LA NOUVELLE NAISSANCE : UN COMMENCEMENT PAS UNE FINALITÉ


Introduction


Ce message s’adresse à tout ceux qui sont nés de nouveau, c’est-à-dire à tous ceux qui sont passés par une vraie conversion. Ceux qui ne le seraient pas, sont invités à examiner la question avec le plus grand sérieux, tant que c’est encore le jour où la grâce est offerte !

Il faut d’abord être au clair sur ce qu’est une vraie conversion, ce qu’est la nouvelle naissance et ce qu’est la nouvelle création, dans laquelle l’âme est introduite pour l’éternité, au jour de sa nouvelle naissance.


Dans sa 1ère épitre, l’apôtre Jean, s’adresse à ses enfants (1*), aux enfants de Dieu, à tous ceux qui sont nés de nouveau, qu’ils soient convertis depuis une seule heure, ou depuis des dizaines d’années. Parmi les enfants de Dieu, le Saint Esprit, par la plume de Jean, fait une distinction selon le degré de maturité acquis par l’enfant de Dieu : « les petits enfants », « les jeunes gens » et « les pères » (2*). Le développement de la maturité spirituelle est une chose normale, qui doit avoir lieu. Malheureusement, on observe bien souvent que ce développement spirituel stagne, et bien des âmes restent toute leur vie au stade de « petits enfants ». C’est l’exhortation que l’apôtre adresse aux chrétiens d’origine juive, dans l’épitre aux Hébreux (3*).


(1*) « Mes enfants, je vous écris … » (1 Jean 2 v.1) « Je vous écris, enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés par son nom. » (1 Jean 2 v.12)

(2*) « Je vous écris, pères, parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement. Je vous écris, jeunes gens, parce que vous avez vaincu le méchant. Je vous écris, petits enfants, parce que vous connaissez le Père. » (1 Jean 2 v.13)

(3*) « … au sujet duquel nous avons beaucoup de choses à dire et qui sont difficiles à expliquer, puisque vous êtes devenus paresseux à écouter. Car lorsque vous devriez être des docteurs, vu le temps, vous avez de nouveau besoin qu’on vous enseigne quels sont les premiers rudiments des oracles de Dieu, et vous êtes devenus tels, que vous avez besoin de lait et non de nourriture solide ; car quiconque use de lait est inexpérimenté dans la parole de la justice, car il est un petit enfant ; mais la nourriture solide est pour les hommes faits, qui, par le fait de l’habitude, ont les sens exercés à discerner le bien et le mal. » (Hébreux 5 v.11-14)


Le développement spirituel d’une assemblée, dépend de celui de ceux qui la composent, et se perçoit lors de réunions, que la Parole de Dieu appelle des « réunions d’assemblée » (*).

(*) Avant de définir ce qu’est une « réunion d’assemblée », il n’est peut-être pas inutile de rappeler ce qu’est l’Assemblée de Dieu. (Ce sujet est traité dans le message n° 131, intitulé : « L’Assemblée de Dieu ou l’Eglise du Dieu vivant. Qu’est-ce que cela implique pour le chrétien ? »)


Une « réunion d’assemblée » est une réunion, sous la seule direction du Saint Esprit, marquée par la présence du Seigneur Jésus, c’est la réunion des 2 ou 3 réunis au Nom du Seigneur (Matthieu 18). Il y a 4 types de « réunions d’assemblée » : la réunion de prière, la réunion de culte, la réunion d’édification et la réunion d’administration :


1. Lors de la réunion de prière, l’assemblée, par la voix des frères, s’exprime en exposant à Dieu, les divers besoins. Les prières sont adressées soit Père, soit au Fils, selon l’objet de la requête.

2. Lors de la réunion de culte, l’assemblée se réunit pour la louange et « la fraction du pain » (la cène). C’est par la voix des frères, que l’assemblée loue le Père et le Fils. Elle exprime la louange et l’adoration, essentiellement en rappelant au Père, la valeur et les gloires du Fils. C’est lorsque l’adoration de l’assemblée atteint son plus haut point, et non pas à heure fixe, que l’assemblée, lors de la cène, se souvient des souffrances et de la mort du Seigneur Jésus, Lui rappelant les effets bénis, et parmi lesquels, l’expression de ce qu’est le Corps de Christ, dans le seul pain, expression de l’unité indestructible du Corps de Christ, ensemble de tous les vrais croyants vivant sur la terre.

3. Lors de la réunion d’édification de l’assemblée, elle ne s’adresse plus à Dieu, c’est Dieu qui s’adresse à elle, en vue de l’édifier, en vue de sa croissance spirituelle. A cet effet, le Saint Esprit utilise un frère (éventuellement 2 ou 3) pour présenter une portion de la Parole de Dieu, et en donner le sens.

4. A cela s’ajoute les réunions d’administration, qui sont des réunions uniquement de frères, car c’est à eux que Dieu a confié l’administration des différents aspects locaux qui se présente.

Les autres réunions, réunion d’étude de la Parole, ou d’évangélisation, ne sont pas des « réunions d’assemblées », bien qu’elles aient toute valeur à leur place.


Il est assez courant que dans la réunion de Culte (1*), on s’adresse presque exclusivement au Fils, lui parlant de nous-mêmes, de ce que nous sommes, etc. … et rarement en s’adressant au Père, pour lui parler de ce que l’assemblée a appris au sujet de Celui qui est dès le commencement, à savoir le Fils bien-aimé du Père, rappelant au Père, la gloire acquise par l’œuvre de la croix, par laquelle Dieu a pu exprimer ce qu’il est par nature, à savoir Amour (2*). Il en va de même pour la réunion d’édification de l’assemblée, on lui prêche l’invitant à venir au Sauveur pour avoir le pardon de ses péchés, ou en lui faisant chanter des cantiques contenant ce message ! Alors qu’elle est réunie pour entendre de la part de Dieu ce qui va aider les frères et sœurs à croître spirituellement (3*). Ce constat démontre la nécessité d’apprendre aux pieds du Seigneur, dans sa Parole, les enseignements qui auront pour effet de faire croître l’âme, dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ (2 Pierre 3 v.18).


