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LE CIEL OU LE MONDE ?




Qu'il est déplorable de voir des chrétiens rechercher les choses de ce monde ! Cela prouve clairement qu'ils sont "dégoûtés" de la manne céleste, et qu'ils l'estiment être un "pain misérable". Ils servent ce qu'ils devraient mortifier. L'activité de la vie nouvelle est toujours liée au dépouillement du "vieil homme avec ses actions" (Col. 3:9) - et plus ce dépouillement aura lieu, plus on désirera de se nourrir du "pain qui soutient le cœur de l'homme" (Ps. 104:15). Comme au physique, plus on prend d'exercice, et plus l'appétit est bon, de même dans la vie spirituelle, plus nos facultés renouvelées sont mises en jeu, plus nous éprouvons aussi le besoin de nous nourrir de Christ chaque jour.

C'est une chose que de savoir que nous avons la vie en Christ, unie à un plein pardon et à une acceptation entière devant Dieu - et c'en est une autre et une toute différente, que d'être habituellement en communion avec lui, de se nourrir de lui par la foi, faisant de lui l'aliment exclusif de nos âmes.

Un grand nombre de personnes font profession d'avoir trouvé le pardon et la paix en Jésus, qui, en réalité, se nourrissent d'une variété de choses n'ayant aucun rapport avec Christ. Elles repaissent leur esprit de la lecture des journaux et de la littérature frivole et insipide du jour [(et de nos jours: les réseaux sociaux)]. Trouveront-elles Christ là ? Est-ce par de pareils moyens que le Saint Esprit nourrit l'âme de Christ ? Est-ce là cette pure rosée sur laquelle la manne céleste descend pour servir d'aliment aux rachetés de Dieu dans le désert ? Hélas ! non, ce sont les grossiers aliments auxquels l'esprit charnel trouve son plaisir.

La parole [écrite] de Dieu nous dit qu'il y a, dans le chrétien, deux natures - qu'on se demande laquelle de ces deux natures se nourrit des nouvelles et de la littérature du monde ! Est-ce la vieille ou la nouvelle ? La réponse n'est pas difficile. Laquelle, donc, des deux désirons-nous entretenir ?

Notre conduite, assurément, sera la plus fidèle réponse à cette question. Si je désire sincèrement de croître dans la vie divine, si mon but principal est d'être rendu semblable à Christ et de lui être dévoué, si j'aspire sérieusement à ce que le règne de Dieu fasse des progrès au dedans, je chercherai toujours, sans aucun doute, la nourriture que Dieu m'a préparée pour mon accroissement spirituel.

C'est tout simple : les actions d'un homme sont toujours le plus sûr indice de ses désirs et de ses intentions. Ainsi, si je rencontre quelqu'un qui, faisant profession d'être chrétien, néglige sa Bible, et trouve néanmoins suffisamment de temps, bien plus, prend quelques-unes de ses meilleures heures pour lire les journaux et tant d'autres ouvrages pour le moins futiles et souvent pernicieux, il ne me sera pas difficile de juger de la vraie condition de son âme - je suis sûr que ce chrétien ne peut pas être un chrétien spirituel, qu'il ne se nourrit certainement pas de Christ, et qu'il ne peut pas vivre pour lui ou lui rendre témoignage.

Si un Israélite avait négligé de recueillir, à la fraîcheur du matin, sa portion du pain [(manne)] que la grâce de Dieu avait préparé pour lui, il aurait bientôt manqué de forces pour continuer son voyage. Pareillement, il faut que nous aussi, nous fassions de Christ le souverain objet de notre âme, sinon notre vie spirituelle déclinera inévitablement.

Des sentiments et des expériences, se rattachant à Christ, ne peuvent même pas constituer notre nourriture spirituelle, parce que ces sentiments et ces expériences sont variables et sujets à mille fluctuations. Le pain de vie, c'était Christ hier, et il faut que ce soit Christ aujourd'hui et Christ éternellement.

Il ne suffit pas non plus de se nourrir en partie de Christ et en partie d'autres objets. Comme c'est Christ seul qui est la vie, de même le "vivre" ne peut être que Christ seul - et de même que nous ne pouvons rien mélanger avec ce qui communique la vie, de même nous ne pouvons rien mélanger avec ce qui l'entretient. [...]

Lecteur chrétien, pensez-y sérieusement - vous n'êtes pas seulement sauvé par Christ, vous vivez aussi de lui. Cherchez-le "le matin de bonne heure" - cherchez-le lui "seul".

Quand quelque chose attire votre attention, demandez-vous : "Cela présente-t-il Christ à mon cœur ? m'apprendra-t-il quelque chose de Christ, ou me rapprochera-t-il davantage de sa personne ?" - Si la réponse est négative, rejetez cette chose sans hésiter - oui, rejetez-la, quand même elle se présenterait à vous sous l'aspect le plus agréable, et appuyée de l'autorité la plus respectée.

Si vous avez réellement pour but d'avancer dans la vie divine, de faire des progrès spirituels, de connaître Christ personnellement, alors, rentrez sérieusement en vous-même à ce sujet. Faites de Christ votre nourriture habituelle.

Allez, recueillez la manne qui tombe sur la rosée, et nourrissez-vous-en avec une faim aiguisée par une marche vigilante avec Dieu à travers le désert. Que la riche grâce de Dieu vous fortifie abondamment pour toutes ces choses par le Saint Esprit.

Bibletude.org

d'après Charles Henry Mackintosh, sur Exode 16


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