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MATTHIEU 21

 

Verset 1 à 11

Le prophète Zacharie avait annoncé que le Messie viendrait, monter sur un ânon zac 9:9 Sois transportée d’allégresse, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici, ton roi vient à toi ; Il est juste et victorieux, Il est humble et monté sur un âne, Sur un âne, le petit d’une ânesse. 

Tant et tant de prophéties qui confirment que Jésus est bien le Messie et bien que les chefs religieux de l’époque ne veulent pas le reconnaitre, le peuple en majorité l’acclament en le voyant arriver sur l’ânon et se prosternent devant lui. Ils reconnaissent qu’il est le fils de David, c’est à dire le Messie. Certains peuvent peut-être penser qu’il connaissait si bien les écritures qu’il s’est fait passé pour le Messie, mais comment pouvait-il convaincre quelqu’un à distance de lui laisser son ânon ? Il ne va pas lui même chercher l’animal, il envoie 2 de ses disciples le faire et le simple fait de dire : « Le Seigneur en a besoin » au propriétaire de celui-ci est une preuve réelle que Jésus est bien le Messie. 

Cet événement se passe juste quelques jours avant sa crucifixion. Jésus est entré dans Jérusalem, acclamé par la foule qui le reconnait comme le Messie qu’ils attendent.

 

 

Verset 12 à 13

Jérusalem est la ville sainte, la ville de Dieu. Et pourtant dans son temple, Jésus va faire le ménage spirituel en chassant tout ce qui n’a rien à faire à l’intérieur. Le temple est une maison de prières et rien d’autre.

 

Aujourd'hui nous sommes le temple du Saint-Esprit et tout comme le temple physique a été purifié des choses du monde, notre temple spirituel doit l’être également. Nous devons faire le ménage et ne plus laisser rentrer les souillures du monde et la corruption. Une maison de prières uniquement, un lieu où règne la paix et où la foi dirige notre vie. Beaucoup prétendent avoir le Saint-Esprit et pourtant continuent à vivre comme le monde. A ceux là, j’ai peur que Jésus fasse preuve d’autorité et les remettent sévèrement à leur place. Les religieux n’acceptent pas les réprimandes de Jésus, parce qu’ils refusent d’admettre qu’il est celui qui doit venir. Ils sont fiers et orgueilleux et ne reconnaissent pas que leur manière de faire n’est pas acceptable dans un tel lieu. Au lieu de cela, ils vont le mépriser et chercher à le faire mourir.

Le problème c’est que ceux qui cherchent la sainteté et l’ordre seront méprisés comme Jésus. Etre chrétien signifie être pur et saint dans le coeur et les pensées. Où en sommes-nous par rapport à cela ? Si nous sommes en chemin, c’est bien ! Si nous nous rebellons à la moindre réprimande, nous devrions nous repositionner à la croix du calvaire et reconnaitre que nous avons besoin de changer de cap. Dieu nous y aidera si nous nous repentons.

 

 

Verset 14 à 17

Il est incroyable de lire que les chefs religieux sont indignés de voir les miracles sous leurs yeux ! Ils ne supportent pas que les enfants crient « Fils de David ». Ils le considèrent comme un usurpateur, un voyou, un gourou même !

 

Quand le coeur est fermé, la vérité criante à l’oeil visible, est insupportable. Il est terrible d’endurcir son coeur et de résister à la Vérité. Les miracles se multiplient devant leurs yeux, les louanges sortent de la bouche même des enfants, et leurs coeurs restent durs et fermés face à ce spectacle merveilleux. Ils rejettent et refusent la venue du messie.

 

 

Verset 18 à 22

Jésus a faim et il voit un seul figuier devant lui sans fruit. Alors, il va le condamner à ne plus jamais en porter et cela pour l’éternité. 

 

Le fruit est indispensable pour le Royaume éternel. Sans fruit, nous ne serons admis. Jésus voit que le figuier n’en porte pas, alors il le fait mourir instantanément. Et pourtant le figuier ne pouvait pas porter de fruit car ce n’était pas dans la saison. Alors pourquoi Jésus a t-il fait cela ? Nous savons que la pâque approche, et qu'ils sont sans doute au mois d’Avril, or l’arbre devrait déjà porter du fruit. Marc dit que ce n’est pas la saison, en sous-entendant que ce n’est pas la saison pour le cueillir parce que ce n’est qu'en juin que le fruit sera mûr et donc prêt à être consommer. Mais en Avril, les fruits devraient déjà être présents, or, là il n’ y a pas ! Cela veut dire que l’arbre n’est pas bon. De la même manière, toute personne qui ne portera pas de fruit sera jeté dans la Géhenne. Ceux qui portent du fruit sont ceux qui suivent vraiment Jésus.  Mc 4:20 D’autres reçoivent la semence dans la bonne terre ; ce sont ceux qui entendent la parole, la reçoivent, et portent du fruit, trente, soixante, et cent pour un. 

