LE SEXE : CE MONSTRE DONT ON NE PARLE JAMAIS !
- L. GILMAN
- il y a 5 jours
- 41 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 41 minutes

Une Étude Théologique sur la Perversion Post-Chute et la Rédemption Divine
Table des matières
Introduction
Personne ne peut dire « ça ne me concerne pas ! »
Chapitre 1
L’acte d’amour perverti suite à la chute
Chapitre 2
Le rôle malsain de la psychologie moderne (Freud, Jung et leurs héritiers)
Chapitre 3
Le rôle de la société moderne et la normalisation progressive du mal
Chapitre 4
L’arbre des dérives – Cartographie complète du fléau
Chapitre 5
Les conséquences extrêmes de ces dérives
Chapitre 6
L’Église aussi est impactée – Le tabou qui doit être brisé
Chapitre 7
L’ordre de Dieu retrouvé – La sexualité selon le plan divin originel
Conclusion
Appel final à la repentance et à la restauration
Introduction
Personne ne peut dire « ça ne me concerne pas ! »
Dès le départ, il est essentiel de poser une vérité incontournable : personne ne peut dire : « Ça ne me concerne pas ! ».
Le fléau sexuel touche absolument tout le monde, sans la moindre exception. Il n’existe pas une seule personne sur cette terre qui puisse se tenir à l’écart et prétendre être indemne.
Vous êtes peut-être victime : exposé dès l’enfance à des images ou des propos impurs par les écrans, les conversations, les camarades ou même la famille ; blessé par des attouchements, des abus plus graves, une trahison conjugale, une éducation sexualisée prématurée qui a volé votre innocence ; contaminé par une maladie transmise sexuellement ; ou simplement marqué par la concupiscence héritée du péché originel qui rend chaque désir vulnérable à la déformation.
Vous êtes peut-être coupable : par des pensées impures que vous avez entretenues (Matthieu 5:28), des regards lascifs, des actes solitaires ou relationnels, une consommation de pornographie, un adultère, un silence complice face au mal ambiant, ou une participation même passive à une culture qui banalise la perversion.
Et dans la très grande majorité des cas, vous êtes les deux à la fois : la victime blessée devient souvent coupable à son tour, perpétuant un cycle infernal où le mal se transmet de génération en génération : l’abusé qui abuse, le trompé qui trompe, l’addict qui entraîne d’autres dans sa chute.
On n’en parle presque jamais dans l’église, ou alors de façon très édulcorée, parce que c’est un sujet tabou. On prêche sur l’argent, la colère, le mensonge, la jalousie, mais rarement sur la pureté sexuelle avec franchise et profondeur. Pourtant, ce domaine touche même les chrétiens les plus fervents : pasteurs tombés dans la pornographie secrète, responsables d’église adultères, jeunes couples luttant en silence, adolescents prisonniers d’habitudes solitaires, personnes âgées rongées par des regrets non confessés. Le diable jubile de ce silence, car il sait que tant que l’on n’expose pas la blessure à la lumière, elle continue de suppurer.
Chacun doit donc regarder à lui-même et être radicalement honnête. Nous pouvons cacher beaucoup de choses aux hommes (par hypocrisie, par peur du jugement, par orgueil) mais rien n’échappe à Dieu. Il voit les pensées les plus cachées, les désirs les plus secrets, les blessures les plus enfouies (Psaume 139:23-24 ; Hébreux 4:13). Ce livre n’a pas pour but de condamner, mais de mettre à la lumière ce qui est dans les ténèbres (Éphésiens 5:11-13), pour que les âmes blessées trouvent guérison et que les âmes coupables trouvent miséricorde par une repentance sincère.
Ce fléau est sans doute l’arme la plus destructrice que le diable utilise contre l’humanité, car il frappe au cœur même de ce que Dieu a fait de plus beau : l’union intime de l’homme et de la femme, reflet de son amour trinitaire. Le diable a pris un don magnifique et l’a transformé en horreur absolue.
Ce mini-livre va exposer ce fléau étape par étape, non pour accabler, mais pour libérer. Nous verrons d’où vient la perversion, comment elle s’est répandue, ses ramifications actuelles, ses conséquences dévastatrices, le silence coupable de l’église, et surtout la voie de la restauration selon le plan divin originel.
Que ce livre soit une trompette d’alarme.
Que les victimes trouvent guérison.
Que les coupables se repentent.
Que l’église brise enfin le tabou.
Et que la grâce du Christ triomphe là où le péché a abondé (Romains 5:20).
Allons-y. Le sujet est grave, mais l’espérance est plus grande encore.
Chapitre 1
L’acte d’amour perverti suite à la chute
Avant d’entrer dans les ramifications multiples du fléau sexuel tel qu’il se manifeste aujourd’hui, il est indispensable de revenir à la source même du mal : la chute originelle. C’est là que tout a basculé. C’est là que le diable a porté son coup le plus redoutable, en prenant le plus beau don de Dieu – l’union intime de l’homme et de la femme – et en le transformant en instrument de division, de honte et de destruction.
1. La sexualité originelle : un don parfait, reflet de l’amour trinitaire
Dans les deux premiers chapitres de la Genèse, Dieu nous révèle la beauté absolue de son dessein pour la sexualité.
Dieu créa l’homme à son image :
« Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa. » (Genèse 1:27)
Cette phrase est capitale. L’être humain n’est pas complet en lui-même ; il ne reflète pleinement l’image de Dieu que dans la dualité complémentaire de l’homme et de la femme. La sexualité n’est donc pas un « supplément » ou une fonction secondaire : elle est au cœur même de ce que signifie être créé à l’image de Dieu.
Dieu les bénit et leur dit :
« Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. » (Genèse 1:28)
La sexualité est immédiatement liée à la bénédiction divine, à la fécondité, à la vie. Elle est ordonnée à la procréation, mais aussi à la domination bienveillante sur la création – dans l’harmonie, non dans la violence.
Puis vient le verset le plus intime :
« L’homme et sa femme étaient tous deux nus, et ils n’avaient point honte. » (Genèse 2:25)
Avant la chute, il n’y avait aucune honte liée au corps, au désir, à l’union charnelle. La nudité était transparence totale, confiance absolue, communion parfaite. Le rapport sexuel était un acte d’amour pur, un don total de soi à l’autre, un oubli de soi pour le bien de l’autre – exactement ce qu’est l’amour agape. Le plaisir n’était pas égoïste ; il était partagé, saint, ordonné à l’union et à la vie. Il reflétait l’amour intra-trinitaire : unité dans la diversité, don réciproque éternel, fécondité (le Saint-Esprit étant le fruit de l’amour du Père et du Fils dans certaines analogies théologiques).
En résumé : la sexualité originelle était
- sainte (elle glorifiait Dieu),
- pure (sans honte ni convoitise),
- unitive (une seule chair),
- féconde (ouverte à la vie),
- réciproque (don total et égal),
- joyeuse (plaisir saint et partagé).
C’était le couronnement de la création déclarée « très bonne » (Genèse 1:31).
2. La chute : l’entrée du poison dans le plus beau des dons
Tout change avec le péché originel (Genèse 3). Le serpent – figure du diable – séduit Ève, puis Adam désobéit. À l’instant même où ils mangent du fruit défendu, quelque chose se brise au plus profond de l’être humain.
« Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent, et ils connurent qu’ils étaient nus ; ils cousirent des feuilles de figuier et se firent des ceintures. » (Genèse 3:7)
Le premier effet du péché est la honte du corps. Ce qui était source de transparence et de joie devient source de gêne et de peur. Le regard sur soi et sur l’autre se déforme.
Dieu annonce ensuite les conséquences :
« Je multiplierai les peines de tes grossesses… Ton désir se portera vers ton mari, mais il dominera sur toi. » (Genèse 3:16)
Le désir sexuel, autrefois pur et harmonieux, devient maintenant marqué par la concupiscence : un désir désordonné, possessif, parfois dominateur. La relation entre l’homme et la femme, autrefois parfaite complémentarité, est désormais entachée de lutte de pouvoir, de domination, d’utilisation de l’autre.
Le diable a réussi son coup : il a perverti l’acte d’amour.
Ce qui était don total devient souvent prise égoïste.
Ce qui était transparence devient cachotterie et honte.
Ce qui était ouverture à la vie devient parfois refus de la vie (contraception, avortement).
Ce qui était reflet de l’amour trinitaire devient caricature de l’amour : luxure, objectification, violence.
