top of page

LE COUPLE CHRÉTIEN ET LA SEXUALITÉ






La sexualité dans le mariage,

l’église doit impérativement en parler !



S O M M A I R E


INTRODUCTION

La sexualité n’est pas un tabou !


CHAPITRE 1

La sexualité originelle créative


. L’acte sexuel est la création de Dieu

. Les 3 notions de la sexualité

. Témoignage


CHAPITRE 2

La sexualité sensorielle charnelle.


. La perception diabolique de la sexualité

. Les conséquences désastreuses des pratiques hors normes de la sexualité sensorielle.

. Les pièges de l’influence continue

. Sortir de l’addiction


CHAPITRE 3

Les 4 piliers de la sexualité originelle dans le couple.


. Les 3 unités : Esprit, Âme, Corps

. La place des rapports sexuels

. La perception différenciée

. La connaissance partagée de la sexualité


CHAPITRE 4

Le sujet de la sexualité dans l’église

. Sortir du tabou

. Le mutisme : Un fléau hyper destructeur

. Comment en parler dans l’église et traiter efficacement le sujet ?


CONCLUSION


***



I N T R O D U C T I O N

La sexualité n’est pas un Tabou !


Peut-on parler de sexualité au sein de l’église ? A qui en parler ? De quoi parler en matière de sexualité ? Comment en parler ? Nous sommes tellement déformés par les pratiques et dérives mondaines, mais aussi par la perception ecclésiale étriquée de la sexualité, qu’il nous parait presque impossible d’évoquer le sujet de la sexualité, que ce soit dans le monde ou dans l’église.


La sexualité serait l’espace secret que rien ne pourrait venir déranger, tant l’impression de viol de l’intimité est présente dans l’esprit de beaucoup. C’est la loi du silence sous peine de dévoiler ce qui mettrait à nu ce que personne ne doit savoir. On confond deux choses : parler de notre sexualité (qui ne regarde personne) et parler de la racine divine de la sexualité, de son origine, de ses valeurs. Mais pour parler de la racine divine de la sexualité, encore faut-il se tourner vers Dieu pour en être informer. De fait, par manque de connaissance, parler de sexualité même dans ses nobles valeurs, est pour beaucoup un tabou ! Pourtant la sexualité est loin de n’être que le rapport physique. Elle est un tout qu’il faut connaitre !


S’il est tout à fait normal et conseillé de ne pas dérouler sur la place publique notre vie sexuelle intime, il est cependant recommandé vivement de parler de la sexualité dans ce qu’elle est, dans ce qu’elle offre et dans ce qu’elle a de divin. La sexualité est le centre du rapport et de l’unité dans le mariage des corps, dans un but et un espace relationnel très précis, voulu par Dieu entre un homme et une femme uniquement.


Le rapport sexuel n’est pas le monopole de l’homme comme le monde depuis des siècles nous le fait croire, non ! Il n’est pas que physique, il est le monopole exclusif de Dieu qui offre à l’homme d’en jouir. L’apôtre Paul, dans le chapitre 7 de 1 Corinthiens, remet l’église au centre du village concernant la sexualité. Dans un contexte martelé par le plaisir sexuel et la prostitution à Corinthe, il rappelle avec force, que la sexualité est l’oeuvre exclusive de Dieu entre un homme et une femme, dans une relation intime et loyale, afin de préserver la pureté de sa création. Toujours selon la Parole de Dieu, toute autre forme de sexualité n’est pas créative mais impure !


De fait l’Église a le devoir sacré de parler de la sexualité originelle créative afin de ne pas laisser ses brebis et ses couples dans le flou d’un tabou qui entraine des dérives souvent très risquées. La sexualité dans le monde mène à des dérives impures, qui peuvent conduire à La pornographie, l’homosexualité, la pédophilie, le sadomasochisme, le libertinage, jusqu’à l’inceste et le viol qui sont les conséquences dépravées d’une sexualité pratiquée en dehors de la création divine. Et nous constatons que parfois même, l’église est elle-même touchée par la pornographie, la pédophilie, l’influence de la prostitution et l’homosexualité (Voir les faits divers).


Ne pas parler de ce qui peut entrainer l’impensable et l’impureté au sein de la maison de Dieu, n’est pas raisonnable et il est du devoir des conducteurs d’éclairer et de former les frères et soeurs sur les principes bibliques et divins de la sexualité originelle créative. Même si le sujet est délicat à aborder, il est libérateur pour celles et eux qui entrevoient dans les messages le désir de repentance et de remise en question pour appliquer la Parole de Dieu.


Connaitre, comprendre et apprendre la sexualité originelle créative selon les principes bibliques est essentiel pour trouver le bon équilibre. Certes, nous sommes tous différents mais il y a un seul message, une seule Parole et le Saint-Esprit pour nous conduire à la pureté. Il faut s’entretenir avec la Parole de Dieu et chercher qu’elle est sa volonté.


J’entend souvent dire que dans la Bible, le sujet de la sexualité n’est pas très développé ! Je pense tout le contraire ! La forme dans les détails n’est pas développée, elle doit être cependant le fruit du fond que l’on doit aborder et partager ! Et justement, le fond, les valeurs, la noblesse de la sexualité originelle créative, est quant à lui, extrêmement développé et répété dans la Parole de Dieu, sous la forme de prévention, de conseils, de rappels et de de principes divins. Prenons quelques exemple ….


Dans l’ancien testament …


Nous partons des dix commandements qui demandent de ne pas commettre l’adultère et de ne pas convoiter.


Tu n’auras point commerce avec la femme de ton prochain, pour te souiller avec elle. Lev 18:20


Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination. Tu ne coucheras point avec une bête, pour te souiller avec elle. La femme ne s’approchera point d’une bête, pour se prostituer à elle. C’est une confusion.

Ne vous souillez par aucune de ces choses, car c’est par toutes ces choses que se sont souillées les nations que je vais chasser devant vous. Lev 18:22-24


Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable ; ils seront punis de mort : leur sang retombera sur eux.Si un homme prend pour femmes la fille et la mère, c’est un crime : on les brûlera au feu, lui et elles, afin que ce crime n’existe pas au milieu de vous.Si un homme couche avec une bête, il sera puni de mort ; et vous tuerez la bête.Si une femme s’approche d’une bête, pour se prostituer à elle, tu tueras la femme et la bête ; elles seront mises à mort : leur sang retombera sur elles.Si un homme prend sa sœur, fille de son père ou fille de sa mère, s’il voit sa nudité et qu’elle voie la sienne, c’est une infamie ; ils seront retranchés sous les yeux des enfants de leur peuple : il a découvert la nudité de sa sœur, il portera la peine de son péché.Si un homme couche avec une femme qui a son indisposition, et découvre sa nudité, s’il découvre son flux, et qu’elle découvre le flux de son sang, ils seront tous deux retranchés du milieu de leur peuple.Tu ne découvriras point la nudité de la sœur de ta mère, ni de la sœur de ton père, car c’est découvrir sa proche parente : ils porteront la peine de leur péché.Si un homme couche avec sa tante, il a découvert la nudité de son oncle ; ils porteront la peine de leur péché, ils mourront sans enfant.Si un homme prend la femme de son frère, c’est une impureté ; il a découvert la nudité de son frère : ils seront sans enfant.Vous observerez toutes mes lois et toutes mes ordonnances, et vous les mettrez en pratique, afin que le pays où je vous mène pour vous y établir ne vous vomisse point. Lev 20:13-22


Maudit soit celui qui couche avec la femme de son père, car il soulève la couverture de son père ! — Et tout le peuple dira: Amen ! Maudit soit celui qui couche avec une bête quelconque ! — Et tout le peuple dira : Amen ! Maudit soit celui qui couche avec sa sœur, fille de son père ou fille de sa mère ! — Et tout le peuple dira : Amen ! Maudit soit celui qui couche avec sa belle–mère ! — Et tout le peuple dira : Amen ! Deut 27:20-23


En parcourant l’ancien testament, vous découvrirez un nombre incalculable de commandements de Dieu sur les relations entre hommes et femmes et sur les pratiques sur ce sujet qui sont impures. Et dans le nouveau testament, vous découvrirez dans 1 Corinthiens 7 les recommandations de Paul sur la sexualité et le mariage, mais aussi des points très précis abordés dans les livres de Timothée, des Hébreux et de l’apocalypse, sans oublier la luxure dans l’épitre aux Romains et la réponse de Jésus aux pharisiens lorsqu’il affirme dans Matthieu 5:27-28

« Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras point d’adultère. Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. »


La sexualité est au coeur de la vie de chaque être humain et sans être pratiquée selon sa racine initiale, elle peut-être une arme de destruction massive contre nous-même et les relations que nous entretenons. Le diable se sert sans compter, de cette corde sensible pour faire tomber les chrétiens dans le péché de la sexualité sensorielle, charnelle.Le monde est bombardé, harcelé par les messages sensuels, le désir, les incitations à l’adultère, les rencontres d’un soir pour le sexe, les sites de rencontres, la pornographie, la pédophilie, les pratiques libertines, les jeux érotiques, les plans malsains. Internet a révolutionné le monde du sexe et là ou l’on censure les porteurs de vérité, on arrose sans limite les incitations à la débauche sexuelle.


Hommes comme femmes, nous sommes hyper influencés par l’image et les messages directs ou subliminaux qui d’abord nous attirent pour ensuite nous rendre addicts à une sexualité débridée. Les jeunes sont les proies faciles d’une découverte du plaisir sexuel sans limite, qui parfois tombe dans l’excès (tournantes, sexe tape et autres pratiques toutes plus effrayantes les unes que les autres). Combien de jeunes femmes brisées, qui vont même jusqu’au suicide ? Combien de traumatismes durables pour avoir été abusées ou forcées. Les dégâts d’une sexualité sans frontière sont très nombreux et pourtant l’église n’en parle pas, comme si ce sujet n’était pas d’actualité.


J’aimerai dans les lignes qui suivent, lever ce tabou de la sexualité. Faire prendre conscience à nos frères est soeurs que c’est un sujet capital, parce qu’il peut être porteur de blessures, d’incompréhensions, de méconnaissances, de tabous, de traumatismes parfois très profonds et d’une mauvaise perception de ses valeurs.


