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  • L.GILMAN

GENESE 22



Verset 1

Isaac est né, Ismaël n’est plus là et Abraham est en paix là où il réside avec sa famille. Tout est apparemment résolu et pourtant maintenant, Dieu va le mettre à l’épreuve.


Nous avons des moments où tout va très bien, mais ces moments ne sont jamais très longs, il faut les considérer comme des « récréations », des temps privilégiés que le Seigneur nous accorde afin de nous ressourcer.

Cependant les épreuves sont nécessaires pour notre croissance spirituelle et bien qu’elles soient parfois très difficiles, elles sont envoyées la plupart du temps par Dieu afin de nous façonner à son image. Pr 17:3 Le creuset est pour l’argent, et le fourneau pour l’or ; Mais celui qui éprouve les cœurs, c’est l’Eternel. Et afin que nous puissions ensuite lui rendre toute la gloire qui lui est dûe 1 P1:7 afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable qui cependant est éprouvé par le feu, ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus–Christ apparaîtra,


Verset 2

C’est ici la chose la plus horrible que Dieu puisse demander à un homme dans toute la Bible ! Mais nous y reviendrons…

Il est important de remarquer que Dieu dit « ton fis unique », alors qu’Abraham en a eu deux. Il est vrai qu’Ismaël n’est plus là, mais il rajoute « celui que tu aimes », ce qui donne l’impression qu’Abraham en aimait un et pas l’autre.


Ce que Dieu demande à Abraham est une préfiguration de ce qu'il va lui même faire pour racheter le péché de l’humanité Jn 3:16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.


C'est impensable humainement ! Comment donner son propre enfant en holocauste ? Abraham est pourtant près à obéir. Dans la Bible, il y a eu des sacrifices d’enfants à plusieurs reprises 2 Roi 3:26 Le roi de Moab, voyant qu’il avait le dessous dans le combat, prit avec lui sept cents hommes tirant l’épée pour se frayer un passage jusqu’au roi d’Edom ; mais ils ne purent pas. Il prit alors son fils premier–né, qui devait régner à sa place, et il l’offrit en holocauste sur la muraille. Et une grande indignation s’empara d’Israël, qui s’éloigna du roi de Moab et retourna dans son pays.


C’est sur le mont Morija que Dieu veut qu’Abraham offre son fils en holocauste, là où Salomon construira le temple plus tard 2 Chr 3:2 Salomon commença à bâtir la maison de l’Eternel à Jérusalem, sur la montagne de Morija, qui avait été indiquée à David, son père, dans le lieu préparé par David sur l’aire d’Ornan, le Jébusien.

« Morya » en hébreu, veut dire : choisi par l’Eternel.

Certains pensent également que c'est à cet endroit que se trouvait Golgotha, là où fut crucifié Jésus.


Abraham va devoir marcher pendant de longues heures, voir plusieurs jours, avec son enfant pour ensuite le donner en offrande à l’Eternel. Dieu lui demande d’offrir ce qu’il a de plus précieux, certainement parce qu’il veut voir l’état de son coeur. Isaac a pris tant de place que Dieu n’est plus à celle qui lui revient.


N’est-ce pas une leçon pour chacun d’entre nous concernant la place de Dieu dans notre coeur ? Ap 2:2 Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour. Tout ce que nous avons de plus précieux doit passer après Dieu. Rien ne doit prendre la pemière place, car elle appartient à Dieu. Aujourd’hui le sacrifice ultime a été fait car Jésus s’est lui-même sacrifié, mais il n’en reste pas moins, que si nous ne le mettons pas en premier dans notre coeur et le gardons à cette place jusqu’à la fin, nous risquons de voir la porte du royaume se fermer devant nous Ap 2:5 Souviens–toi donc d’où tu es tombé, repens–toi, et pratique tes premières œuvres ; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes.