(1*) Lorsque nous parlons de culte, nous ne parlons pas de toutes ces démonstrations tapageuses avec tout une série d’instruments, et où un « pasteur » en titre fait ensuite un sermon, mais de l’expression de la louange à Dieu, comme décrit au point (1*)

(2*) « … Dieu constate son amour à lui envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. » (Romains 5 v.8)

(3*) Cela ne veut pas dire que le Saint Esprit ne peut pas conduire aussi à placer quelques messages d’appel à l’adresse de personnes présentes qui ne sont pas converties, mais ces personnes inconverties, bien que présentes, ne s’intègrent pas à l’assemblée locale réunie au Nom du Seigneur !


Le présent message s’adresse spécialement à ceux qui viennent d’entrer dans la vie chrétienne, étant nouvellement convertis, ou si c’est le cas, à celui, qui, bien que converti depuis longtemps, est resté au même stade que le nouveau converti, ce que l’apôtre Jean appelle « les petits enfants ». Le but recherché est de montrer que la nouvelle naissance est le point de départ d’une vie, qui évolue en intégrant par la puissance du Saint Esprit, les enseignements contenus dans la Parole de Dieu.

Cette croissance spirituelle est nécessaire aussi, afin de ne pas se laisser entraîner par doctrines étrangères à ce qu’enseigne la Parole de Dieu : « … en vue du perfectionnement des saints, pour l’œuvre du service, pour l’édification du corps de Christ ; jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature de la plénitude du Christ : afin que nous ne soyons plus de petits enfants, ballottés et emportés çà et là par tout vent de doctrine dans la tromperie des hommes, dans leur habileté à user de voies détournées pour égarer … » (Ephésiens 4 v.12-14)


Le point de départ


Cher frère, chère sœur, étant né de nouveau, tu as donc mis toute ta confiance en Jésus, et par la foi en Lui tu es passé « de la mort à la vie » (1 Jean 3 v.14). — La paix de Dieu remplit ton cœur ; de nouveaux mobiles dirigent tes actions. Tes péchés d'autrefois ont perdu leur puissance sur toi et les plaisirs que tu recherchais n'ont plus leur charme. Tu trouves ta joie dans la lecture de la Parole de Dieu, dans la prière, et dans les réunions des enfants de Dieu ; et tu dis peut-être en toi-même : « A présent toute l'œuvre est achevée pour moi, je crois au Seigneur Jésus et j'ai la vie éternelle ».


Eh bien, tout n’est pas fini, ce n’est qu’un commencement !

Tu as cru, il est vrai, au Seigneur, mais c'est là seulement le commencement d'une vie nouvelle et éternelle.


Il est bien vrai et réel, que l’œuvre du Fils de Dieu POUR toi sur la croix est parfaite et entièrement achevée, mais il n’est pas moins vrai et moins réel que l'œuvre du Saint Esprit EN toi ne vient que de commencer.

A l’image de la parabole du semeur, le Saint Esprit a travaillé sur toi, pour que à partir d’un cœur, comparé aux bords des chemins, ensuite un terrain rocailleux, etc. … pour être une bonne terre sur laquelle la Parole pouvait être plantée, et a commencé à germer pour donner du fruit de la même nature que celle de la Parole. (Marc 4 v.3-20)

Mais, Dieu aurait-il planté dans ton cœur cette semence incorruptible pour qu'elle y demeure cachée et sans aucun changement ? Evidemment que non ! Cette semence divine, a déjà germé, se traduisant par ta nouvelle naissance ! Mais ce germe doit continuer à se développer, et porter du fruit : « La terre produit spontanément du fruit, premièrement l’herbe, ensuite l’épi, et puis le plein froment dans l’épi » (Marc 4 v.28)

Ainsi, tu as franchi la « porte étroite », et tu es entré dans le « chemin resserré » « qui mène à la vie » (*). Par ce fait même, le monde est derrière toi, et la maison du Père céleste est devant toi !

(*) « Entrez par la porte étroite ; car large est la porte, et spacieux le chemin qui mène à la perdition, et nombreux sont ceux qui entrent par elle ; car étroite est la porte, et resserré le chemin qui mène à la vie, et peu nombreux sont ceux qui le trouvent. » (Matthieu 7 v.13-14)


Les difficultés du chemin


Ce sentier rencontre très souvent de la rudesse et des difficultés. Il peut te conduire parfois au travers de lieux arides et des épines, au milieu de toutes sortes d'ennemis ; — mais au bout de la route, il y a un palais, une couronne et le Roi lui-même ! Il faut que tu puisses poursuivre toujours la course et combattre le bon combat de la foi, si tu veux porter la couronne du vainqueur. (*)

(*) « … combats le bon combat de la foi ; saisis la vie éternelle, pour laquelle tu as été appelé et tu as fait la belle confession devant beaucoup de témoins. » (1 Timothée 6 v.12) « … j’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi : désormais m’est réservée la couronne de justice, que le Seigneur juste juge me donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui aiment son apparition. »(2 Timothée 4 v.7-8)

L’homme de Dieu, l’apôtre Paul, a été conduit par un chemin sombre et orageux, comme le Saint Esprit le rapporte dans le livre des Actes des Apôtres : « … comme durant plusieurs jours il ne parut ni soleil ni étoiles, et qu’une grande tempête nous pressait, dès lors toute