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NOTRE NIVEAU FAIBLE D'ENTHOUSIASME SPIRITUEL



ll y a quelque chose de frappant dans la vie de nos chrétiens d'aujourd'hui, c'est leur bas niveau d'énergie spirituelle, leur manque total d'enthousiasme moral ! Je ne crois pas qu'il soit nécessaire de le prouver ; nous portons en nous la preuve dans nos propres cœurs et nous le voyons également dans la conduite de nos amis chrétiens.

Nous acceptons cela et tranquillement nous continuons notre route en évitant de penser aux conséquences !

Derrière cette attitude, je crois qu'il y a quatre causes :

 

1 - Nos sens endormis à propos du péché au sein de l'Eglise.

Le mot péché de nos jours ne veut plus rien dire sur le terrain de la philosophie et la psychologie. Les intellectuels nous ont mis sur la défensive et ils nous ont fait croire qu'ils étaient honteux de croire en la réalité des péchés. C'est un peu comme si on croyait aux nymphes et aux petits nains de jardins, qui faisaient sans doute suffisamment l’affaire pour les générations incultes mais sûrement pas pour la science. Ils enseignent à nos jeunes depuis si longtemps maintenant qu'il faut laisser le temps aux gens dans la rue d'assimiler tout le concept du bien et du mal afin qu'ils s'habituent à l'idée ! Ainsi il n'y a aucune barrière entre le bien et le mal, même parmi nous, le peuple de l'Eglise !


2 - Le manque total de vraie conviction de péché au moment de la repentance lorsque quelqu'un accepte Jésus-Christ dans sa vie.

Il est rare maintenant de voir une véritable conversion. Une bonne partie des convertis font des compromis ou ils donnent une chose pour en obtenir une autre et font du troc comme des vulgaires marchands de tapis ! La pensée d'une conversion radicale et une soumission à la volonté de Dieu ne leur traversent même pas l'esprit ! La théologie a réduit tout l'événement de la conversion en une négociation de comptoir où le pécheur opère sans vergogne ! Bien entendu, la conversion intéressée est une affaire de sang-froid et sans émotions !


3 - La cause suivante découle directement des deux précédentes, c'est l'absence d'une vie expérimentée avec notre Dieu vivant.

L'engouement personnel a donné la flamme et la vie à la religion de la Bible. " Abraham était tombé à genou et Dieu parla avec lui ". Jacob a rencontré Dieu à deux occasions et les deux fois il fut affecté comme le laser sur du verre. Moïse a tremblé devant Dieu avec une joie immense. La Bible s'est complétée avec toutes ces expériences. Aucune d'entre elles ne se ressemblait sauf pour l'effet spirituel et fidèle que cela avait sur leur cœur individuellement. Cet effet est si faible aujourd'hui dans la vie de nos chrétiens que nous ne pouvons remarquer cet effet là en eux !


4 - Les mots signifiants des apôtres et des prophètes furent : " J'ai vu ! J'ai entendu ! Le ciel s'est ouvert ! J'ai vu le Seigneur ! " et tant d'autres expressions encore. Aujourd'hui nous affichons foi pâle et arrogante face à la foi décrite par les prophètes et les apôtres.

Cela ne m'étonne guerre de voir l'Eglise ressembler à un hôpital de convalescence au lieu d'un champ de vaillants guerriers !

La quatrième cause de notre manque d'enthousiasme, comme je le vois, c'est le manque d'expérience dans le dévouement du cœur. Les grandes âmes spirituelles du passé avaient ce dévouement. Dans l'Ancien Testament ils n'avaient franchement pas honte d'être amoureux de Dieu, du Très-Haut; et quand Il s'est fait chair et qu'Il a marché parmi nous sur la terre, Il s'est rapproché d'avantage de Son peuple. Le cœur de Paul s'est transformé en un volcan en éruption, rempli d'amour pour le Seigneur. C'était cela qui faisait de Paul un esprit embrasé et pas seulement sa théologie. Voilà la chose que nous a donné Augustin, Bernard, Francis, Rolle, Rutherford et tout le reste de la vaillante compagnie.


Aujourd'hui nous nous trouvons sur la quatrième marche dans le froid qui nous amène vers le bas.


  1. Aucune conviction du péché

  2. Pas de transformation radicale

  3. Pas de relation directe et franche avec Dieu

  4. Aucun dévouement


De là, où allons-nous ?


A.W. Tozer

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