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L'INFLUENCE DES SÉDUCTIONS MONDAINES ET SPIRITUELLES

 

Point n'est besoin de faire un long discours pour démontrer à quel point les valeurs de notre société « moderne » se dégradent. La morale est depuis longtemps en perte de vitesse. La virginité est devenue une tare. Les pratiques sexuelles commencent de plus en plus tôt parmi les adolescents. La fidélité conjugale est tournée en dérision, bien qu'elle soit en Afrique parmi les remèdes efficaces recommandés contre la propagation du sida. Le mariage est devenu démodé. L'homosexualité, jusque-là cachée, est en train d'acquérir ses lettres de noblesse. Sans parler d'autres domaines comme la corruption, etc. Esaïe écrivait il y a bien des siècles : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres, qui changent l'amertume en douceur, et la douceur en amertume. » (Es 5.20)

 

Malheureusement, le monde chrétien se laisse de plus en plus entraîner par la mentalité qui l'environne. Les responsables sont les premiers à oublier les leçons laissées pour nous servir d'exemple : Nadab et Abihu apportèrent du feu étranger sur l'autel des parfums (Lv 10.1), David adopta un char neuf pour transporter l'arche de Dieu (2 S 6.3), et le roi Achaz fit construire un autel entièrement d'après le modèle vu à Damas pour remplacer celui de l'Éternel (2 R 16.10-11). La suite nous apprend ce que Dieu a pensé de ces actions.

 

Force est de constater qu'on assiste aujourd'hui aux mêmes errements. De nombreuses pratiques s'introduisent peu à peu dans l'église qui pour la plupart choquent, ou amusent selon le cas, les visiteurs et les membres : certaines musiques, des danses indécentes liées à la tradition, un habillement suggestif pour attirer le regard, etc. D'autres réduisent le temps de prédication pour laisser plus de temps à tous les groupes qui veulent passer faire leur show sur scène. D'autres encore veulent moderniser la parole de Dieu sous prétexte que les choses ont changé, ce qui conduit à nous laisser influencer par la manière de penser d'un monde perdu dans le péché. Ceux qui l'ont fait ont entraîné de nombreuses âmes dans la mort spirituelle.

 

La mondanité et le suivisme religieux sont désormais très fréquents dans nos églises. Certes, nous nous réclamons du mouvement de pentecôte international, mais on est sidéré de constater qu'un énorme pourcentage des membres ne sont pas baptisés du Saint-Esprit. Quant à ceux qui pratiquent les dons spirituels, ils sont quasi inexistants. Bien entendu, nous ne voulons pas remettre en question la foi des chrétiens régénérés, mais il est logique devant ce constat de se demander qui est chrétien et qui est régénéré ! Le constat est amer. Ce qu'il manque aujourd'hui à l'église, c'est une vraie vie de sanctification. Beaucoup se croient bénis quand ils reçoivent des biens matériels. On entend souvent ce type de témoignage : « Dieu m'a béni car il m'a donné ceci ou cela (des choses terrestres) », mais on oublie le plus important, avoir une vie sanctifiée pour l'assurance du royaume de Dieu. Paul rappelle que Dieu veut notre sanctification (1 Th 4.3). « Sans la sanctification, nul ne verra le Seigneur » (Hé 12.14).

 

Récemment, le Docteur Jean-Baptiste Roamba confirmait la situation qui hélas prévaut aujourd'hui dans nos églises : Le constat que nous faisons est que la tendance est aujourd'hui à la permissivité qui risque de devenir de la perversion à terme si l'on n'y prend garde. Les principes de l'Église primitive qui refusait de tolérer le mal en son sein doivent être toujours de mise. Il semble que le monde est en train de prendre place dans l'église. Souvent, les principaux promoteurs de ces choses mondaines ne sont que des faux leaders qui sont dans l'église. En voulant accepter tout le monde, les responsables acceptent ceux qui veulent être membres sans toujours les faire passer par une vraie repentance et une conversion authentique. Il faut aussi noter que cet amalgame a tendance à gagner du terrain dans les Assemblées de Dieu. . . . Ceux qui recherchent la sainteté sont traités de fanatiques et d'illuminés. . . . Il faut tirer la sonnette d'alarme si l'Église ne veut pas être surprise par les dérives morales et éthiques qui en découleront. En cela, l'exemple devra venir du sommet c'est-à-dire que les responsables spirituels devraient être sans reproche.

 

William Luj

 

 

 

 

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