Rechercher
  • S.D.GORDON

LA PUISSANCE DU NOM DE JÉSUS


J'ai récemment rencontré, en Suède, une dame missionnaire du Nord de l'Afrique, résidant à Tunis. Elle me raconta l'histoire suivante qu'elle tenait elle-même d'une amie missionnaire, habitant Alger. Une femme arabe, musulmane, avait été gagnée à Christ par l'intermédiaire de cette soeur. Cette femme avait jusqu'alors pratiqué sa religion avec tout le fanatisme, l'ignorance et la superstition que celle-ci peut produire. Quand elle accepta le christianisme, sa famille fit tout ce qu'elle put pour la détourner de sa nouvelle foi. Elle usa de persuasion, de supplications, d'arguments, de menaces et chercha par tous les moyens à lui rendre la vie insupportable. La nouvelle convertie montra la fermeté de sa foi en résistant à toutes ces attaques. Sa foi était fondée sur le Roc ; rien ne put l'ébranler.

Les parents firent alors une chose fort en usage chez les gens de ce peuple. Ils préparèrent un poison si violent que c'était la mort à bref délai pour celle qui devait l'absorber. Ce poison fut mélangé à sa nourriture. Quand la jeune femme, ne se doutant de rien, eut mangé une partie de ce repas empoisonné, elle se rendit bientôt compte de l'attentat dont elle était victime. Elle reconnut tout de suite les effets terribles du poison, car les moeurs de sa race lui étaient familières. Aussi, dès les premiers symptômes, elle n'eut pas le moindre doute que sa dernière heure fût venue. L'on peut facilement concevoir son état d'âme tandis que le poison accomplissait sournoisement son oeuvre. Elle connut cette sourde irritation, cet abattement de l'esprit qui saisissent l'homme aux prises avec la mort. Puis, cet engourdissement qui se propage d'un membre à l'autre jusqu'à l'immobilité glaciale. Dans sa détresse, elle ne savait à qui recourir. Assise à sa place, devant la table, sans se rendre compte, je crois bien, de ce qu'elle faisait, elle se mit à prononcer le Nom, le grand Nom. Elle n'osait le faire à haute voix, de crainte qu'on ne l'entendît et que les persécutions ne redoublassent. Ce fut donc en elle-même et avec l'énergie de celui qui se sent talonné par la mort qu'elle répéta ce Nom qui est au-dessus de tout autre : « Jésus ! Jésus ! Jésus ! » Pendant deux ou trois jours (mon amie ne put préciser), la lutte se livra et le poison s'élimina peu à peu du sang et du corps de la jeune femme, tandis que la famille assistait à ce spectacle, ébahie. C'était là pour elle un fait étrange, inconnu jusqu'alors. Jamais un tel moyen n'avait échoué. Et pourtant, le fait était là : le poison n'avait pas accompli son effet mortel.


En racontant elle-même l'histoire à la missionnaire, la jeune rescapée ajoutait : « C'était comme si une vague de vie rentrait en moi chaque fois que je prononçais ce Nom. Et entre temps, c'était comme si les griffes de la mort se ressaisissaient de mon être. » Le conflit entre la mort et la vie continua pendant ces deux ou trois jours, mais la vie prit de plus en plus le pas sur la mort, jusqu'au moment où elle triompha complètement à la grande stupéfaction de tous.


C'était la victoire dans la chair même, victoire possible quand le Saint-Esprit nous y conduit. Si nous sommes obéissants, nous avons le droit de nous servir de ce Nom. Et en l'employant, sous l'inspiration du Saint-Esprit, marchant pas à pas, guidés par Lui, des mains de Satan, nous pourrons arracher tel homme, telle femme, tels biens, tel argent, et tout ce dont nous avons besoin, car le Seigneur Jésus a dit : « Toute puissance m'a été donnée sur la terre. » Avançons donc la main pour saisir, au Nom de Jésus, ce qui nous appartient de droit par les mérites de Sa Mort et de sa Résurrection.


S. D. GORDON

24 vues