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  • COLIN URQUHART

LA PLACE DES FEMMES DANS L'EGLISE




La place des femmes dans le ministère et particulièrement dans le fait d’enseigner est un sujet qui prête à controverse dans certains milieux.


Mon attitude à cet égard est plutôt pragmatique : je regarde plus à l’onction qu’au sexe. Je préfère avoir devant moi une femme ointe qu’un homme qui manque d’onction. Après tout, c’est le Saint-Esprit et lui seul qui donne l’onction et quand il choisit d’oindre une femme, je suis certain qu’il est conscient qu’il s’agit d’une femme !


Cependant, nous avons une question sérieuse à étudier : une telle attitude rentre-t-elle en conflit avec l’enseignement des écritures ? Après tout, Paul le dit bien :

Que la femme écoute l’instruction en silence, avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’homme; mais elle doit demeurer dans le silence (1 Tim 2:11-12)


Il nous faut noter un certain nombre de choses si nous voulons comprendre l’apôtre :


> Paul n’est pas anti-féministe ! Il y a beaucoup de passages où lui ou d’autres auteurs du Nouveau Testament se réfèrent au ministère féminin.


> Nous devons considérer le contexte dans lequel Paul écrit. L’Eglise primitive était structurée d’après le modèle de la synagogue, cause de ses racines juives. Les femmes n’étaient pas mises à contribution dans les cultes dans la synagogue. Elles s’asseyaient à part des hommes, dans un endroit où les hommes ne pouvaient les voir afin qu’elles ne soient d’aucune distraction pour eux.


> Les femmes n’étaient donc que des observatrices et non des participantes. Il aurait été scandaleux qu’une femme interrompe le culte !


> Paul a toujours le souci de l’ordre. Souvenez-vous que, bien qu’il soit l’apôtre des gentils, il avait un grand fardeau pour la conversion des juifs à l’évangile du salut. Il ne voulait rien encourager qui puisse être un scandale pour un adorateur juif. De nombreuses années ont été nécessaires pour que l’Eglise devienne relativement libre de la culture juive.


> Pour ces raisons, Paul était inflexible sur le fait que les femmes ne devaient ni enseigner, ni parler. Cependant, ailleurs nous entendons parler de prophétesses qui devaient bien parler dans certains contextes.


> Paul établit toujours une nette distinction dans ses lettres entre ne révélation qu’il a reçue de Dieu et ce qu’il estime être la meilleure chose à faire dans les circonstances données. Quand il livre sa pensée, il utilise le pronom « je », comme ici : « Je ne permets pas… » Il ne dit pas que le Seigneur ne le permet pas !


> Dans les écrits de Paul en général, il existe une distinction marquée entre la parole de vérité immuable (logos) et la parole pratique pour l’instant présent (rhéma). Ces versets tombent, je le crois, dans la deuxième catégorie.



Aujourd’hui, il y a un bon nombre de femmes, qui sont des enseignantes et des prédicatrices ointes et douées de la Parole. Il n’y a que dans des cercles très légalistes où leur ministère n’est pas autorisé. Souvenez-vous que c’est le Saint-Esprit qui leur a donné l’onction et que Dieu a bien dû les choisir !


La place des femmes dans le leadership est plus complexe, car dans toutes les écritures, les femmes doivent fonctionner sous l’autorité des hommes. Cela remonte directement à la Chute. Nous parlons du péché d’Adam parce qu’il a péché délibérément, bien que Eve ait été la première à manger le fruit défendu. Le jugement de Dieu sur Eve pour s’être laissée tromper par le diable est que l’homme dominera sur elle !


Bien entendu, les effets de la Chute ont été annulés par la Croix. Cependant, même dans le Nouveau Testament, l’homme est la tête de la femme. Est-il donc juste que la femme soit en position de diriger ?


Certain diront qu’ils acceptent le ministère de la femme, mais pas le leadership de la femme. D’autres accepteront que la femme soit en position de diriger, mais pas en position la plus élevée. Elles doivent toujours agir sous la couverture d’un homme.


Ceux qui fonctionnent en laissant des femmes occuper des positions de leaders insistent sur le fait qu’ils ont eu le consentement de leur mari avant qu’elles acceptent ces responsabilités. Il serait en effet difficile d’un point de vue biblique de voir une femme dans la position de direction la plus élevée sans qu’elle soit sous l’autorité apostolique d’un homme auprès de qui elle rendrait compte de son ministère. Mais nous avons déjà mentionné que cela devrait être le cas pour un homme, pasteur ou ancien !


Jésus a dit que nous reconnaitrions les personnes (hommes ou femmes) à leurs fruits. C’est cela qui détermine si quelqu’un est appelé ou ne l’est pas, s’il est oint et utilisé par Dieu ou non. Regardons à l’onction et louons Dieu pour tout homme ou toute femme qu’il a oint !


Colin Urquhart

"Les véritables leaders"

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