REPENTEZ-VOUS, CAR LE JUGEMENT EST PROCHE !
- L. GILMAN
- 27 déc. 2025
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Alors, tu leur répondras : « C'est parce que vos pères m'ont abandonné, déclare l'Éternel ; ils ont suivi d'autres dieux, les ont servis et se sont prosternés devant eux. Ils m'ont abandonné et n'ont pas observé ma loi. Et vous, vous avez fait pis que vos pères : chacun de vous suit les penchants de son mauvais cœur, sans m'écouter » (Jérémie 16:11-12). Ces paroles du prophète Jérémie résonnent comme un écho éternel, un avertissement lancé à travers les siècles pour réveiller les cœurs endurcis. Et pourtant, dans notre monde moderne, elles semblent tomber dans le vide.
Regardez autour de vous : les hommes d'aujourd'hui avancent dans le mal, comme l'apôtre Paul l'avait prédit. « Tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés. Mais les hommes méchants et imposteurs avanceront toujours plus dans le mal, égarant les autres et égarés eux-mêmes » (2 Timothée 3:12-13). Ils se trompent eux-mêmes et entraînent les autres dans leur chute, génération après génération, amplifiant les erreurs du passé au lieu de les corriger.
Aujourd’hui, tant de gens balayent l’idée de l’enfer d’un revers de main. « L’enfer n’existe pas », disent-ils, « ou du moins, pas pour nous. Comment un Dieu d’amour pourrait-il être si cruel ? Nous n’avons rien fait de mal – nous sommes des gens bien, avec une morale décente et des valeurs solides. » Ils se voient comme innocents, inoffensifs, loin des monstres qu’ils imaginent mériter une telle punition. Mais dans cette assurance trompeuse, ils rejettent l’Évangile, cet appel divin à la vérité. Ils refusent de reconnaître leur état de pécheur, car, comme l’Écriture l’affirme sans ambiguïté : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3:23). Personne n’échappe à cette réalité – ni les « bons » citoyens, ni les philanthropes, ni ceux qui se contentent d’une vie tranquille. Le péché n’est pas seulement dans les actes extrêmes ; il est tapi dans le cœur, dans l’indifférence, dans l’orgueil qui nous fait nous croire « pas si mauvais que ça », voire meilleurs que les autres.
Et que dire de ces millions qui disent croire en Jésus, qui portent même son nom, qui vont à l’église, qui prient parfois, qui se disent chrétiens… mais qui ne se sont jamais véritablement repentis ? Ils ont accepté Jésus comme un « sauveur » pratique, une assurance contre l’enfer, un ajout agréable à leur vie, mais ils n’ont jamais abandonné leur vie de péché. Ils n’ont jamais haï leur péché, jamais pleuré sur leur rébellion, jamais fait demi-tour pour suivre Christ comme Seigneur. Jésus les a pourtant avertis clairement : « Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis ? » (Luc 6:46). Et encore : « Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! qui entreront dans le royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 7:21). Beaucoup, ce jour-là, diront : « Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? N’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? » Alors Jésus leur déclarera : « Je ne vous ai jamais connus ; retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité » (Matthieu 7:22-23).
Ces âmes-là sont innombrables. Elles ont une forme de piété, mais elles en renient la puissance (2 Timothée 3:5). Elles aiment le monde et les choses qui sont dans le monde, et l’amour du Père n’est pas en elles (1 Jean 2:15). Elles continuent à vivre selon leurs désirs, à suivre les penchants de leur cœur mauvais, tout en se rassurant : « Je crois en Jésus, donc je suis sauvé. » Mais la foi sans repentance n’est pas la foi qui sauve. Jacques l’affirme sans détour : « Tu crois qu’il y a un seul Dieu ? Tu fais bien ; les démons aussi croient… et ils tremblent ! » (Jacques 2:19). Une foi intellectuelle, une adhésion mentale sans transformation du cœur, sans fruits de repentance, est une foi morte.
Ces mêmes personnes tournent le dos à Celui qui les invite dans sa demeure éternelle. Elles ne s’intéressent pas à Sa nature profonde – ce Dieu saint, juste et miséricordieux qui a révélé Sa personne à travers les âges. Elles négligent Son héritage : Sa Parole, Son testament, Sa volonté exprimée dans les Écritures. Ce qu’Il dit n’a aucune importance pour elles ; elles préfèrent les traditions héritées de leurs pères, ces idoles invisibles qui prennent la forme de passions terrestres, d’ambitions égoïstes ou de philosophies vides. Elles aiment mieux les ténèbres que la lumière, parce que leurs œuvres – et surtout leurs désirs – sont mauvais (Jean 3:19). Leur ventre est leur dieu, leurs passions leur maître (Philippiens 3:19). Comme les Israélites dans le désert, qui se sont fabriqués un veau d’or pour adorer ce qui n’existe pas (Exode 32:1-4), l’humanité actuelle forge ses propres idoles : le succès, le plaisir, le pouvoir et même la religion. Et dans cette ingratitude, elles se croient bonnes, tout en étant méchantes au plus profond d’elles-mêmes – ingrates envers leur Créateur, hostiles dans leur cœur rebelle.