Verset 3

Abraham ne pose pas de question à Dieu, il obéit. Alors que Dieu lui demande quelque chose d’impensable, il s’exécute Ps 119:59 Je me hâte, je ne diffère point D’observer tes commandements. C’est plus que remarquable, car il prouve ainsi que Dieu est le premier dans sa vie, qu’il le place avant son fils. N’oublions pas que quelques années auparavant, il a déjà laissé partir Ismaêl pour lui obéir et que maintenant son fils unique, celui qu’il aime, il va le donner en sacrifice pour son Dieu. Il accomplit parfaitement ce que Jésus enseigne Mat 10:37 Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ;


Verset 4 à 5

Abraham n’est pas seul avec son fils, mais lorsqu’il arrive à l’endroit indiqué, il laisse ses serviteurs pour s’y rendre seul avec son enfant. Il leur dit qu’ils vont se prosterner devant Dieu et qu’ils reviendront « nous reviendrons ». Heb 11:19 Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter les morts ; aussi le recouvra–t–il par une sorte de résurrection.

Abraham obéit, mais il ne croit pas au fond de son coeur que Dieu va lui retirer son fils, il s’accroche à la promesse qu’il a reçue et le prouve en prophétisant « Nous reviendrons ».


Que faisons-nous des promesses que Dieu nous a données ? Lorsqu'une grosse épreuve surgit, lorsque tout semble s’écrouler, croyons-nous encore en elles ? Abraham prophétise la vie, il proclame qu’ils reviendront tous les deux parce qu’il croit en ce que Dieu lui a promis. C’est exactement ce que nous devons faire lorsque nos promesses semblent s’envoler : proclamons les haut et fort. C’est notre foi qui actionnera leur déclenchement. « Qu’il en soit fait selon ta foi ! » tout réside dans ce que nous croyons réellement !


Verset 6

Abraham a la foi, mais cependant, il se charge bien du bois, du feu et du couteau. Il est prêt à aller jusqu’au bout. Tous deux sont sur le chemin du calvaire, comme l’a été Jésus Jn 19:17 Jésus, portant sa croix, arriva au lieu du crâne, qui se nomme en hébreu Golgotha.


Verset 7 à 8

Isaac fait confiance en son père, mais il ne sait pas qu’il est lui-même le sacrifice que Dieu a demandé. Abraham reste confiant et obéissant jusqu’au bout, il s’attend à Dieu, il s’attend à son miracle.


Isaac représente l’agneau qui sera immolé plusieurs siècles après. Ap 5:6 Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre.


Abraham ne fuit pas face à l’épreuve qui lui est demandée. Il reste confiant !

J’imagine toutes les pensées qui ont du fuser en lui-même, la peur et la détresse qui ont certainement du l’atteindre, mais malgré cela, il est resté droit et obéissant jusqu’au bout.

En bon père de famille, il n’a pas laissé paraitre son angoisse auprès de son fils afin de le préserver jusqu’au bout.


Lorsque nous traversons une épreuve, si grande soit-elle, il est important de ne pas paniquer et de fixer notre regard sur le Christ. N’ébruitons pas systématiquement nos peurs et nos angoisses, c’est « dans le calme et la confiance que seront notre force » !


Verset 9 à 10

Le verbe lier en hébreu est « aquad » qui a pour sens réel d’attacher les quatre membres ensemble en arrière. Abraham ne fait pas dans la demi mesure, il obéit scrupuleusement à ce que Dieu lui demande, c’est à dire mettre son fils en sacrifice comme il l’aurait fait pour un animal. D’après le récit, Isaac n’oppose aucune résistance, c’est encore un jeune garçon et il obéit à son père sans même se débattre. Comme pour un sacrifice d’animal, Abraham le pose sur le bois, prêt à être consumé par le feu, mais avant il doit porter le coup fatal, c’est à dire l’égorger. Ce qu’il s’apprête à faire.


Il y a deux manières de voir cet événement. L’on peut penser qu’Abraham n’a pas de coeur et qu’il aurait pu négocier avec Dieu, ou au contraire admirer son obéissance absolue et la foi qui s’y cache derrière. Heb 11:17-19 C’est par la foi qu’Abraham offrit Isaac, lorsqu’il fut mis à l’épreuve, et qu’il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses, et à qui il avait été dit : En Isaac sera nommée pour toi une postérité. Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter les morts ; aussi le recouvra–t–il par une sorte de résurrection.


