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  • WILLIAM LUJ

L'IMMORALITÉ SEXUELLE DANS L'ÉGLISE


L'immoralité sexuelle est un autre élément qui sape l'autorité de l'église et cause son déclin spirituel.


Wayde I. Goodall souligne : « la foi évangélique sans éthique chrétienne est une façon de travestir l'évangile. » Et constatant le dommage incroyable et souvent irrémédiable causé à tout ou partie de l'église par une violation de l'éthique sexuelle, il rappelle l'obligation de maintenir un niveau éthique très élevé afin de protéger notre témoignage chrétien et le précieux corps des croyants que nous servons.


Le magazine « Leadership » a sondé, en 1988, 1.000 pasteurs aux USA. Les résultats étaient les suivants :

12% (soit un sur huit) ont commis l'adultère tandis qu'ils étaient dans le ministère,

23% ont reconnu certaines formes de comportement « sexuellement inappropriés ».


Partout se cachent les mêmes relâchements, les adultères, la pornographie, la masturbation, les pensées impures, les convoitises invisibles à l'oeil nu mais que Jésus connaît et qu'il qualifie de réels adultères (Mt 5.32).


La revue « Christianity Today » a sondé 1.000 responsables laïcs chrétiens :

23% avouent des adultères,

45% des choses non appropriées sexuellement.


Comment alors vivent les autres membres de l'église ?

Gary J. Ellison écrit que l'Église contemporaine est « corinthienne ». Elle a perdu la vision de la sainteté. Elle est lente à discipliner ses membres et trop laxiste envers ses responsables coupables. Elle les met sous discipline pendant un temps, puis les rétablit avec tous les honneurs à la tête de congrégations. Est-ce la crainte de les voir fuir pour faire une division ? Le grand risque dans ce domaine, et dans bien d'autres, n'est pas la division, mais la contagion qui touche l'Eglise et contamine le corps des croyants. Que risque le pécheur ? Un temps de mise à part du ministère, parfois en conservant son soutien quand on est important ? Bien entendu, seulement si l'on se fait prendre et que l'on cause un scandale ! Est-ce un si grand prix à payer pour assouvir la volonté de sa chair et se faire plaisir sexuellement ? Le seul péché considéré comme vraiment coupable (et encore !) est celui qui consiste à enceinter une fille, parce qu'il déconsidère la congrégation. Y a-t-il une différence aux yeux de Dieu ? Les deux péchés ne sont-ils pas aussi graves ? Dieu jugera les responsables d'église pour leur iniquité, leur laxisme, et leur désobéissance à sa Parole. Le Saint-Esprit, par la voix de Paul, ordonne de discipliner publiquement les anciens qui pèchent : « Ceux qui pèchent, reprends-les devant tous, afin que les autres aussi éprouvent de la crainte. » (1 Tm 5.20). Ceux qui ne le font pas pèchent devant Dieu. Charles R. Swindoll rappelle :


"La première qualification pour un évêque, c'est-à-dire pasteur, est qu'il soit irréprochable. La dernière qualification est qu'il reçoive un bon témoignage de ceux du dehors ... Alors, si un pasteur commet un péché grave tel que l'adultère, il n'est plus irréprochable et il ne peut pas recevoir un bon témoignage de ceux du dehors. Donc, il n'a plus les qualités requises selon les Écritures pour être pasteur. Il devrait démissionner. Quand la Bible parle de restauration, il s'agit de restauration au corps de Christ et non pas au poste de pasteur. Un pasteur chuté peut bien être restauré au corps de Christ, mais quand on transgresse la loi de Dieu, comme Paul dit : "le nom de Dieu est à cause de vous blasphémé parmi les païens." (Rm 2.24) Le péché flagrant dans la vie d'un soi-disant chrétien endommage la cause de Christ. Combien plus quand il s'agit d'un pasteur. Quand une église restaure à la chaire un pasteur chuté, elle annonce aux adeptes et au monde, que le péché n'est pas grave. Quand un chrétien ou un pasteur chute, il annonce que Christ n'est pas capable de nous "préserver de toute chute et nous faire paraître devant sa gloire irrépréhensibles et dans l'allégresse" (Jude 24)."


John MacArthur ajoute : « Comme les péchés de l'homme qui assume un rôle de leadership sont plus sérieux, il doit être puni plus sévèrement (cp Jc 3.1). Que le fautif se repente ou non, là n'est pas la question. Comme il a perdu sa crédibilité, il s'est disqualifié pour le ministère de toute manière. »


Homer Kent ajoute : « Tous les péchés d'immoralité extraconjugale disqualifient un homme de la charge d'évêque. »


William Luj




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