C’est un sujet très important pour connaitre une sexualité originelle créative épanouie, saine, pure qui plait à Dieu, une sexualité qui se partage et qui s’apprend dans la merveilleuse découverte de l’autre, une sexualité qui communique l’amour et le plaisir d’être ensemble dans un acte tout aussi corporel que spirituel, une sexualité renouvelée sous la conduite du Saint-Esprit qui nous libère pour la gloire de notre Dieu !


Entrons dans le vif du sujet !




CHAPITRE 1


La sexualité originelle créative !


Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme.Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre !

Genèse 1:27-28



L’acte sexuel est la création de Dieu !


Dans sa création, le Seigneur nous a impliqués de façon remarquable en nous créant à son image pour que nous ayons part à l’oeuvre créatrice de l’univers. C’est une infinie et merveilleuse bénédiction dans l’acte de procréation afin que ses créatures soient participantes au souffle de vie qu’il répand sur terre en l’homme et le femme. Gen 2:6-7 Mais une vapeur s’éleva de la terre, et arrosa toute la surface du sol. L’Eternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant.


Dès lors, la relation entre l’homme et la femme devient cette unité en Esprit, de l’âme et du corps pour la Gloire de Dieu Gen 2 :18 L’Eternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui . Et Gen 2:22-25 L’Eternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme. Et l’homme dit : Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! On l’appellera femme, parce qu’elle a été prise de l’homme. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.L’homme et sa femme étaient tous deux nus, et ils n’en avaient point honte.


Nous mesurons ici le privilège d’être participants à la création divine et surtout à la valeur inestimable du rapport intime qui est confié à l’homme et à la femme pour la gloire de Dieu. Ce rapport n’est autre qu’un acte d’amour de la part de notre créateur ! C’est la fondation d’une humanité sans tâche, sous la protection du Père, pour le bonheur de ses enfants. La Parole de Dieu va de fait, sans cesse nous alimenter par son souffle divin dans la Bible, de ses précieux commandements et conseils pour que les rapports homme femme, dans le mariage, portés par l’Esprit et l’unité des corps soient purs et Sanctifiés.


Que dire de ces merveilleuses recommandations pour les époux….


Pr 12:4 Une femme vertueuse est la couronne de son mari, Mais celle qui fait honte est comme la carie dans ses os.

Pr 31:10-12 Qui peut trouver une femme vertueuse ? Elle a bien plus de valeur que les perles. Le cœur de son mari a confiance en elle, Et les produits ne lui feront pas défaut. Elle lui fait du bien, et non du mal, Tous les jours de sa vie. Cant 1: 2 Qu’il me baise des baisers de sa bouche ! Car ton amour vaut mieux que le vin

Cant 1:15-17 Que tu es belle, mon amie, que tu es belle ! Tes yeux sont des colombes. — Que tu es beau, mon bien–aimé, que tu es aimable ! Notre lit, c’est la verdure. —Les solives de nos maisons sont des cèdres, Nos lambris sont des cyprès.

Cant 4:1-7 Que tu es belle, mon amie, que tu es belle ! Tes yeux sont des colombes, Derrière ton voile. Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres, Suspendues aux flancs de la montagne de Galaad. Tes dents sont comme un troupeau de brebis tondues, Qui remontent de l’abreuvoir ; Toutes portent des jumeaux, Aucune d’elles n’est stérile. Tes lèvres sont comme un fil cramoisi, Et ta bouche est charmante ; Ta joue est comme une moitié de grenade, Derrière ton voile. Ton cou est comme la tour de David, Bâtie pour être un arsenal ; Mille boucliers y sont suspendus, Tous les boucliers des héros. Tes deux seins sont comme deux faons, Comme les jumeaux d’une gazelle, Qui paissent au milieu des lis. Avant que le jour se rafraîchisse, Et que les ombres fuient, J’irai à la montagne de la myrrhe Et à la colline de l’encens. Tu es toute belle, mon amie, Et il n’y a point en toi de défaut.


Nous remarquons ici l’expression de l’amour entre l’homme et la femme, qui est avant tout emprunte de pensées pures, pour se fondre ensuite dans une unité corporelle qui n’est pas dévoilée, mais qui tombe sous le sens. Dans ces versets 4 à 7, c’est l’homme qui s’exprime quand à la femme, elle, le fera un peu plus loin au Chapitre 5 v 10 à 16 du Cantique des Cantiques avec « Mon bien–aimé est blanc et vermeil ; Il se distingue entre dix mille.Sa tête est de l’or pur ; Ses boucles sont flottantes, Noires comme le corbeau. Ses yeux sont comme des colombes au bord des ruisseaux, Se baignant dans le lait, Reposant au sein de l’abondance. Ses joues sont comme un parterre d’aromates, Une couche de plantes odorantes ; Ses lèvres sont des lis, D’où découle la myrrhe. Ses mains sont des anneaux d’or, Garnis de chrysolithes ; Son corps est de l’ivoire poli, Couvert de saphirs ;Ses jambes sont des colonnes de marbre blanc, Posées sur des bases d’or pur. Son aspect est comme le Liban, Distingué comme les cèdres.Son palais n’est que douceur, Et toute sa personne est pleine de charme. Tel est mon bien–aimé, tel est mon ami, Filles de Jérusalem ! »


Je vous conseille de lire le Cantique des Cantiques qui est un monument d’amour et qui représente la pureté de la relation entre époux. Nous avons ici une démonstration divine d’un échange qui honore le Seigneur parce qu’il ne sort pas du chemin. Que constatons-nous de suite ? Que le rapport sexuel ne doit en aucun cas être placé au dessus de l’amour que les époux manifestent l’un pour l’autre. Je parlerai de cela dans le chapitre 3 de ce livre, en abordant le thème de la place requise à la sexualité. Le sexe, appelons un chat un chat, est la finalité d’un rapport bien plus élevé qui est l’unité en Esprit des conjoints. En acceptant pleinement que l’acte sexuel soit la création de Dieu, nous refusons tout aussi catégoriquement de s’en approprier le droit de propriété. Qui a créé l’homme avec son anatomie en tant que mâle ? Qui a créé la femme avec son anatomie en tant que femelle ?

Dieu !!! Il va de soi que devant une telle réalité et vérité, nous ne pouvons que nous en remettre à Dieu concernant la sexualité. La Parole de Dieu nous livre de précieuses recommandations sur le sujet et je vous propose de nous appuyer sur un chapitre capital concernant les rapports sexuels, celui de 1 Corinthien 7.


Que nous conseille la Parole de Dieu ?


  • Pour les célibataires ou les veufs (ves)

« Je voudrais que tous les hommes fussent comme moi ; mais chacun tient de Dieu un don particulier, l’un d’une manière, l’autre d’une autre. A ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, je dis qu’il leur est bon de rester comme moi . Mais s’ils manquent de continence, qu’ils se marient ; car il vaut mieux se marier que de brûler »1 Cor 7:7-9


Paul a reçu le don de célibat, et ce don à la particularité de ne pas le faire souffrir, de ne pas ressentir un manque sexuel. Il recommande au veuves de rester comme lui, afin d’être pleinement consacrées. Mais, si le désir sexuel est bien présent, alors il vaut mieux se marier. Retenons un point très important, le célibat n’est pas pour le Seigneur une condition pour le servir. Un pasteur, un berger, un prêtre a la liberté, selon qu’il a reçu le don ou non, de servir, qu’il soit seul ou marié. Cette vérité est en contradiction avec une certaine religion que je ne citerai pas, mais que vous connaissez bien !


  • Pour les couples mariés

« Toutefois, pour éviter l’impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari.Que le mari rende à sa femme ce qu’il lui doit, et que la femme agisse de même envers son mari.La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est le mari ; et pareillement, le mari n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est la femme. Ne vous privez point l’un de l’autre, si ce n’est d’un commun accord pour un temps, afin de vaquer à la prière ; puis retournez ensemble, de peur que Satan ne vous tente par votre incontinence. Je dis cela par condescendance, je n’en fais pas un ordre ». 1 Cor 7:2-6


Les 3 recommandations de Paul !


Paul insiste sur des points très importants et remet en quelque sorte l’Église au milieu du village et pour être très précis, Dieu au coeur de la sexualité !


  • Premièrement, il faut être marié pour passer à l’acte « Pour éviter l’impudicité et il vaut mieux se marier que de brûler ». C’est non négociable, le mariage est le passeport divin du passage à l’acte. Toute fraude à l’acte sexuel en dehors du mariage n’a rien à voir avec l’origine, les valeurs et la pureté de la sexualité. C’est condamné par Dieu et nous verrons pourquoi dans les chapitres qui suivent.


  • Deuxièmement, nous n’avons pas de droit de propriété sur la sexualité. Elle est la propriété exclusive de Dieu dans le but de participer comme nous l’avons évoqué un peu plus haut à son oeuvre créatrice. Sortir des clous de la propriété c’est violer la loi sacrée. Cela se traduit aussi physiquement lorsque Paul affirme : « Que le mari rende à sa femme ce qu’il lui doit, et que la femme agisse de même envers son mari.La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est le mari ; et pareillement, le mari n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est la femme. » Nous verrons un peu plus loin les conséquences désastreuses de la fraude au droit de propriété. La sexualité originelle est créative et non destructrice ! Elle est la propriété de Dieu et non de l’homme.


  • Troisièmement, le Seigneur nous a créés, pour qu’ensemble nous prenions en plus de la procréation, du plaisir. Le plaisir sexuel est la perfection de Dieu, car il permet de ne pas vivre l’adultère et de rester fidèle. Les corps de l’homme et de la femme sont une parfaite complémentarité afin de connaitre le bonheur partagé de l’échange corporel.


Reprenons ce que Paul proclame !


« Ne vous privez point l’un de l’autre, si ce n’est d’un commun accord pour un temps, afin de vaquer à la prière ; puis retournez ensemble, de peur que Satan ne vous tente par votre incontinence. Je dis cela par condescendance, je n’en fais pas un ordre ».


Quittons 1 Corinthiens 7 pour aller dans la lettre aux Ephésiens, où Paul enfonce le clou avec cette sublime recommandation !

« Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré lui–même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l’avoir purifiée par le baptême d’eau, afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui–même.Car jamais personne n’a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l’Eglise, parce que nous sommes membres de son corps. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport à Christ et à l’Eglise.Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui–même, et que la femme respecte son mari ». Eph 5:25-33


Nous avons ici 4 nouvelles révélations capitales concernant le rapport entre époux et qui sont directement liés aux rapports corporels.


Aimer son épouse comme christ afin de la sanctifier par la Parole !


Le mari qui sanctifie son épouse en la conduisant vers la Sainteté, vivra une relation sexuelle épanouie. D’une part, il ne sera en rien égoïste dans sa relation, pour ne penser qu’à donner du plaisir à son épouse ; et d’autre part, sa bien aimée s’offrira avec amour et ne pensera à son tour, qu'à se donner à son époux. Aimer, c’est se donner !


Afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tâche, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible ! Eph 5:27


Bien au delà de l’acte sexuel, pour rester dans le thème de ce livre, Le mari est cette église

Fuyez l’impudicité. Quelque autre péché qu’un homme commette, ce péché est hors du corps ; mais celui qui se livre à l’impudicité pèche contre son propre corps. Ne savez–vous pas que votre corps est le temple du Saint–Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous–mêmes ? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu. 1 Cor 6:18-20

Et Paul de rajouter « église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible ! » Voilà bien le fond de la sexualité originelle créative, créée par Dieu et transmise à l’homme dans sa pureté. Cela doit nous faire prendre conscience, qu’il faut que l’homme cesse de prendre à son compte la sexualité ! Elle est le fruit de la création, activée par la Grâce et la nouvelle naissance en Christ, notre Sauveur et Seigneur.


C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui–même. Car jamais personne n’a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l’Eglise, parce que nous sommes membres de son corps. Eph 5:28-30


Paul réaffirme la création de Dieu en Genèse 2:21 à 23 « Alors l’Eternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place.L’Eternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme.Et l’homme dit : Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! on l’appellera femme, parce qu’elle a été prise de l’homme. »


La clef principale de l’acte sexuel, selon Dieu dans le mariage, est dans cette révélation. La femme est tirée de la côte de l’homme, de fait, la femme est une partie de l’homme, elle est indissociable et cette vérité divine donne à l’acte sexuel une dimension d’unité spirituelle majestueuse. L’homme ne peut que respecter son épouse dans un élan altruiste, puisqu’elle n’est autre qu’une partie de lui-même. Il ne le fait pas par intérêt, mais par amour dans une unité d’Esprit et de corps. Il ne peut haïr sa propre chair ! Celui qui aime sa femme s’aime lui même ! (Eph 5:28) Cette phrase divine n’est pas une invitation à l’imaginaire mais à une réalité, la femme est tirée de la côte de l’homme et on ne peut haïr son propre corps.


Où apprend-on cela ? Qui enseigne cela ? Comment comprendre cela ? Voilà pourquoi il y a tant et tant de dérive sur le plan sexuel, parce que même dans l’église, le sujet de la sexualité originelle créative est un tabou, alors qu’il représente l’essentiel de notre implication dans la création ! La société païenne dans laquelle nous vivons, pour un temps sur terre nous le verrons, est à l’opposée de la création et s’est fabriqué sa propre idéologie sexuelle qui n’a d’autre finalité que de détruire son origine divine.


C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport à Christ et à l’Eglise.Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui–même, et que la femme respecte son mari. Eph 5:31-33


L’homme quittera son père et sa mère, c’est à dire, que du fruit de la création, Dieu demande à l’homme de devenir à son tour une semence de la création. Il prend le relais des parents. En d’autres termes, ce que tu as reçu de vie, tu vas maintenant avoir la possibilité de le donner à ton tour. Cela se passe en t’attachant à une seule femme. Le mot attaché ici en Grec se prononce « Proskollao », ce qui signifie : s’attacher, se coller, s’unir sexuellement ! Et c’est en s’unissant sexuellement par le rapport physique que le miracle de Dieu se transmet de générations en générations. Nous prenons ici, la mesure de la valeur des rapports sexuels et de la pureté qu’elle diffuse pour la création de Dieu. Et pour terminer, il y a cette magnifique phrase: « Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui–même, et que la femme respecte son mari. » v 33 Ah ! si tout les maris et les femmes de la terre pouvaient vivre cela ! Mais pour le vivre, il faut une action de Grâce, celle de l’appel de Christ qui fait écho à notre coeur et qui nous fait naitre de nouveau !


Pour conclure, il n’ y a pas deux sexualités : celle de Dieu, l’originelle créative et celle des hommes, sensorielle et charnelle. Elle est la propriété exclusive de Dieu ! Nos anatomies complémentaires et la révélation de la femme tirée de la côte de l’homme en est la preuve irréfutable et nous le croyons fermement avec foi ! Elle est la source de vie, voulue par Dieu et nous faisant participer à sa création. Elle est parfaite parce qu’elle offre l’épanouissement dans la procréation et le plaisir partagée dans la sphère exclusive du mariage. Elle est l’extrémité corporelle de l’unité en Esprit des conjoints, ce qui nous fait comprendre que l’acte sexuel n’est pas autorisé avant le mariage, puisque l’Esprit est le conducteur des âmes régénérés. Elle est parfaite, puisqu’elle est enveloppée d’un amour agapé qui la place là où elle doit être, sans jamais être intrusive à l’excès. Elle est l’expression de la gloire de Dieu pour le bonheur des naissances et celui du plaisir corporel. La sexualité est au coeur de la vie chrétienne et la Parole de Dieu associée au Saint Esprit nous inondent de bonheur ! Amen !


Les 3 notions de la sexualité !


Revenons à 1 Corinthiens 7:1-9. Nous devons retenir 3 Notions qui synthétisent ce qui vient d’être dit !

  1. La notion de Péché

  2. La notion d’unité

  3. La notion d’équité


1 - La notion de péché


Nous venons de le voir, la sexualité originelle a été créée pour la procréation, entre un homme et une femme, dans le mariage selon le dessein de Dieu ! Hors mariage, avec des pratiques malsaines et impures, la sexualité n’est pas conforme à la Parole de Dieu et de fait, est un péché !


Revenons sur Genèse 2:24 « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair ». C’est le 2 en un pour la reproduction humaine !


La sexualité en dehors du mariage est un péché, car elle provoque des dégâts co-latéraux et fait de la sexualité un acte impur qui n’est pas en rapport avec la pureté d’un rapport INITIAL créé et commandé par Dieu, entre un seul homme et une seule femme dans le mariage (Alliance sacrée) pour la fécondation et l’équilibre physique du mariage (Réponse au désir corporel). En conseillant de se marier plutôt que de brûler, Paul précise que les désirs du corps poussent à l’immoralité et qu’il est conseillé de se maitriser sous peine de tomber lourdement dans un péché pérenne !



2 - La notion d’unité


La sexualité à l’inverse de ce que le monde en a fait, est le socle physique d’une unité spirituelle, en ce sens ou né de nouveau, notre corps appartient à Dieu puisque Christ nous a rachetés afin de nous libérer du péché. De fait sur le plan physique, ce qui suit avec la nouvelle naissance et la vérité sur la Parole de Dieu, c’est le fait que notre corps appartient à notre conjoint puisque de deux, nous ne faisons qu’un. La sexualité originelle créative est le socle de l’unité des corps qui répond à l’unité de l’Esprit. Le rapport sexuel est un fruit délicieux qui permet une expression corporelle partagée, dans la douceur de l’expression spirituelle et divine tout aussi partagée. Concernant le désir, Paul conseille de ne pas se priver l’un de l’autre, tout en rappelant que la communion fraternelle existe entre époux ! Il préconise de ne pas avoir recours à l’abstinence de peur que Satan ne nous tente. L’abstinence devient un péché à partir du moment où il peut entrainer le péché d’adultère.


3 - La notion d’équité


La sexualité, c’est l’égalité parfaite entre conjoints dans la complémentarité. Ni l’épouse, ni l’époux ne doivent chercher à dominer la relation ou à s’en abstenir. Paul propose même de rester célibataire pour ceux qui le ressentent, mais il est clair quant à la relation d’équité entre conjoints.


Dernier conseil sur la sexualité : Il vaut mieux faire face à la pression du désir sexuel qu’aux conséquences d’un mariage malheureux !

Résumons ces 3 notions :

1- La sexualité peut-être sous l’influence du péché,

2- Elle doit être elle est le résultat de la communion en Esprit et

3- Elle doit être dans une égalité parfaite entre les conjoint qui s’offre l’un à l’autre.


Témoignage…. Ma sexualité dans mon ancienne vie !


J’ai rencontré Christ à 35 ans et avant cela ma vie n’était en rien conduite par quelques principes moraux ou religieux. Je ne croyais qu’en moi et vivais sur mes propres forces mentales, intellectuelles et physiques. Cependant, l’aspect physique avait une telle importance pour moi que j’étais devenu très narcissique avec une obsession débordante de plaire et de paraitre. J’avais de plus, un pouvoir de séduction inné qui m’ouvrait de nombreuses portes pour les conquêtes féminines.


Le narcissisme, doublé d’un esprit séducteur et d’une forte dépendance au sexe m’entraînait dans un tourbillon sans fin de désirs sexuels et de conquêtes. Je n’avais jamais cherché (d’ailleurs cela m’aurait exaspéré), à comprendre pourquoi j’étais aussi dépendant, tant le désir m’envahissait de ses tentations toujours plus fortes et plus nombreuses. Le sexe prenait une place qu’il n’aurait jamais du avoir mais je ne maitrisais rien.


De plus je vivais dans un environnement tellement machiste que le fait d’avoir à mon actif ce que l’on appelait (pardonnez-moi le terme, car il est effrayant) un tableau ce chasse, était en quelque sorte une distinction dans la jungle des performances mondaines abjectes. Se glorifier de tels agissements est ignoble mais dans le monde pour certains et pas pour tous heureusement, c’est un signe de puissance.


Cela a duré 20 ans et je puis dire, avec le recul et ma nouvelle vie en Christ, que c’est une véritable prison. Quand le sexe te mène par le bout du nez, tu peux être certain que les conséquences vont être terribles. Pourquoi ? Parce que la sexualité est l’un des piliers de l’équilibre humain, mental et physique. C’est une racine avec des valeurs divines, qui demandent une connaissance et un entretien bien précis. Et si nous n’avons pas la connaissance de ce qu’est la sexualité originelle créative dans ses valeurs divines, nous tombons dans les pièges impurs et malsains qui nous font régulièrement tomber.


