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LA SÉDUCTION CHARNELLE DES MEGA-CHURCH OU MEGA-ÉGLISES

 

La grande séduction ou la séduction d'être grand !

Nous nageons aujourd'hui dans le gigantisme ou la démesure. À titre d'exemple, l'église de Lakewood, à Houston au Texas, peut accueillir seize mille personnes. Certaines sont encore plus grandes sur d'autres continents et provoquent l'admiration et l'envie de beaucoup de serviteurs de Dieu qui voient là une démonstration de la puissance de Dieu. Toutefois, l'analyse des fondements sur lesquels ils ont bâti, montre que l'évangélisation de départ est loin d'être orthodoxe. L'Évangile annoncé ressemble plus à une manoeuvre de séduction grossière qu'à la vérité de la parole de Dieu. Son approche humaniste flatte et charme ceux qui l'écoutent. Elle leur promet ce qu'ils veulent entendre : la paix de l'esprit, le bonheur, la prospérité, le succès. Elle leur offre un raccourci rapide et facile pour obtenir le désir de leur coeur. Elle tend à combler les besoins psychiques de l'âme : les besoins religieux, mais aussi l'appartenance à un groupe, comme les musulmans qui sont fiers et rassurés d'appartenir à l'Umma. Nous retrouvons ni plus ni moins l'effet d'attraction des grands rassemblements, ou des grands pèlerinages, comme celui de la Mecque, l'attirance du monde.

 

Un dicton dit que le monde attire le monde mais ce sont là des positions charnelles. Dans cet arrangement quasi-chrétien, Dieu devient la lampe d'Aladin qui exécute les ordres de quiconque accepte Son Fils et signe une carte. Le pécheur s'acquitte totalement de ses obligations quand il accepte Christ. Après cela, il n'a plus qu'à venir pour recevoir l'équivalent religieux de tout ce que le monde offre, et en jouir jusqu'aux dernières limites. Cette grossière méprise de la vérité est due en bonne partie à l'activité évangélique actuelle qui consiste à déterminer des directions, bâtir des programmes, contrôler les dénominations, établir les tendances musicales et former la politique éditoriale des publications évangéliques. Selon Karl Grebe et Wilfred Fon, c'est « le dilemme de la quantité (le nombre) contre la qualité (la formation des disciples). Ce genre de popularité donne à l'Église une occasion extraordinaire mais aussi un défi formidable. Le défi est de résister à la tentation d'une évangélisation facile qui ne se vante que du nombre et qui laisse les gens enchaînés. »

 

Ce concept du christianisme est non seulement erroné, mais c'est un danger mortel parce qu'il affecte les âmes de ceux qui l'écoutent. En réalité, c'est un humanisme faible allié à un christianisme faible, qui lui donne une respectabilité ecclésiastique. Il est possible de l'identifier au moyen de son approche religieuse. Invariablement, il commence par l'homme et ses besoins et ensuite regarde autour de lui pour trouver Dieu ; le christianisme véritable révèle Dieu comme étant à la recherche de l'homme pour le délivrer de ses ambitions. Dieu doit être le premier. L'Évangile met la gloire de Dieu en premier, et le salut de l'homme en second. Les anges, s'approchant de la terre du haut des cieux, chantèrent : « Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, et paix sur la terre parmi les hommes qu'il agrée » (Lc 2.14). Ceci met la gloire de Dieu et la bénédiction de l'humanité dans leur véritable ordre, comme le début de la prière : « Notre Père qui es aux cieux ! Que Ton nom soit sanctifié » (Mt 6.9). La gloire de Dieu doit à jamais rester l'authentique et incontestable point de départ du christianisme. Tout ce qui emprunte une autre voie comme point de départ n'est certainement pas le christianisme du Nouveau Testament. C'est hélas souvent le cas des mouvements divins qui finissent par devenir des monuments humains.

 

Que voulons-nous ?

Faire des membres pentecôtistes qui paient leurs dîmes et ajoutent des offrandes, qui sont présents à toute les réunions, qui arborent fièrement un poisson à l'arrière de leur voiture ou de leur moto en proclamant : « moi, je suis AD » ?

Ou, au contraire, obéir à l'ordre de Jésus de faire de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et de les enseigner à observer tout ce qu'il nous a prescrit (Mt 28.19-20) ? Ceci, afin que nos membres puissent eux-mêmes proclamer : « Moi, je suis avant tout un vrai chrétien, je suis un disciple de Jésus-Christ, j'observe tout ce qu'il m'a prescrit, et j'ai l'assurance qu'il est avec moi tous les jours ».

 

William Luj

 

 

 

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