qu’il est son seul moyen de survie. C’est la même chose lorsque nous nous approchons de Jésus pour la première fois, nous sommes comparables à un lépreux à cause de nos souillures et nos péchés. C’est parce que nous croyons en lui comme un enfant "Si tu le veux, tu peux » qu’il est guérit. Il se prosterne et croit, n’est-ce pas là  le signe d’une vrai conversion ? 

Si nous reconnaissons qu’il est le Seigneur (prosterner) et que nous croyons qu’il est le Sauveur (tu peux me rendre pur), alors nous serons sauvés  tout comme le lépreux a été guéri. 

La réponse de Jésus est claire : « je le veux, sois pur ! » parce que c’est ce qu’il veut pour tous les  pécheurs de la Terre. 

 

 

Verset 4

Là va se poser un autre problème, car le lépreux va devoir se taire et n’en parler qu’au prêtre et surtout faire l’offrande de purification que Moïse a prescrite. 

Jésus ne vient pas tout révolutionner en abolissant ce qui a été établi. Il vient guérir les cœurs et sauver les perdus, il est le Messie attendu, c'est pourquoi il envoie le lépreux le faire savoir aux hommes sensés l’attendre et le recevoir. 

D’après Marc, il donne de sévères recommandations parce qu’il a tout un programme à suivre et que sa tâche est diverse, notamment celle d’enseigner ses disciples.

Jésus tient à ce que le lépreux fasse ce qui est juste en respectant la loi prescrite par Moïse.

La guérison physique est une manifestation de la puissance de Dieu, mais elle ne doit pas nous empêcher de respecter tout ce que la Bible enseigne. Le lépreux a la foi, il croit au Messie, mais n’obéit pas. Sa foi est certaine, mais à peine guéri, il ne tient pas compte de ce que Jésus lui a dit.

Combien viennent à Jésus, reçoivent la guérison dans leur cœur ou dans leur corps et ne tiennent pas compte de ce que Jésus enseigne ! Marc 1:45  Mais cet homme, s’en étant allé, se mit à publier hautement la chose et à la divulguer, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer publiquement dans une ville. Il se tenait dehors, dans des lieux déserts, et l’on venait à lui de toutes parts.

Pourquoi ne veut-il pas que le lépreux le dise ?

Le grec dit : « au point de ne plus pouvoir entrer dans une ville ouvertement »

Jésus n’est pas là que pour guérir les malades, car il sait que si la chose se sait, tous vont accourir et ne vont rechercher que la guérison.

Cela va malheureusement obliger Jésus à s’éloigner dans les déserts.

 

Verset 5 à 9

Jésus rentre dans une ville et cette fois, c’est un romain qui vient le voir. Le ministère de Jésus est pour sauver les juifs, et non les païens. Mais cet homme a une grande foi et Jésus ne va pas lui faire remarquer qu’il n’est pas de la maison d’Israël comme à la femme cananéenne chp 15. Car dans chaque situation, Dieu veut nous apporter un message et dans le cas présent, c’est la foi de cet homme. L’homme est insistant, car non seulement il le supplie au départ, mais alors que Jésus lui a dit « j’irai et je le guérirai », il lui propose mieux : juste de prononcer une parole, parce qu’il sait que cela suffira. Cet officier romain connait la hiérarchie et l’importance de s’y soumettre et c’est pour cela qu’il sait qu’une parole est suffisante. Il connait le principe de l’obéissance aux ordres supérieurs. En disant cela à Jésus, il lui dit : « tu es le Messie et  toutes les puissances célestes te sont soumises, donc si tu ordonnes, cela arrivera forcément, une simple parole de ta bouche suffit ! » Il dit quelque chose de très important : « je suis un homme soumis à une autorité » et tous nous aussi, sommes soumis à des autorités.  Mais appliquons nous la soumission comme il la donne juste après : « je dis à l’un : pars ! Et il part et à un autre : viens ! Et il vient »

Nous avons trop facilement tendance à discuter les ordres et donc à ne pas nous y plier. Et cela affecte notre foi. 

 

 

Verset 10 à 13

« Jésus s’étonna et dit Amen ! » dans le grec original. Jésus s’étonna de trouver une si grande foi et d’autant plus en dehors de la maison d’Israël. Il éprouve de l’admiration et ne manque pas de le montrer. 