Pour bien comprendre ce que je vivais et que malheureusement beaucoup d’hommes, bien plus que de femmes vivent, il faut expliquer ce que je ressentais.


Je n’avais aucune connaissance en terme de valeur concernant la sexualité et elle était pour moi l’expression de ma nature, de mes pulsions, de mes fantasmes et de mes désirs cachés ou avoués. J’aimais le sexe et en étais un grand consommateur. La sexualité était une partie de moi-même, une forme de puissance virile et elle s’exprimait sans que je cherche à la maitriser. En clair elle dirigeait mes pulsions et mes désirs et je me mettais au travail pour assouvir ses besoins. Qu’ils soient solitaires ou avec des partenaires, il me fallait en croquer ! Elle nourrissait cependant une insatisfaction pesante voir même croissante qui au fil du temps m’enchainait dans la course folle du toujours plus, jamais moins ! De cette insatisfaction je cultivais un mal-être, puisque mes envies étant bien plus fortes que mes réalisations, je vivais comme un déséquilibre intérieur qui me poussait à ne jamais vivre en paix, tiraillé entre mes pensées et mon corps. J’avais toujours faim de sexe ! Il me tenait par le bout du nez et je n’avais pas le moyen d’en sortir. Mais en même temps, le plaisir charnel et égoïste que le sexe me procurait prenait l’ascendant sur le déficit d’équilibre intérieur.


Être addict au sexe n’est pas chose simple, même si je n’ai jamais franchi le pas des clubs libertins ou autres pratiques très excessives. L’addiction nous entraine à toujours plus d’égoïsme et de fait, la sexualité dans cette dérive fait des dégâts collatéraux en cascade. Les partenaires sont les proies d’une prédation (bien souvent même dans ces rapports tous consentis certes), mais il faut l’avouer manipulés par une séduction diabolique. Les brisements de coeurs, les écarts d’adultères, les blessures psychologiques, pas toujours perceptibles de suite par la souillure physique et le non sens d’une sexualité débridée sans repère, provoquent un chantier de destruction qui peut devenir très dangereux. Les divorces, le mensonge, l’infidélité, les expériences homosexuelles, les jeux sexuels font courir à leur perte toutes celles et ceux qui sont accrocs au sexe. Dans ce triste tableau, j’ai été épargné par les expériences homosexuelles et toute forme de pulsion qui dépasserait la normalité fort heureusement ! Mais il n’empêche que mon appétit avait un estomac XXL !


Cette situation est pour le moins très inconfortable et comme je le disais, très dangereuse. Dans le monde, si vous êtes célibataire, vous allez de conquête en conquête, vous faites des ravages et si vous êtes marié, vous franchissez très souvent un jour la ligne jaune pour vivre l’adultère. Votre vie n’est jamais un partage honnête et saint mais une dépendance qui devient honteuse et cachée, qui vous conduit dans le gouffre de la solitude mortifère. Vous ne pouvez pas vivre quelque chose de profond, de vrai, tant vous êtes habité par le désir de consommer sans recevoir la paix justement, de ne plus être dépendant.


Heureusement ma rencontre avec Christ a changé la dépendance en libération ! Ce que vous venez de lire, c’était avant l’appel de Jésus, dans mon ancienne vie ! Voilà pourquoi je souhaite vous partager mon expérience dans ces quelques lignes, sur la sexualité originelle et créative selon Dieu, afin de la vivre pleinement et intensément. C’est le cri de mon coeur pour Jésus qui, en me sauvant, a changé mon âme et a permis à mon âme et à mon corps de vivre par l’action de son Saint Esprit, une sexualité selon sa création et non selon ma perception impure. Je remercie de tout coeur mon épouse qui a été avec le Seigneur, une aide précieuse et qui a participé à ce que j’appelle ma guérison. Le sexe impur dans sa démesure est comme une maladie infectieuse qu’il faut combattre et éradiquer. Il provoque un grand déséquilibre et une honte inavouée ! Et pour cela, en complément du remède, il faut être accompagné ! Ma merveilleuse épouse a été l’ange du ciel voulu de Dieu pour cet accompagnement ! Je la bénis de toute mon âme et de tout mon coeur ! Rien n’est impossible à Dieu et si vous souffrez de cette dépendance ou que vous désirez aller plus loin dans la connaissance de la sexualité selon Dieu, installez-vous confortablement et tournez cette page pour la gloire de notre Seigneur !

Sa grâce nous fait passer de la dépendance à la libération !




CHAPITRE 2

La sexualité sensorielle, charnelle !



Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination. Tu ne coucheras point avec une bête, pour te souiller avec elle. La femme ne s’approchera point d’une bête, pour se prostituer à elle. C’est une confusion.Ne vous souillez par aucune de ces choses, car c’est par toutes ces choses que se sont souillées les nations que je vais chasser devant vous.

Lev 18:22-24



La perception diabolique de la sexualité


Cette perception diabolique est réservée aux païens et il nous faut l’aborder pour comprendre ses dégâts. De plus, bon nombre de nés de nouveau étaient dans cette perception dans leur ancienne vie et l’action de grâce les changent certes, mais cela ne se fait pas sans un combat qui parfois demande d’être accompagné. Nous en parlerons un peu plus loin. Car il faut mener le bon combat !


Côté perception dans le monde


La chute a entrainé le péché, et la sexualité originelle est une cible prioritaire pour le malin qui s’attaque directement à la création. L’homme étant étroitement lié par le créateur à la création en étant sa branche corporelle, le diable n’a de cesse d’utiliser son pouvoir de séduction pour pervertir la sexualité créative en une sexualité destructrice. Pour cela, il joue sur l’une des 2 cordes de la sexualité créative : le plaisir partagé ! Mais cette fois hors limite du mariage !


La sexualité du monde n’est pas la véritable sexualité c’est une imitation satanique ! Elle n’a pour but que de détruire la sexualité de Dieu !


Alors que Dieu, par Amour, a doté l’homme et la femme d’un corps et d’organes sexuels, dans le but d’être le fruit d’un rapport pur et divin, soufflé par son Esprit-Saint, le malin par haine de la créature l’a séduite pour la rendre esclave de la recherche du plaisir en occultant bien entendu toute valeur originelle divine. L’acte créateur est devenu le marché du plaisir sexuel ! La perception diabolique de la sexualité va même jusqu’à amplifier de façon croissante les désirs de l’homme et de la femme, non pour s’unir en se donnant mais pour recevoir sans se donner. La femme est certe encore bien moins influencée par ces pratiques égoïstes que l’homme, mais l’évolution de l’homosexualité, de la pornographie, des clubs libertin et des sex’toy, laisse libre court à une individualisation sans fin de la sexualité. Le diable n'a pas détourné depuis des milliers d’années la sexualité créative, il en serait incapable, mais il a créé une sexualité sensorielle, bestiale et charnelle pour en faire une arme de destruction massive, contre la création de Dieu.


Le diable a inversé l’oeuvre créatrice de Dieu, qui est la source de vie, pour en faire un tremplin destructeur qui tue à petit feu l’humanité !


La sexualité maline, satanique, est un marché, un commerce, un univers de jeux érotiques et pornographiques, qui ne cesse de stimuler le désir charnel pour le rendre esclave à la consommation. Consommation par les yeux, par la pensée, par le touché, par le fantasme, par la perversion et même pire. Mais l’oeuvre du diable va beaucoup plus loin et elle est très implantée dans son objectif principal, celui de faire que sa sexualité soit perçue comme normale et bonne pour l’épanouissement personnel et commun.


Le diable fait que la sexualité n’est plus l’oeuvre créatrice de Dieu mais l’espace personnel de Chacun ! La perception n’est plus divine mais charnelle !



Comment s’y prend-il ? Par l’incrédulité, par la pensée et par la vue !


Son champ d’action est très vaste puisqu’il s’adresse à des païens sans connaissance. Il joue sur l’incrédulité et la nature du péché qui dévore la pensée par le désir et le besoin de passer à l’acte et surtout, sur l’influence visuelle, véritable faiblesse de l’homme vis à vis de la femme. Il fait également prospérer des esprits de séduction dans la tête des ses prédateurs et se délecte de voir les dégâts que cela occasionne sur ses proies. Tout est fait pour détricoter et détruire la noblesse originelle et créative de la sexualité divine.


Comment résister, même pour des personnes ayant de très bonnes valeurs ? Car c’est un déballage incessant avec le numérique, les images malsaines, la mode érotique, les réseaux sociaux et les invitations à la débauche. L’adultère, les jeux interdits, les films pornographiques sont devenus une normalité certes peu reluisante, mais pour beaucoup, souvent excusable par rapport à des situations ou des désirs qu’il leur faut bien nourrir.


Les célibataires trouvent normal de passer à l’acte avant le mariage, ils prennent cela comme une garantie. C’est l’essai avant l’achat si je puis me permettre. Et encore, c’est le cas lorsqu’il y a des sentiments amoureux en vue d’une union. Mais pour beaucoup, c’est l’expression du désir d’un soir, dans le partage d’un plaisir qui bien souvent est non partagé, tant il est individualiste et sale.


Pour les couples mariés ou non d’ailleurs, ils vivent l’érosion relationnelle du temps comme ils ne sont pas accompagnés par la saine doctrine et le Saint Esprit, ils se réfugient, faute de repères créatifs bien souvent, dans des dérives cachées, qui de l’érosion mènent à la destruction. Voilà pourquoi pour le monde païen, cette sexualité diabolique n’est pas destructrice, car elle n’est pas éclairée par le Saint-Esprit ! Non au contraire, c’est un moyen, un plaisir, un refuge dont il n’aime pas parler, mais qu’il aime consommer en fonction du temps et des situations.


Vous me l’accordez, nous sommes ici très loin de la perception que nous avons en tant qu’enfant de Dieu de la sexualité originelle créative !


Les conséquences désastreuses des pratiques hors normes de la sexualité destructrice.


Nous venons d’évoquer la sexualité destructrice et il est impératif d’en évaluer les conséquences désastreuses. Elles sont légion !


  • L’avortement !

Cette sexualité tue 42 millions d’enfants par an dans le monde !