Dites-leur que leur cœur est mauvais, et ils vous riront au nez. « Moi, mauvais ? Impossible ! » Pourtant, Dieu l’a déclaré clairement par le prophète : « Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant : qui peut le connaître ? » (Jérémie 17:9). Comment pourraient-ils le savoir ? Ils ne lisent pas Sa Parole, ne cherchent pas Sa voix. Ils s’aveuglent volontairement, préférant l’illusion de leur propre justice à la lumière divine qui expose tout. Beaucoup reportent sans cesse le moment de se tourner vers Lui, pensant : « J’ai encore du temps, je profite d’abord de la vie » – comme ce riche insensé qui accumulait des biens en disant : « Repose-toi, mange, bois et réjouis-toi » (Luc 12:19). Et chaque refus endurcit un peu plus leur cœur : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Hébreux 3:15). À force de dire non, ils deviennent incapables de dire oui.
Rappelez-vous le déluge : Dieu a détruit le monde ancien parce que « toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal » (Genèse 6:5). Ce n’était pas un caprice cruel, mais une justice nécessaire face à une corruption totale. Pour beaucoup aujourd’hui, ce récit n’est qu’une fable antique, incompatible avec l’image d’un Dieu aimant. Ils ne conçoivent pas qu’Il puisse anéantir le mal – et pourtant, c’est exactement ce qu’Il a fait, et ce qu’Il annonce pour l’avenir. Jésus Lui-même a comparé les derniers jours aux temps de Noé : « Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l’avènement du Fils de l’homme. Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vînt et les emportât tous » (Matthieu 24:37-39). Le jugement viendra, soudain et inexorable, comme annoncé aux prophètes et aux apôtres. Les morts seront jugés selon leurs œuvres, et ceux dont le nom n’est pas inscrit dans le livre de vie seront jetés dans l’étang de feu (Apocalypse 20:12-15). C’est écrit partout dans Sa Parole – mais comment peuvent-ils le savoir, puisqu’ils refusent d’entendre ?
Ils sont aveugles, nus, obstinés (Apocalypse 3:17). Dieu leur parle, mais ils bouchent leurs oreilles. Il envoie des messagers – prophètes, apôtres, prédicateurs – mais ils se moquent d’eux, les persécutent même. Dans Sa patience infinie, Il attend leur repentir. Il leur a donné ce qu’Il avait de plus cher : Son Fils unique, Jésus-Christ, qui a porté les péchés du monde à la croix pour que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais ait la vie éternelle (Jean 3:16). Mais ils refusent de se soumettre, de Le suivre. Ils préfèrent leurs idoles modernes, leurs traditions, leurs religions, reproduisant les erreurs des anciens.
Le peuple hébreu n’est que l’ombre de l’humanité entière. Paul l’explique : « Ces choses leur sont arrivées pour nous servir d’exemples, afin que nous n’ayons pas de mauvais désirs, comme ils en ont eu... Elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles » (1 Corinthiens 10:6-11). Et pourtant, l’homme recommence sans cesse : il s’égare, égare ses enfants, amplifiant le mal génération après génération. Comme Jérémie l’a prophétisé, ils font pire que leurs pères (Jérémie 16:12). C’est un mal profond, enraciné dans le cœur humain, une rébellion qui nous sépare de Dieu.
Mais écoutez : Dieu, dans Sa grâce inépuisable, continue d’appeler. Il tend la main, invitant au repentir. Pourtant, un jour, il sera trop tard. Le jugement est proche – un jour terrible où les rires se transformeront en pleurs, où les moqueries céderont à la terreur. Comme au temps du déluge, l’arche se fermera, et nul ne pourra plus y entrer.
Tel Jean-Baptiste criant dans le désert : « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche ! » (Matthieu 3:2), je lance cet appel aujourd’hui. Il est encore temps ! Venez à Jésus, contemplez ce qu’Il a accompli pour vous à la croix. Il a porté vos péchés (pour tous ceux qui reconnaissent leur état de perdition). Si tu lis ces lignes, n’endurcis pas ton cœur (Hébreux 3:15). Tes œuvres, aussi belles soient-elles, ne te sauveront pas. Même si tu donnais tous tes biens aux pauvres, si tu parlais les langues des hommes et des anges, si tu avais une foi qui transporte les montagnes – sans l’amour divin, sans la grâce, ce ne serait rien (1 Corinthiens 13:1-3). Car « c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éphésiens 2:8-9).
Reconnais ton besoin d’un Sauveur. Viens aux pieds de Jésus, avoue tes fautes, et fais-Le Seigneur de ta vie. Il t’attend, les bras ouverts, pour te pardonner et te transformer. Ne tarde pas – le temps presse. Repens-toi, et vis !
L. Gilman


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