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  • L. GILMAN

GENÈSE 43



Verset 1 à 5

Quelque temps ont passé sans que pour autant la famine ne disparaisse ! Et ce qui devait arriver, arriva. La famille de Jacob n’a plus de blé. Alors Jacob va une fois de plus demander à ses fils d’aller en Egypte, en oubliant volontairement la condition qui les autorise à s’y rendre, c’est à dire Benjamin avec eux. Mais Juda va le rappeler à son père, lui précisant qu’ils n’iront pas sans Benjamin.


Verset 6 à 7

Jacob est piégé, il ne comprend pas ce que Benjamin a à faire avec cette histoire. Pourquoi avoir dit au gouverneur qu’il existait ? Mais ses frères n’ont fait que répondre à un interrogatoire et n’ont fait que dire la vérité. Ils avaient peur, car n’oublions pas que Joseph les impressionnait et leur parlait durement.


Verset 8 à 10

Cette fois, c’est Juda qui va se rendre responsable de Benjamin au cas où il lui arriverait malheur. Mais Juda rassure son père, car il espère qu’ils reviendront tous sains et saufs.


Verset 11 à 14

Jacob abdique, il sait qu’il n’a pas d’autre choix. Cependant pour mettre toutes les chances de son côté, il demande à ce qu’ils amènent un cadeau au gouverneur, ainsi que le double d’argent pour payer le blé, sans oublier l’argent qui avait été rendu afin de le rendre. Le verset 14 démontre que Jacob s’abandonne à Dieu, il n’a plus d’autre solution. S’il ne le fait pas, ils mourront tous.


C’est malheureusement lorsque nous sommes face à un mur que nous décidons de faire confiance au Seigneur. N’est-ce pas la preuve que nous manquons de foi ? La peur nous paralyse et nous oublions que Dieu est là, qu’il peut résoudre notre problème, qu’il peut parfaitement gérer la solution. Mais Dieu a un plan, et il attendra jusqu’à ce que nous capitulions. Jacob s’est confié en ce qu’il possédait et n’a pas regardé vers Dieu. Il s’est renfermé sur lui-même prenant seul la décision sans consulter le Seigneur. La peur le paralysait et l’empêchait de lever les yeux vers le ciel. Mais Dieu est plus grand que nos peurs et nous devons tout lui confier, quelques soient nos situations, car rien n’est insurmontable pour le Seigneur !


Verset 15 à 17

Les frères obéissent à leur père et se rendent à nouveau en Egypte. Dès leur arrivée, à la vue de Benjamin, Joseph décide de les recevoir chez lui autour d’un bon repas. Benjamin est le seul frère qui n’a pas participé à sa vente en tant qu’esclave, il n’était qu’un jeune enfant à l’époque.


Verset 18 à 25

Ils pensent que c’est un piège et qu’ils vont tous être enfermés, à cause de l’argent retrouvé dans leurs sacs. Mais l’intendant va les rassurer leur disant que l’argent lui était parvenu et que par conséquent c’est leur Dieu qui a remis l’argent dans les sacs. Siméon sortit enfin de prison et tous se préparèrent pour manger avec le gouverneur d’Egypte.


Joseph n’est plus pris sur le fait comme la première fois, cette fois, il les attendait et voulait leur parler sérieusement. Les frères doivent être très surpris, car c'est un honneur et un grand privilège pour eux d'être accueillis par le 2ème homme plus important d'Egypte. Ils ne savent pas que cet homme n'est autre que Joseph, leur petit frère.


Verset 26 à 34

A nouveau, comme dans le songe de Joseph, ses frères vont se prosterner devant lui.

Les retrouvailles sont beaucoup plus agréables que la première fois, car Joseph s’y est préparé et il se réjouit de voir son jeune frère Benjamin et de savoir que son père est toujours en bonne santé. Les frères sont tous très étonnés de l’accueil, car ils ne comprennent pas ce qu’il leur arrive.

Seul Benjamin est son véritable frère, car les autres ne le sont qu’à moitié puisqu’ils ont une mère différente. Le retrouver rend Joseph heureux et le remplit d’émotion, il n’était qu’un enfant, lorsqu’il l’a vu pour la dernière fois, et le voilà devenu un homme.

Si le repas commence dans une certaine tension, il finit par se détendre. La version hébreu dit « qu’ils burent et s’enivrèrent avec lui ». L’alcool n’est pas néfaste dans tous les cas, car ici on voit que l’atmosphère se détend grâce à lui. Avec modération, nous savons que ces effets sont de détendre et procurer de la joie. Joseph les accueille comme des invités de grandes marques, car il leur fait servir la même chose que lui, tout en servant bien davantage son frère cadet. Dans certains pays orientaux, on place un ou plusieurs plats devant chaque convive et ceux que l’on veut honorer ont souvent le double ou le triple de chaque met. Pour le cas de Benjamin, il lui en est servi 5 fois plus que ces autres frères.


Joseph a un témoignage remarquable, car n’oublions pas qu’il se retrouvent devant ceux qui l’ont vendu comme esclave 22 ans auparavant et que la plupart d’entre eux voulaient sa mort. Il pourrait user de son autorité pour les maltraiter et en quelque sorte se venger. Mais au lieu de cela, s’étant préparé psychologiquement au retour de ses frères, il les accueille comme des gens de grandes marques et leur fait passer un agréable moment en sa compagnie.


Cette scène est la préfiguration de la sainte cène, lorsque Jésus se retrouve avec ses disciples. Ils sont 12 en totalité, exactement comme Jésus et ses disciples après que Judas fut parti pour le trahir. Joseph représente Jésus, rempli d'amour et ses frères représentent les disciples, simples hommes pécheurs, qui ne méritaient rien et qui pourtant sont accueillis avec amour et compassion. Nous faisons partis de cette table, nous aussi, et nous pouvons nous réjouir d'y avoir part, car nous méritions la mort, comme les frères de Jacob le méritaient eux aussi !




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