De là Jésus rebondit pour parler du Royaume des cieux. La guérison n’est qu’un moyen pour le Seigneur, de ramener les âmes à lui. A travers cela, il dit que le Royaume ne contiendra pas que le peuple d’Israël, mais des gens de partout, de toutes les nations et que le peuple élu à la base n’aura pas sa place dans le Royaume pour beaucoup d’entre eux. 

A travers cette guérison, Jésus ouvre le Royaume à toutes les nations sans exception et surtout parle durement contre Israël pour les remettre en cause. 

C’est la foi qui nous sauve et non notre appartenance à un peuple ou à une religion. Cet homme n’est ni juif, ni religieux, mais il croit tout simplement que Jésus est le Messie. Croyons-nous suffisamment pour qu’une simple parole de Jésus nous guérisse ? 

Il n’y a pas de conditions pour la guérison. Là ce n’est ni un juif, ni un converti, c’est un simple païen qui a la foi, mais qui n’est pas converti. Jésus guérit tout le monde, sans exception. Guérison et salut n’ont rien à voir ensemble. 

 

Verset 14 à 15

Matthieu raconte très simplement les choses : Jésus va chez son disciple et c’est sa puissance qui opère sans rien demander. « il vit » et « il lui toucha la main » et c’est tout ! Marc ajoute plus de détails : Jacques et Jean sont avec lui et au-delà de simplement voir, on lui dit que la belle mère de Pierre était malade. 

Luc va même dire « on lui demanda d’intervenir en sa faveur » et va rajouter que Jésus menaça la fièvre. 

La malade n’a rien demandé et Jésus a simplement agi avec autorité  pour chasser la fièvre de cette femme. 

Aujourd’hui la fièvre n’est pas grand-chose pour nous, mais à l’époque on pouvait en mourir. Jésus a sauvé la vie d’une personne de la famille de Pierre. « Crois et tu seras sauvé toi et ta famille ». IL n’y a rien eu de spécial, juste la présence de Dieu dans cet endroit. Une demande a été faite mais seul Luc en parle, cela prouve qu’elle n’a pas été insistante et forte.  Jésus veut bénir et dans ce cas présent, il le fait naturellement parce qu’il est là. Lorsque nous le faisons rentrer dans nos vies, il bénit et nous guérit sans même avoir besoin de lui demander. Certaines choses se font automatiquement, c’est cela la grâce de Dieu. 

On voit d’ailleurs la réaction immédiate de cette femme qui de suite se lève et sert Jésus. N’est-ce pas la réaction que le Seigneur attend d’un enfant qui vient d’être sauvé : se lever et le servir ! Nous étions malade, paralysée par la fièvre en quelque sorte et Jésus a posé sa main sur nous pour nous sauver. Une fois guérie, nous devons nous lever et le servir sans plus attendre, comme la belle mère de Pierre. 

Combien continue à rester couché et donne l’impression d’être toujours en convalescence. De ce fait, ils ne servent pas le Seigneur et par là même, n’ont aucune reconnaissance pour ce qu’il a fait pour eux. 

 

Verset 16 à 17

Ce soir là, Jésus  chassa beaucoup d’esprits démoniaques par sa parole. Marc précise que c’est toute la ville qui est réunie devant chez Pierre. C’est dire que tous sont au courant des miracles que Jésus opère. Il guérit beaucoup de malades en imposant les mains sur eux, d’après Luc et il chassa beaucoup de démons. Jésus parle avec autorité et les démons fuient parce qu’ils reconnaissent l’autorité de Dieu. Avons-nous cette autorité qui nous a été donnée ? Marc le dit « Parce qu’ils le connaissaient ». Si nous n’avons pas l’autorité nous ne pouvons rien faire. Nous avons l’autorité, mais c’est à nous de l’exercer et notre vie doit refléter Jésus afin de faire fuir les démons dès qu’ils nous voient.

 

Résumé de 1 à 17

Jésus est venu pour nous guérir et nous libérer. Il est venu nous apporter la guérison de notre impureté, de notre paralysie et de notre fièvre qui nous conduisait vers la mort. Et en plus de nous guérir, il est venu nous libérer de nos chaines pour pouvoir le suivre et le servir. 