L’apôtre Paul résume cette corruption universelle :
« C’est pourquoi Dieu les a livrés aux passions infâmes… » (Romains 1:24-27)
« Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort s’est étendue à tous les hommes, parce que tous ont péché. » (Romains 5:12)
La concupiscence sexuelle est héritée par chaque être humain. Aucun d’entre nous n’échappe à cette blessure originelle. Le désir, bon en soi, est désormais incliné vers le désordre. Et le diable exploite cette faille sans relâche.
3. Les caractéristiques de l’acte d’amour perverti post-chute
Depuis la chute, la sexualité humaine porte presque toujours, à des degrés divers, ces marques du péché :
L’égoïsme au lieu du don de soi :
on cherche son plaisir avant celui de l’autre, ou même sans l’autre (masturbation, pornographie).
La honte au lieu de la transparence :
on cache son corps, ses désirs, ses actes, par peur ou par culpabilité.
La domination au lieu de la réciprocité :
l’un utilise l’autre comme objet (viol, prostitution, pornographie, adultère).
Le refus de la fécondité au lieu de l’ouverture à la vie :
contraception systématique, avortement.
L’inversion de l’ordre naturel :
homosexualité, transgenre, bestialité – rejet de la complémentarité homme-femme créée par Dieu.
L’idolâtrie du plaisir :
le sexe devient une fin en soi, un dieu auquel on sacrifie tout (temps, santé, relations, dignité).
Le diable n’a pas créé quelque chose de nouveau ; il a singé le plan divin et l’a inversé. Il prend le reflet de l’amour trinitaire et en fait une caricature démoniaque.
4. Appel à la prise de conscience
Nous portons tous cette blessure de la chute. Personne n’est épargné.
Le jeune qui découvre la masturbation, l’adulte qui consomme de la pornographie, le conjoint qui trompe, la personne qui a subi un abus, celle qui a avorté, celle qui lutte avec son orientation ou son identité de genre – tous sont touchés par ce poison originel.
Mais il y a une espérance : le Christ est venu précisément pour guérir cette blessure. Il est venu restaurer ce qui a été perverti.
Avant d’aller plus loin dans les ramifications modernes du fléau, reconnaissons humblement : nous sommes tous concernés.
Prions le Seigneur de nous ouvrir les yeux sur notre propre cœur.
Et préparons-nous à accueillir sa miséricorde qui peut tout restaurer.
Chapitre 2
Le rôle malsain de la psychologie moderne
(Freud, Jung et leurs héritiers)
La psychologie moderne, souvent présentée comme une science objective au service du bien-être humain, a joué un rôle décisif dans l'accélération et la légitimation du fléau sexuel post-chute. Notre culture contemporaine en est profondément imprégnée : des thérapies qui excusent l'infidélité comme « exploration de soi », des manuels scolaires qui enseignent la fluidité sexuelle aux enfants, des séries et films qui banalisent la pornographie ou les relations multiples comme « normales », jusqu'aux lois qui protègent des pratiques autrefois considérées comme déviantes. Cette influence n'est pas neutre ; elle représente une inversion progressive des valeurs bibliques, où le péché est rebaptisé « répression » et la licence sexuelle élevée au rang de « santé mentale » ou d'« épanouissement ». Freud et Jung en sont les piliers fondateurs, mais leurs héritiers directs ont amplifié le mal de façon spectaculaire, et c’est important que les chrétiens le sachent : aujourd’hui, la grande majorité des psychologues – même ceux qui se disent chrétiens ou qui intègrent la foi dans leur pratique – sont formés dans des universités et des écoles imprégnées de ces courants. Les manuels de base, les supervisions, les références classiques restent souvent ancrés dans ces pensées, même quand on les « christianise » en surface. Il est donc vital de discerner par quels enseignements ces professionnels sont nourris, pour ne pas confier nos âmes blessées à des méthodes qui, au fond, contredisent la Parole de Dieu.
1. Sigmund Freud : La sexualisation totale de l’humain et la guerre contre la morale divine
Sigmund Freud, neurologue autrichien (1856-1939), est le père de la psychanalyse, une théorie qui a redéfini l’être humain non comme une créature spirituelle à l’image de Dieu (Genèse 1:27), mais comme un animal gouverné par des instincts sexuels refoulés. Pour Freud, la sexualité n’est pas un don ordonné au mariage et à la fécondité, mais la force primordiale (libido) qui motive tout : rêves, névroses, art, religion. Dans ses Trois Essais sur la théorie sexuelle (1905), il décrit le développement humain en stades psychosexuels : oral (plaisir de la bouche), anal (contrôle des sphincters), phallique (découverte du pénis et complexe d’Œdipe), latent et génital. L’enfant y est dépeint comme un « pervers polymorphe » – un être intrinsèquement sexuel dès la naissance, avec des pulsions incestueuses et polymorphiques (tout orifice ou acte peut être source de plaisir érotique). Même des gestes innocents comme téter le sein maternel ou retenir ses excréments sont sexualisés, transformant l’innocence en terrain de pulsions primitives.
Freud va plus loin : la religion, particulièrement le christianisme, est vue comme une névrose collective, une illusion pour réprimer ces instincts (dans L’Avenir d’une illusion, 1927). Pour lui, Dieu n’est qu’une projection du père œdipien, et les commandements moraux (comme « Tu ne commettras pas l’adultère », Exode 20:14) sont des tabous répressifs qui causent des hystéries et des troubles mentaux. La « libération » sexuelle devient alors la clé de la santé mentale : exprimer librement la libido pour éviter les névroses. Du point de vue chrétien, cela est une abomination – une inversion satanique où le péché est prescrit comme remède ! Freud a profané l’innocence de l’enfance (Matthieu 18:6), sexualisé ce qui est pur, et déclaré la guerre à Dieu en réduisant l’âme immortelle à un mécanisme libidinal. Son influence sur notre culture est immense : la thérapie freudienne a popularisé l’idée que réprimer les désirs sexuels est « malsain », menant à la banalisation de la masturbation, de la pornographie et des relations éphémères comme « normales ». Des héritiers comme Wilhelm Reich (1897-1957), avec son concept d’« orgone » (énergie sexuelle cosmique), ont poussé cela à l’extrême, prônant l’orgasme comme salut et influençant le mouvement hippie et Mai 68. Aujourd’hui, cette pensée imprègne les cabinets de psychologues, où l’adultère est souvent excusé comme « crise identitaire » et la chasteté vue comme répression. Le chrétien doit impérativement rejeter cette idole freudienne ! La vraie libération vient du Christ, qui guérit les cœurs brisés (Luc 4:18), non de la licence sexuelle.
2. Carl Gustav Jung : L’occultisme déguisé et la spiritualisation perverse de la sexualité
Carl Gustav Jung (1875-1961), ancien disciple de Freud, a rompu avec son maître pour développer une psychologie plus « spirituelle », mais d’une spiritualité dangereuse, imprégnée d’occultisme et de gnosticisme. Jung rejette le réductionnisme sexuel freudien, mais élève la sexualité à un niveau mystique : la libido n’est plus seulement instinctuelle, mais une énergie vitale archétypale, liée à l’inconscient collectif – un réservoir universel de symboles mythiques. Au cœur de sa théorie : l’ "anima" (l’aspect féminin inconscient chez l’homme, incarnant émotions, intuition et créativité) et l’ "animus" (l’aspect masculin chez la femme, représentant logique et assertivité). L’individuation – processus de complétude psychique – exige d’intégrer ces opposés, souvent via des rêves ou des relations sexuelles symboliques, vues comme un « mariage sacré » (hieros gamos) alchimique.
Jung puise dans l’alchimie, la mythologie et les religions orientales pour justifier cela : la sexualité devient un rituel spirituel pour fusionner les polarités intérieures, justifiant des pratiques non-traditionnelles comme voies d’éveil. Dans Psychologie et alchimie (1944), il lie l’union sexuelle à la transformation de l’âme, et dans Réponse à Job (1952), il critique la Bible comme incomplète, proposant une « quaternité » divine incluant Satan pour équilibrer la Trinité – une hérésie gnostique pure ! Du point de vue chrétien, Jung est un faux prophète qui a spiritualisé le péché, ouvrant la porte à l’occultisme New Age où la sexualité est un outil d’auto-divinisation, sans besoin de repentance. Son influence sur notre culture est subtile mais profonde : la psychologie jungienne a inspiré le mouvement New Age, les thérapies holistiques et même certains courants chrétiens syncrétiques, où l’homosexualité ou le transgenre sont vus comme « intégration de l’anima/animus ». Des héritiers comme Joseph Campbell (mythologie) ou James Hillman (psychologie archétypale) ont perpétué cela, influençant Hollywood et l’éducation à voir les perversions comme « mythes vivants ». l’Église doit démasquer cet occultisme déguisé ! La vraie spiritualité vient de l’Esprit Saint, non de l’inconscient jungien (1 Jean 4:1 : "N’ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits").
