L'ÉGLISE DE PHILADELPHIE




Ap 3:7-13 Ecris à l’ange de l’Eglise de Philadelphie : Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n’ouvrira: Je connais tes œuvres. Voici, parce que tu as peu de puissance, et que tu as gardé ma parole, et que tu n’as pas renié mon nom, j’ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer. Voici, je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent ; voici, je les ferai venir, se prosterner à tes pieds, et connaître que je t’ai aimé. Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. Je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne. Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus ; j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau. Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises !



LES FÉLICITATIONS


  • TU AS PEU DE PUISSANCE

Comment se fait-il que cette église soit félicitée pour son peu de puissance ?

À notre époque où tant d’églises sont à l’affut de toujours plus de puissance, l’église de Philadelphie n’en a que très peu, et pourtant, cela fait partie des raisons pour laquelle Jésus lui ouvre une porte que personne ne pourra refermer


Le mot « Puissance » est « dunamis » en grec qui signifie : puissance miraculeuse, abondance, miracle


Ce qui indique que L’église de Philadelphie vit très peu de miracles en son sein. Il n’est pas dit qu’elle n’en a pas du tout, mais sa puissance n’est pas grande. Elle voit peu de guérison, elle n’expérimente pour ainsi dire que très peu de miracles et de choses spectaculaires. La puissance n’est pas absente, d’après notre texte, mais elle parait n’être qu’occasionnelle.


Les miracles seraient-ils donc si peu important pour le Seigneur ? Jésus guérissait pourtant les foules et il a lui-même envoyé ses disciples pour guérir les malades à leur tour. Mais la tâche première du Seigneur était la guérison des âmes. Dans Esaïe, le ministère de Jésus est clairement décrit : Es 61:1 L’esprit du Seigneur, l’Eternel, est sur moi, Car l’Eternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance ;


La mission principale de Jésus était de guérir les coeurs avant de guérir les corps ! Et il en est pareil pour nous aujourd’hui. Cela ne veut pas dire qu’il ne veut pas guérir les corps, loin de là, mais sa mission première est de guérir les âmes et de les sauver de l’enfer éternel.


Philadelphie a peu de puissance et cela ne pose aucun problème au Seigneur, bien au contraire, il lui ouvre une porte que personne ne pourra fermer. En clair, il l’a béni. Jésus nous a avertis que certain s’entendront dire « Retirez vous de moi », alors qu’ils auront guéri, prophétisé, évangélisé, fait des prodiges dans le nom de Jésus. La puissance est un grand danger car elle amène très souvent l’homme à se glorifier lui, plutôt que Dieu. Mat 7:22-23 Plusieurs me diront en ce jour–là : Seigneur, Seigneur, n’avons–nous pas prophétisé par ton nom ? n’avons–nous pas chassé des démons par ton nom ? et n’avons–nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez–vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.


La puissance fait croitre l’orgueil et conduit certains ministères à dévier totalement du message initial de la croix. La puissance à grande échelle n’est pas bonne en soi, car sans même s’en apercevoir, l’homme finit par devenir orgueilleux. Cela peut conduire l'homme à se croire riche et à le mener dans une vie de tiédeur malgré toute les apparences. Il recherche la puissance plutôt que celui qui la possède.


Ne cherchons pas la puissance, comme beaucoup trop malheureusement la recherchent. C’est une grave erreur. Recherchons Dieu, celui qui détient la puissance et qui la distribue selon son bon vouloir. N’oublions jamais qu’il est souverain et que nous ne pouvons rien faire sans lui. Ne le cherchons pas pour obtenir sa puissance sous prétexte de faire du bien autour de nous. Cherchons le lui, et il saura nous utiliser pour sa gloire.


  • TU AS GARDÉ MA PAROLE

Garder la parole signifie que l’église de Philadelphie a conservé la parole de Dieu telle qu’elle était, sans jamais la transformer. Elle l’a gardée intacte, telle qu’elle l’avait reçu.


