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  • MARK DRISCOLL

JE SUIS PARDONNÉ




A) SEPT VÉRITÉS SUR LE PARDON


Le pardon est à la fois une décision et un processus : la décision de pardonner est généralement précédée par des émotions intenses, telles que la peine, la tristesse et la colère. Puisque le pardon coûte émotionnellement, il est généralement formalisé au mieux quand il est déclaré par des mots ou des actions… Le processus du pardon peut quant à lui prendre des jours à des années, selon l’offense commise, la façon dont vous avez été blessé, la façon dont l’offenseur a répondu, et une multitude d’autres variables. Les aspects suivants du pardon peuvent vous aider à comprendre ce qu’il est réellement.


1) Le pardon est l’annulation d’une dette qui vous est due.

Quand quelqu’un pèche à votre encontre, il commet un tort et contracte une dette envers vous. En lui pardonnant, vous renoncez à votre droit à lui faire payer cette dette.


2) Le pardon est la suppression de l’emprise que votre offenseur a sur vous.

Tant que vos offenseurs ne sont pas pardonnés, ils continuent à hanter votre vie en maintenant une présence émotionnelle. Par le pardon, non seulement vous les libérez de leur dette envers vous, mais vous vous libérez aussi d’eux sur le plan émotionnel.


3) Le pardon est un don à votre offenseur et à vous-même.

Le pardon a des bénéfices sur votre santé et sur votre mental. Il vous permet aussi de passer d’une vie centrée sur la douleur à une vie centrée sur Dieu et sur les autres. Il améliore toutes vos relations.


4) Le pardon est l’oubli de la vengeance.

Quand nous cherchons la vengeance, nous nous plaçons au même niveau moral que nos offenseurs. Quand nous pardonnons, nous nous élevons au-dessus d’eux par grâce, et les laissons à un Dieu parfait et saint. La vengeance peut temporairement apaiser notre rage, mais elle ne peut jamais défaire un tort qui a été causé.


5) Le pardon est l’abandon de la justice finale entre les mains de Dieu. Parfois, le pardon est difficile parce qu’il viole notre sens de l’équité et de la justice. Mais la Bible promet que Dieu s’occupera des péchés de chacun avec justice…En pardonnant, nous ne négligeons pas la justice. Nous faisons au contraire confiance à Dieu et à sa justice parfaite, et nous ne nous plaçons plus entre le pécheur et Dieu.


6) Le pardon est souvent un processus qui dure dans le temps.

A l’époque de Jésus, les rabbins enseignaient que l’on ne doit pardonner que trois fois, et après cela, c’est tout. En Matt 18/21.22, nous lisons … « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois. » C’est une façon de dire que pour ceux qui suivent Jésus, le pardon doit être illimité.


7) Le pardon est une volonté de souhaiter le bien de votre offenseur.

En pardonnant à nos offenseurs, nous ne voulons plus les voir souffrir et payer, nous voulons plutôt les voir se repentir et changer par la grâce de Dieu.



B) SEPT ERREURS SUR LE PARDON


Pardon est un mot qui est souvent employé, mais peu souvent compris. Il est tout aussi important de comprendre ce qu’est le pardon que de comprendre ce qu’il n’est pas.


1) Le pardon ce n’est pas nier que le péché a eu lieu ou en diminuer le tort. En pardonnant à quelqu’un, nous ne disons pas que rien ne s’est produit ou que ce n’était « pas grand-chose ». Au contraire, nous disons que le péché a eu lieu et que c’était tellement important que Jésus est mort pour ça.


2) Le pardon, ce n’est pas permettre le péché.

Pardonner, ce n’est pas permettre à l’offenseur de rester coincé dans son cycle de péché et être ainsi complice et lui permettre de continuer ses transgressions. Nous pouvons pardonner tout en demeurant honnêtes par rapport au comportement de quelqu’un.


3) Le pardon, ce n’est pas nécessairement une réponse à une repentance sincère.

Parfois, les pécheurs reconnaîtront leurs torts et demanderont pardon. Parfois, ils ne le feront pas…Dans tous les cas, nous devons pardonner, que la personne reconnaisse être coupable ou non.


4) Le pardon, ce n’est pas couvrir le péché commis contre nous.

En fait, si un crime est perpétré, nous pouvons pardonner tout en cherchant un recours légal (Romains 13/1 à 7)


5) Le pardon, ce n’est pas oublier.

On croit souvent que nous devrions « pardonner et oublier », ce qui est impossible. Quand Dieu dit : « En effet, je pardonnerai leur faute et je ne me souviendrai plus de leur péché », il ne voulait pas dire qu’il n’en avait aucun souvenir. C’est impossible, étant donné que Dieu est omniscient. Cela veut plutôt dire que Dieu ne retient pas notre péché contre nous et qu’il ne le garde pas comme la base de notre identité et de notre relation avec lui. De plus, quand nous pardonnons à quelqu’un, nous devons nous souvenir du péché afin de pouvoir pardonner.


6) Le pardon, ce n’est pas la confiance.

Le pardon ne prend qu’une fraction de seconde, mais la confiance se construit avec le temps. Et une fois que la confiance est perdue à cause du péché, la reconstruire peut prendre beaucoup de temps.


7) Le pardon, ce n’est pas la réconciliation.

On peut rencontrer un pécheur qui se repent, ou une victime qui pardonne, mais il faut la présence simultanée des deux, pour vivre la réconciliation. Par conséquent, à moins qu’il n’y ait à la fois la repentance du pécheur et le pardon de la victime, la réconciliation ne peut pas avoir lieu…Votre pardon est le commencement d’une réconciliation potentielle, mais il n’est pas en soi une réconciliation.


Les gens amers peuvent parfois être aveugles ou indifférents à ceux qu’ils ont eux-mêmes rendus amers… Comme Paul nous exhorte, je vous exhorte moi aussi : « Que le soleil ne se couche pas sur votre colère ». Arrangez les choses aujourd’hui en pardonnant à ceux qui vous ont blessé, et par la grâce de Dieu, cherchez le pardon auprès de ceux que vous avez blessés. Vous êtes pardonné. Marchez dans le pardon.


Marc Driscoll



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