3. Les héritiers et l’impact culturel : Une culture imprégnée de perversion « thérapeutique »
Les idées de Freud et Jung n’ont pas disparu avec eux ; elles ont été relayées, radicalisées et institutionnalisées par une série d’héritiers qui ont directement façonné la psychologie du XXe et XXIe siècle. Ces figures sont encore enseignées dans presque toutes les facultés de psychologie, et leurs concepts forment la base de nombreuses approches thérapeutiques contemporaines – y compris celles pratiquées par des psychologues chrétiens qui, souvent sans le savoir ou en le minimisant, intègrent ces fondations.
Wilhelm Reich (1897-1957)
Élève de Freud puis expulsé pour radicalité, Reich a poussé la « libération sexuelle » à son paroxysme. Pour lui, la répression des pulsions sexuelles est la cause principale des névroses, mais aussi du fascisme et des guerres. Il invente le concept d’« énergie orgone » – une force sexuelle cosmique que l’orgasme complet libère – et construit même des « accumulateurs d’orgone » pour guérir les patients. Dans La Fonction de l’orgasme (1927) et La Révolution sexuelle (1936), il appelle à détruire la famille monogame patriarcale, à encourager la sexualité infantile et adolescente libre, et à abolir toute morale sexuelle « répressive ». Reich a directement influencé le mouvement hippie, Mai 68 et la culture du « free love ». Son héritage vit encore dans les thérapies corporelles, la sexologie moderne et certaines approches « bioénergétiques » qui voient l’orgasme comme clé de la santé mentale. Beaucoup de psychologues formés en somato-thérapie ou en thérapie sexuelle s’inspirent encore de lui, même indirectement.
Alfred Kinsey (1894-1956)
Zoologiste américain, Kinsey publie les célèbres Rapports Kinsey (1948 sur les hommes, 1953 sur les femmes), prétendant révéler la « réalité » de la sexualité humaine à partir d’enquêtes massives. Mais ses méthodes sont gravement biaisées : échantillons non représentatifs (prisonniers, prostitués, pédophiles interviewés), inclusion de données sur des « orgasmes » d’enfants (obtenues auprès d’adultes abuseurs), et conclusion que 10 % de la population est homosexuelle, que l’adultère est courant, que la masturbation et les relations prémaritales sont universelles. Ces « statistiques » ont servi à destigmatiser l’homosexualité (contribuant à sa dépsychiatrisation en 1973 par l’American Psychiatric Association) et à promouvoir l’éducation sexuelle précoce. Kinsey est encore cité comme référence dans les manuels de sexologie et les programmes scolaires. Des psychologues chrétiens qui utilisent des statistiques sur la sexualité « normale » reprennent souvent, sans le savoir, ses chiffres manipulés.
Masters & Johnson (William Masters et Virginia Johnson)
Dans les années 1960-1970, ce duo a « scientifisé » l’étude du comportement sexuel en observant des milliers de personnes en laboratoire (Human Sexual Response, 1966 ; Human Sexual Inadequacy, 1970). Ils ont normalisé la masturbation comme thérapie, encouragé les « substituts » sexuels (prostituées thérapeutiques), et séparé radicalement sexualité et procréation. Leur travail a directement influencé la sexothérapie moderne, encore enseignée dans la plupart des formations de psychologues spécialisés en couple ou sexualité.
Abraham Maslow (1908-1970) et Carl Rogers (1902-1987) – La psychologie humaniste
Maslow place les besoins sexuels au bas de sa pyramide des besoins, juste après la physiologie, les rendant « fondamentaux ». Rogers, avec sa « thérapie centrée sur la personne », prône l’acceptation inconditionnelle du client et de ses choix. Ces deux figures fondent la psychologie humaniste, dominante aujourd’hui : le but est l’« auto-actualisation », l’épanouissement personnel sans jugement moral extérieur. Résultat : dans beaucoup de cabinets (même chrétiens), le péché sexuel n’est plus nommé péché, mais « incongruence » ou « besoin non satisfait ». L’acceptation inconditionnelle remplace la confrontation aimante au péché.
John Money (1921-2006)
Psychologue néo-zélandais, pionnier de la théorie du genre. Il affirmait que le genre est socialement construit, pas biologique. Son expérience tragique sur David Reimer (enfant élevé en fille après un accident) a échoué dramatiquement, mais Money a influencé la distinction moderne sexe/genre, base de l’idéologie transgenre actuelle. Ses idées sont enseignées dans presque tous les cours de psychologie du développement et de genre.
4. L’impact sur les psychologues chrétiens d’aujourd’hui
Beaucoup de psychologues chrétiens (catholiques ou évangéliques) sont formés dans des universités laïques où Freud, Jung, Reich, Kinsey, Rogers et Money sont des références incontournables. Même quand ils intègrent la Bible, ils utilisent souvent des outils imprégnés de ces fondations : thérapie centrée sur la personne (Rogers), analyse des rêves (Jung), sexothérapie (Masters & Johnson), ou théorie du genre (Money). Résultat : le péché sexuel est souvent traité comme un « trauma » ou un « besoin non satisfait », rarement comme une offense à Dieu nécessitant repentance. C’est pourquoi il est vital pour les chrétiens de discerner : une thérapie peut aider à guérir les blessures, mais elle ne doit jamais contredire la Parole. La vraie guérison vient du Christ et de son Église, pas d’une psychologie qui, au fond, relativise le péché.
En tant que chrétiens, vous devez tester tout à la lumière de l’Écriture (1 Thessaloniciens 5:21) et chercher des conseillers bibliques solides qui soumettent explicitement leur pratique à la Parole de Dieu. Ne confiez pas votre âme à des méthodes imprégnées d’enseignements qui ont servi à justifier le fléau sexuel.
Chapitre 3
Le rôle de la société moderne
et la normalisation progressive du mal
Dans les chapitres précédents, nous avons exploré la racine biblique de la perversion sexuelle (la chute) et le rôle destructeur de la psychologie moderne comme outil intellectuel du diable. Maintenant, nous nous tournons vers la société moderne elle-même, qui a servi de terrain fertile pour propager ces idées et les transformer en normes culturelles, légales et morales.
La société n’est pas neutre : elle est le théâtre où le diable orchestre son inversion des valeurs divines, faisant passer le mal pour du bien, la perversion pour de l’amour, et la destruction pour du progrès (Isaïe 5:20). Cette normalisation n’est pas un accident historique ; c’est une stratégie progressive, étape par étape, qui a commencé par de petites concessions et abouti à une rébellion totale contre l’ordre créateur de Dieu. Chaque phase a été vendue comme une « libération », un « droit humain », une « évolution naturelle des mœurs », ou même un acte d’« amour inclusif ». Et tristement, une partie de l’Église a suivi le mouvement, par peur d’être jugée « rétrograde » ou par un faux sens de la compassion qui confond l’amour avec la tolérance du péché. Examinons cette progression en détail, pour démasquer l’œuvre du diable et appeler à une résistance prophétique.
1. Le point de départ : le sexe avant le mariage devient « normal »
Tout a commencé par la banalisation du sexe hors mariage, autrefois appelé fornication et clairement condamné dans l’Écriture comme un péché qui exclut du Royaume de Dieu (1 Corinthiens 6:9-10 : « Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point du royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes… n’hériteront le royaume de Dieu » ; Hébreux 13:4 : « Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères » ; 1 Thessaloniciens 4:3-5 : « Car c’est la volonté de Dieu, votre sanctification, que vous vous absteniez de l’impudicité ; que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l’honneur, sans vous livrer à une convoitise passionnée comme les païens qui ne connaissent pas Dieu »).
Dans les années 1950-1960, plusieurs facteurs ont convergé pour rendre cela « normal » :
L’invention de la pilule contraceptive (approuvée aux États-Unis en 1960, en France en 1967) a séparé pour la première fois de manière fiable le plaisir sexuel de la procréation et de la responsabilité. Le sexe devenait un « loisir sans risque », un « droit individuel » à l’expérimentation.
L’influence de la psychologie freudienne (la répression sexuelle cause des névroses) et reichienne (l’orgasme est essentiel à la santé sociale) a fait passer l’idée que retenir ses désirs était « malsain », « répressif » et source de frustrations collectives.
Les médias et la culture pop (films comme La Fureur de vivre de 1955, musique rock avec Elvis Presley) ont glamourisé les relations adolescentes et prémaritales comme symboles de liberté et de rébellion contre l’« ancien monde ».
