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VOUS RECONNAISSEZ-VOUS EN PIERRE ?

Pierre

Il y a des gens qui entrent dans une pièce et la pièce change. Non pas parce qu'ils ont dit quelque chose d'extraordinaire, ni parce qu'ils ont accompli quelque chose de remarquable, mais simplement parce qu'ils sont là. Leur énergie précède leur parole, leur enthousiasme est contagieux, leur sourire désarme, leur présence réchauffe. Ils parlent avant d'avoir fini de penser, aiment avant d'avoir fini de réfléchir, s'élancent avant que les autres aient eu le temps d'évaluer les risques.


Vous connaissez ces gens-là. Peut-être que vous en êtes un. Et si c'est le cas, il y a un homme dans les Évangiles que vous n'avez jamais vraiment pu ignorer. Un homme impossible à manquer, impossible à neutraliser, impossible à réduire à une case. Il s'appelle Simon Pierre. Et sa vie (ses élans, ses chutes, sa transformation) est peut-être le miroir le plus précis que vous ayez jamais eu sous les yeux.


Ce que Dieu a déposé en Pierre


Pierre est un sanguin et le sanguin est avant tout un être de relation. Il ne vit pas à côté des autres : il vit avec eux, pour eux, par eux. Les gens sont son oxygène. La solitude lui pèse. Le silence prolongé l'inquiète. Il a besoin de contact, d'échange, de chaleur humaine pour se sentir pleinement vivant.


C'est lui qui marche sur l'eau quand Jésus l'appelle, sans hésiter, sans calculer, sans demander de garanties (Matthieu 14:28-29). C'est lui qui sort l'épée dans le jardin de Gethsémané quand les soldats arrivent, seul contre tous, sans réfléchir aux conséquences (Jean 18:10). C'est lui qui déclare avec fougue : « Même si je devais mourir avec toi, je ne te renierai pas » (Matthieu 26:35) et qui le pense sincèrement à ce moment-là.


Pierre ne ment pas quand il dit ces choses. Il les ressent pleinement, profondément, au moment où il les dit. Le sanguin est totalement dans l'instant, totalement dans l'émotion du moment présent. Ce n'est pas de la légèreté, c'est de l'élan.


Et cet élan, Dieu l'a mis en lui avec intention. La capacité d'enthousiasme, la chaleur naturelle, le don pour les relations, la générosité spontanée, l'optimisme qui croit que ça va marcher, l'empathie qui sent la douleur des autres et y répond avec une sincérité désarmante, tout cela est un don de Dieu. Une personnalité taillée pour attirer, pour réchauffer, pour entraîner, pour ouvrir des portes que d'autres tempéraments ne pourraient pas franchir. Ce n'est pas à changer. C'est à purifier.


Ce que la chair a fait de ces dons


Mais Pierre nous montre aussi autre chose. Et cette partie-là, si vous êtes sanguin, vous la connaissez peut-être mieux que vous ne voudriez l'admettre.


Cette nuit-là, dans la cour du grand-prêtre, quelques heures après avoir juré de mourir avec Jésus, Pierre l'a renié trois fois, devant une servante, devant quelques curieux autour d'un feu (Luc 22:54-62). Lui, le plus fougueux, le plus déterminé, il s'effondre devant la pression du regard des autres.


Ce n'est pas un accident, c'est la chair du sanguin dans toute sa puissance destructrice.


Car le sanguin livré à sa chair est esclave du regard des autres. Son besoin d'approbation, profond, constitutif, permanent, peut le conduire à trahir ses convictions les plus profondes pour éviter le rejet. Il dit ce que l'on veut entendre. Il change de cap selon le vent. Les critiques, il les vit comme un rejet personnel. Et quand la pression monte, quand l'approbation de ceux qui l'entourent exige qu'il renie ce qu'il croit, il peut fléchir. Non par lâcheté calculée, mais par constitution charnelle.


Ce même élan qui le rend si précieux dans les moments d'enthousiasme devient une instabilité dans les moments d'épreuve. Cette spontanéité qui ouvre tant de portes produit aussi des promesses qu'il oublie sincèrement, des engagements pris à la légère, des paroles lancées sans mesurer leur poids. Cette vie dans l'instant, si belle quand elle se traduit par une disponibilité totale, devient superficialité quand la chair en prend le contrôle.


Et voici ce qu'il faut dire avec clarté, sans ménagement et sans cruauté : ces choses ne sont pas la personnalité de Pierre. Ce sont ce que la chair a fait de sa personnalité. Ce n'est pas la même chose. Et confondre les deux, se réfugier derrière « je suis comme ça » pour ne pas mourir à ce qui doit être crucifié, c'est l'une des erreurs spirituelles les plus coûteuses qui soit.


« Ceux qui appartiennent à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. » (Galates 5:24). Crucifié, et non pas tempéré, ni négocié avec ou excusé. Crucifié.


