NOMBRES 27 -Dieu pourvoit à son peuple

Contexte historique
Israël campe dans les plaines de Moab, au seuil de la terre promise. Le second recensement vient d'être achevé et le partage du pays se prépare. Cinq filles de Tselophchad, dont le père est mort au désert sans laisser de fils, se présentent devant Moïse, le sacrificateur Éléazar et toute l'assemblée pour réclamer une part d'héritage. Moïse porte leur cause devant l'Éternel, qui leur donne raison et établit une loi de succession. Puis Dieu annonce à Moïse qu'il verra le pays sans y entrer, à cause de sa désobéissance aux eaux de Meriba. Moïse ne se plaint pas : il demande un berger pour le peuple, et Dieu désigne Josué.
Leçons pour aujourd'hui
1. Portez votre cause devant l'Éternel
"Moïse porta la cause devant l'Éternel." (Nombres 27:5)
Devant une question qu'aucune loi existante ne tranchait, Moïse ne s'appuie ni sur son expérience de quarante ans ni sur son jugement personnel. Il va vers Dieu.
Dans nos décisions familiales, professionnelles ou ecclésiales, nous sommes tentés d'agir d'abord et de prier ensuite. L'enfant de Dieu reçoit l'Écriture comme sa seule règle, et il se tourne vers elle avant de se tourner vers lui-même.
2. Dieu défend ceux que les hommes oublient
"Les filles de Tselophchad ont raison. Tu leur donneras en héritage une possession parmi les frères de leur père." (Nombres 27:7)
Dans le monde antique, des femmes sans père ni frère n'avaient aucun recours. Pourtant l'Éternel les écoute, les déclare dans leur droit et en fait une loi pour tout Israël. Leur démarche manifeste aussi une foi remarquable : elles réclament la terre avant même d'y être entrées, parce qu'elles croient à la promesse.
Notre Dieu n'est pas insensible aux petits, et il honore ceux qui s'attachent à ses promesses.
3. Accepter les limites que Dieu fixe à notre service
"Tu le regarderas; mais toi aussi, tu seras recueilli auprès de ton peuple, comme Aaron, ton frère, a été recueilli." (Nombres 27:13)
Moïse apprend qu'il n'entrera pas en Canaan. La grâce n'efface pas toujours les conséquences du péché, mais elle nous fait traverser ces conséquences en gardant la paix. Sa réaction est admirable : aucune révolte, aucune amertume, seulement le souci du troupeau. Son premier mouvement est de penser à ceux qui viendront après lui.
4. L'Église a besoin d'un berger que Dieu lui donne
"Que l'Éternel, le Dieu des esprits de toute chair, établisse sur l'assemblée un homme qui sorte devant eux et qui entre devant eux, qui les fasse sortir et qui les fasse entrer, afin que l'assemblée de l'Éternel ne soit pas comme des brebis qui n'ont point de berger." (Nombres 27:16-17)
Moïse ne choisit pas lui-même son successeur : il prie pour que Dieu l'établisse, et Dieu répond en désignant Josué, un homme en qui réside l'esprit (v. 18).
L'Église n'est pas une entreprise humaine, et ses pasteurs sont des dons du Seigneur. Cette scène nous invite à prier pour ceux qui nous conduisent, et elle nous oriente vers le bon Berger, Jésus Christ, qui donne sa vie pour ses brebis. Josué porte d'ailleurs, en hébreu, le même nom que Jésus.
Conclusion
Au bord de la terre promise, tout repose sur la fidélité de Dieu : il entend les plus faibles, il maintient sa justice, il conduit son peuple d'une génération à l'autre. Les serviteurs passent, le Berger demeure.
Remettons donc nos causes, nos limites et nos successions entre ses mains, et que toute la gloire lui revienne.
Question(s) pour la réflexion
Quelle situation présente devriez-vous porter devant l'Éternel avant d'agir, plutôt qu'après ?
Comment réagissez-vous lorsque Dieu vous montre une limite à votre service, et que révèle votre réaction sur votre confiance en lui ?




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