Résultat : le sexe prémarital, autrefois réservé au mariage, est devenu une « étape normale » de la relation amoureuse, puis un simple « loisir ». On a même inventé des slogans cyniques pour le justifier : « Essayer avant d’acheter », comme si le corps de l’autre était une marchandise à tester avant engagement définitif. Cette expression, popularisée dans les magazines et les conversations des années 1970-1980, réduit l’intimité sacrée à un essai commercial, sans amour véritable ni promesse éternelle. Elle reflète parfaitement l’esprit du diable : transformer le don total de soi en transaction consumériste, où l’on « jette» l’autre s’il ne convient pas.
La société a suivi : films, chansons, magazines ont célébré les aventures éphémères. Les parents, influencés par la même culture, ont fermé les yeux. L’Église, souvent, n’a pas osé prêcher clairement sur la chasteté, de peur d’être jugée « rétrograde ».
Conséquence spirituelle : on a rompu le lien sacré entre sexualité, amour, engagement et fécondité. Le corps n’est plus donné dans une alliance définitive, mais prêté pour un moment. Le cœur se fragmente. La porte est grande ouverte à toutes les dérives suivantes.
2. L’effacement progressif du mariage : de l’institution sacrée au contrat optionnel
Une fois le sexe détaché de l’engagement, le mariage lui-même – institué par Dieu comme alliance éternelle (Genèse 2:24 : « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair ») – a commencé à être remis en question et marginalisé.
Les unions libres et la cohabitation sans mariage sont devenues la norme : « Pourquoi un papier officiel si on s’aime ? » En Europe et en Amérique du Nord, plus de 50 % des enfants naissent hors mariage dans de nombreux pays, et le taux de cohabitation explose (en France, plus de 70 % des couples de moins de 35 ans cohabitent avant ou sans mariage). Vu comme une « évolution vers la liberté », mais c’est une rébellion contre l’ordre divin du mariage comme sacrement visible de l’amour invisible du Christ pour son Église (Éphésiens 5:32).
Le divorce facile (lois « no-fault » dans les années 1970 aux USA et en Europe) a transformé le mariage en contrat révocable : « Tant que ça nous convient ». Taux de divorce avoisinant les 50 % dans de nombreux pays occidentaux, souvent initiés par les femmes (70-80 % des cas). Présenté comme un « droit à recommencer », mais la Bible est claire : Dieu hait le divorce (Malachie 2:16) et Jésus l’interdit sauf en cas d’adultère (Matthieu 19:3-9).
Le mariage est devenu une « option », une « fête » sans engagement réel, ou même obsolète : campagnes pour le « mariage pour tous » ont dilué son sens sacré, et aujourd’hui, de plus en plus de jeunes renoncent totalement au mariage (taux de célibat en hausse, mouvements comme MGTOW ou 4B en Corée du Sud).
La société présente cela comme un « progrès » : plus d’égalité, moins d’hypocrisie, plus de flexibilité individuelle. Mais bibliquement, c’est une destruction systématique de l’institution divine qui protège la famille, les enfants et la société (Malachie 2:15 : « Prenez donc garde à votre esprit, et que personne ne soit infidèle envers la femme de sa jeunesse »). Le diable sait que sans mariage stable, la sexualité devient chaos, les enfants orphelins de repères, et les âmes vulnérables à toutes les dérives.
3. L’avortement : du meurtre honteux au « droit constitutionnel »
Avec le sexe sans engagement, les grossesses non désirées ont explosé. La réponse sociétale ? L’avortement, passé d’un acte caché et condamné à un « droit fondamental ».
Légalisation et normalisation :
L’arrêt Roe v. Wade (1973) de la Cour suprême américaine a légalisé l’avortement sur tout le territoire américain (60 millions d’avortements depuis, renversé en 2022 mais toujours pratiqué) ;
loi Veil (1975, France – 200 000 par an) ;
inscription dans la Constitution française (2024).
Présenté comme « santé reproductive » ou « autonomie corporelle ».
Langage orwellien :
« IVG », « interruption »,
« tissu foetal » au lieu de « bébé » ou « meurtre ».
Campagnes comme « Mon corps, mon choix » occultent la vie de l’enfant.
Promotion active :
cliniques financées publiquement,
éducation scolaire qui le présente comme solution « responsable »,
médias célébrant des « témoignages positifs ».
La société le voit comme une « victoire féministe », un progrès contre l’« oppression patriarcale ». Mais la Bible est sans ambiguïté : la vie commence à la conception, et tuer l’innocent est un meurtre abominable (Exode 20:13 ; Psaume 139:13-16 : « C’est toi qui as formé mes reins, qui m’as tissé dans le ventre de ma mère » ; Jérémie 1:5 : « Avant que je t’eusse formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais »). C’est l’horreur absolue : des millions d’âmes innocentes sacrifiées sur l’autel de la commodité, avec des séquelles psychiques pour les mères (dépression, culpabilité) et une société qui dévalue la vie humaine dès sa source. Le diable jubile : ce qui était fécondité divine devient stérilité volontaire.
4. L’homosexualité : de la dépénalisation à la norme célébrée et imposée
L’homosexualité, autrefois vue comme un trouble ou un péché, est devenue non seulement acceptée, mais norme imposée.
Dépénalisation (années 1970-1980 en Occident).
Dépsychiatrisation (1973, DSM américain).
Mariage homosexuel (Pays-Bas 2001, France 2013, USA 2015).
Adoption, PMA/GPA pour couples homosexuels, éducation inclusive.
Célébration massive : mois des Pride, parades avec millions de participants, drapeaux arc-en-ciel sur les bâtiments publics, entreprises et églises « inclusives ».
La société parle d’« amour égal », de « diversité sexuelle », d’« inclusion ». Les critiques sont accusées d’« homophobie », un crime dans certains pays. Mais la Bible est claire : c’est une inversion contre-nature de l’ordre créateur (Lévitique 18:22 ; Romains 1:26-27 ; 1 Corinthiens 6:9-10). C’est une perversion qui prive les enfants d’un père et d’une mère, et mène à une confusion sociétale profonde. Le diable l’utilise pour diluer la famille divine.
5. Le transgenrisme et la fluidité de genre : l’aboutissement de l’inversion, l’effacement de la création
La dernière étape (pour l’instant) : le rejet du sexe biologique lui-même.
Théorie du genre : John Money, Judith Butler – le genre est « construit », fluide, détachable du corps.
Transitions pour tous : bloqueurs de puberté pour enfants (dès 8-10 ans), hormones, chirurgies. Lois facilitant cela sans consentement parental (ex. : Californie, Écosse).
Reconnaissance légale : genres non-binaires, autocertification (changer de sexe sur simple déclaration).
Promotion culturelle : éducation scolaire (livres pour enfants sur les « garçons qui deviennent filles »), médias avec influenceurs trans, lois contre la « transphobie ».
La société le voit comme le summum de l’« authenticité » : « Vivez votre vérité ». Mais c’est le rejet ultime de la création : « Homme et femme il les créa » (Genèse 1:27). C’est une mutilation du corps (1 Corinthiens 6:19), une confusion qui mène à des regrets massifs (études montrent 10-20 % de détransitions) et à des suicides élevés. Le diable efface ainsi l’image de Dieu en l’humanité.
6. Le féminisme radical : une haine des hommes issue de la chute et amplifiée par la société
Le féminisme, dans sa forme radicale moderne, est une autre facette de cette normalisation. Bien que les premières vagues aient cherché une égalité légitime (droit de vote, égalité salariale – compatible avec Galates 3:28), le féminisme radical (depuis les années 1960, influencé par de Beauvoir, Friedan et Butler) a souvent dégénéré en une haine des hommes, rejetant la complémentarité divine pour une guerre des sexes exacerbée (Genèse 3:16 annonce déjà cette tension post-chute comme conséquence du péché, avec domination et désir conflictuel).
Origines et mécanismes :
Influencé par Freud (femmes « envie du pénis ») et la révolution sexuelle, il voit le mariage comme « prison patriarcale », la maternité comme « oppression », et les hommes comme oppresseurs innés.
Slogans comme « Un enfant si je veux, quand je veux » (avortement),
promotion de la sexualité lesbienne comme « libération »,
rejet des rôles traditionnels (père protecteur, mère nourricière) au nom de l’« égalitarisme absolu ».
Mouvements comme #MeToo ont amplifié cela, mais souvent en généralisant la culpabilité masculine.
Conséquences sociétales :
Divorces initiés majoritairement par les femmes (70-80 %),
familles monoparentales (augmentation de 50 % en 50 ans),
dénatalité (taux de fertilité en dessous de 1.5 en Europe),
confusion des genres (féminisme queer),
et une société où les hommes sont dévalorisés (mouvements comme MGTOW en réaction).