 

Verset 18 à 22

Jésus veut changer d’endroit. Apparemment, il cherche à fuir la foule. Jésus n’a pas de logement fixe depuis qu’il s’est mis à l’œuvre pour son père. Sa mission est d’aller partout et parfois, il ne sait pas où dormir. On le voit dans Luc 9:51-53 les gens ne veulent pas le recevoir et il est obligé d’aller ailleurs. Jésus ne connait pas le confort, il dort là où on l’accueille et donne entièrement sa vie pour la cause du salut des âmes. Jésus est en train de dire que le suivre, c’est renoncer aussi à son confort. Suivre Jésus a un prix, celui d’être pleinement dépendant de Dieu et d’accepter toutes les contraintes  qui vont avec. C’est particulièrement plus difficile aujourd’hui dans notre monde occidental où nous ne manquons de rien. 

Je pense que la pensée est plus grande que le confort matériel, car notre monde a bien changé par rapport à  l’époque de Jésus, car trouver de quoi dormir est beaucoup plus facile, mais c’est surtout le fait d’être prêt à tout et de ne pas rechigner à la tâche dès qu’un imprévu  ou quelque chose d’inhabituelle nous est demandée. Nous devons être prêts à tout pour Jésus et surtout à bousculer notre confort et nos habitudes ! Et ce n’est pas facile !

Un autre disciple veut d’abord enterrer son Père et là Jésus va paraitre très dur dans sa réponse, mais il veut surtout montrer que nous ne devons plus perdre du temps avec le passé. Lorsque la mort arrive, il n’y a plus rien à faire et quoi qu’il arrive, il faut avancer !  Luc rajoute « Et toi, va annoncer le Royaume de Dieu ». Le problème n’est pas d’enterrer nos proches, mais c’est surtout d’aller de l’avant et de ne pas arrêter la course à cause d’un deuil. Il est précisé « mort d’un père », c’est la chronologie normale et nous savons que nos parents doivent partir un jour ou l’autre, c’est pourquoi notre marche chrétienne ne doit pas s’arrêter, ou mise à l’arrêt pendant un temps, même si c’est douloureux.

 

Verset 23 à 25

Jésus dormait paisiblement alors qu’il y a une grande tempête et que les vagues recouvrent le bateau. Dans le grec, il est parlé de « grand séisme », c’est le mot « séismos » qui veut dire à la fois tempête, mais aussi tremblement de terre, secousse, ébranlement. C’est dire que cela devait vraiment bouger dans tous les sens et produire la peur chez tous.  Ce séisme représente les catastrophes, les mauvaises nouvelles, toutes les grosses épreuves que nous rencontrons sur notre chemin de vie. Face à cela, Jésus nous montre l’attitude que nous devrions avoir, mais aussi celle que nous ne devons pas avoir. Celui qui a confiance en Dieu ne se laissera pas perturber et restera calme et serein, tandis que celui qui regardera uniquement au visible sera déstabilisé et surtout très mal. Les disciples se voient mourir, ils sont effrayés ! Mais Jésus est indigné par leur manque de foi tout comme il l’est envers nous lorsque nous paniquons dès qu’un problème important surgit. Le juste vivra par la foi et nous savons que sans la foi nous ne pouvons pas plaire à Dieu. La foi doit être notre carburant pour vivre, mais pour cela, il faut beaucoup se nourrir, car la foi vient de ce que l’on entend, et ce que l’on entend vient de la parole de Dieu. C’est à force d’être proche de la parole  que nous affermissons notre foi, les épreuves nous aident aussi à la faire grandir au fur et à mesure. Au lieu de la panique, nous devons automatiquement tourner nos regards vers Jésus et lui faire confiance. Psaumes 37:5 Recommande ton sort à l’Eternel, Mets en lui ta confiance, et il agira.

Plus l’épreuve sera grande, plus Dieu se glorifiera. La foi doit grandir et c’est par les victoires suite aux épreuves qu’elle deviendra de plus en plus forte. 

Accueillons les tempêtes, voir les séismes, comme des bénédictions. Car il faut que la foi grandisse et cela dans le but de pouvoir aider les autres lorsqu’ils sont dans la difficulté. 

