DE QUI DEVONS-NOUS NOUS ÉLOIGNER ?


  1. Les moqueurs


David a dit :

Ps 1:1Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, Qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs, Et qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs,


Le fait de « s’assoir en compagnie » sous entend une relation amicale, une relation proche

L’hébreu original dit « Il ne s’est pas tenu dans l’habitation des moqueurs, il n’a pas habité avec lui »

C’est le mot לֶצ « Lets » qui veut dire : railleur, moqueur

Le Larousse donne comme définition exacte du mot railleur : personne ironique, sarcastique, qui se moque, qui aime ridiculiser.


La parole nous enseigne que l’homme heureux ne s’assied pas avec une telle personne, non parce qu’elle ne l’aime pas, mais parce qu’elle se protège et ne veut pas se laisser contaminer par elle. Elle ne le fréquente pas, n’a aucune intimité avec un tel personnage.


Nos relations ne sont pas anodines et combien malheureusement se laissent prendre au piège parce qu’ils n’ont pas de discernement.

Jésus nous a dit d’évangéliser le monde, mais il ne nous a pas dit d’avoir des relations avec tout le monde.


N’avons-nous pas autour de nous des personnes qui se moquent et se plaisent à ridiculiser les uns et les autres. N’avons nous pas nous-même ri de plaisanteries douteuses sur des personnes plus ou moins connues ? Les moqueurs ne devraient pas faire partie ni de nos fréquentations, ni l'ironie de nos passe-temps favoris. La moquerie n’a pas sa place dans le Royaume de Dieu et si nous voulons sur cette terre voir des jours heureux, nous devrions passer notre chemin dès que nous la rencontrons.


2 - les hérétiques


2 Jn 10-11 Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison, et ne lui dites pas : Salut ! car celui qui lui dit : Salut ! participe à ses mauvaises œuvres.


Jean ne parle pas ici de simples petites points divergents, mais de faux docteurs qui, à l’époque, menaient régulièrement des campagnes destinées à détruire les bases, les vérités fondamentales du christianisme.

Accueillir ces personnes est considéré comme une traitrise aux yeux de Dieu, car il est impossible de pouvoir côtoyer quelqu’un qui veut détruire les bases du christianisme. Nous devons essayer de gagner le monde, mais nous ne devons pas nous compromettre avec lui. Prendre des distances est une preuve de maturité et surtout une preuve d’appartenance au Dieu trois fois Saint. Il nous a demandé de suivre ses traces et de ne plus nous mélanger au monde. Nous sommes le sel de la terre et nous devons briller dans les ténèbres, tout en démarquant ce que nous sommes et en qui nous nous appuyons.


Mais Paul va aller plus loin, car il va nous demander de nous éloigner de personnes qui se prétendent chrétiennes.


De qui parlent-ils ? Nous allons examiner les écritures :


1 Cor 5:9-13 Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas avoir des relations avec les impudiques, – non pas d’une manière absolue avec les impudiques de ce monde, ou avec les cupides et les ravisseurs, ou avec les idolâtres ; autrement, il vous faudrait sortir du monde. Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme. Qu’ai–je, en effet, à juger ceux du dehors ? N’est–ce pas ceux du dedans que vous avez à juger ? Pour ceux du dehors, Dieu les juge. Otez le méchant du milieu de vous.


2 The 3:6 nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus–Christ, de vous éloigner de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon les instructions que vous avez reçues de nous.


Rom 16:17-18 Je vous exhorte, frères, à prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales, au préjudice de l’enseignement que vous avez reçu. Eloignez–vous d’eux. Car de tels hommes ne servent point Christ notre Seigneur, mais leur propre ventre ; et, par des paroles douces et flatteuses, ils séduisent les cœurs des simples.


2 Thess 3: 13-15 Pour vous, frères, ne vous lassez pas de faire le bien. Et si quelqu’un n’obéit pas à ce que nous disons par cette lettre, notez–le, et n’ayez point de communication avec lui, afin qu’il éprouve de la honte. Ne le regardez pas comme un ennemi, mais avertissez–le comme un frère.



Reprenons les versets, point par point :


1 - ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme.


Si nous reprenons le contexte, Paul parle à l’église de Corinthe. Ils sont chrétiens, nés de nouveaux et ont de la difficulté à vivre dans la sanctification.

Il les met en garde contre certains frères et soeurs EN CHRIST. Ce sont des personnes qui se disent « chrétiennes » et qui plus est, des « enfants de Dieu » « se nommant frère ».

Que font ces personnes ? Elles vivent tout simplement dans le péché !

Alors beaucoup de voix s’élèveront pour dire : « Mais nous ne devons pas condamner, ni juger ! » « Nous devons aimer notre prochain ! ». En cela, c’est clair, Oui, nous devons aimer, oui nous ne devons condamner personne, mais nous avons le droit de juger ceux qui pêchent volontairement, parce que la bible est très clair à ce sujet : 1 cor 5:12-13 Qu’ai–je, en effet, à juger ceux du dehors ? N’est–ce pas ceux du dedans que vous avez à juger ? Pour ceux du dehors, Dieu les juge. Otez le méchant du milieu de vous.


Nous devons aimer mais nous n’avons pas à tolérer le péché volontaire ! Toute personne pèche et ce n’est pas de ces péchés là que Paul parle, mais bien de ceux qui se déclarent être "nés de nouveau" et qui continuent à vivre dans le péché sans que cela ne leur pose de problème ! Nous sommes tous sur le chemin de la sanctification et c’est pourquoi aucun de nous ne peut se prétendre parfaits, mais si nous suivons Christ de tout notre coeur, nous tournons le dos au péché volontaire, nous luttons contre notre chair, nous la crucifions chaque jour et rejetons le péché loin de nous, dès qu’il se présente. 1 Jn 5:18 Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche point ; mais celui qui est né de Dieu se garde lui–même, et le malin ne le touche pas. Et si nous avons le malheur de tomber, nous nous repentons devant Dieu et il nous relève pour continuer la course. Nous marchons de victoire en victoire en rejetant le péché qui nous enveloppe si facilement !


Toute personne qui ne rejette pas le péché, mais qui au contraire s’y complait, ne doit plus faire partie de nos relations. Et cela, dans le but de nous protéger avant tout. Le diable a ses tactiques que nous ne devons pas négliger. L’un entrainera l’autre inévitablement. A travers Paul, le Seigneur nous ordonne (« c’est de ne pas avoir ») de nous mettre à part de ces personnes qui ne veulent pas obéir à la parole.


Le problème est que nous avons tendance trop facilement à nous laisser culpabiliser par le diable « Ce n’est pas bien, tu ne dois pas juger cette personne ! » Mais agir de la sorte, c’est nous mettre en situation de désobéissance vis à vis de Dieu lui-même ! Plutôt que de déplaire aux hommes, nous choisissons de déplaire à Dieu !


Un chrétien « né de nouveau » ne peut et surtout ne veut plus commettre certains péchés. Sa situation maritale est claire devant Dieu, il rejette toute forme d’impureté qui se présenterait à lui, il ne cherche pas à posséder encore plus, il ne prie pas des saints ou la vierge Marie, il se détourne de toutes les idoles qu’il chérissait dans le passé, il ne profère pas d’insulte envers quiconque, il ne s’enivre pas et il ne vole pas.


Si malheureusement autour de vous, vou