Cela amplifie la division, la solitude et le fléau sexuel : plus de relations casual, moins de mariages stables.
Opposition biblique :
Dieu a créé homme et femme égaux en dignité mais complémentaires (Genèse 2:18 ; Éphésiens 5:21-33 : soumission mutuelle dans l’amour). Le féminisme radical inverse cela, perpétuant la malédiction de la chute au lieu de la racheter en Christ.
Femmes et hommes, repentez-vous de cette haine réciproque ! Revenez à l’amour mutuel divin, où chacun honore l’autre.
7. Le diable rit : l’inversion complète et ses fruits amers
Le diable a réussi : ce qui était abomination est célébré, ce qui était sacré est moqué. La société moderne, imprégnée de ces idées, est en pleine déliquescence morale. Mais Dieu appelle à la résistance : « Ne vous conformez pas à ce siècle, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence » (Romains 12:2).
Chapitre 4
L’arbre des dérives – Cartographie complète du fléau
Pour comprendre l’ampleur du fléau sexuel aujourd’hui, il est nécessaire de le cartographier de manière systématique. Nous utilisons ici la métaphore de l’arbre: une seule racine – la chute originelle – d’où jaillissent des branches multiples, de plus en plus nombreuses et destructrices.
Cet arbre reflète la progression logique du péché sexuel post-chute : de l’égoïsme solitaire (branche intérieure) aux abus relationnels, puis à l’exploitation sociétale et criminelle, jusqu’aux conséquences extrêmes qui touchent les corps, les âmes et les sociétés entières.
Chaque branche et sous-branche est présentée avec sa nature, son origine dans la concupiscence post-chute, ses mécanismes et ses conséquences observables.
Racine :
La Chute (Péché Originel) – Source Universelle de la Perversion Sexuelle
Le péché d’Adam et Ève introduit la concupiscence, cette inclination désordonnée qui pervertit les désirs naturels. La sexualité, don saint pour l’amour agape dans le mariage homme-femme ouvert à la vie, devient un champ de bataille où le diable inverse l’union en division, la fécondité en stérilité spirituelle, l’amour en luxure. Ce renversement touche chaque être humain dès sa conception.
Branche Principale 1 :
Dérives Individuelles (Égoïsme Solitaire) – La Perversion Intérieure
Le monstre commence dans le secret du cœur, isolant l’individu et déformant l’image divine du corps.
Masturbation
Recherche solitaire de plaisir, souvent compulsive. Origine : curiosité naturelle corrompue. Mécanismes : dépendance neurologique.
Conséquences : culpabilité, isolement émotionnel, difficulté à former des relations saines.
Pornographie et contenus érotiques
Consommation de fantasmes visuels ou mentaux (vidéos, images, sextapes). Origine : convoitise des yeux amplifiée par la technologie. Mécanismes : recâblage cérébral, réduction de l’empathie.
Conséquences : addiction chronique, dysfonctionnements sexuels, déshumanisation progressive.
Fantasmes impurs et fétichismes solitaires
Pensées récurrentes, auto-érotisme avec objets. Origine : concupiscence déformant l’imagination. Mécanismes : obsession.
Conséquences : troubles psychiques, aliénation de soi.
Nymphomanie et hypersexualité compulsive
Recherche insatiable de stimulation. Origine : concupiscence déchaînée. Mécanismes : dépendance dopaminergique, vide affectif.
Conséquences : épuisement physique et émotionnel, risques MST élevés, impossibilité de relations profondes.
Perversions sexuelles individuelles (voyeurisme, exhibitionnisme, fétichisme extrême, etc.)
Déviation vers objets ou rituels anormaux. Origine : corruption de l’imagination. Mécanismes : fixation perverse.
Conséquences : aliénation, dangers légaux et moraux.
Changement de genre
Rejet du sexe biologique. Origine : confusion identitaire post-chute. Mécanismes : hormones et chirurgies.
Conséquences : troubles psychiques, regrets, suicides élevés.
Abstinence pathologique
Rejet haineux du corps et du mariage. Origine : traumas.
Conséquences : isolement, stérilité spirituelle.
Auto-pratiques bestiales ou nécrophiles simulées
Liaison au tabou via objets ou fantasmes. Origine : dégradation ultime.
Conséquences : risques de possession démoniaque.
Poupées gonflables et substituts artificiels
Objectification extrême. Conséquences : déshumanisation totale.
Autres formes inimaginables
Simulations virtuelles, rituels occultes personnels.
Conséquences : perte progressive d’âme.
Branche Principale 2 :
Dérives Relationnelles (Abus entre Partenaires) – La Corruption du Lien
Le monstre envahit les relations, transformant l’intimité en égoïsme.
Sexe hors mariage
Relations prémaritales ou occasionnelles.
Conséquences : instabilité émotionnelle, cœurs fragmentés.
Adultère
Trahison conjugale.
Conséquences : divorces, souffrance des enfants.
Homosexualité
Relations contre la complémentarité.
Conséquences : stérilité relationnelle et spirituelle.
Pratiques contre-nature dans le couple
Fellation, sodomisation, BDSM, etc.
Conséquences : dégradation, risques physiques.
Polyamorie, échangisme, clubs libertins, partouses
Dilution de la fidélité.
Conséquences : jalousie cachée, vide émotionnel.
Impureté pour séduire
Manipulation.
Conséquences : relations superficielles.
Relations transgenres
Confusion identitaire partagée.
Conséquences : souffrances mutuelles.
Autres formes
Fantasmes occultes dans le couple.
Conséquences : corruption spirituelle du lien.
Branche Principale 3 :
Dérives Sociétales et Criminelles (Exploitation et Domination) – Le Fléau Collectif
Le monstre devient collectif, victimisant les faibles.
Inceste
Abus familial.
Conséquences : traumas intergénérationnels.
Pédophilie et abus sur mineurs
Vol de l’innocence.
Conséquences : vies détruites à long terme.
Prostitution, trafic, maisons closes
Commerce du corps.
Conséquences : esclavage moderne.
Viol
Domination par la violence.
Conséquences : destruction psychique.
Bestialité et nécrophilie
Dégradation extrême.
Conséquences : perte de dignité humaine.
Sextortion, revenge porn
Humiliation numérique.
Conséquences : réputation détruite.
Sex-shops et industrie perverse
Commercialisation du mal.
Conséquences : accessibilité généralisée.
Promotion sociétale
Idéologie LGBTQ+, éducation perverse.
Conséquences : corruption des générations.
Autres formes
Réseaux occultes, trafic international.
Conséquences : extension globale du mal.
Branche Principale 4
Conséquences Extrêmes (Destruction Totale et Meurtre) – L'Aboutissement Fatal
Le monstre tue.
Avortement :
Meurtre de l’innocent.
Conséquences : traumatismes pour les parents, dévaluation de la vie.
Meurtres liés au sexe
Crimes passionnels ou pour couvrir l’abus.
Conséquences : perte de vies.
Suicides
Désespoir post-trauma ou regrets.
Conséquences : morts prématurées.
MST
Maladies mortelles ou invalidantes.
Conséquences : souffrances physiques, transmission aux innocents.
Destruction sociétale
Effondrement familial et moral.
Conséquences : dénatalité, solitude massive.
Féminisme radical comme haine des hommes
Guerre des sexes.
Conséquences : familles brisées, dénatalité, confusion des rôles.
Autres
Damnation éternelle par rejet de la grâce.
L’arbre des dérives montre une progression implacable : du péché solitaire à l’exploitation collective, jusqu’à la mort physique et spirituelle. Chaque branche nourrit la suivante ; le mal individuel devient relationnel, puis sociétal, et finit par détruire tout sur son passage.
Ce tableau n’est pas théorique : il décrit la réalité observable de notre monde. Le diable a réussi à faire d’un don magnifique une machine de destruction massive. Mais cette cartographie n’est pas une fin en soi ; elle prépare le terrain pour comprendre que seule la grâce du Christ peut couper cet arbre à la racine et restaurer la beauté originelle.
Chapitre 5
Les conséquences extrêmes de ces dérives
Les dérives sexuelles décrites dans l’arbre du chapitre précédent ne sont pas de simples écarts ou des « petites faiblesses humaines » ; elles constituent un véritable monstre, une force destructrice qui dévore tout sur son passage. Ce monstre n’est pas abstrait : il est concret, visible dans les statistiques, les vies brisées, les sociétés en déliquescence. Il transforme ce qui était un don divin de vie et d’amour en un instrument de mort généralisée – physique, émotionnelle, relationnelle, sociétale et spirituelle. Les conséquences ne se limitent pas à l’individu ; elles se propagent comme un cancer, contaminant les familles, les communautés et des nations entières. Examinons-les en détail, pour mesurer l’horreur absolue de ce fléau et comprendre pourquoi il n’est pas une « petite dérive », mais une catastrophe abyssale orchestrée par le diable depuis la chute.