 

Résumé Des versets 18 à 25

Jésus nous a expliqué le verset de Paul aux Romains  Romains 8:5  En effet, ceux qui se conforment à leur nature propre se préoccupent des réalités de la nature humaine, tandis que ceux qui se conforment à l’Esprit sont préoccupés par ce qui est de l’Esprit.

Le confort, les épreuves et les morts font partie de la réalité terrestre. Nous devons élever notre regard et rechercher les choses du Royaume, les choses invisibles.

 

Verset 26 à 28

Avec autorité, Jésus va se lever et menacer les vents. On voit dans ce verset que la création toute entière lui est soumise. Il ordonne et elle obéit. David le dit dans le psaume 89 : 10 Psaumes 89:9  (89:10) C’est toi qui maîtrises l’orgueil de la mer; quand ses vagues se soulèvent, c’est toi qui les calmes.

Jésus leur reproche d’avoir peur et de manquer de foi. 

Les disciples sont très étonnés et sont en train de réaliser que Jésus n’est pas comme eux. 

S’ils n’étaient pas certains que Jésus était le Fils de Dieu, là ils ne peuvent plus douter, car ils doivent se remémorer l’épisode de Jonas quand Dieu a fait venir la tempête. C’est Dieu qui maitrise toute la création et là, ils sont obligés de constater que Jésus fait la même chose.

Ce passage est bon pour nous rappeler que nous n’avons vraiment pas à douter même dans les moments difficiles où tout est contre nous. Dieu est puissant et c’est lui qui domine toute chose. Nous devons le croire et ne pas nous inquiéter pour nos vies car elles sont entre ses mains. Contrairement aux disciples, nous avons reçu l’autorité de Jésus et pouvons à notre tour, menacer les géants et les tempêtes dans nos vies.  Et que nous les chassions ou non, nous devons savoir que nous sommes dans les mains du Seigneur et qu’il reste dans la barque quoi qu’il arrive.

 

Verset 29 à 32

Jésus sauve, guérit toutes les maladies, domine la nature et maintenant il va délivrer les captifs. Ce n’est pas lui qui va vers les démoniaques mais ce sont eux qui s’approchent de lui. Ils ont peur et savent que s’en est fini pour eux sans même que Jésus ne leur demande quoi que ce soit. Dans le grec, il est dit « Quoi à nous et à toi, Fils de Dieu ? » «C’est-à-dire « qu’y a-t-il de commun entre toi et nous ? »  Ils reconnaissent 2 choses :

  • Qu’ils sont opposés à lui

  • Qu’il est le Fils de Dieu

Ils connaissent déjà leur avenir « avant le moment fixé » et ils ont peur d’être tourmenté avant l’heure. Devant Jésus, les démons se plient. Ils le supplient et lui demandent de leur permettre d’aller dans des porcs.

Nous pouvons parfois sentir des gens agités devant nous, perturbés, mal à l’aise et c’est normal, car s’ils sont possédés, ce sont les démons qui réagissent face à Jésus qu’ils reconnaissent. Cela crée de l’opposition. Jésus délivre et nous avons reçu cette autorité aussi. 

Nous avons reçu l’autorité sur toute chose et les démons ne devraient pas nous faire peur car ils nous sont soumis. Mais ils ne sont soumis que parce qu’ils reconnaissent Jésus.

 

Verset 33 à 34

Cela va causer une perte énorme pour le village, c’est l’économie qui en prend un coup ! Tout un troupeau (2000 porcs) meurt en quelques secondes. C’est énorme ! Cela va provoquer l’indignation des habitants qui vont demander à Jésus de partir. Ils ont peur de se retrouver sans rien. Cela n’arrange pas tout le monde quand il y a des délivrances ! On le voit ici comme pour la femme qui avait l’esprit de python et qui ramenait beaucoup d’argent à son maitre. (act 16 :16).

On voit que les démons ne pouvaient pas aller là où ils voulaient. Ils demandent s’ils peuvent aller sur les porcs. Ils ne meurent pas mais ne font que se déplacer d’un endroit à un autre. Le problème, c’est que les porcs sont morts, mais que les esprits ont du partir ailleurs. Un esprit ne meurt jamais. Pourquoi Jésus a-t-il permis cela ? 

 

 

 

 

 

 

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