Le 17 Janvier 1975 Simone Veil fait passer la loi 75-17 sur l’interruption volontaire de grossesse (L’IVG), encadrant une dépénalisation de l’avortement. Faut-il commenter cette loi ? Je pense qu’elle parle toute seule de ce qu’elle ouvre en grand les portes de la mort. C’est une des conséquences diaboliques d’une sexualité destructrice. L’avortement est la conséquence d’une dérive de la sexualité créative et le constat d’une société sous l’emprise du péché volontaire. De plus aujourd’hui, si vous proclamez que vous êtes contre l’avortement, vous risquez de lourdes peines. L’avortement est un massacre, un génocide, mais il est présenté comme une liberté et une évolution humaine. Ecoutez et suivre la sexualité créative éviterait pas moins de 42 millions de morts par an !


  • La pilule et les moyens de contraception !

La femme a la possibilité selon ses cycles de gérer sa sexualité dans ses phases de fertilité et d’infertilité. C’est un phénomène naturel qui demande en effet de l’attention. Mais la encore, devant le désir très actif de l’homme et la volonté de liberté sexuelle de la femme, la science a créé la pilule et d’autres moyens de contraception pour contrecarrer, une fois de plus, ce qui est naturel et divin de façon chimique ou mécanique. Cela n’est pas sans conséquence ! Chez certaines femmes, la libido s’en trouve freinée, même si les avis sont partagés, les témoignages sont réels. Le cancer du sein, lié à la pilule, est aussi un sujet brulant, les effets secondaires sont à prendre en compte selon les principes actifs. Bref, là encore cette contraception qui de plus est un pactole financier énorme pour l’industrie pharmaceutique, va à l’encontre de la sexualité créative et de la conception naturelle voulue par Dieu. On peut aussi parler du préservatif qui est le moyen du tout permis pour , d’une part se protéger et d’autre part, pour changer de partenaire à sa guise. Avouez que l’on est loin du cantique des cantiques et plutôt au coeur même de l’impureté, de la fornication qui souille sans limite les hommes et les femmes. Entre la souillure et la pureté, il n’y a aucune compatibilité !


  • La PMA

La procréation médicalement assistée consiste à manipuler un ovule et/ou un spermatozoïde pour procéder à une fécondation. Il en va de l’insémination artificielle directement dans l’utérus à la fécondation In vitro qui se pratique en laboratoire. Cette pratique est une manipulation scientifique humaine qui tente de se démocratiser dans le monde entier à la fois pour les femmes souffrant d’infertilité, mais aussi et surtout pour les couples LGBT (Lesbiennes, Gays, bisexuels et transgenres). Là encore, nous sommes dans un délire ahurissant d’évolution scientifique qui ne tient aucun compte de la création divine. Si tu ne peux avoir d’enfant, adopte, c’est plus simple, il y a tellement d’orphelins ! Et pour les LGBT la réponse est on ne peut plus clair, et là c’est une autre histoire mais tout aussi liée à la sexualité destructrice.


  • La GPA

La gestation pour autrui est une méthode de procréation médicalement assistée. En clair c’est une femme porteuse d’un enfant pour un couple. C’est une pratique que l’on propose dans certains pays pour les couples homosexuels hommes ou femmes. Le principe de la mère porteuse est-il la volonté de Dieu ? Là encore nous sommes dans l’océan des conséquences d’une sexualité déviante et destructrice par excellence. On tente par tous les moyens de contourner la création par des pratiques abominables. Le débat fait rage entre ceux qui disent qu’un enfant n’a pas besoin d’un papa et d’une maman et ceux qui n’en croient pas leurs yeux, tant la science devient folle et cours à sa perte.


  • La pornographie.

Nous touchons là au marché que le diable alimente sans compter. La pornographie est l’instrument diabolique qui fait passer le fantasme, l’imaginaire pour le réel.C’est le moyen hyper puissant que le diable utilise pour stimuler la libido et passer de la vue à l’action. C’est aussi l’espace de tous les débordements de la fornication et de la perversion sexuelle.

La pédophilie est un marqueur mondial de la pornographie. La pornographie est l’apprentissage d’une sexualité bestiale qui impacte dans le subconscient, des images pour qu’elles y restent gravées. C’est un désir esclave du voyeurisme, qui est une source d’adultère réelle. C’est une arme de destruction massive pour les célibataires, comme pour les couples. C’est avec internet, une infection galopante chez nos enfants et petits enfants. Les médias dans leur médiocrité font, des acteurs et actrices du porno, des Stars en produisant des émissions sur les pratiques de la sodomisation, de la félation et l’utilisation des sextoy. Canal Plus a construit son image sur le foot et le porno du Samedi soir. Dans trop de films, les scènes de sexe sont à l’écran. Comme c’est bizarre, on censure tellement de choses saines, mais pour la pornographie, c’est tout le contraire. La pornographie est une grande faucheuse de mariage et de fidélité ! C’est l’infection de l’âme par le sexe incontrôlé !


Et pourquoi ?

Parce qu’elle est la source de la sexualité destructrice bestiale et ignoble qui ne respecte rien et surtout insulte Dieu et la sexualité originelle créative. La colère de Dieu vient sur le monde ! Souvenez-vous de Sodome et Gomorrhe, jamais un feu n’avait été aussi intense !

Préparons-nous, le feu sera encore bien plus intense et la colère de Dieu est grande !


  • Viols, abus, violences et harcèlements sexuels.

Combien de femmes violées, d’enfants abusés sexuellement, de harcèlements sexuels, de procès pour agressions sexuelles, de faits de criminalité pédophile, d’attentats à la pudeur, de violences sexuelles même entre époux, d’abus d’inceste, de consanguinité ? Chaque jour des milliers d’agressions et cela va croissant. Les témoignages et les plaintes sont le recueil de débordements sexuels, de folies violentes, voir meurtrières, liées à la perversité de malades sexuels. Et sans être malades, des millions d’hommes ne gèrent pas leurs pulsions pour assouvir leur appétit sexuel. Ce monde est fou, avec de plus en plus de femmes qui provoquent par une apparence très osée et qui dans le même temps s’indignent ouvertement des regards et du harcèlement. Ce monde est fou, avec des hommes qui dans un individualisme de plus en plus marqué, se sentent rejetés par les mouvements et l’idéologie féministes et n’aspirent finalement pas à fonder une famille et à se marier. Ce qui compte c’est la carrière, la moto, les vacances, la finance et les loisirs. Dans ce délabrement de la racine même de la créativité, les actes liés à des rapports sexuels destructeurs sont l’échos d’un monde malade qui se nourrit d’immoralité et de perversité.

Je pourrai continuer, mais là n’est pas le sujet à développer. Vous l’avez compris les conséquences de cette sexualité bestiale sont désastreuses mais fort heureusement, nous allons voir combien la sexualité originelle créative est un délice et la réponse à notre nouvelle nature, d’enfant de Dieu !


Les pièges de l’influence continue !


Basculons maintenant dans le milieu Chrétien pour évoquer le sujet des pièges de l’influence sexuelle. Pour être passé par là, je puis témoigner du combat qu’il faut mener, lorsque la nouvelle naissance se produit après de longues années (35 ans pour moi) de pratiques sexuelles destructrices. Vous l’avez également lu un peu plus haut dans mon témoignage, je n’étais pas une doublure ou un remplaçant en matière de sexualité mais plutôt un acteur principal. Aimer le sexe selon ses pratiques malines, en être esclave et le consommer à pleines dents, demande lors du passage dans le monde divin, un brisement total puisqu’il y a incompatibilité. Certes la croix nous libère d’un état de dépendance intérieure, mais le diable continue à nous influencer de l’extérieur pour nous faire lamentablement tomber.


Mais mon propos est de m’adresser à la grande majorité des hommes et aussi des femmes qui vivent ce que l’on peut appeler une sexualité normale. C’est à dire à celles et ceux qui n’ont jamais été dans ce cas de figure excessif qui n’est pas l’expression de monsieur ou de madame tout le monde. Cependant, sans être un accro à la sexualité, j’ai constaté que notre ancienne nature et l’influence très puissante du malin touche tout le monde. Si me concernant, mon dossier (si je puis dire) était très épais, pour chacun il y a aussi un dossier.

Fort heureusement, j’ai rencontré des célibataires, serviteurs de Dieu et des couples qui n’avaient de dossier sans réel contenu. Mais dans beaucoup plus de cas, dans nos partages avec certains frères et soeurs, le dossiers existaient bien !


Quels étaient leurs contenus les plus fréquents ?


Je parlerai plus ici des couples, puisque nous avons rencontré avec mon épouse, très peu de célibataires avec le don de célibat. Ce que nous avons recueilli dans nos partages étaient les états suivants :


. La pornographie épisodique et également pérenne chez les hommes

. L’abstinence comme moyen de pression

. La pratique de la sodomie

. L’adultère


Et oui, cela existe dans les placards bien cachés de nos assemblées ! L’influence sexuelle diabolique doit être dénoncée et combattue. La lumière doit briller !


Petite aparté ….

Pour en avoir discuté avec l’épouse d’un pasteur qui reçoit les jeunes femmes, il y a aussi une forte intrusion de la pornographie, de la masturbation et d’autres pratiques chez les jeunes filles.


Mais revenons aux couples !


Nous avons listé 4 états, liés à ce que l’on peut appeler pour un couple chrétien, un dérèglement entrainé par l’influence sexuelle continue du malin. Il va de soi que pour un couple ou les deux conjoints sont nés de nouveaux, l’accompagnement sera différent d’un couple ou un seul des deux a été régénéré. Mais il faut savoir que personne n’est à l’abri de cette influence diabolique, même lorsque nous sommes nés de nouveaux.

Nous pouvons tomber et nous repentir, mais il ne faut surtout pas sombrer dans un état récurrent et volontaire. Une personne qui se dit chrétienne et enfant de Dieu et qui entretient consciemment et volontairement une sexualité destructrice durant des mois, voir des années, démontre tout simplement qu’elle n’est pas née de nouveau. Ce qu’il faut retenir, c’est que le diable va tout faire pour que les anciens « accrocs » ou aussi les non accrocs au sexe soient déstabiliser par le sexe. Cela peut se faire en extérieure au moyen de la pornographie ou de l’adultère, mais aussi à l’intérieur dans le couple, par des pratiques ou des décisions qui sont en dehors d’une sexualité créative. L’influence du sexe concerne tout le monde, de fait, nous serons tous attaqués sans exception ! Tous ne tomberont pas, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dis, mais tous sont attaqués !


