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LA PEUR DE...



De quoi les chrétiens ont-ils le plus peur au sujet du processus et des résultats de la mort ? Voici six craintes communes et un très bref remède biblique pour chacune d’entre elles.


1. LA PEUR DE MOURIR D’UNE MORT DOULOUREUSE

« Je n’ai pas tant peur de mourir que de la dernière étape du voyage en tant que telle. »

Dieu promet de ne jamais nous quitter ou nous abandonner, de ne pas nous tenter au-delà de ce que nous sommes capables de supporter par sa grâce, et de nous accorder la grâce dont nous avons besoin pour supporter les épreuves et les tentations qu’il nous permet de subir. Cela ne signifie pas que la mort n’est pas dure ou difficile, mais Dieu promet dans 1 Corinthiens 10.13 qu’en tant que chrétiens, nos tentations (et les épreuves qui y sont associées) sont et seront limitées par Dieu à la fois dans leur portée et dans leur durée.


2. LA PEUR DE NE PLUS JOUIR DES PLAISIRS DU MONDE

« J’ai peur que le ciel soit un peu ennuyeux. Soyons honnêtes, s’asseoir sur des nuages et adorer le Seigneur sera agréable, j’en suis sûr, mais si c’est tout ce qu’il y a à faire, je pense que ça va finir par être un peu fatigant. »

Comme nous serons prêts pour le paradis dès notre arrivée, même si tout ce que nous faisons au paradis est d’adorer Dieu, le paradis sera agréable. Mais nous ferons plus que cela. La Bible suggère que nous allons chanter, manger, travailler, gouverner, juger et apprendre. De plus, la nouvelle terre ressemblera à la terre actuelle, tout comme nos nouveaux corps glorifiés ressembleront à nos corps terrestres. Adam et Ève ont-ils apprécié la vie dans le jardin ? Imaginez le jardin d’Éden, mais en mille fois mieux. Tout ce qui est nécessaire à notre bonheur et à notre satisfaction nous attendra au paradis.


3. LA PEUR DE VIVRE POUR L’ÉTERNITÉ

Certaines personnes éprouvent un sentiment de claustrophobie lorsqu’elles pensent trop longtemps au ciel. « Je sais que ce sera merveilleux au-delà de mes rêves les plus fous, mais il y a une partie de moi qui ne veut pas se retrouver piégée dans une sorte de bulle éternelle – il est effrayant de songer au fait de vivre éternellement. »

Il est impossible pour l’homme limité et fini de comprendre pleinement l’infini. Il peut en effet être effrayant d’être incapable de comprendre « l’infini ». Mais le ciel est un lieu de bonheur inimaginable. Il n’y aura pas de claustrophobie au paradis parce que la claustrophobie est une peur. L’idée que Dieu permette à ses enfants d’être troublés par ne serait-ce qu’un soupçon de la misère associée à la peur orientée vers soi-même est en décalage avec tout ce que la Bible dit à propos du ciel. Il n’y aura tout simplement pas ce genre de peur au ciel, car lorsque Christ apparaîtra, nous serons comme lui, sans péché (1 Jean 3.2).


4. LA PEUR DE DEVOIR FAIRE FACE À TOUS NOS PÉCHÉS PASSÉS

« Bon, je sais que je suis pardonné et que mes péchés ne seront pas retenus contre moi, mais franchement la perspective d’avoir à rendre compte de mes péchés ôte une partie de mon enthousiasme pour tout le bien qui vient après le jugement. »

Cela peut en fait être une bonne peur si cela nous motive à la sanctification. « Toute personne qui possède cette espérance en lui se purifie comme lui-même est pur » (1 Jean 3.3). D’un autre côté, c’est une chose effrayante que de penser à se tenir en présence d’un Dieu trois fois saint pour assister à une démonstration de nos actions pécheresses, mais aussi de nos pensées et de nos intentions. La meilleure façon d’élever (ou du moins de calmer) cette crainte est peut-être de remercier immédiatement Dieu pour le fait qu’en tant que croyants en Christ, nous n’aurons pas à faire face à sa colère éternelle et qu’il essuiera toutes les larmes de nos yeux. (Même lors du jugement final, nous aurons l’assurance qu’à cause de Christ, nous ne serons pas condamnés).


5. LA PEUR QUE NOS PROCHES NE S’EN SORTENT PAS

« Ma famille dépend de moi pour tant de choses. Ils comptent sur moi pour leur fournir des biens matériels, pour leur prodiguer sagesse et conseils, pour leur apporter un soutien émotionnel, pour répondre à leurs besoins quotidiens. »

Il est important que nous réfléchissions à cette question et que nous nous y préparions de notre mieux. Apprendre à nos proches à se tourner vers Christ pour répondre à leurs besoins spirituels et temporels fait également partie de notre responsabilité en tant que chrétiens. Une fois que nous avons fait cela (et même si ce n’est pas le cas), nous pouvons soulager notre anxiété en confiant nos proches à Dieu et en priant pour qu’il fasse au mieux pour eux et pour sa gloire.


6. LA PEUR D’ÊTRE DISQUALIFIÉ EN MATIÈRE DE RÉCOMPENSES

« J’ai travaillé si dur pendant tant d’années que l’idée de perdre tout ou même une partie de ce pour quoi j’ai travaillé me fait froid dans le dos. »

Paul parle d’être disqualifié (après avoir prêché aux autres ; 1 Co 9.27). Il dit à Timothée de considérer que s’il ne respecte pas les règles, il pourrait ne pas être récompensé pour tout son travail (2 Ti 2.5). Jean parle de s’efforcer d’obtenir une récompense complète, laissant entendre que certains pourraient perdre une partie de ce pour quoi ils ont travaillé (2 Jn 8).

Je ne suis pas sûr que je veuille que cette peur disparaisse. J’y pense presque chaque jour. Mais si vous vous rendez compte que vous êtes obsédé par cette inquiétude sans prendre conscience de la moindre faute, il y a de fortes chances que vous vous inquiétiez inutilement et vous devriez apprendre à gérer votre anxiété de manière biblique. Je pense qu’au fur et à mesure que vous apprendrez à gérer votre inquiétude en général, cette inquiétude en particulier (et à peu près toutes les autres mentionnées ci-dessus) diminuera.


Lou Priolo


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