top of page

GENÈSE 47 - Sauvés de la famine, devenus serviteurs par grâce

genèse 47

Contexte historique

Joseph présente son père Jacob et ses frères à Pharaon, qui leur accorde le pays de Gosen. Jacob, âgé de cent trente ans, bénit Pharaon avant de s'installer avec les siens. La famine s'aggrave en Égypte : le peuple, ruiné, échange d'abord son argent, puis son bétail, puis ses terres, puis lui même contre du pain, devenant serviteur de Pharaon, à l'exception des prêtres dont les terres sont épargnées. Pendant ce temps, Israël s'enracine à Gosen, prospère et se multiplie. Le chapitre se referme sur Jacob, sentant sa fin approcher, qui fait jurer à Joseph de ne pas l'ensevelir en Égypte mais dans le tombeau de ses pères, à Canaan.


Leçons pour aujourd'hui


1. Une vie de pèlerinage

"Jacob répondit à Pharaon: Les jours des années de mon pèlerinage sont de cent trente ans. Les jours des années de ma vie ont été peu nombreux et mauvais, et ils n'ont point atteint les jours des années de la vie de mes pères durant leur pèlerinage." (Genèse 47:9)

Devant le souverain le plus puissant de son temps, Jacob ne se vante d'aucune réussite. Il confesse la brièveté et la dureté de sa vie, et il se nomme lui même pèlerin, non propriétaire. Calvin relevait que les patriarches vivaient sur la terre promise comme des étrangers, les yeux fixés sur une cité qui ne se voit pas encore.

Votre vie, aussi longue soit elle, n'est qu'un passage. Vous appartenez à une patrie que ce monde ne peut ni offrir ni retenir.


2. Vendus pour du pain, sauvés par grâce

"Ils dirent: Tu nous sauves la vie ! que nous trouvions grâce aux yeux de mon seigneur, et nous serons esclaves de Pharaon." (Genèse 47:25)

Le peuple égyptien, dépouillé de tout par la famine, donne jusqu'à sa propre liberté pour recevoir du pain périssable. C'est l'image exacte de notre condition devant Dieu : ruinés, incapables de nous racheter nous mêmes, réduits à mendier une grâce que nous ne méritons pas. Mais là où l'esclavage égyptien naît de la contrainte, la servitude du croyant envers Christ naît d'un amour reçu, et elle affranchit au lieu d'asservir (Jean 8:36). Spurgeon aimait dire que l'âme touchée par la grâce ne se sent jamais plus libre que lorsqu'elle se donne, sans réserve, au Maître qui l'a rachetée.


3. Préservés au pays de servitude

"Israël habita dans le pays d'Egypte, dans le pays de Gosen. Ils eurent des possessions, ils furent féconds et multiplièrent beaucoup." (Genèse 47:27)

Pendant que l'Égypte entière s'enfonce dans la dépendance à Pharaon, Israël prospère à part, séparé, protégé, multiplié, à l'inverse de tout ce qui l'entoure. Rien de cela ne tient au hasard : Dieu accomplit ici, par les moyens les plus improbables, la promesse faite à Abraham (Genèse 15:13-14). Il en va de même pour son Église aujourd'hui.

Le Seigneur gouverne les circonstances les plus sombres, y compris une famine, pour préserver et faire croître son peuple selon son dessein souverain.


Conclusion

Avant de mourir, Jacob refuse d'être enseveli en Égypte et fait jurer à Joseph de le porter jusqu'à Canaan (Genèse 47:29-31). Sa foi regarde au delà de l'abondance présente vers l'héritage promis. Toute grâce reçue ici bas n'est qu'un acompte : notre espérance ne repose pas sur les biens de Gosen mais sur la patrie céleste que Dieu a préparée pour les siens.


Question(s) pour la réflexion

Y a t il, dans votre vie, des attachements terrestres qui vous empêchent de vivre pleinement comme un pèlerin en marche vers la patrie céleste ?

Votre obéissance à Christ ressemble t elle à une servitude subie par nécessité, ou à une réponse volontaire à la grâce que vous avez reçue ?


L. Gilman

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page