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LE PRINCIPE FONDAMENTAL DE LA VICTOIRE DANS LA GUERRE SPIRITUELLE



Nous comprenons maintenant pourquoi le livre de Josué passe pour être le pendant de l’Epître aux Ephésiens et quelles grandes leçons il nous enseigne au sujet de la lutte spirituelle dans laquelle nous sommes engagés. Certaines conditions furent imposées à Israël quant à l’autorité qui lui serait conférée vis-à-vis des habitants du pays, et cela, indépendamment de la guerre elle-même. Dans Deutéronome 11:8-9, nous lisons : "Vous observerez tous les commandements que je vous prescris aujourd’hui, afin que vous ayez la force de vous emparer du pays où vous allez passer pour en prendre possession…"


La première de ces conditions était une obéissance implicite à la Parole de Dieu, faute de quoi cette autorité ne leur serait pas accordée. Ceci, de nouveau, nous montre l’importance vitale qu’il y a à nous nourrir de la Parole de Dieu et à chercher à en être tellement pénétrés que notre esprit en devienne vraiment fort. "Vous observerez tous les commandements… afin que vous ayez la force de vous emparer du pays et d’en prendre possession". Cette obéissance totale aux commandements de Dieu impliquait que les Israélites ne devaient avoir aucun contact quelconque avec les choses que Dieu leur avait interdites. Revenons à l’histoire de Jéricho, afin de rendre ce point encore plus lumineux.


L’Eternel avait dit à propos de Jéricho : "La ville sera dévouée par interdit" (Josué 6:17). Le sens littéral de ce verbe est "maudit" ou "voué à la malédiction". En Eden, Dieu avait prononcé une sentence de malédiction contre Satan, et cette malédiction s’étend à tous ceux qui s’identifient avec lui ou qui cèdent à son pouvoir. La ville de Jéricho fut donc vouée à la malédiction, parce qu’en elle étaient rassemblées toutes les abominations de Canaan qui, nous l’avons vu, étaient des "abominations" à cause des hordes ténébreuses de l’enfer qui les inspiraient et les contrôlaient.


"Gardez-vous de ce qui sera dévoué par interdit (ou maudit) " (verset 18), avait dit Yaweh. L’Eternel avait donné cet ordre d’une manière si péremptoire qu’aucun des hommes faisant le tour de la ville de Jéricho ne pouvait ignorer qu’il ne devait à aucun prix toucher à quoi que ce soit qui appartenait à la ville, sous peine de paralyser tout le peuple en le mettant sous le coup de la malédiction qui frappait Satan, ses adorateurs et tout ce qui rapportait à leur culte démoniaque.


Ils devaient "se garder" des choses maudites. On dit toujours que c’est le Seigneur qui doit nous garder ! Mais il y a des choses dont nous devons garder nous-mêmes, car le Seigneur n’accomplira aucun miracle pour nous empêcher de toucher à une chose défendue par Lui. Il ne faut pas charger le Seigneur de faire pour nous ce qu’Il veut que nous fassions nous-mêmes. "Celui qui est né de Dieu se garde lui-même et le malin ne le touche pas" (1 Jean 5:18).


Quel est le secret de la victoire ? Une séparation absolue qui s’opère premièrement par la crucifixion, ce que nous verrons plus loin, puis par l’obéissance aux commandements de Dieu. Josué 7:4 nous apprend de quelle manière Israël se rendit compte que le camp était sous la "malédiction". La ville de Jéricho avait été prise et tout paraissait aller au mieux quand les trois milles hommes de guerre partirent pour Aï. Mais ils s’enfuirent devant les gens d’Aï. Ils prirent la fuite, parce qu’ils avaient perdu la puissance qui leur permettait de faire face à l’ennemi, de prendre l’offensive et de combattre. Pas plus Josué que les hommes du peuple ne savaient que la malédiction était venue sur le camp, jusqu’à ce qu’ils partent en guerre et que leurs vaillants guerriers, encore tout remplis d’enthousiasme à cause de la prise de Jéricho, ne se soient enfuis devant les gens d’Aï. Ils tournèrent le dos à l’ennemi, et seulement alors ils comprirent que quelque chose n’était pas en ordre. Etait-ce Dieu qui leur avait failli ?


Josué lui-même ne savait pas que la malédiction était tombée sur eux. Il constata la défaite et s’écria : "Il nous faut prier davantage", puis il alla et se jeta contre terre devant l’Eternel : "Ah ! Seigneur Eternel, pourquoi as-tu fait passer le Jourdain à ce peuple, pour nous livrer entre les mains des Amoréens et nous faire périr ? De grâce, Seigneur que dirai-je, après qu’Israël a tourné le dos devant ses ennemis ?" (Josué 7:7-8)


Etait-ce de "plus de prière" dont ils avaient besoin ? "L’Eternel dit : Lève-toi ! Pourquoi restes-tu ainsi couché sur ton visage ? Israël a péché… Ils ont pris des choses dévouées par interdit… Aussi les enfants d’Israël ne peuvent-ils résister à leurs ennemis ; ils tourneront le dos devant leurs ennemis, car ils sont sous l’interdit" (sous la malédiction) (versets 10,12). Pourquoi cela ? Que s’était-il passé ? Comment la malédiction avait-elle pu venir sur eux ? Se pouvait-il que ce soit seulement à cause d’un petit lingot d’or ?


Ce n’était pas ces objets eux-mêmes, mais la puissance démoniaque qui se cachait derrière eux, laissant son empreinte et sa souillure sur eux, qui était "dévouée par interdit". De même, si vous touchez à une chose qui appartient au "dieu de ce monde", cela amènera une malédiction sur vous et sur tout le camp.


Josué ne devint conscient du fait que la puissance de Dieu qui, jusqu’alors avait collaboré avec eux contre l’ennemi, s’était retirée d’eux, que lorsqu’ils partirent à la conquête d’Aï et qu’ils se trouvèrent sans force pour vaincre leurs ennemis. Ainsi en est-il dans notre lutte spirituelle. Et de même que chaque étape de la victoire devait être gagnée en prenant l’offensive contre l’adversaire, de même en est-il pour nous aujourd’hui ! Mais comment prendre l’offensive, spirituellement parlant ? En réalité, cela signifie beaucoup ! Le côté visible de votre activité est une chose, et pour cela, le Seigneur vous fera comprendre Sa Volonté. Mais une autre chose est, dans votre chambre, à la maison, de prendre en esprit, une attitude d’opposition aux œuvres du diable et de dire : "Seigneur, me confiant dans l’efficacité de Ta victoire, je prends l’offensive en Ton Nom contre toutes les puissances des ténèbres qui accablent les missionnaires en Chine, aux Indes, en Afrique, et je résiste avec eux au nom de Jésus-Christ, à tout ce qui s’oppose à eux". Ceci est possible parce que, en esprit, toute l’Eglise de Christ est une et indivisible, et que par conséquent, si je suis uni au Seigneur vivant, ressuscité et glorifié, participant de Sa vie, je sais que ces missionnaires en pays païens sont aussi membres du même Corps. Or "si un membre souffre, dit Paul, tous souffrent".

Il est nécessaire que nous réalisions mieux le fait de l’unité du Corps de Christ, impliquant que nous sommes aussi rapprochés, "en Christ", des membres de ce Corps qui sont aux extrémités de la terre, que nous le sommes de ceux qui sont autour de nous.



Jessy Penn-Lewis


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