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L'ÉGLISE PRODIGUE DANS UN MONDE PRODIGUE


Ce texte aborde la situation actuelle de l’Eglise, sa tiédeur et son manque de vie, qui sont causées par une absence de la présence réelle de Jésus-Christ et du Saint-Esprit dans la vie de bien des chrétiens… «Je n’ai besoin de rien» (Eglise de Laodicée).

« Voici quel a été le crime de Sodome, ta soeur. Elle avait de l’orgueil, elle vivait dans l’abondance et dans une insouciante sécurité. » (Ezéchiel 16/49)

« L’Eternel est-il prompt à s’irriter ? Est-ce là sa manière d’agir? » (Michée 2/7)

Toute église dirigée par un homme au lieu d’être gouvernée par Dieu, est vouée à l’échec. Un ministère formé dans une école biblique sans être rempli de l’Esprit n’opère pas de miracles. Samuel Chadwick[2]

L’homme dont la courte prédication se limite à dire: « REPENTEZ-VOUS », va à contre-courant de son siècle et, il se verra persécuté sans pitié par cette génération dont il défie la moralité. Une seule issue attend un tel homme, « qu’on lui coupe la tête ! » Mieux vaut pour vous ne pas essayer de prêcher la repentance, tant que vous n’aurez pas recommandé votre tête au ciel. Joseph Parker[3]



L’EGLISE PRODIGUE DANS UN MONDE PRODIGUE


Quand on embrasse la situation de l’Eglise aujourd’hui, on en arrive à se demander combien de temps encore un Dieu saint se retiendra d’exécuter sa menace de vomir cette chose laodicéenne de sa bouche. Car s’il est un point sur lequel tous les prédicateurs s’accordent, c’est pour reconnaître que nous nous trouvons à l’âge de l’Eglise de Laodicée.

Alors que l’épée de Damoclès du rejet nous menace, nous, croyants, nous sommes (devenus) paresseux, dépourvus d’amour et négligents; nous aimons le luxe. Même si notre Dieu miséricordieux pardonne nos péchés, purifie notre iniquité et a compassion de notre ignorance, notre coeur tiède reste une abomination à ses yeux. Nous devons être bouillants ou froids, enflammés ou gelés, dévorants ou rejetés. Dieu déplore le manque de chaleur et le manque d’amour.


Christ reçoit encore maintenant ses blessures « dans la maison de ceux qui l’aiment » (Zach.13;6). Le Saint Livre du Dieu vivant souffre davantage à l’heure actuelle aux mains de ses partisans qu’à celles de ses adversaires.

Nous faisons preuve de laxisme dans l’utilisation des versets bibliques, de déséquilibre dans leur interprétation, et de paresse, presque d’impotence, pour nous approprier leur richesse incommensurable. Monsieur le prédicateur déploiera toute son éloquence dans ses sermons, avec une grande ferveur d’esprit, servant le Seigneur avec force et transpiration pour défendre l’inspiration de la Bible. Pourtant, ce même homme, après avoir repris son souffle, commencera, avec un parfait sang-froid, à rationaliser cette même Parole inspirée. Il prétendra que ses miracles sont périmés et il déclarera avec fermeté: « Ce texte n’est pas pour aujourd’hui. » Il en résulte que l’eau glacée de l’incrédulité du prédicateur vient doucher la foi bouillonnante du jeune croyant.

Seule l’Eglise peut « limiter le Saint d’Israël » et aujourd’hui, elle s’y emploie avec un art consommé. S’il existe des degrés dans la mort, alors le plus terrible que je connaisse, c’est celui de prêcher sur le Saint-Esprit sans l’onction du Saint-Esprit.


Dans la prière, nous nous permettons l’impardonnable arrogance de réclamer que l’Esprit béni vienne avec sa grâce, mais sans ses dons !

A notre époque, le Saint-Esprit est limité et relégué dans un coin, même dans les milieux fondamentalistes. Nous disons que nous aspirons à l’accomplissement de Joël 2 et nous en avons besoin. Nous nous écrions: « Répands ton Esprit sur toute chair ! » et nous ajoutons cette recommandation intérieure: « Mais que nos jeunes filles ne prophétisent pas, et que nos jeunes gens n’aient pas de visions ! »

« Oh mon Dieu ! Si par notre incrédulité entretenue, et notre crépuscule théologique, notre impuissance spirituelle, nous avons attristé ton Saint-Esprit, et si nous continuons à l’attrister, alors, dans ta miséricorde, vomis-nous de ta bouche ! Si tu ne peux rien faire avec nous et par nous, alors, s’il-te-plait, Dieu, fait quelque chose sans nous ! Passe outre et prends un peuple qui ne te connaît pas encore ! Sauve-le, sanctifie-le et revêts-le du Saint-Esprit pour que son ministère manifeste des miracles ! Envoie-le « beau comme la lune, pur comme le soleil, mais terrible comme des troupes sous leurs bannières » (Cant.6;10) r