Les disciples sont époustouflés de voir le figuier sécher immédiatement. En réalité, dans Marc, nous constatons que c’est réellement le lendemain. Sur le coup rien n’est visible, mais le lendemain matin, c’est la stupéfaction pour les disciples : le figuier est mort sous leurs yeux. En réalité la mort d’un arbre se produit petit à petit. Avant que les branches ne soient atteintes, cela va prendre plusieurs jours. C’est une image, pour nous montrer que la mort est instantanée si nous ne choisissons pas d’emprunter le bon chemin. Nos vies doivent porter du fruit et si ce n’est pas le cas, nous sommes déjà morts aux yeux du Seigneur.

Au delà du fruit, cette image est là aussi pour nous enseigner la foi. Jésus n’a pas crier, ni fait de prière, il a simplement proclamer la mort de cet arbre et c’est exactement ce qui s’est passé à l’instant même. Les disciples ne l’ont vu que le lendemain, mais en réalité, la parole de Jésus a été exaucée à l’instant même. C’est la foi qui a agit et cela en est de même pour chacun d’entre nous. Si nous sommes persuadés de ce que nous demandons, nous le verrons s’accomplir. Il est évident que la condition est de chercher de bonnes choses et principalement le Royaume de Dieu. Notre puissance réside dans le simple fait de croire. Croire en la Vérité, croire que Dieu veut se servir de nous, croire que nous sommes des instruments pour sa gloire, croire que Jésus est vivant et qu’il veut encore se manifester aujourd’hui à travers nous, croire que la fin est proche et que nous ne devons plus perdre de temps. 

Certains malheureusement se servent de cette parole, comme de la pensée positive. C’est très dangereux et surtout c’est très diabolique. 

 

 

Verset 23 à 27

Les chefs des prêtres veulent piéger une fois de plus Jésus pour le faire arrêter. Mais Jésus leur retourne le problème. Puisqu’ils ne veulent pas répondre, lui non plus ne leur répondra pas. Jésus ne se dérobe pas, mais ne se laisse pas prendre au piège, c’est différent.

 

De la même manière, il arrive parfois que certaines personnes veulent nous piéger pour nous faire du mal, et nous pouvons, comme Jésus l’a fait, retourner le problème vers eux. Demandons au Seigneur de nous aider à discerner les pièges qui nous sont tendus et à répondre comme lui l’a fait.

 

 

Verset 28 à 32

Jésus va continuer en leur répondant par une parabole. Ce n’est pas celui qui entre dans le Royaume qui est sauvé, c’est celui qui y reste et qui sert Dieu selon sa volonté. Beaucoup entrent mais ne font rien. Ils sont tranquillement au repos pensant que tout est gagné d’avance. Mais le Seigneur est très clair à ce sujet, c’est le fils qui a eu du regret et qui alla travailler qui fit la volonté du Père. Dire c’est bien, mais faire, c’est mieux ! Qui entrera dans le Royaume ? Ceux qui font la volonté du Père. Mat 7: 21 Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui–là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. 

 

 

Verset 33 à 46

Jésus va rajouter une autre parabole pour parler des religieux. Tout comme Nathan a raconté une histoire à David afin de le faire réagir sur son péché, Jésus donne une parabole afin de faire réagir les chefs religieux sur leur comportement. De la même manière que David, ils sont horrifiés concernant la mauvaise attitude des ouvriers sans se rendre compte que c’est d’eux dont Jésus parle. La réponse de David comparée aux chefs religieux est bien différente. Lorsque Nathan a dit à David qu’il était cet homme, il s’est immédiatement repenti de sa faute. Mais lorsque Jésus dit au chefs religieux ce qu’ils sont, ils n’ont qu’un désir : le faire mourir. 

 

Comment réagissons nous lorsque quelqu’un nous met face à notre péché ? Est-ce du mépris envers cette personne ou le désir de vengeance qui nous anime, ou avons-nous suffisamment d’humilité pour reconnaitre ce qui vient d’être dit et ainsi nous repentir devant le Seigneur ? Le religieux n’aime pas se remettre en question ou s’il le fait, c’est à demi-mot devant les autres,  mais au final, il ne change pas son attitude. En revanche, le véritable enfant de Dieu s’examine et n’a qu’un seul désir : plaire à son Dieu. S’il doit se remettre en question en permanence, il le fera, pourvu que sa conduite soit agréable au Seigneur. 

Dans l’évangile de Matthieu, Jésus emploie l’expression « Royaume de Dieu » 4 fois et « Royaume des cieux » 31 fois. Chaque fois qu’il utilise « royaume de Dieu », c’est uniquement lorsqu’il s’adresse aux pharisiens, aux scribes et aux chefs religieux. Les juifs n’utilisent jamais le mot "Dieu", et Jésus l’utilise uniquement avec eux pour les choquer davantage. En revanche, lorsqu’ils s’adressent à ses disciples ou au peuple, il dit toujours « royaume des cieux ». 

Jésus est clair, seuls ceux qui porteront du fruit verront le Royaume de Dieu. Cela prouve qu’avant d’y accéder, il faut porter du fruit. Nous ne sommes pas sauvés par les oeuvres, mais notre foi portera automatiquement du fruit. Sans fruits, pas de royaume ! Jésus ne peut être plus clair ! 

 

 

 

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