Pour contourner les pièges destructeurs et l’influence diabolique, il faut cultiver le jardin créatif du Seigneur en se nourrissantde la Parole de Dieu et en appliquant les commandements de Dieu. Je suis passé personnellement d’une nourriture bestiale sans saveur à une nourriture divine et saine ! Conduit par le Saint Esprit, j’ai pris conscience de la sexualité originelle créative sur le fond et dans la forme. A nouvelle vie, nouvelle sexualité. J’ai compris quels étaient les pièges et où ils m’emmenaient, avec les conséquences que cela entrainerait. J’ai du être re-formaté de A à Z, cela a pris du temps et mon épouse, par la grâce de Dieu, a été la clef de ce changement pour obtenir une résurrection dans ce domaine.


L’influence diabolique, continuait d’agir, mais elle était vaincue par l’action du Saint-Esprit ! Dans le psaume 23 il est proclamé que le Seigneur dresse une table face à nos adversaires. La table était dressée et je pouvais enfin me reposer dans les verts pâturages !

Il va de soi que je me fortifiai en obéissant à la discipline divine dans le même temps. Il me fallait fermer à clefs les portes et ne plus les ouvrir !


J’aimerai avoir une pensée pour les épouses nées de nouveaux, mariées à un conjoint qui ne l’est pas. Le combat, dans ce cas, peut redoubler d’intensité, car le fossé relationnel parfois devient un fleuve avec des rives très éloignées. Le croisement d’une sexualité créative avec une sexualité destructrice, sous le toit du mariage, donne lieu à une distanciation souvent croissante. L’épouse peut se sentir salie, voir rejetée et ce qui devrait être le nid de l’amour se transforme en combat de coq. « Mais, nous sommes mariés » dit-il et l’épouse se doit de se donner à son mari. Il n’y a pas de soucis si cela ne sort pas du cadre de la pratique dite normale. Mais si il faut développer des pratiques hors normes, alors il faut les refuser, pour ne pratiquer que ce qui est praticable. Il faut éviter à tout prix l’abstinence punitive et s’entendre sur ce qui unit et bannir ce qui divise.


L’amour originel créatif permet de faire en sorte que l’amour soit aussi un jeu entre époux, avec beaucoup de possibilités « saines », sans chercher à souiller le lit conjugale de pratiques destructrices et dévalorisantes qui portent atteintes à la dignité. Je pense au contraire que la sexualité peut-être pour ces couples mixtes (un né de nouveau sur deux) un témoignage et une action de rapprochement pour la gloire de Dieu. Il faut parler, dialoguer, mettre en pratique et surtout ne pas priver l’autre. Il faut combattre l’influence diabolique de la sexualité !


L’abstinence est également incitative à l’influence diabolique de la sexualité, elle est aussi un piège qui ouvre les portes aux conflits prolongés et à l’adultère. Il ne faut jamais prolonger une abstinence. Elle doit être très brève pour donner place à une réconciliation. Mais en aucun cas, elle doit prendre le pas sur un pardon ou une réconciliation. C’est un piège extrêmement pernicieux qui peut engendrer de graves conséquences.

Pour conclure sur les pièges et leurs influences malsaines en terme de sexualité, le diable ne cessera jamais d’attaquer et en fonction de notre relation verticale avec le Seigneur, nous serons testés sur notre saine capacité à répondre selon la volonté de Dieu. Une parfaite compréhension, appuyée par l’Esprit-Saint de ce qu’est une sexualité créative, rejette toute attaque diabolique sur ce point. L’immense plaisir d’avoir la paix sur le plan sexuel est la réponse la plus forte à l’influence du malin. Mais pour cela, il faut avoir la maitrise de ses pensées et de son corps, soutenu par l’action du Saint-Esprit et de notre discipline dans la relation verticale avec le Seigneur. Il est clair cependant, que l’addiction n’est pas compatible avec la nouvelle naissance, si elle persiste sans repentance, il n’y a pas, je le répète, de nouvelle naissance.


Sortir de l’addiction !


La sexualité est une addiction lorsqu’elle est une dépendance qui nous harcèle de façon permanente. Quand le désir sexuel traverse sans cesse, de façon excessive, notre vue et nos pensées au point de ressentir le besoin de passer à l’acte, nous parlons bien d’addiction.

Sans une aide, un accompagnement et la décision de s’attaquer à cette dépendance, cette dernière se manifestera de plus belle, car elle se nourrira d’une insatisfaction permanente pour assouvir ses besoins sans limite. Toute dépendance nous rend esclave et nous fait franchir des pas que la normalité ne connait pas. Un dépendant est bien conscient de sa dépendance et il n’est pas maitre du jeu, puisque c’est la dépendance qui l’est. La force de l’addiction dans sa domination, c’est son pouvoir de détruire tout effort du dépendant, pour qu’il cesse de lui donner la première place. Pour cela, elle provoque toujours en lui, l’envie et le désir de recommencer afin de rester dominante.


Il n’y a pas que l’addiction au sexe !


Il y a de nombreux domaines de dépendances qui, pour moi, sont en deux catégories : La première est la dépendance consciente et la seconde, la dépendance inconsciente. Les dépendances conscientes sont celles qui sortent du cadre de vie, dirons-nous normale et commune, comme les jeux d’argent, les jeux du net, la drogue, l’alcool, le tabac, la pornographie et toutes ses dérives; alors que les dépendances inconscientes sont beaucoup plus sournoises, comme le travail, le sport, la vie associative intense, la propreté démesurée, la réussite sociale, l’argent, le carriérisme à tous prix, le désir d’achat et j’en passe. (Pour la seconde catégorie, prendre conscience de son addiction s’avère souvent plus compliqué). La première chose à réaliser en termes de dépendance si elle existe, est de faire le bilan sincère et sans filtre de votre vie. Le Seigneur vous aidera à discerner votre situation concernant les addictions. Le plus difficile ce n’est pas d’admettre celles qui sont conscientes, mais aussi celles qui sont inconscientes. Cela prend parfois du temps, beaucoup de temps. C’est ce que l’on appelle le chemin de sanctification. Je vous souhaite toutefois, de ne pas résister trop longtemps et d’admettre le plus rapidement possible car trainer des addictions est pesant et freine considérablement votre marche avec Christ. (Attention, une addiction est une idole très possessive !) Dans les 2 cas de dépendance, consciente et inconsciente, il y a des dégâts personnels et collatéraux. L’accompagnement d’un spécialiste en traitement des addictions est une possibilité, mais en ce qui me concerne le meilleur des conseillés, c’est Christ et la Parole de Dieu dans sa révélation et son application. La prière est la discipline Christique et le remède qui est proposé aux enfants de Dieu. Je ne suis pas contre les conseils avisés de spécialistes sur le sujet des addictions, mais pour en être un témoin, je puis affirmer et confirmer que la guérison divine est bien réelle et le sera toujours. J’aimerai aussi insister sur un point capital : un né de nouveau est équipé du Saint Esprit pour combattre et vaincre n’importe quelle addiction. Le Saint Esprit qui guide et conduit sa vie n’a aucune compatibilité ni complaisance avec un esprit d’addiction et il a le pouvoir, coordonnée avec la résolution du concerné, de chasser toute influence qui continuerait à le harceler. Né de nouveau, le mal n’est plus en nous mais il continuera, dans certains cas, à agir sur nous par son influence, afin de nous faire tomber. Ne pouvant plus être un état en nous, il est comme un parasite sur nous ! C’est tout ce qui lui reste et parfois cela est encore bien présent durant un bout de temps. Votre foi, soufflée par l’Esprit Saint, agira puissamment !


Revenons à l’addiction sexuelle


Il faut bien comprendre ce miracle de Sainteté et mener le bon combat. Pour la sexualité destructrice, je suis passé d’un état en moi, à une influence sur moi, et si pour que cet état disparaisse, ce fut l’oeuvre exclusive de Dieu, concernant l’influence sexuelle toujours présente, il m’a fallu me joindre au Seigneur en combattant par la foi afin d’être libéré et trouvé Sa paix. Telle est notre part pour sortir de l’addiction. Né de nouveau, nous avons la Grâce de mener le bon combat en Christ, en priant, en méditant sa Parole et en lui donnant toute la place dans notre vie. C’est la foi qui accomplit son oeuvre !

L’apôtre Paul nous livre la recette du remède en proclamant dans Gal 2:18-20 Car, si je rebâtis les choses que j’ai détruites, je me constitue moi–même un transgresseur, car c’est par la loi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu. J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui–même pour moi.

Vous avez ici la clef qui vous libère de toute addiction. En clair l’apôtre Paul précise que nous avons été libérés du péché à la croix, par la rédemption et la résurrection de Christ, en son sacrifice divine. Il dit que nous sommes morts à la loi afin de vivre pour Dieu et il a cette phrase qui est le coeur de toute guérison: J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi. Et il termine par « je vis dans la foi ! ». Le sexe, la pornographie dans sa dominante addiction ne pèse rien et fuit devant la pureté de l’Esprit. Sortir de l’addiction, c’est louer le Seigneur pour nous en avoir sortis à la croix, c’est combattre par la foi et s’en remettre à lui pour la victoire sur ce combat gagné d’avance par la puissance de son Esprit. Rom 8:37-39 Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, (8–39) ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus–Christ notre Seigneur .


C’est avec la foi que l’on combat l’addiction et c’est le Saint Esprit qui convainc de péché !




CHAPITRE 3

Les 4 piliers de la sexualité originelle créative

dans le couple !



« Ne vous privez point l’un de l’autre, si ce n’est d’un commun accord pour un temps, afin de vaquer à la prière ; puis retournez ensemble, de peur que Satan ne vous tente par votre incontinence. »

1 Corinthiens 7 :5



1er PILIER

Les 3 unités : Esprit, âme, corps !


Nous l’avons évoqué dans le premier chapitre, la sexualité originelle créative est enracinée dans les profondeurs célestes de l’unité en 3 dimensions selon Dieu : Esprit, âme et corps. Le sexe répond à un ordre de marche très précis et défini par Dieu son créateur. Il faut bien comprendre quelles sont les significations de chaque dimension et nous allons, une fois de plus, constater en cela la perfection de Dieu !


