EXODE 12 - Le sang seul nous protège de la colère de Dieu
- ILTAIME

- 12 juil.
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Contexte historique
Nous sommes en Égypte, à la veille de la dixième et dernière plaie. Après neuf jugements qui n'ont pas fléchi le cœur de Pharaon, Dieu institue, avant même de frapper, un moyen de salut pour son peuple. Chaque famille israélite doit prendre un agneau, le garder quatre jours, puis l'immoler et appliquer son sang sur les linteaux et les poteaux des portes. Au cours de cette même nuit, l'ange exterminateur parcourra l'Égypte et frappera tout fils aîné, de l'homme jusqu'à la bête, sauf dans les maisons marquées par le sang. Ce chapitre institue aussi la fête des pains sans levain et fixe pour toujours, dans le calendrier d'Israël, le mémorial de cette délivrance. C'est dans cette nuit que naît véritablement le peuple de l'alliance, arraché à l'esclavage par un acte souverain de Dieu.
Leçons pour aujourd'hui
1. L'agneau sans défaut, figure du Sauveur
"Ce sera un agneau sans défaut, mâle, âgé d'un an; vous pourrez prendre un agneau ou un chevreau." (Exode 12:5)
Dieu ne demande pas n'importe quel animal mais un agneau irréprochable, car seule une victime parfaite peut porter le jugement à la place du pécheur. Cette exigence trouve son accomplissement en Christ, notre Pâque selon l'expression de Paul (1 Corinthiens 5:7), le seul Agneau véritablement sans défaut. Michael Horton rappelle que toute l'économie de l'Ancien Testament fonctionne par types et ombres qui préparent et annoncent l'œuvre définitive du Christ, et l'agneau pascal en est l'une des figures les plus claires.
Vous ne pouvez présenter à Dieu ni vos efforts ni votre sincérité comme substitut valable: seul un sacrifice parfait satisfait sa justice. C'est pourquoi l'Évangile ne vous invite pas à devenir meilleur avant de venir à Dieu, mais à venir sous le sang d'un autre.
2. Le sang seul protège, non les mérites de la maison
"Le sang vous servira de signe sur les maisons où vous serez; je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous, et il n'y aura point de plaie qui vous détruise, quand je frapperai le pays d'Égypte." (Exode 12:13)
Remarquez ce que Dieu ne dit pas. Il ne dit pas qu'il verra la piété de la famille, la propreté de la maison ou la quantité de leurs bonnes œuvres. Il dit qu'il verra le sang. Matthew Henry souligne que la protection ne reposait sur aucune qualité intrinsèque des Israélites mais uniquement sur leur obéissance à appliquer le signe que Dieu lui même avait prescrit. Une famille pieuse sans le sang sur la porte aurait péri comme n'importe quelle maison égyptienne; une famille faible mais obéissante au signe était épargnée.
C'est toute la doctrine de la justification par la foi seule qui se dessine ici: ce n'est pas votre caractère qui vous met à l'abri de la colère de Dieu, c'est le sang de Christ appliqué par la foi.
3. Le mémorial perpétuel, gardien de la mémoire spirituelle
"Vous conserverez le souvenir de ce jour, et vous le célébrerez par une fête en l'honneur de l'Éternel; vous le célébrerez comme une loi perpétuelle pour vos descendants." (Exode 12:14)
Dieu sait que le cœur humain oublie vite ses délivrances. Il institue donc une fête annuelle pour que chaque génération se souvienne, non par sentimentalisme, mais par obéissance structurée. Ce principe demeure valable pour vous: la foi réformée a toujours insisté sur la nécessité des moyens de grâce, la prédication régulière, la sainte cène, la prière commune, pour entretenir dans le cœur des croyants le souvenir vivant de ce que Dieu a fait.
Sans discipline de mémoire, même la plus grande délivrance s'estompe avec le temps. Vous avez besoin des rites que Dieu a institués pour son Église, non parce qu'il aurait besoin de vos cérémonies, mais parce que vous avez besoin qu'on vous rappelle sans cesse la croix.
Conclusion
Cette nuit d'Égypte annonce, des siècles à l'avance, la nuit où l'Agneau de Dieu véritable a versé son sang pour son peuple. Ce que le sang de l'agneau accomplissait de façon typique et temporaire, le sang de Christ l'accomplit de façon réelle et définitive. Que votre cœur trouve son seul refuge sous ce sang, et non sous vos propres œuvres.
Question(s) pour la réflexion
Sur quoi repose concrètement votre assurance devant Dieu aujourd'hui: sur le sang de Christ seul, ou sur un mélange discret entre ce sang et vos propres efforts ?
Quels moyens de grâce (Parole prêchée, sainte cène, prière) avez vous mis en place dans votre vie pour ne pas oublier ce que Dieu a fait pour vous?



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