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LES 4 QUALITÉS D'UNE ÉGLISE FIDÈLE


Christ a fait de merveilleuses promesses aux croyants de Philadelphie (Apocalypse 3.7-13). Mais avant de considérer les fruits de leur fidélité, jetons d’abord un coup d’œil à ce qui a fait d’eux des fidèles.


Dans Apocalypse 3.8, le Seigneur écrit : « Je connais tes œuvres. […] parce que tu as peu de puissance, que tu as gardé ma parole, et que tu n’as pas renié mon nom. »


Le Seigneur qui est saint, souverain et tout-puissant sait tout ce qu’il y a à savoir sur cette Église. Il n’expose pas les détails de leurs actions. Tout ce que nous savons, c’est qu’ils étaient acceptables aux yeux du Seigneur, puisqu’il leur affirme qu’il bénira leur Église. Toutefois, il nous donne quelques indices sur les traits dominants de la fidélité de cette assemblée.



1. UNE ÉGLISE IMPUISSANTE


Premièrement, il dit : « tu as peu de puissance ».

Cela ne voulait pas dire qu’ils étaient faibles, mais seulement qu’ils étaient peu nombreux. Leur pouvoir n’était pas restreint par le péché ou par un manque de maturité spirituelle ; ils avaient « peu de puissance » parce qu’ils formaient une petite Église. Il est aussi possible — et fort probable — que l’Église ait été composée d’esclaves et de croyants peu fortunés. Cela cadre bien avec ce que Paul nous a révélé de la conception divine de l’Église en général : « Considérez, frères, que parmi vous qui avez été appelés il n’y a ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages ; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes ; et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu’on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont, afin que personne ne se glorifie devant Dieu  » (1 Corinthiens 1.26‑29).

En fait, l’Église de Philadelphie pouvait assurément dire comme Paul : « je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2 Corinthiens 12.10).


L’Église était petite, limitée en nombre, mais spirituellement forte. On peut en déduire qu’ils étaient de vrais adorateurs, qu’ils aimaient vraiment Christ et étaient fidèles à la Parole de Dieu. Cela est en outre renforcé par le prochain trait distinctif de leur fidélité.



2. UNE ÉGLISE OBÉISSANTE


Le Seigneur écrit : « tu as gardé ma parole » (Apocalypse 3.8b).

Ils étaient attachés à la révélation divine, ils ne s’écartaient pas de la voie de l’obéissance au Seigneur. Ils suivaient l’exemple de Job, qui a dit : « Mon pied s’est attaché à ses pas ; j’ai gardé sa voie, et je ne m’en suis point détourné. Je n’ai pas abandonné les commandements de ses lèvres ; j’ai fait plier ma volonté aux paroles de sa bouche » (Job 23.11,12).

Avant d’être arrêté, Christ insistait continuellement auprès de ses disciples sur l’importance d’être fidèle dans l’obéissance. « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime […]. Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole […]. Celui qui ne m’aime pas ne garde point mes paroles » (Jean 14.21,23,24). Plus tard en soirée, il a fait cette promesse : « Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour » (Jean 15.10).

Dans sa première épître, Jean présente le critère déterminant de la foi salvatrice :

« Si nous gardons ses commandements, nous savons par cela que nous l’avons connu. Celui qui dit : Je l’ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est point en lui. Mais l’amour de Dieu est véritablement parfait en celui qui garde sa parole : par cela nous savons que nous sommes en lui » (1 Jean 2.3‑5).


Ils ont prouvé leur amour pour le Seigneur par leur obéissance à sa Parole.



3. UNE ÉGLISE LOYALE

Leur amour pour le Seigneur se démontrait aussi par leur loyauté. Christ observe que les croyants de Philadelphie n’ont « pas renié [son] nom » (Apocalypse 3.8), laissant entendre qu’ils étaient sous pression de le faire.

L’Église de Pergame a aussi été louangée pour sa loyauté envers Christ : « Je sais où tu demeures, je sais que là est le trône de Satan. Tu retiens mon nom, et tu n’as pas renié ma foi, même aux jours d’Antipas, mon témoin fidèle, qui a été mis à mort chez vous, là où Satan a sa demeure » (Apocalypse 2.13).

Les deux Églises devaient affronter la menace de la persécution et refusaient de renier le nom du Seigneur. Elles étaient loyales, peu importe ce que cette loyauté leur coûtait. Pour décrire les croyants qui, durant la tribulation, ont refusé de porter la marque de la bête, Jean écrit : « C’est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus » (Apocalypse 14.12).


Les fidèles de Philadelphie n’étaient pas intimidés par la persécution. Ils demeuraient loyaux à Christ, quel qu’en soit le prix à payer.



4. UNE ÉGLISE PERSÉVÉRANTE

Pour terminer, le Seigneur dit que l’Église à Philadelphie se démarquait par sa persévérance. Dans Apocalypse 3.10, il la félicite en ces termes : « Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi. »

Voilà un autre indice démontrant que l’assemblée subissait de la persécution. Toutefois, ce n’était pas le sort de cette Église uniquement, cela fait partie de la vie de tout chrétien. Dans Matthieu 10.22, Jésus avertit ses disciples : « Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom ; mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé » (voir aussi Mt 24.13). Christ ordonne à son peuple de persévérer et de demeurer loyal malgré l’intense hostilité du monde. Pour encourager une autre Église dans ce combat permanent, Paul écrit : « Que le Seigneur dirige [vos cœurs] vers l’amour de Dieu, et vers l’endurance que donne Christ » (2 Thessaloniciens 3.5 ; Semeur).


À travers les épreuves et la persécution, ces chrétiens fidèles ont tout enduré patiemment et n’ont jamais vacillé dans leur engagement envers Christ.



CONCLUSION

C’est ce qu’ont fait les fidèles de l’Église de Philadelphie. La puissance du Saint-Esprit agissait en eux et à travers eux. Ils étaient obéissants à la Parole de Dieu. Ils demeuraient loyaux à Christ malgré la persécution. Et comme preuve d’amour envers Christ, ils persévéraient en endurant les tribulations et la haine du monde. Ce sont les qualités qui ont bâti ensemble leur loyauté. Et elles demeurent les qualités que chaque assemblée de fidèles doit cultiver pour être reconnue comme fidèle par le Seigneur.



John MacArthur

extrait d'"Un appel à réformer l’Église"



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