  • L’unité en Esprit


Pour vivre une sexualité pure et épanouie dans le souffle de la créativité, il faut qu’elle soit encrée dans l’ordre bien établi par Dieu. La première pierre de la sexualité créative est l’unité en Esprit, à travers la nouvelle naissance des 2 conjoints et leur soif pour suivre les pas de Christ. Lisons ce que nous précise l’apôtre Paul dans Rom 5:9 Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit s’affectionnent aux choses de l’esprit. Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’esprit, c’est la vie et la paix ;car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas. Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu. Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.


L’unité en Esprit est le socle d’une sexualité pure, tirant sa source de la parole de Dieu et partagée de façon saine, pleinement épanouie. C’est un délice pour les 2 conjoints. C’est la source de la fidélité et du respect mutuel, dans un acte où il n’y a ni dominant ni dominé puisque qu’il est sous la lumière de Dieu. Etre unis en Esprit permet d’exprimer l’union des corps qui se traduit par un amour complet qui se transmet de l’Esprit en passant par l’âme jusqu’aux extrémités du corps.


Le corps physique devient la finalité pure de l’Esprit divin !


Dans ces versets la place de l’Esprit chez chaque conjoint est la garantie d’une sexualité créative et non destructrice. « Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit s’affectionnent aux choses de l’esprit. Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’esprit, c’est la vie et la paix ; »


Frères et soeurs, votre sexualité ne commence pas au lit, elle démarre en Esprit, c’est l’amour en Esprit, voilà la première pierre. N’est-ce pas l’Esprit qui vous rappelle cela : Eph 5:28-29 C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui–même. Car jamais personne n’a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l’Eglise, Ou encore 1 Corinthiens 7 v 4 La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est le mari ; et pareillement, le mari n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est la femme.


La Parole de Dieu est la source de votre sexualité, elle vous révèle en Esprit ce qu’une âme non éclairée ne peut comprendre (d’où la sexualité destructrice du monde). Le problème de la sexualité des couples chrétiens (même nés de nouveaux), c’est leur laxisme en terme de méditation et d’étude de la Parole de Dieu, sur la révélation de la sexualité originelle créative. Nous verrons dans le dernier chapitre que l’église n’est pas en reste sur ce point en ne parlant que très très rarement de la sexualité originelle créative. Le Saint-Esprit est partie prenante et surtout majoritaire dans les rapports entre conjoints, qu’ils soient spirituels, intellectuels et physiques. Pour un enfant de Dieu, tout passe premièrement par le Saint-Esprit. Toutefois, Le Saint-Esprit ne s’impose jamais lourdement et vous pouvez lui fermer la porte pour certaines choses. C’est, quoiqu’il en soit, toujours une grande erreur de l’ignorer dans le rapport corporel, car il est parfait, et vous non !


L’équilibre d’un couple, où chaque conjoint est né de nouveau, est sa relation verticale avec le Seigneur parce qu’elle définit la relation horizontale commune. Plus la relation verticale, spirituelle, personnelle et aussi partagée entre conjoints, est croissante, plus la relation horizontale sera prospère. En d’autres termes, plus nous vivons Christ ensemble, plus nos corps seront unis dans un amour qui, de deux, ne fait plus qu’un. L’unité des corps dans une jouissance et un bonheur commun croissant est le fruit de l’unité en Esprit ! Parce que l’Esprit conduit aussi vers une sexualité pure !


L’amour en Esprit, à consommer sans modération !


Cette expression a une résonance forte puisqu’elle nous invite à nous aimer en Esprit dans le partage de la prière, de la Parole de Dieu, de la foi, de cette communion entre conjoints pour glorifier le Seigneur. Un couple qui s’unit régulièrement pour adorer Dieu dans des temps de relation verticale, recevra en retour l’amour de Dieu l’un pour l’autre. L’oeuvre du Saint-Esprit ne cessera de remplir les coeurs de sa présence pour qu’ils vivent de grands et très beaux échanges dans leur intimité. Quand l’amour en Esprit est la priorité du couple, l’amour physique en reçoit les bénédictions ! Gloire à Dieu !


  • L’unité des âmes


Dans sa grande bonté, Dieu nous a créés à son image, avec une intelligence et des émotions. Cette intelligence et ses émotions permettent de comprendre et surtout de communiquer. L’intelligence et nos émotions, dotés de nos 5 sens, représentent l’unité, le centre de la communication par les mots, qui traduisent notre pensée remplie de l’Esprit-Saint qui surpasse nos 5 sens. C’est un rapport verbal avant le rapport physique qui détermine l’état de nos coeurs et prépare le conjoint à recevoir ce que l’on désire lui offrir. C’est l’expression intellectuelle et émotionnelle de l’Esprit au travers de nos âmes ! C’est le coeur qui parle.

Une âme non éclairée par l’Esprit exprimera des pensées charnelles ! Il faut de fait, toujours veiller à bien remplir votre lampe d’huile (de l’Esprit). Méditez beaucoup la parole de Dieu !


La langue est comme le dit la bible une puissance qui peut bénir ou maudire ! Rappelons nous…. Jc 3:7-11 Toutes les espèces de bêtes et d’oiseaux, de reptiles et d’animaux marins, sont domptés et ont été domptés par la nature humaine ; mais la langue, aucun homme ne peut la dompte ; c’est un mal qu’on ne peut réprimer ; elle est pleine d’un venin mortel. Par elle nous bénissons le Seigneur notre Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à l’image de Dieu. De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Il ne faut pas, mes frères, qu’il en soit ainsi. La source fait–elle jaillir par la même ouverture l’eau douce et l’eau amère ?


Si l’unité en Esprit est la première pierre de la sexualité originelle créative, la seconde est bien l’unité des âmes ! Nos paroles, notre comportement, notre attention, nos regards, notre douceur, notre amour sont autant d’expressions de l’unité des âmes. L’affrontement des caractères, les différences de personnalités, les blessures non enterrées, la difficulté de pardonner, l’absence de dialogue, le rythme du travail, les contraintes familiales, sont autant de sujets qu’il faut traiter sous peine de voir naitre une division croissante qui détruit la dimension d’unité. Le rapport physique, est bien souvent le terrain d’une souffrance ressentie !


Quand l’ordre n’est plus respecté (Esprit, âme, corps), c’est le désordre qui peut mener au chaos ! L’unité heureuse des âmes, nous le constatons, est très liée à l’unité en Esprit. Si les deux conjoints ne sont pas ensemble dans le même engagement pour la discipline de Dieu, le fossé va très vite se creuser avec une division tridimensionnelle (Esprit, âme et corps). Dans ce cas, il y a urgence, il faut revenir très vite à la source, à l’unité de l’Esprit. Si vous vivez cela, faites vous accompagner ! Inutile d’en parler sans précaution à autrui, c’est un sujet intime qui ne demande pas que vous rentriez dans les détails, mais rapprochez-vous d’un couple de confiance très engagé en Christ et qui a connu ce type de division.


Pour l’avoir connu et le vivant parfois encore avec mon épouse, je puis dire que cette unité des âmes, lorsqu’elle est en dehors des clous du Saint Esprit, est le terreau prioritaire de conflits qui pourraient être évités, en ayant une unité en Esprit bien équilibrée et entretenue. La sexualité est le miroir de votre équilibre spirituel et de votre comportement vis à vis de votre conjoint (unité des âmes) . Les épouses sont très sensibles à l’avant (aux préliminaires), car elles fonctionnent prioritairement avec leur coeur, à la différence des hommes qui marchent en ce sens, de façon beaucoup plus mécanique par la vue. Le roi David nous le montre bien avec Bath-Shéba, nue sur son balcon !


C’est pourquoi remplie du Saint Esprit, l’âme invitera le corps de chacun à se donner non en fonction de sa propre nature, mais en fonction de la nature du conjoint. C’est le Saint-Esprit qui fusionne le coeur (fonctionnement de l’épouse) et la vue (fonctionnement de l’époux) dans un ensemble divin qui satisfait l’un et l’autre. Ce dernier point est très important, relisez-le et méditez-le ! C’est la clef de la fusion des corps dans une harmonie divine.


L’expression émotionnelle et physique dépend pour le couple d’enfants de Dieu de la source de l’Esprit qui coule en chacun d’eux. Le rapport physique sera de plus en plus intense lorsque la relation spirituelle avec le Seigneur sera elle aussi de plus en plus intense. J’ai reçu, il y bien une quinzaine d’années dans la prière, cette phrase qui ne me quitta plus jamais : « Plus tu adores Jésus plus tu aimes ton épouse ! ». En clair, même ton rapport physique (en plus de l’amour en Esprit) est le fruit de ton adoration avec Christ. Plus tu es proche de Jésus, plus tu combleras ton conjoint et plus il te comblera ! Cette vérité doit se ressentir dans l’unité des âmes avec des paroles qui sont comme le parfum de l’amour divin. Lisez Cantiques des Cantiques, vous serez au coeur de l’unité des âmes en Esprit !


  • L’unité des corps


Etre unis physiquement doit être bien compris dans ce que cela représente. Ce livre est destiné aux couples Chrétiens déjà mariés ou qui vont se marier véritablement en Christ. Il correspond à la sexualité originelle créative selon le Seigneur dans le cadre d’un mariage qui ira jusqu’à sa fin. Et pour cela il est importants de bien intégrer l’ordre d’unités qui démarre en unité d’Esprit, puis dans la communication en unité des âmes pour aboutir à l’unité des corps.


Attention de ne pas être sous l’influence du malin !


Je précise cela parce que dans la sexualité païenne, on entend dire, et même très souvent dans le cadre de l’adultère malheureusement, que les partenaires s’entendent très bien sexuellement parlant, sans pour autant être mariés. C’est même le sexe qui motiverait ces rencontres interdites pour assouvir leurs besoins. Cela laisserait à penser que pour avoir une sexualité épanouie, il n’est pas du tout nécéssaire de vivre en amont, en unité d’Esprit et d’âmes. Ce mensonge diabolique est ravageur et nous devons le dénoncer !


