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LE NOUVEL-ÂGE INFLUENCE L'ÉGLISE

 

Notre analyse doit aussi tenir compte de la culture humaniste environnante déjà entièrement pénétrée par la philosophie du Nouvel-Âge. Francis Schaeffer avait déjà averti l'Église du changement profond qui, par un dangereux cheminement à travers ces derniers siècles, a abouti aujourd'hui à une rupture entre la foi et la raison. Le Nouvel-Âge, en prolongement de cette rupture, s'est emparé de la pensée orientale. John Wimber lui-même parle d'un changement de paradigme, terme utilisé par le Nouvel-Âge, et nous incite à changer de vision du monde, en inféodant notre façon de penser logique et occidentale à celle de l'orient, montrant par là combien il est en réalité, tout comme la Troisième Vague, influencé et manipulé par le Nouvel Âge. Il préconise que la raison se doit de capituler au profit de l'expérience. Ceci rejoint la philosophie du Nouvel-Âge pour laquelle « il n'y a pas de réalité objective, la vérité étant ce que vous percevez, car la perception est la réalité ». Pour l'occidental, au contraire, la réalité est objective et absolue, et notre perception d'une chose n'affecte pas une idée si celle-ci est vraie. Dans l'optique du Nouvel-Âge, Marilyn Ferguson écrit : « La voie de la réussite passe par la capitulation, la passivité, et non par une activation. Se relaxer et non se concentrer, doit désormais devenir la règle. » Cette nouvelle philosophie charrie aussi le panthéisme. Dieu est en tout et tout est partie de Dieu, soit l'homme, soit la nature. Copeland ajoute : « Vous n'avez pas un dieu en vous, mais vous en êtes un ». Cette recherche frénétique du sentiment de bien-être au travers d'expériences ne satisfait finalement que la chair. Quelles que soient nos convictions sur l'eschatologie biblique, une chose est claire : Nous vivons les derniers temps. C'est une période de séduction de plus en plus ample, et elle s'accompagne de prodiges et de miracles qui ne sont pas divins.

 

Le retour de Christ est très proche et le monde est mûr pour le jugement de Dieu. Le phénomène de Toronto n'est qu'une étape dans la progression des séductions de l'erreur. Cette dernière est en train d'envahir la chrétienté, qui a abandonné le terrain des fondements de l'Écriture et de la grâce pour se construire sa propre tour de Babel qui sera finalement renversée par Christ. Et Frank Horton d'ajouter : Les "vents de doctrine" tous azimuts ont traversé nos milieux évangéliques proposant tour à tour la redécouverte de charismes oubliés, une louange style nouveau avec ses innovations musicales, l'évangile de la prospérité, les signes et prodiges vus comme support indispensable à l'annonce de la Bonne Nouvelle, diverses techniques pour accélérer la croissance de l'Église puis, plus récemment, une conception inédite de la "bénédiction" ! Ajoutons à cela l'attraction exercée par l'oecuménisme, l'influence du féminisme dans la conception du rôle de la femme dans l'Église, et une relation d'aide de plus en plus axée sur divers courants chrétiens de psychothérapie. Qu'on nous comprenne : la liste ci-dessus se veut une constatation plutôt qu'un jugement, car ce que l'Église oublie ou escamote sera tôt ou tard redécouvert et remis en lumière, mais avec le risque de le voir déformé ou exagérément exalté. Car il y a du bien dans certaines de ces tendances, pour autant qu'elles trouvent leur source dans l'Écriture et lui restent conformes.

 

Dans ses épîtres à Timothée (1 Tm 4.1 et 2 Tm 4.3-4), Paul attirait l'attention sur les grands bouleversements des derniers temps. Or, nous sommes aujourd'hui en plein Nouvel Âge.

