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JEAN 21

 

Verset 1 à 14

Jésus se montre à ses disciples pour la 3ème fois. La première fois, il est allé chez eux le soir de sa résurrection, la deuxième fois, il est apparu chez eux huit jours plus tard, et la troisième fois, il s’est rendu à l’endroit où ils péchaient. 

 

On remarque qu’à chaque fois, les disciples ne le reconnaissent pas. Ce n’est que lorsqu’il leur montre ses marques ou qu’il fait un miracle qu’ils s’aperçoivent que c’est lui. Jésus n’a plus le même aspect, il passe à travers les murs et les portes, et ne peut plus être touché. Il est esprit et se montre dans un corps impalpable quand cela est nécessaire. Jn 20:17 Jésus lui dit : Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père.

 

C’est Jean qui reconnaît le Seigneur et Pierre se jette à l’eau pour cacher sa nudité. Jésus est venu pour manger avec eux une dernière fois.

 

Verset 15 à 17

À première vue, on a l’impression que Jésus pose à Pierre trois fois la même question, mais elle est différente. Pierre répond toujours de la même façon, mais Jésus la pose différemment à chaque fois.

 

Les 2 premières fois, « m’aimes-tu » est le verbe « AGAPEO » qui parle de l’amour inconditionnel. Jésus demande à Pierre s’il l’aime de cette manière, sans aucune condition, quelles que soient les épreuves qu’il traversera, quelles que soient les persécutions, la haine, le rejet, la maladie, la souffrances. Mais à chaque fois Pierre répond  par le verbe « PHILEO » qui parle de l’amour sentimental, de l’affection. C’est un amour tout à fait respectable, mais ce n’est pas l’amour que Jésus lui demande. Cet amour là est purement humain et varie en intensité en fonction des situations.

 

De plus la première fois, Jésus demande à Pierre de paitre ses agneaux et les deux autres fois de paître ses brebis. Ce qui différencie un agneau d'une brebis, c’est leur maturité, l’agneau est très jeune (moins d’un an), et la brebis est donc considérée comme adulte. Jésus demande non seulement à Pierre de s’occuper des tous, aussi bien les jeûnes enfants de Dieu que les plus matures. L’un et l’autre ont besoin de nourriture et de soin appropriés à leur niveau spirituel.

 

Le verbe grec employé est « bosko » qui signifie principalement : nourrir. La tâche principale d’un berger est de nourrir ses agneaux et ses brebis. Il ne doit pas se reposer sur les brebis pour qu’elles s’occupent des agneaux, il doit lui-même en prendre soin également.

 

La troisième fois, après avoir demandé à Pierre s’il l’aimait de manière inconditionnelle, Jésus va alors poser la question en s’ajustant à ses réponses « M’aimes-tu  d’un amour sentimental, Pierre ? » Il va ainsi lui montrer qu’il a compris. 

 

Pierre est né de nouveau depuis quelques jours seulement, c’est par conséquent un jeune chrétien. Il connait ses limites, il sait de quoi il est fait. Il aime sincèrement Jésus mais s’abstient, comme il l’a fait avant la crucifixion de Jésus, de dire des choses qu’il ne tiendrait pas. Jamais il pensait renier Jésus et pourtant il l’a fait, de même il aime Jésus de tout son coeur, mais lui répond humblement sachant parfaitement qu’il ne saura jamais l’aimer comme lui l’aime.

Bientôt il aimera Jésus comme ce dernier lui demande, parce que le Saint-Esprit va transformer cet amour charnel en un amour puissant et indestructible.

 

L’amour AGAPAO est en chacun des véritables enfants de Dieu, mais il grandit petit à petit. Il fait parti du fruit de l’Esprit qui doit croitre et se multiplier avec le temps. 

 

Verset 18 à 19

Pierre comprend-il réellement ce que le Seigneur est en train de lui dire ? Jésus lui annonce qu’il sera maltraité à son tour, comme lui même l’a été, tout en ajoutant : « suis-moi ». 

 

Mieux vaut ne pas savoir ce qui nous attend, mais une chose est sûre, c’est que celui qui suit le Seigneur doit être prêt à tout pour lui. Notre espérance est dans le ciel et nous devons garder nos yeux fixés sur Jésus, parce qu’il nous donnera toujours sa force pour surmonter les moments d’épreuves, il nous consolera et nous accueillera quoi qu’il en soit, dans son royaume de Gloire pour l’éternité.

 

Veret 20 à 23

Il est si facile de déformer des propos et d’en faire une rumeur. Dans la réponse de Jésus, il n’y a rien de précis. Il lui donne une hypothèse, tout en lui précisant que ça ne le regarde pas. 

Il lui rappelle encore « suis-moi », «  peu importe les événements futurs, suis-moi ! »

 

Remercions le Seigneur de ne pas connaitre l’avenir, car il nous paralyserait sur place très certainement. Des épreuves, des deuils, des chagrins, des souffrances nous attendent, nous le savons, et les connaitre à l’avance nous freinerait dans notre marche inévitablement. Avançons avec détermination, sachant que notre Dieu est fidèle et qu’il sera toujours là pour nous secourir et pour nous aider à surmonter les difficultés. La vie éternelle est devant, à nous de la saisir avec foi, sans nous soucier du reste.

 

Verset 24 à 25

Nous savons que Jean mourra vieux, vers l’âge de 100 ans, à Ephèse, après avoir été exilé pendant plusieurs années sur l’île de Patmos, où il reçut par révélation le livre de l’Apocalypse.

 

 

 

 

 

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