1. Conséquences physiques : le corps ravagé, temple profané
Le corps humain devient une victime directe de ces dérives, payant un prix exorbitant qui transforme le plaisir éphémère en souffrance prolongée.
Maladies sexuellement transmissibles (MST/IST)
Avec plus de 1 million de nouvelles infections par jour dans le monde (selon l’OMS), les MST comme le VIH/sida (38 millions de personnes infectées, 690 000 morts en 2019), l’hépatite B et C (plus de 300 millions de cas chroniques, menant à cirrhose et cancer du foie), la syphilis (12 millions de nouveaux cas annuels, causant des malformations congénitales), la gonorrhée (résistante aux antibiotiques dans 50% des cas), la chlamydia (127 millions de cas, causant stérilité), le HPV (570 000 cancers annuels, dont 90% des cancers cervicaux) et l’herpès (500 millions de cas chroniques) se propagent exponentiellement dans une société de promiscuité. La sodomisation, l’échangisme et la prostitution multiplient les risques par 10 à 100 fois. Conséquences : stérilité massive (20% des couples infertiles en Occident le doivent aux MST), douleurs chroniques incurables, handicaps (paralysie syphilitique), cancers mortels, et transmission aux innocents (1 million d’enfants nés avec syphilis congénitale par an).
Ce monstre transforme le corps en champ de bataille, où le plaisir d’un instant mène à une agonie de décennies.
Grossesses non désirées et avortements
Avec 73 millions d’avortements annuels dans le monde (OMS), les complications physiques incluent hémorragies (risque de mort maternelle multiplié par 4), infections utérines (jusqu’à 20% des cas), perforations d’organes, et stérilité future (10-15% des femmes).
Le monstre dévore non seulement la vie naissante, mais laisse des cicatrices invisibles sur le corps maternel.
Épuisement et dépendances physiques
Nymphomanie et hypersexualité usent le corps : troubles hormonaux (baisse de testostérone chez les hommes addicts), fatigue chronique, dysfonctionnements érectiles ou anorgasmie (touchant 30% des addicts à la pornographie), et même dépendances croisées (sexe + drogues pour amplifier le plaisir, menant à overdoses).
Mutilations volontaires
Transitions de genre : 20-30% de complications post-chirurgicales (infections, nécroses, pertes de sensibilité), ostéoporose due aux hormones, et taux de regrets de 10-20% avec tentatives de détransition.
Ce monstre pousse à détruire le corps créé par Dieu, transformant l’identité en charnier.
Ces conséquences physiques montrent que le fléau n’est pas une « petite dérive » : il est un monstre vorace qui consomme le corps, le rendant stérile, malade et brisé.
2. Conséquences émotionnelles et psychologiques : l’âme dévorée de l’intérieur
Le monstre ne s’arrête pas au corps ; il ronge l’âme, laissant un désert intérieur où la joie est remplacée par le vide.
Honte, culpabilité et vide existentiel
Même dans une société qui applaudit, 70% des consommateurs de pornographie rapportent de la honte (études Journal of Sex Research), et les survivants d’abus ou d’avortement portent une culpabilité non résolue qui mène à l’isolement (syndrome post-avortement touche 60% des femmes, avec flashbacks et dépression).
Dépression, anxiété et suicides
Taux de suicide 3-4 fois plus élevés chez les personnes trans post-transition (études suédoises), 40% des victimes d’abus sexuel développent une dépression majeure, et les addicts à la sexualité compulsive ont un risque de suicide multiplié par 6. Le monstre promet l’extase, mais livre le désespoir absolu.
Troubles de l’attachement et dépendances affectives
Relations multiples créent une « fatigue émotionnelle » : peur de l’intimité, jalousie pathologique, incapacité à faire confiance (50% des divorcés citent des problèmes sexuels comme cause).
Traumatismes intergénérationnels
Les enfants d’abusés ou de divorcés ont 2-3 fois plus de risques de reproduire le cycle : dépression héréditaire, addictions.
Ce monstre dévore l’âme, transformant le désir de connexion en isolement abyssal.
3. Conséquences relationnelles et familiales : le lien brisé, la cellule de vie détruite
Divorces et instabilité conjugale
40-50% des mariages finissent en divorce en Occident, souvent dus à adultère, pornographie ou hypersexualité.
Conséquences : enfants avec troubles comportementaux (30% plus de risques de dépression), pauvreté monoparentale.
Enfants sans repères stables
50% des enfants naissent hors mariage ; élevés dans des familles recomposées ou monoparentales, ils ont 2 fois plus de risques d’abus sexuels, de délinquance et d’addictions futures.
Guerre des sexes amplifiée
Féminisme radical exacerbe la division : hommes dévalorisés, femmes isolées dans leur « autonomie » ; résultat : solitude massive, avec 30% des jeunes adultes célibataires chroniques.
Cycle vicieux
Victimes deviennent coupables, perpétuant le mal dans les relations futures.
Le monstre détruit la famille, cellule de base de la société, laissant un vide relationnel généralisé.
4. Conséquences sociétales : l’effondrement collectif d’une civilisation
Dénatalité et vieillissement
Taux de fertilité à 1,4 en Europe (contre 2,1 pour le renouvellement) ; avortement et contraception massive mènent à des sociétés vieillissantes, avec crises économiques (manque de main-d’œuvre) et sociales (isolement des aînés).
Perte de cohésion sociale
Familles brisées augmentent la délinquance juvénile (70% des détenus viennent de familles monoparentales), la dépendance à l’État (coûts sociaux des divorces : milliards par an), et la perte de transmission morale.
Culture de mort généralisée
Normalisation de l’avortement, euthanasie pour « regrets sexuels », violence sexuelle banalisée dans les médias préparent une société où la vie humaine est jetable.
Économie du vice
Industrie pornographique (100 milliards de dollars/an), tourisme sexuel, trafics humains – un monstre économique qui exploite et détruit.
Ce monstre engendre un effondrement civilisationnel, où la vie collective devient un désert moral.
En résumé, les conséquences extrêmes forment un tableau apocalyptique : corps ravagés par les maladies, âmes dévorées par le vide, relations brisées en miettes, familles dissoutes, sociétés en déliquescence morale et démographique, et âmes risquant la perte éternelle. Ce n’est pas une « petite dérive » : c’est un monstre vorace qui consume tout, transformant la vie en mort. Face à cette horreur absolue, la société moderne ferme les yeux, mais la réalité est implacable – le fléau sexuel est un cancer qui détruit de l’intérieur, et son ampleur appelle à une prise de conscience urgente pour chercher des voies de restauration.
Chapitre 6
L’Église aussi est impactée – Le tabou qui doit être brisé
On pourrait croire que l’Église, corps du Christ, lieu de vérité et de guérison, serait le dernier endroit touché par le fléau sexuel. Pourtant, la réalité est tout autre. L’Église est profondément impactée, parfois plus que le monde extérieur, parce que le silence, la honte et le tabou y règnent souvent avec une force particulière.
Ce chapitre n’a pas pour but de juger ou de scandaliser, mais de mettre en lumière une vérité douloureuse : presque toute personne qui entre dans l’Église (ou presque toute personne qui y est déjà) porte un passé sexuel lourd. Elle a été victime, coupable, ou les deux à la fois. Et tant que ce sujet reste tabou, l’Église ne peut pas accomplir pleinement sa mission de guérison, de délivrance et de sanctification.
1. Le passé sexuel de presque tous ceux qui arrivent dans l’Église
Quand une personne franchit la porte d’une église pour la première fois – ou quand elle se convertit après des années de vie chrétienne tiède –, elle traîne presque toujours un bagage sexuel.
Elle a été victime
abus dans l’enfance ou l’adolescence (1 personne sur 5 chez les femmes, 1 sur 13 chez les hommes selon les études mondiales),
exposition précoce à la pornographie (âge moyen de première exposition : 11 ans),
trahison par un conjoint adultère, viol, harcèlement, pression sociale pour « vivre sa sexualité » trop tôt.
Elle a été coupable
pornographie régulière, masturbation compulsive, relations hors mariage, adultère, homosexualité pratiquée, avortement, fantasmes impurs entretenus pendant des années, ou même des péchés plus graves comme des abus sexuels, des viols, des actes de pédophilie ou des crimes liés à la sexualité – car personne, quel que soit l’abîme où il est tombé, n’est hors de portée de la miséricorde du Christ qui est venu appeler les pécheurs, et non les justes (Marc 2:17).
