COMMENT ÊTRE DÉLIVRÉ DE VOS ENNEMIS ?
- L. GILMAN
- 26 mai 2018
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 2 août 2025

N’avons-nous pas autour de nous des personnes qui nous font peur, qui nous paralysent même parfois dans notre marche chrétienne, tant elles nous mettent régulièrement des obstacles sur notre chemin ? Ces personnes sont hostiles à Christ et se positionnent en adversaires dans leur comportement et leurs paroles envers nous. Et pourtant, elles sont si proches de nous, elles nous côtoient et vivent même parfois sous notre toit.
Esaü est le type parfait de ce genre de personne. Il n’avait qu’un seul désir : tuer son frère ! Esaü voulait éliminer Jacob physiquement, tout comme certaines personnes veulent nous éliminer spirituellement. Elles veulent tuer en nous notre foi, notre détermination à suivre Christ, elles veulent anéantir l’espérance qui anime notre cœur et nous voler la joie et la paix que Dieu y a déposées. Ces personnes proches peuvent être des frères ou des sœurs dans la chair, comme l’était Esaü, mais elles peuvent être aussi des amis, des relations, des collègues de travail et pire encore, peut-être aussi un mari, une épouse, un enfant, un père ou une mère. Quelqu’un qui nous est précieux, quelqu’un pour qui nous avons un lien d’affection très fort, mais pourtant quelqu’un qui veut détruire ce que nous sommes devenus en Christ.
Certaines situations paraissent humainement sans issue. Nous pensons avoir tout fait, tout dit, mais sans jamais avoir eu de résultat satisfaisant. Le cœur de l’homme est tortueux par-dessus tout et personne ne peut le changer, nous dit la Parole. Jacob n’aurait jamais pu changer le cœur de son frère, cela lui était parfaitement impossible. Tout ce qu’il aurait pu tenter de faire par ses propres moyens n’aurait fait qu’apaiser temporairement la colère de son frère, mais jamais il ne l’aurait fait disparaître à tout jamais ; l’échéance n’en aurait été que reculée.
Combien de fois avons-nous mis en place des stratégies pour adoucir le cœur de l’autre et pour essayer de le raisonner ? À plusieurs reprises, nous avons récolté quelques résultats, mais pour combien de temps ? Force est de constater que par nos propres moyens, le naturel (que ce soit celui d’autrui ou le nôtre) revient très vite au galop et que le cœur de l’homme ne change pas ! Et pourtant, notre Dieu est un Dieu de miracles, il l’a toujours été et le sera éternellement. Mais le croyons-nous vraiment ? Et surtout, le croyons-nous pour nous-même, pour notre situation, pour nos proches, pour ces « Esaü » qui nous entourent ?
Voici ce que nous raconte Genèse 33:4 : « Esaü courut à sa rencontre ; il l’embrassa, se jeta à son cou, et le baisa. Et ils pleurèrent. » Alors qu’Esaü avait pris la route avec une armée de 400 hommes pour éliminer son frère une fois pour toutes, il va courir vers ce dernier, se jeter à son cou, l’embrasser et pleurer !
Ce verset est extraordinaire ! Esaü était venu en force pour régler ses comptes définitivement, mais l’intervention divine de la nuit précédente entre Dieu et Jacob, ainsi que l’humiliation de son frère, vont faire fondre son cœur. Même chez un homme rustre et froid, Dieu peut faire des miracles ! Esaü avait des intentions claires dans son cœur, mais Dieu a travaillé son cœur en transformant celui de Jacob.
Si nous voulons que des situations impossibles changent, commençons nous-mêmes par nous laisser transformer par la main de Dieu. Humilions-nous devant sa souveraineté et reconnaissons qu’il est tout-puissant et que rien ne lui est impossible. Nos cœurs doivent changer, et même s’ils l’ont déjà été dans le passé, ils doivent continuer à se laisser façonner par la main du potier. Dieu veut faire de nous des vases d’honneur, des instruments qui servent pour sa gloire. Le travail du potier ne s’achèvera que lorsque nous le rejoindrons, c’est pourquoi nous devons continuer à nous humilier devant lui et à vivre par la foi.
Les deux frères vont se jeter dans les bras l’un de l’autre. Les pleurs sont une source de bénédiction et de réconciliation ; en pleurant, ils vont l’un et l’autre admettre leurs erreurs. Sans mots, les larmes parlent souvent d’elles-mêmes.
Combien nous devrions aussi ouvrir notre cœur et reconnaître nos erreurs. Dieu a ouvert la mer pour Jacob parce qu’il s’est humilié et a accepté d’affronter son passé. Jacob était prêt à tout perdre, dans le seul but d’obéir à Dieu. En quittant Laban, il quittait sa situation florissante et en décidant de retourner dans le pays de son père, il a accepté de s’humilier devant celui qui le haïssait.
Jacob avait décidé de suivre Dieu, c’est pourquoi Dieu lui a ouvert le chemin et a béni chacun de ses pas. Proverbes 16:7 : « Quand l’Éternel approuve les voies d’un homme, Il dispose favorablement à son égard même ses ennemis. » N’en doutons jamais !
Avez-vous décidé de suivre Christ de tout votre cœur ? Si c’est le cas, vous n’avez pas à avoir peur des Esaü qui vous entourent ! Au contraire, bénissez-les et remettez-les entre les mains du Seigneur car il s’en chargera. Mais n’attendez pas qu’ils changent, commencez vous-même par changer, commencez par vous laisser façonner dans les mains de Dieu. C’est parce que Jacob a été transformé dans son cœur que Esaü a changé ses plans, à son insu ! Dieu conduit nos pas si nous lui remettons nos vies et lui obéissons dans tous les domaines. C’est Lui qui ouvrira votre chemin, et qui vous délivrera du filet de l’oiseleur. Faites-lui confiance : s’Il l’a fait pour Jacob, il le fera pour vous !
L. Gilman


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