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PEUT-ON S'OPPOSER À LA GRÂCE ?

 

Dieu peut-il faire de nous des chrétiens ?

 

Oui, vous dis-je, et c’est précisément là qu’éclate l’admirable puissance de l’Évangile.


La grâce divine ne sollicite pas le consentement de l’homme, mais elle l’obtient ; elle ne lui demande pas s’il la veut, mais elle lui donne de la vouloir ; elle ne s’impose pas à lui, mais elle transforme tellement sa volonté que, reconnaissant sa valeur, il se prend à soupirer après elle, et la poursuit jusqu’à ce qu’il l’ait atteinte.

 

Et comment expliquer autrement la conversion de tant d’incrédules, qui avaient dit à une époque de leur vie : “Jamais nous n’aurons rien à faire avec la religion ?“

 

On raconte qu’un jour un impie déclaré entra dans un lieu de culte pour entendre les chants sacrés, et qu’aussitôt que le ministre prit la parole, il mit les doigts dans ses oreilles, déterminé à ne pas écouter. Mais au bout de quelques instants, voici qu’un petit insecte vient se poser sur son visage, ce qui l’oblige, pour le chasser, à déplacer une de ses mains.

À ce même moment, le ministre prononçait ces paroles : Que celui qui a des oreilles pour ouïr entende.

Surpris, remué dans sa conscience, l’incrédule écoute, et Dieu touche son cœur à salut. En sortant, il était un nouvel homme. L’impie se retira pour prier; le railleur alla verser des larmes de contrition. Celui qui était entré dans la maison de Dieu par manière de passe-temps, retourna chez lui, pressé de rechercher la communion de son Créateur.
Le sceptique devint croyant; le pécheur devint un saint. Et la transformation qui s’est produite chez cet homme, peut se produire également chez tous.

 

La grâce divine, je le répète, n’a pas besoin de votre consentement préalable : elle saura vous donner la volonté et l’exécution selon son bon plaisir.


Du cœur le plus rebelle qui s’écrie dédaigneusement : “Je n’ai que faire de l’Évangile“, elle peut, quand elle le veut, faire surgir cette humble supplication : “Seigneur, sauve-moi, ou je péris !“

Mais peut-être pensez-vous que vous pouvez vous convertir sans que votre âme subisse l’action prévenante de la grâce de Dieu. Erreur, erreur funeste, mes amis.

 

Supposons qu’en cet instant même Jésus-Christ se présentât au milieu de nous, quel accueil pensez-vous que lui ferait le plus grand nombre ? “Nous le couronnerions roi“, me répondez-vous.
Hélas ! je n’en crois rien ; et je suis persuadé, au contraire, que la plupart d’entre vous le crucifieraient de nouveau, s’ils en avaient l’occasion.

 

Oui, se tînt-il là, devant vous, et vous dît-il : “Me voici, je vous aime“, pas un de vous, abandonné à sa propre volonté, ne répondrait à ses avances.

Fixât-il sur vous un de ces puissants regards capables de dompter les lions eux- mêmes; vous parlât-il avec cette voix d’où se sont échappés des flots d’une incomparable éloquence, pas un de vous, laissé à lui-même, ne deviendrait son disciple.

 

Ce qu’il faut, pour fléchir les résistances de notre cœur, c’est la puissance de la grâce, c’est l’influence du Saint-Esprit.

Nul ne peut venir à moi, a dit Jésus-Christ, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire.

 

Charles Spurgeon

 

 

 

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