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LE LANGAGE DES ANGES

 

Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit. 1 Cor 13:1

 

Dans les 2 premiers versets de ce chapitre, Paul utilise énormément l’hyperbole. C’est à dire que, pour bien se faire comprendre, il exagère jusqu’aux limites de l’imaginaire. Avec différents exemples, il dit : « S’il m’était possible d’avoir, ou d’être, quelque chose jusqu’à l’extrême absolu, mais que je n’aie pas l’amour, je ne suis rien ». En accord avec l’esprit d’amour dont il parle, Paul passe à la première personne du singulier. Il veut qu’on comprenne bien que ce qu’il dit s’applique autant à lui qu’à n’importe qui à Corinthe.

 

Tout d’abord, Paul s’imagine capable de parler avec la plus grande éloquence qui soit, avec les langues des hommes et des anges. Comme son équivalent français « langue », le terme grec « glôssa » peut désigner ou l’organe de la parole, ou une langue qu’on parle - le français, l’anglais, etc. C’est ce deuxième sens que le terme possède ici.

 

Etant donné le contexte, il n’y a pas de doute que ce que Paul dit ici inclut le don des langues. C’est là le don que les Corinthiens prisent tant et duquel ils abusent tellement.

 

Dans le premier verset, cependant, Paul évoque la possibilité de parler toutes sortes de langues avec complète facilité et la plus grande éloquence, mieux que le plus grand des linguistes ou des orateurs. L’expression « langues des anges » montre clairement que Paul parle des langues en général et de manière hypothétique. La bible ne dit rien d’une langue angélique unique ou particulière. Les nombreuses fois où ils conversent avec des humains, ils parlent la langue de leurs interlocuteurs. Rien n’indique qu’ils aient une langue céleste qui leur soit particulière, que les humains pourraient apprendre. Paul dit simplement que, s’il avait la capacité de parler avec la maîtrise et l’éloquence angélique, il ne serait qu’un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit s’il n’avait pas l’amour. Les plus grandes vérités, le plus parfaitement énoncées, n’atteignent pas leur but si elles ne sont pas dites avec amour. Sans l’amour, même celui qui peut présenter la vérité avec une éloquence surnaturelle n’est qu’un faiseur de bruit.

 

Le don des langues en particulier est inutile sans l’amour. Paul choisit celui-là pour illustrer le manque d’amour, parce que c’est celui que les Corinthiens prisent le plus et duquel ils s’enorgueillissent. Un des résultats du fait que les Corinthiens essaient d’utiliser ce don dans leur propre force et pour leurs intérêts personnels est qu’il leur est impossible de l’exercer dans l’amour. Comme ils ne marchent pas selon l’Esprit, ils ne produisent pas le fruit de l’Esprit et ne peuvent pas exercer comme il le faut les dons de l’Esprit. Comme il leur manque la plus importante manifestation du fruit de l’Esprit dans l’exercice de ce qu’ils considèrent comme le don le plus important, leur exercice de ce don n’est que du babillage.

 

À l’époque du Nouveau Testament, on trouvait dans les rites honorant les divine païennes, telles que Cybèle, Bacchus et Dionysos, l’émission de sons extatiques qu’on accompagnait de coups de gongs et de cymbales, et de trompettes retentissantes. Les lecteurs de Paul comprennent certainement ce qu’il veut dire : à moins que ce ne soit fait dans l’amour, l’exercice du don des langues, ou les discours dans n’importe quelle langue humaine ou angélique, ne vaut pas plus que ces rituels païens. Ce n’est que du charabia insensé sous un vernis chrétien.

 

John MacArthur

 

 

 

 

 

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