Aujourd’hui certains se permettent de moderniser la bible, car selon eux, elle n’est plus adaptée à notre époque. Les chrétiens de philadelphie n’avaient pas encore le nouveau testament en leur possession, c’est pourquoi, ils lisaient l’ancien testament qui datait de plusieurs siècles, Et pourtant jamais ils ne se sont permis de le transformer, d’en changer une seule lettre, parce qu’ils savaient que ce qu’ils avaient entre les mains était l’héritage de Dieu pour ses enfants, sa Parole écrite de sa main pour ceux qui l’aiment. Dieu ne change pas ! Les siècles pourront encore et encore s’accumuler, sa parole restera toujours d’actualité, parce qu’elle est intemporelle, elle est éternelle.

L’église de Philadelphie l’a bien compris, c’est pourquoi ils n’ont jamais retiré un seul iota, ni un seul trait de lettre, comme Jésus l’avait demandé à ses disciples. Mat 5:18 Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé.


Garder la parole, c’est la prendre dans son ensemble, c’est à dire l’ancien et le nouveau testament en mettant en pratique ce qu’elle nous enseigne. Jn 14:23-24 Jésus lui répondit : Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. Celui qui ne m’aime pas ne garde point mes paroles. Et la parole que vous entendez n’est pas de moi, mais du Père qui m’a envoyé.


Garder, c’est obéir, c’est pratiquer et ne pas être un auditeur oublieux. Jc 1:22-23 Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous–mêmes par de faux raisonnements. Car, si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel,


L’évangile est simple, il suffit de le lire et de l’appliquer. Par la puissance du Saint-Esprit, cela nous est parfaitement possible. Le souci est de vouloir obéir, d’accepter de changer et de se soumettre à un maitre bien plus grand que nous. L’orgueil de l’homme et son insoumission le conduisent à ne prendre que quelques parties de la bible et à laisser ce qui ne lui convient pas.

C’est ainsi que des nouvelles doctrines naissent de part et d’autre partout dans le monde et éloignent le peuple de Dieu de la vérité. Garder la Parole n’est pas optionnel, c’est un avertissement sévère sous peine de finir en enfer.

Ceux qui ne gardent pas la parole sont semblables à des personnes qui ont bâti leur maison sur le sable. Lorsque la tempête soufflera, elle s’effondrera. Mat 7:26-27 Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison : elle est tombée, et sa ruine a été grande.


Les chrétiens de Philadelphie ont gardé la parole avec persévérance, malgré toutes les épreuves qu’ils ont endurées.

Ils y ont toujours obéi de tout leur coeur, sans jamais la négliger ou la transformer. Ils sont restés intègres jusqu’au bout. Ps 119:2-3 Heureux ceux qui gardent ses préceptes, Qui le cherchent de tout leur cœur, Qui ne commettent point d’iniquité, Et qui marchent dans ses voies !


  • TU N’AS PAS RENIÉ MON NOM

Tant que nous ne sommes pas confrontés à la persécution ou à une vraie menace, nous ne pouvons réellement prétendre que nous ne renierons jamais le Seigneur.


Mais le reniement peut-être bien plus subtil. Vis à vis des non croyants, nous pouvons renier le nom de Jésus en nous moquant de certaines blagues à son sujet, parce que nous n’osons pas nous exposer à la critique. Nous pouvons aussi abandonner notre marche avec lui parce que la tension est trop dure dans le foyer, parce que le chemin est semé d’embuches et d’épines. Beaucoup ont commencé à suivre Jésus, mais ont fini par le rejeter. Les uns manquent de persistance et se découragent vite et les autres se laissent séduire par le monde et repartent à leur vomi Mat 13:21-23 mais il n’a pas de racines en lui–même, il manque de persistance, et, dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, il y trouve une occasion de chute. Celui qui a reçu la semence parmi les épines, c’est celui qui entend la parole, mais en qui les soucis du siècle et la séduction des richesses étouffent cette parole, et la rendent infructueuse.


Les philadelphiens connaissaient la persécution et ne se laissaient pas décourager pour autant. Ils aimaient sincèrement le Seigneur et ont compris que leur vie ne valait rien sans lui. Ils savaient que la mort ne pourrait jamais les séparer de Jésus Mat 10:39 Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera.



LES REPROCHES


Aucun reproche ne lui ai faite.

En serait-il de même pour nous ? Que dirait le Seigneur s'il devait nous écrire ?<