Très souvent, les deux
une victime d’abus qui, pour gérer sa douleur, est tombée dans la pornographie ou des relations multiples ; une personne trompée qui a répondu par l’adultère ; un jeune exposé trop tôt qui a développé une addiction.
Ce n’est pas une exception : c’est la règle. Dans presque chaque banc d’église, il y a des cœurs blessés, des consciences chargées, des secrets honteux. Pasteurs, anciens, responsables de jeunesse, chantres, musiciens ou simples fidéles – personne n’est épargné. Le diable sait que l’Église est son ennemie principale, et il frappe particulièrement fort là où la pureté est censée régner.
2. Pourquoi le sexe reste un sujet tabou dans l’Église
Plusieurs raisons expliquent ce silence pesant :
La peur du jugement : On craint d’être vu comme « impur » ou « indigne » si on avoue un passé ou une lutte actuelle.
La fausse pudeur : On pense que parler de sexualité dans l’Église est « inconvenant » ou « profane ».
Le légalisme : Certains enseignements donnent l’impression que le vrai chrétien « ne lutte plus » avec le sexe, ce qui pousse les gens à cacher leurs combats.
La peur du scandale : Les responsables évitent le sujet pour ne pas « choquer » ou perdre des membres.
L’hypocrisie collective : Tout le monde sait que le problème existe, mais personne n’ose en parler en premier.
Résultat : des milliers de chrétiens vivent dans la culpabilité secrète, la honte non confessée, l’addiction cachée. Des pasteurs tombent dans l’adultère ou la pornographie et se suicident ou quittent le ministère sans que personne n’ait vu venir. Des jeunes quittent l’Église parce qu’ils croient qu’ils sont « trop sales » pour être aimés de Dieu. Des couples mariés luttent en silence avec des problèmes sexuels sans oser demander de l’aide.
3. Les conséquences du tabou dans l’Église
Ce silence a des effets dévastateurs :
Guérison bloquée
Les victimes d’abus ou d’avortement restent prisonnières de leur trauma, sans pouvoir en parler ni recevoir la délivrance.
Péché non confessé
Les coupables (addicts, adultères, etc.) vivent dans la double vie, sans confession fraternelle qui apporte la guérison (Jacques 5:16).
Manque de formation
Les jeunes grandissent sans enseignement clair sur la chasteté, la pureté du cœur, le mariage, et tombent facilement dans les pièges du monde.
Hypocrisie institutionnelle
L’Église perd sa crédibilité quand des scandales éclatent (pasteurs pris dans la pornographie, l'adultère, les abus couverts), car le sujet n’a jamais été traité en amont.
Perte d’âmes
Beaucoup quittent l’Église en pensant qu’elle n’a rien à offrir pour leurs luttes réelles.
Le diable jubile doublement : il blesse les âmes par le fléau sexuel, puis il les empêche de trouver la guérison là où elle devrait être abondante – dans le corps du Christ.
4. Ce que l’Église est appelée à être : un lieu de lumière, de vérité et de guérison
La Bible ne fuit pas le sujet sexuel ; elle l’aborde avec franchise :
Condamnation claire du péché sexuel (1 Corinthiens 6:9-10).
Promesse de délivrance et de sanctification pour ceux qui étaient autrefois dans ces pratiques (1 Corinthiens 6:11 : « Et c’est là ce qu’étaient certains d’entre vous. Mais vous avez été lavés… »).
Appel à exposer les œuvres des ténèbres (Éphésiens 5:11-13).
Confession mutuelle pour la guérison (Jacques 5:16).
L’Église doit devenir :
Un lieu où l’on peut dire sans peur : « J’ai été victime, j’ai été coupable, j’ai besoin d’aide. »
Un lieu où l’on enseigne la pureté avec clarté, compassion et vérité, dès le plus jeune âge.
Un lieu où les pasteurs et responsables parlent ouvertement de leurs propres luttes passées ou présentes (quand c’est approprié), pour briser la glace.
Un lieu où les victimes trouvent écoute, prière et accompagnement vers la guérison.
Un lieu où les coupables trouvent miséricorde, confrontation aimante et chemin de repentance.
Le sexe n’est pas un sujet à éviter ; c’est un sujet à mettre à la lumière. Car là où la lumière entre, le monstre recule.
L’Église n’est pas épargnée par le fléau sexuel ; elle en est même une cible privilégiée du diable. Mais elle porte en elle la solution : la vérité qui libère, la grâce qui guérit, la communauté qui soutient.
Tant que le tabou persistera, le monstre continuera de ronger en silence.
Quand l’Église osera enfin parler, confesser, accompagner et enseigner avec courage, elle deviendra le lieu de la plus grande victoire du Christ sur ce fléau.
Chapitre 7
L’ordre de Dieu retrouvé
La sexualité selon le plan divin originel
Après avoir exposé l’horreur du fléau sexuel – sa racine dans la chute, son amplification par la psychologie moderne et la société, ses ramifications destructrices et ses conséquences monstrueuses –, il est temps de revenir à la lumière.
Dieu n’a pas abandonné son dessein originel. Malgré la perversion généralisée, la beauté de la sexualité telle qu’il l’a instituée peut être retrouvée, restaurée, sanctifiée par la grâce du Christ. Ce chapitre développe en profondeur les principaux textes bibliques qui révèlent cet ordre divin : pureté du cœur, célébration de l’amour conjugal, modèle sacrificiel du mariage, respect mutuel dans l’intimité, et appel à la sanctification. Ces versets ne sont pas des règles sèches ; ils sont une invitation à la vie abondante, à l’amour vrai, à la joie sainte.
1. Matthieu 5:27-28 – La pureté du cœur : Jésus élève la barre au-delà des actes
« Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras point d’adultère. Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. »
Jésus ne se contente pas de condamner l’acte extérieur (l’adultère physique) ; il va à la racine : le regard impur, le désir désordonné dans le cœur. Cela montre que le fléau sexuel commence bien avant l’acte : dans l’imagination, dans le fantasme, dans la convoitise visuelle alimentée par la pornographie ou les médias. Jésus révèle la sainteté absolue de Dieu : le péché sexuel n’est pas seulement une « faute » entre humains, mais une offense contre la pureté divine.
Ce verset est révolutionnaire : il protège la dignité de la personne regardée (qui n’est pas un objet), et appelle celui qui regarde à une maîtrise intérieure radicale. Dans une société où la pornographie est à portée de clic, ce verset est un appel à la vigilance extrême :
fuir les occasions
Job 31:1 « J’avais fait alliance avec mes yeux »
renouveler l’esprit
Romains 12:2 Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait
et chercher la pureté du cœur qui seule permet de « voir Dieu »
Matthieu 5:8 Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu !
Jésus ne condamne pas le désir naturel, mais sa déformation en convoitise égoïste. La grâce du Christ rend possible cette pureté intérieure, 2 Corinthiens 10:5 Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ.
2. Le Cantique des Cantiques – La célébration joyeuse et érotique de l’amour conjugal
Le Cantique des Cantiques est un poème d’amour entier dans la Bible, célébrant la beauté du désir sexuel dans le cadre du mariage.
« Que tu es belle, ma bien-aimée, que tu es belle ! Tes yeux sont des colombes… Tes lèvres sont un fil cramoisi… Ton palais est doux comme le miel… » Cantique 4:1 « Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi » (Cantique 6:3). « Viens, mon bien-aimé, sortons dans les champs… Là je te donnerai mes amours » (Cantique 7:11-12).
Ce livre montre que Dieu n’est pas prude : il célèbre l’érotisme conjugal avec une poésie sensuelle, décrivant les corps, les caresses, le désir ardent. Le plaisir sexuel est présenté comme un vin délicieux, un jardin fermé, un sceau sur le cœur. Il est exclusif (« Mon bien-aimé est à moi et je suis à lui »), fidèle, joyeux, réciproque.
Le Cantique des Cantiques est un antidote puissant au fléau : il montre que la sexualité sainte n’est pas fade ou répressive, mais passionnée, belle, enivrante. Dans le mariage, le désir n’est pas à réprimer, mais à célébrer comme un don divin. Ce texte rappelle que le diable pervertit ce que Dieu a fait magnifique ; la restauration consiste à revenir à cette joie exclusive et sainte.