Ce que Dieu a fait de Pierre


Mais l'histoire ne s'arrête pas à la cour du grand-prêtre. Regardez Pierre après la Pentecôte. Cet homme qui avait renié Jésus trois fois devant une servante se lève devant des milliers de personnes à Jérusalem et prêche avec une autorité qui fait trembler les cœurs (Actes 2:14-41). Cet homme qui changeait d'avis selon le vent devient le roc sur lequel Jésus avait dit qu'Il bâtirait Son Église. Cet homme qui fuyait le regard des autres finit sa vie en martyr, sans renier son Seigneur.


Qu'est-ce qui a changé ?


Ce n'est pas sa personnalité. Il est resté Pierre, fougueux, chaleureux, direct, spontané, capable d'un amour total et d'un enthousiasme communicatif. C'est la chair qui avait été brisée. Le besoin maladif d'approbation avait été crucifié. L'impulsivité avait été sanctifiée en audace au service de l'Évangile. La spontanéité était devenue une disponibilité totale au Saint-Esprit.


Le Saint-Esprit n'a pas transformé Pierre en Jean, contemplatif, profond, posé. Il a transformé Pierre en Pierre, tel que Dieu l'avait voulu depuis le commencement. Débarrassé de ce que la chair y avait ajouté. Libéré de ce qui l'étouffait. Rendu à sa vocation véritable.


Ce n'est pas un effacement, c'est une restauration.


Et vous, dans tout cela ?


Si vous vous êtes reconnu en Pierre, dans ses élans comme dans ses chutes, voici les questions qui méritent une réponse honnête.


Y a-t-il des situations dans votre vie où votre besoin d'approbation vous a conduit à trahir vos convictions ? Des moments où vous avez dit ce que l'on voulait entendre plutôt que ce que vous croyiez vraiment ? Des engagements pris avec enthousiasme et abandonnés sans même vous en rendre compte ?


Et à l'inverse : avez-vous jamais essayé d'éteindre ce que vous êtes : cet enthousiasme, cette chaleur, cet élan ; parce qu'on vous avait dit que c'était trop, que c'était superficiel, que la vraie foi était plus calme, plus posée, plus retenue ? Avez-vous cru que mourir à vous-même signifiait vous effacer ?


Ces deux erreurs existent. Et elles font toutes les deux des dégâts.


La première laisse la chair régner en lui donnant le nom de personnalité. La seconde crucifie ce que Dieu a créé en croyant combattre la chair.


Savoir faire la différence, avec précision, avec honnêteté, avec les yeux de la Parole, c'est l'une des choses les plus utiles et les plus libératrices que vous puissiez apprendre pour votre vie spirituelle.


Ce que ce livre fait pour vous


" PERSONNALITÉ ET CARACTÈRE : don de Dieu et chair à crucifier " va plus loin que ce que cet article a pu vous donner.


Il entre dans le détail de chaque tempérament : le sanguin, le colérique, le mélancolique, le flegmatique ; à travers des figures bibliques qui les incarnent avec une transparence saisissante. Pierre pour le sanguin. Paul pour le colérique. David pour le mélancolique. Abraham pour le flegmatique. Des vies réelles, des forces réelles, des chutes réelles et une transformation réelle opérée par la grâce de Dieu.


Il vous aide à nommer avec précision ce qui en vous est don à honorer, et ce qui est chair à crucifier. Il vous apprend à regarder l'autre, ce frère ou cette sœur dont la façon d'être vous a toujours dérouté ou agacé, non plus comme un problème à résoudre, mais comme une partie de la révélation de Dieu que vous n'avez pas encore reçue.


Et il vous rappelle, page après page, avec la rigueur de la Parole et la douceur de la grâce, que Dieu ne veut pas vous effacer. Il veut vous libérer.


« Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables, et mon âme le reconnaît bien. » (Psaume 139:14)


Ce verset n'est pas un encouragement en l'air. C'est une vérité théologique sur ce que vous êtes et sur ce que Dieu a voulu quand Il vous a formé. Ce livre est écrit pour vous aider à le croire vraiment, à le vivre pleinement, et à offrir enfin, sans honte et sans excuse, ce que Dieu a déposé en vous avant même votre naissance.


Pas éteint. Enflammé mais par le bon feu.


" PERSONNALITÉ ET CARACTÈRE : don de Dieu et chair à crucifier " est disponible dès maintenant sur Amazon en format broché ou Kindle. https://amzn.eu/d/01nvb3Ze




L. Gilman

1 commentaire

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Invité
il y a 15 heures
Noté 5 étoiles sur 5.

La puissance du Saint Esprit dans son œuvre transormatrice de notre âme est réellement tangible pour la gloire de Dieu ! Gloire à Jésus d’Amour 🙏🏻🙏🏻🙏🏻

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