 

Selon Alain Choiquier, cette influence satanique qui pollue sournoisement le monde entier, milite pour « l'éveil d'une conscience planétaire » dans le troisième millénaire. Il s'agit de la séduction la plus importante qui se soit présentée aux chrétiens dans ces dernières années. Prônant l'unification de toutes les croyances en une religion unique et mondiale, il met en avant un certain Maitreya, prétendument le Christ, dont la réapparition serait imminente. En vérité, c'est à l'Esprit de l'Antichrist que ce mouvement ouvre grandement la porte. Selon Choiquier, le plus vieux mensonge du diable : « Vous serez comme des dieux » (Gn 3.5), refait surface avec le Nouvel Âge dont le but avoué est « une religion mondiale unique, un gouvernement mondial unique, une citoyenneté mondiale unique, une économie mondiale unique, une armée mondiale unique. »

 

Ce mouvement a des racines multiples qui se situent dans l'hindouisme, le bouddhisme, le platonisme, la Gnose, le néoplatonisme, et la théosophie. Ce choix de Maitreya est très subtil, car ce « seigneur » serait le Christ attendu des chrétiens, le Messie attendu des Juifs, l'imam Mahdi attendu des musulmans, et le Krishna attendu des Hindous. Avec lui, débuterait une ère nouvelle, celle du Verseau, qui ferait suite à l'ère chrétienne, celle du Poisson. Cette ère nouvelle apporterait enfin une grande fraternité entre tous les hommes et sur toute la terre. L'homme pourra contrôler les forces qui aujourd'hui le contrôlent. Il se découvrira comme dieu. Et d'ajouter : David Spangler, l'un de leurs gourous, enseigne que "Lucifer est un agent de l'amour de Dieu", "il entre en l'homme pour créer en lui un jaillissement d'expériences intérieures profondes", "Lucifer et le Christ agissent en partenaire", "c'est Lucifer qui apporte à la vie humaine unité et harmonie en nous conduisant jusqu'à l'initiation luciférique", il se tient comme le Christ à la porte de notre conscience et frappe ; si l'homme lui dit : Entre ! Il lui fera connaître son amour et le fera monter jusque dans la présence de la lumière de Christ. Ce mouvement est donc d'essence diabolique. Satan cherche de nouveau à se hausser au niveau de Dieu pour se faire adorer, comme lui.

 

Les deux mensonges qu'il propage, « tu ne mourras pas » = la réincarnation, et « vous serez comme Dieu » = l'autodéification, sont les deux éléments-clés de la doctrine du Nouvel Âge. Ses principaux enseignements sont donc la réincarnation et le Karma ; le péché est illusoire ; le mal n'existe pas ; la théorie de l'évolution ; l'homme est un dieu qui s'ignore ; le yoga et le fameux Kundalini Yoga ; la médiumnité ; le panthéisme.

Ses quatre symboles sont :

(1) le signe du Verseau qui va maintenant verser de l'eau sur le monde, l'eau étant le symbole d'un nouvel esprit,

(2) l'arc-en-ciel qui symbolise le pont entre l'âme humaine individuelle et le « grand esprit universel » Lucifer,

(3) le chiffre 666 qui pour eux est sacré, et

(4) la croix gammée considérée comme le symbole occulte du bonheur. Il oeuvre pour un renversement complet de la morale et des valeurs bibliques.

 

La revue "20 ans" de Janvier 1990 estimait déjà que 10% de la population des USA était déjà touchée. Les dirigeants du Nouvel Âge affirment que toutes les religions du monde sont déjà infiltrées et que plus de 10.000 organisations aux USA et au Canada travaillent pour eux. Toutes les organisations mondiales, à commencer par l'ONU, sont noyautées au plus haut niveau.

 

En réalité, le Nouvel Age a su tirer profit du grand changement de notre société en introduisant subtilement un autre mode de pensée, un changement de paradigme. On fait grand cas des sciences de l'esprit, de la parapsychologie, du surnaturel, du bien être à travers des méthodes orientales de communication avec l'invisible. Notre mode de pensée logique évolue vers une mentalité plutôt orientale où l'intuition et l'expérience sont dominantes. Malheureusement, nous assistons aujourd'hui à l'entrée de ces séductions dans l'Église. Les chrétiens, imprégnés par l'esprit « fastfood », sont attirés par des manifestations où le bien-être personnel passe avant la gloire de Dieu. La théologie de la souveraineté de Dieu, de l'acceptation de la souffrance, de la sanctification constante fait cruellement défaut. Il n'est plus étonnant de rencontrer des phénomènes religieux comme celui de Toronto et d'autres. 

 

William Luj

 

 

 

 

 

 

 

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