3. Éphésiens 5:21-33 – Le mariage comme mystère du Christ et de l’Église
« Maris, aimez vos femmes comme Christ a aimé l’Église et s’est livré lui-même pour elle… Que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari. »
Ce passage est le sommet de l’enseignement biblique sur la sexualité conjugale. Le mariage n’est pas un simple contrat humain ; il est un mystère grand (v. 32), un reflet visible de l’amour invisible du Christ pour son Église.
L’homme est appelé à un amour sacrificiel : se livrer totalement, comme Christ sur la croix. Dans l’intimité sexuelle, cela signifie don de soi sans égoïsme, recherche du bien de l’épouse avant le sien.
La femme est appelée à un respect soumis : non une soumission servile, mais une réponse confiante à l’amour sacrificiel du mari, comme l’Église répond au Christ.
Réciprocité : « Soumettez-vous les uns aux autres dans la crainte de Christ » (v. 21). L’intimité devient un acte d’amour mutuel, où les corps s’appartiennent (1 Corinthiens 7:4).
Ce modèle détruit les perversions : pas d’égoïsme (pornographie, adultère), pas de domination (viol, BDSM ((pratiques érotiques de domination, soumission et douleur consentie), pas d’inversion (homosexualité, transgenre). La sexualité redevient reflet de l’amour trinitaire : don total, unité, fécondité spirituelle.
4. 1 Corinthiens 7:3-5 – Le respect mutuel et le don réciproque dans l’intimité
« Que le mari rende à sa femme ce qu’il lui doit, et que la femme agisse de même envers son mari. La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est le mari ; et pareillement, le mari n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est la femme. Ne vous privez point l’un de l’autre, si ce n’est d’un commun accord… »
Paul enseigne une égalité radicale dans l’intimité : les corps s’appartiennent mutuellement. Pas de refus égoïste, pas d’exigence tyrannique. Le rapport sexuel est un devoir d’amour réciproque, un don joyeux. L’abstinence temporaire est possible, mais seulement d’accord commun et pour la prière, afin d’éviter la tentation.
Ce texte combat les perversions : refus pathologique d’un côté, exigence hypersexuelle de l’autre. Il restaure la sexualité comme service mutuel, non comme consommation.
5. Autres versets clés pour approfondir l’ordre divin
1 Thessaloniciens 4:3-8
« La volonté de Dieu, c’est votre sanctification ; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité… que personne n’use envers son frère de fraude et de cupidité dans cette affaire, parce que le Seigneur est le vengeur de toutes ces choses. »
La chasteté est volonté divine ; le péché sexuel est une fraude contre l’autre et contre Dieu.
Hébreux 13:4
« Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure. »
Le mariage est à honorer, l’intimité à protéger de toute profanation.
Proverbes 5-7 :
Mise en garde contre l’adultère « Les lèvres de l’étrangère distillent le miel… mais à la fin elle est amère comme l’absinthe »
et célébration de l’amour conjugal fidèle « Réjouis-toi avec la femme de ta jeunesse »
Tite 2:3-5 et 1 Pierre 3:1-7
Appel aux femmes à la pureté et au respect, aux maris à l’honneur et à la compréhension.
Ces textes montrent un Dieu qui n’est pas contre le plaisir sexuel, mais pour un plaisir saint, ordonné, joyeux, dans le cadre qu’il a fixé.
6. La restauration par la grâce du Christ
Ces versets ne sont pas un idéal inaccessible ; ils sont une promesse. Par la croix, le Christ a vaincu la concupiscence (Romains 6). Ceux qui étaient autrefois impudiques peuvent être lavés, sanctifiés, justifiés (1 Corinthiens 6:9-11). La chasteté avant le mariage et la fidélité dans le mariage deviennent possibles par l’Esprit Saint. Le plaisir sexuel redevient don, non idole.
Conclusion
Appel final à la repentance et à la restauration
Nous voici au terme de ce parcours à travers le fléau du sexe.
Nous avons commencé par la beauté originelle : un don divin parfait, reflet de l’amour trinitaire, pur, joyeux, fécond, sans honte.
Nous avons vu comment la chute a tout perverti, introduisant la concupiscence, la honte et la domination.
Nous avons exposé le rôle malsain de la psychologie moderne – Freud, Jung et leurs héritiers – qui a fourni un cadre intellectuel et « scientifique » pour justifier cette perversion.
Nous avons démasqué la société moderne, avec sa normalisation progressive : du sexe avant le mariage banalisé (« essayer avant d’acheter ») à l’effacement du mariage, de l’avortement célébré comme droit à l’homosexualité imposée comme norme, jusqu’au transgenrisme comme « authenticité ». Le féminisme radical a amplifié la haine des hommes, transformant la complémentarité divine en guerre des sexes.
Nous avons cartographié l’arbre des dérives : de l’égoïsme solitaire aux crimes collectifs, jusqu’aux conséquences extrêmes – corps ravagés, âmes dévorées, familles brisées, sociétés en déliquescence.
Enfin, nous avons reconnu que l’Église elle-même est impactée, souvent paralysée par le tabou, alors qu’elle devrait être le lieu de vérité et de guérison.
Ce fléau n’est pas une petite dérive. C’est un monstre abyssal, l’arme la plus destructrice du diable contre l’humanité. Il a pris le plus beau don de Dieu et l’a transformé en horreur absolue : vie en mort, amour en luxure, union en division, fécondité en stérilité, transparence en honte cachée.
Mais ce livre n’est pas un constat de défaite. Il est un cri d’espérance. Dieu n’a pas abandonné son dessein. Le Christ est venu précisément pour cela :
Pour les victimes :
guérir les cœurs brisés, restaurer l’innocence volée (Psaume 147:3 ; Luc 4:18).
Pour les coupables :
laver, sanctifier, justifier (1 Corinthiens 6:9-11 : « Et c’est là ce qu’étaient certains d’entre vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l’Esprit de notre Dieu »).
Pour l’Église :
la rendre lumière du monde, capable d’exposer les ténèbres et d’offrir la délivrance.
La restauration est possible, ici et maintenant :
Par la repentance sincère :
confesser le péché, sans minimiser, sans excuser.
Par la grâce du Christ :
qui surabonde là où le péché a abondé (Romains 5:20).
Par la communauté :
briser le tabou, confesser les uns aux autres (Jacques 5:16), accompagner les blessés, enseigner la vérité avec amour.
Par la vie nouvelle :
chasteté avant le mariage, fidélité et don total dans le mariage, pureté du cœur en toutes circonstances.
Le monstre peut être vaincu !
La beauté originelle peut être retrouvée – non pas parfaitement dans cette vie, mais suffisamment pour goûter déjà à la joie du Royaume.
Et dans les cieux nouveaux et la terre nouvelle, nous vivrons l’accomplissement ultime : une union parfaite avec Dieu, où tout désir sera comblé en Lui, sans ombre, sans perversion, pour l’éternité.
Car Jean nous promet :
« Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus ; il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. » (Apocalypse 21:4)
Ce verset est la consolation suprême.
Dieu Lui-même, avec une tendresse infinie, essuiera toute larme – celles versées à cause d’abus, de trahisons, de regrets d’avortement, de honte post-pornographie, de solitude après divorces, de confusion identitaire, de vide après des relations éphémères. Aucune larme ne restera.
La mort – physique (MST, suicides) et spirituelle (séparation d’avec Dieu) – sera abolie.
Le deuil, le cri, la douleur causés par le fléau sexuel disparaîtront totalement, car « les premières choses » – l’ordre ancien marqué par la chute et ses perversions – auront passé.
Le monde nouveau ne sera pas une simple réparation ; il sera une recréation où la sexualité, purifiée et transfigurée, trouvera son accomplissement dans l’union éternelle avec Dieu, les « noces de l’Agneau » (Apocalypse 19:7-9). Plus de désir déformé, plus de manque, mais une joie parfaite, infinie, sans fin.
À vous qui lisez ces lignes :
Si vous êtes victime : sachez que Dieu voit vos larmes. Il vous aime infiniment. Il peut guérir les blessures les plus profondes.
Si vous êtes coupable : il n’y a pas de péché trop grand pour sa miséricorde. Revenez à Lui aujourd’hui.
Si vous êtes les deux : vous êtes exactement ceux pour qui Christ est mort.
Que ce livre soit une trompette d’alarme.
Que les tabous tombent.
Que les âmes se repentent.
Que l’Église se lève pour proclamer la vérité et offrir la guérison.
Que le monstre soit chassé par la lumière du Christ.
Revenez à moi de tout votre cœur (Joël 2:12).
Il est fidèle pour pardonner et purifier (1 Jean 1:9).
Il restaure les âmes (Ps 23:3)
Viens, Seigneur Jésus ! (Apocalypse 22:20)
L. Gilman


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