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TRAVAILLER À LA GLOIRE DE DIEU



Faire quelque chose de vraiment bien et en donner le crédit à Dieu, c’est là l’antidote à l’orgueil. Lorsque vous réalisez quelque chose dont vous pouvez vraiment être content, comme frapper une balle de baseball, faire une vente, aider un client, fabriquer un bon produit ou communiquer avec un public, vous pouvez être tenté de vous glorifier. Vous pouvez être tenté de vous livrer à ce que la traduction King James appelle « vainglory » [vanité] (Phil 2.3). Mais au lieu de cela, vous pouvez diriger cette gloire vers Dieu lui-même, qui vous a donné la capacité, l’opportunité, et la vocation, qui ont rendu cet accomplissement possible. Paradoxalement, au lieu de vous enorgueillir, un accomplissement exceptionnel vous rend humble, et alors vous glorifiez Dieu.


La gloire de Dieu fait référence à son excellence suprême, à sa merveilleuse bonté, à sa majesté infinie. Nous le glorifions – c’est-à-dire que nous reconnaissons sa gloire – lorsque nous le louons et l’adorons. Les Psaumes sont remplis de telles louanges : Fils de Dieu, rendez à l’Éternel, Rendez à l’Éternel gloire et honneur ! Rendez à l’Éternel gloire pour son nom ! Prosternez-vous devant l’Éternel avec des ornements sacrés !


Mais l’Écriture dit que nous devons aussi le glorifier dans toutes les facettes de notre vie. « Faites tout pour la gloire de Dieu » (1 Cor 10.31). Cela inclut les vocations que Dieu nous a données. Et cela s’applique à nos vies quotidiennes, ordinaires, même en dehors de tout accomplissement exceptionnel.


Faire de notre mieux est une façon de glorifier Dieu dans notre travail. « Tout ce que ta main trouve à faire avec ta force, fais-le » (Ecc 9.10). En Colossiens, dans le contexte d’un passage qui traite spécifiquement de la vocation – maris, femmes, enfants, parents, serviteurs, maîtres – l’apôtre Paul dit : « Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes » (Col 3.23). « De bon cœur » signifie « du cœur ». Lorsque nous faisons du bon travail, nous honorons le Seigneur qui nous a appelés à ce travail.


Le passage montre également comment nous pouvons être motivés pour faire du bon travail. Nous devons travailler « comme pour le Seigneur ». Dans son grand discours sur les différentes vocations en Éphésiens 5-6, Paul souligne ce point en discutant de la manière dont les « esclaves » (dans notre système économique, nous pourrions appliquer cela aux employés) doivent servir leurs « maîtres » (nous pourrions appliquer cela aux employeurs) : Serviteurs, obéissez à vos maîtres selon la chair, avec crainte et tremblement, dans la simplicité de votre cœur, comme à Christ, non pas seulement sous leurs yeux, comme pour plaire aux hommes, mais comme des serviteurs de Christ, qui font de bon cœur la volonté de Dieu. Servez-les avec empressement, comme servant le Seigneur et non des hommes. (Éphésiens 6.5-7)


Imaginez que vous ayez le pire patron du monde. Comment pourriez-vous donner le meilleur de vous-même pour quelqu’un comme lui ? Ne travaillez pas pour lui. Travaillez pour Dieu. Faire votre travail « comme pour le Seigneur » vous amènera à travailler « de bon cœur », et cela aussi glorifie Dieu. Faire de notre mieux est une façon de glorifier Dieu dans notre travail. Dieu gouverne et prend soin par sa providence de l’ensemble de sa création, choisissant de le faire en partie par le moyen des êtres humains ordinaires. Le but de sa vocation est d’accorder ses dons à travers ce que nous faisons – fournir le pain quotidien par les vocations d’agriculteurs et de boulangers ; nous protéger par les magistrats légitimes ; guérir par les médecins et les infirmières ; créer et prendre soin d’une nouvelle vie par les parents ; proclamer sa Parole par les pasteurs. Par conséquent, le but de nos vocations est d’aimer et de servir notre prochain. Lorsque nous le faisons, Dieu agit à travers nous pour nous accorder ses bénédictions. L’apôtre Pierre fait le lien entre la vocation, le service et la glorification de Dieu : Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu. Si quelqu’un parle, que ce soit comme annonçant les oracles de Dieu ; si quelqu’un remplit un ministère, qu’il le remplisse selon la force que Dieu communique, afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus-Christ, à qui appartiennent la gloire et la puissance, aux siècles des siècles. Amen ! (1 Pierre 4.10-11)


Lorsque nous travaillons uniquement dans notre propre intérêt, nous nous glorifions. Lorsque nous travaillons pour servir les autres, nous glorifions Dieu. Vouloir la gloire pour nous-mêmes nous vient facilement. Même les apôtres Jacques et Jean étaient ambitieux dans le but de partager de la gloire de Jésus. « Accorde-nous, lui dirent-ils, d’être assis l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, quand tu seras dans ta gloire » (Marc 10.37). Les autres disciples étaient indignés, mais Jésus a été doux avec eux, ne les réprimandant pas, mais leur montrant que le partage de sa gloire est bien différent du partage de la gloire du monde : Vous savez que ceux qu’on regarde comme les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les dominent. Il n’en est pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur ; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit l’esclave de tous. Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs. (Marc 10.42-45)


La gloire du Christ est dans sa croix, et par sa croix, avec nos croix consistant dans le service du renoncement à soi, Dieu nous glorifie (Luc 9.23-26 ; 2 Cor 4.1-7).


La plupart d’entre nous ont des vocations ordinaires, et pourtant nous pouvons être reconnaissants dans notre travail. « Celui qui offre pour sacrifice des actions de grâce me glorifie » (Ps 50.23). Éprouver de la gratitude envers Dieu, c’est reconnaître notre dépendance à son égard et exulter dans sa grâce insondable. Et « la grâce en se multipliant, fasse abonder, à la gloire de Dieu, les actions de grâces d’un plus grand nombre. » (2 Cor. 4:15).




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