On parle toujours de la foi d’Abraham, mais il est aussi important de parler d’Isaac. Il est le type même de Christ qui se donne sans ouvrir la bouche. Es 53:7Il a été maltraité et opprimé, Et il n’a point ouvert la bouche, Semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, A une brebis muette devant ceux qui la tondent ; Il n’a point ouvert la bouche.

Ici Abraham représente Dieu le Père et Isaac représente Jésus.


Verset 11 à 12

Dieu a vu le coeur d’Abraham et va le stopper immédiatement par la voix d’un ange.


Il ne suffit pas de dire « Dieu connait mon coeur », il faut parfois qu’il soit réellement mis à l’épreuve. Dieu connait toute chose à l’avance, mais il est bon de nous éprouver afin de voir jusqu’où nous sommes capables de lui obéir. La foi d’Abraham a produit une oeuvre : le don de son fils. Notre foi doit produire aussi du fruit, sinon elle sera vaine. Il ne suffit pas de dire « je crois », cela doit se concrétiser dans les moments de difficultés.


L’ange ne se présente pas, il l’appelle du ciel. C’est une voix qui s’adresse à lui.

Il va employer le mot « Yaro » qui veut dire : craindre, avoir peur, respecter, révérer. C’est une notion de profond respect mêlé à la peur de décevoir et de ne pas plaire à l’autre. C’est la crainte que chaque enfant de Dieu doit avoir envers son créateur et son Père.


Je pense que parfois Dieu est obligé de nous mettre dans des situations afin de tester notre crainte envers lui. Sommes-nous prêts à tout pour lui être agréable ? Dieu ne nous demandera pas notre enfant en sacrifice, mais il peut nous demander ce que nous avons de plus cher, afin de tester notre coeur et de nous rapprocher davantage de lui.


Verset 13 à 14

A l’instant même Abraham leva les yeux et vit un bélier spécialement prévu pour l’holocauste. Dieu a vu son coeur et il a pourvu autrement. C’est pourquoi, il appela ce lieu « Jéhovah yireh » qui signifie : Dieu a pourvu. C’est le verbe « Raoh » qui veut dire : voir regarder, considérer; pourvoir, prendre soin, sentir, comprendre, remarquer, s’apercevoir, connaitre, jouir, visiter.

Dieu regarde ce que nous faisons, il considère et pèse en quelque sorte notre coeur. Il ne va jamais au de là de nos limites, mais aime voir ce qu’il y a au plus profond de celui-ci. En arrivant sur le lieu, Abraham était seul avec son fils et parce qu’il a donné ce qu’il avait de plus cher, Dieu a pourvu d’une autre manière.


C’est encore vrai aujourd’hui, car Dieu est resté le même. Si nous sommes prêts à tout lui donner, il pourvoira toujours à nos besoins.


Veset 15 à 18

C’est ainsi que l’ange de l’Eternel va lui confirmer une fois de plus sa promesse en y ajoutant que sa descendance prendrait aussi possession des villes ennemies.


Lorsque nous obéissons à Dieu, les bénédictions sont énormes. Nous ne devrions pas douter, mais à l'inverse prendre l’exemple d’Abraham qui a cru en la bonté et la fidélité de Dieu quelque soit l'épreuve qu'il endurait. Cela lui a valu de recevoir au centuple. Jer 7:23 Mais voici l’ordre que je leur ai donné : Ecoutez ma voix, Et je serai votre Dieu, Et vous serez mon peuple ; Marchez dans toutes les voies que je vous prescris, Afin que vous soyez heureux.


Verset 19

Comme il l’avait annoncé à ses serviteurs en les quittant « nous reviendrons vers vous », cela arriva. Abraham avait prophétisé ce qui allait arriver. Il ne doutait pas dans son coeur, ce qui lui a valu de revenir vers ses serviteurs avec son fils.


Verset 20 à 24

Nachor, le frère d’Abraham qui était resté à Ur en Chaldée, eut aussi une grande famille : 8 enfants avec sa femme et 4 avec sa concubine. C’est ainsi que l’on voit apparaitre Rebecca, petite fille de Nachor et future épouse de son fils, Isaac. La différence d’âge entre Isaac et Rebecca ne doit pas être bien grande, puisque Abraham a eu son fils à 100 ans. Il se pourrait même que Rebecca soit un peu plus âgée.



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