Dans le monde, on affirme qu’il est aussi possible de très bien s’entendre sur la plan sexuel sans qu’il y est d’amour réel. Tout cela peut influencer notre communauté chrétienne, au point de la déstabiliser.


Dire que le sexe entre deux partenaires peut fonctionner à lui seul, sans autre unité (Esprit et âmes), est un principe charnel à contre courant de la vérité biblique. Nous parlons ici d’un échange et de rapports sexuels purement charnels, occasionnels, qui n’ont d’autres buts que de satisfaire un appétit sexuel «de pulsions mécaniques » qui rejette en bloc toute notion amoureuse et d’unité, pour s’adonner à des plaisirs impures et individualistes. Ce type de relation, pour l’avoir vécu (avant ma conversion), est extrêmement destructeur, pourquoi ? Et je sais de quoi je parle ….


. Premièrement parce qu’il fait croire qu’il va satisfaire pleinement notre équilibre émotionnel alors qu’en fait, il ne fait que le rendre de plus en plus dépendant et insatisfait.

. Deuxièmement il est très fréquent que l’un des deux partenaires ressente des sentiments et souhaite aller plus loin que la simple mécanique corporelle. Et là, c’est le brisement des coeurs et crée parfois des blessures qui sont très longues à guérir.


. Troisièmement cette pratique est un broyeur de mariage qui plonge le conjoint adultère dans la luxure et souille le lit conjugal. C’est le coup de canif dans le contrat et les premiers pas vers les grandes épreuves !


. Quatrièmement c’est un aspirateur à perversités, qui ouvre la porte à toutes les dérives et expériences sales et bestiales de la sexualité. Ce sont des jeux dangereux qui poussent au vice, voir même à des pratiques plus que répugnantes. Cela stimule l’addiction !


. Cinquièmement c’est le piège diabolique qui attire par l’harmonie sexuelle dévorante pour effacer la véritable racine de la sexualité créative, qui elle, permet l’épanouissement sexuel dans le contexte divin, pure et durable de Dieu.


Je précise tout cela pour bien comprendre que l’unité des corps dans le mariage, si elle n’est pas enveloppée d’amour divin (Unité et amour en Esprit) et d’attention (Unité des âmes) sera très endommagée et créera des divisions. Un mariage n’a rien de comparable aux rencontres faites dans un hôtel afin de jouir d’une pulsion sexuelle partagée, comme un césar de la performance et de l’harmonie du sexe entre partenaires ! Les rapports physiques dans le mariage sont le fruit d’une unité croissante et durable qui évolue avec les années. Et c’est cette unité en 3 dimensions qui offre des rapports physiques qu’aiment les époux.


Dans le mariage, la découverte de l’autre, les jeux amoureux, la préparation et le désir de se donner à l’autre comblent plus que largement l’espace du rapport physique. Cette unité corporelle s’entretient entre les époux et il faut surtout veiller à ce qu’elle ne se tarisse pas avec les années ! Et ces mêmes années nous font découvrir des partages amoureux qui évoluent délicieusement pour le plaisir croissant des époux.


Pour conclure sur ce sujet, je reviens sur un point très important ! Plus tu recherches la présence de Dieu dans ta vie, moins tu auras de problèmes sexuels !


2ème PILIER

La place des rapports sexuels


C’est un sujet très important, parce que mal placé. En prenant une place qui n’est pas la leurs, les rapports sexuels peuvent-être une suite interminable de conflits entre conjoints. Alors quelle doit-être la place des rapports sexuels dans la vie du couple ?


Les chapitres précédents vous donnent la réponse ! La vie de l’Esprit et notre consécration dans le Seigneur, avec tout ce que cela comporte, est en pole position. C’est le ciment du couple, le rocher sur lequel tout s’appuit ! Notre vie sociale, qui comprend la famille, l’éducation des enfants, les tâches ménagères et l’aspect économique est à la seconde place, pour être aussi la mise en pratique de la volonté divine selon l’Esprit. De fait, les rapports physiques sont placés en troisième position. L’or à l’Esprit, l’argent à l’âme et le bronze pour le physique.


Il y a cependant un point essentiel dans la place des rapports physiques dans le mariage, c’est la résolution entre époux du respect de l’ordre qu’ils se sont donnés. Ma fille, qui est au Seigneur et marié à un Pasteur, me précisait lors de notre dernière rencontre, alors que l’informais que j’écrivais ce livre, qu’elle et son mari ont construit leur relation sur leur consécration en Dieu, l’amitié fraternelle entre époux et la famille (Ils ont 4 enfants). Les rapports sexuels ne sont jamais pour eux, un sujet de discorde, mais au contraire un plaisir au bon moment et avec de la qualité.


Jamais le sexe ne vient s’interposer dans leur couple, parce qu’il est à sa place. Ils ont décidé de se donner beaucoup d’amour en Esprit (vie avec le Seigneur) et en communication (partage amical et amoureux) et de ne pas donner au sexe la place qui pourrait venir les perturber. Vous allez me dire, que chaque couple est différent et que pour d’autres, le rapport physique est peut-être plus important, certes ! Il n’y a pas de généralité, mais ce qui est une vérité, c’est que les rapports physiques doivent être à leur place et ne jamais s’imposer devant les deux principes divins que sont l’unité en Esprit et l’unité des âmes. Les époux, dans un respect mutuel sur la place, sur la fréquence, sur les rapports sexuels, doivent être parfaitement en harmonie et surtout ne pas en déroger. C’est une question de dialogue et de bon sens ! Sans entrer dans une routine mélancolique, bien entendu !


Il faut tenir compte de l’un et de l’autre (nous allons le voir un peu plus loin), mais la place du physique doit rester la suite logique de la richesse relationnelle en amont !


3ème PILIER

La perception différenciée


Nous touchons un point important, une clef essentielle sur le rapport sexuel. C’est la perception que chacun doit avoir de l’autre, dans sa nature propre. Pour faire simple, sans passer par une étude approfondie sur la question, voilà ce qu’il faut bien retenir dans les grandes lignes. L’homme et la femme sont bien différent en matière d’anatomie et cette différence est également bien réelle sur leur sensibilité en matière sexuelle. Chacun doit connaitre et tenir compte de la sexualité de l’autre pour le satisfaire ! La connaissance de la nature du fonctionnement en matière sexuelle de son conjoint, est la clef d’une vie sexuelle épanouie, lorsque les 2 agissent comme tel.


Il y a 5 différences à prendre en compte:


. Biologique

. Hormonale

. Anatomique

. Psychique

. Genre


  • Sur le plan biologique

La femme apporte un Chromosome (xx) apporté par l’ovule et l’homme un chromosome (xy) provenant du spermatozoïde. Pour que la vie puisse naitre, il faut la combinaison et la fusion des 2 chromosomes. Ces chromosomes constituent nos gènes et lors de la fusion chromosomiques, il y a le miracle de la fécondation qui aboutit à la formation d’un embryon mâle (xy) ou femelle (xx). Et de cette fécondation, au bout de 7 semaines il y a la vie embryonnaire qui définit si les glandes sexuelles jusqu’alors différenciées, deviendront des testicules ou des ovaires, sous l’effet des hormones qu’elles produisent. Nous avons de fait, un sexe biologique. Différent et complémentaire pour la création !


  • Sur le plan hormonale

À notre sexe biologique s’ajoute l’hormonal. Les hormones jouent un rôle important, elles sont majoritaires chez l’homme et regroupées sous le termes d’androgènes. La plus célèbre étant la testostérone, produite par les testicules. Pour les femmes, ce sont les oestrogènes et la progestérone produites par les ovaires. Hommes et femmes possèdent chacun des hormones mâles et femelles. Nous avons de fait, un sexe hormonal ! Différent et complémentaire pour la création !


  • Sur le plan anatomique

À notre sexe hormonal, nous avons un sexe anatomique ! Ce sera un pénis pour l’homme et un vagin pour la femme. Sur l’échographie, cela apparait à la 12 ème semaine. C’est cela qui définit le sexe anatomique officiel de l’enfant, appelé sexe d’assignation. Cette aspect anatomique est ce qui permet l’entrée du pénis dans le vagin, afin de produire l’effet biologique et hormonal du sexe.


  • Sur le plan Psychique

Il y a un quatrième sexe ! Le sexe psychique qui, dès la naissance, détermine le coté mâle ou femelle lors de l’éducation. Dès sa seconde année, l’enfant intègre des représentations de lui même. À 5 et 7 ans, l’enfant, dans la plupart des cas, comprend son appartenance qui devient définitive.


  • Sur le plan du genre

Nous voilà dans le cinquième sexe ! Le sexe social Masculin ou féminin. C’est l’indemnité sexuel dans l’espace civil.


Nous venons de le voir de façon très synthétisée, l’homme et la femme ont des points communs, des différences et des compléments sur le plan sexuel. Nos deux êtres sont sexués et nos comportements sont déterminés par nos fonctions sexuelles. Les hommes ont un taux de testostérone dix à vingt fois supérieur à la femme, ce qui expliquerait qu’il soit beaucoup plus demandeur. Une autre théorie précise que la femme serait à la recherche de l’amour du coeur plutôt que de l’amour physique prioritairement. Je serai incapable d’entrer dans l’exposé de ces sujets, qui ne sont pas de mes compétences, mais je puis m’appuyer sur la Parole de Dieu pour éclairer notre lanterne en ce qui concerne la différenciation sexuelle. Dieu a créé l’homme tout comme la femme pour la fécondation et pour le plaisir de l’échange sexuel dans le mariage. La femme n’a pas plus ou moins de désir que l’homme sur le fond, c’est juste que sa sensibilité doit être sollicitée selon son anatomie. Pour cela, Dieu l’a dotée d’un clitoris et de zones sensibles au caresses.


Le rapport sexuel selon Dieu remet les pendules à l’heure pour toute théorie qui serait portée vers l’individualisme sexuel ou l’explication compliquée du fonctionnement de l’un et de l’autre en matière sexuelle. L’homme comme la femme, selon Dieu, sont plus que satisfaits en amour physique, parce qu’ils ne regardent pas à leur nature propre mais à celle de leur conjoint. L’homme étant plus demandeur, la femme trouvera la bonne fréquence pour son époux et la femme étant plus sentimentale, le mari prendra le temps et trouvera les bons gestes pour développer son désir. Tout cela dans un climat des plus saints en amont. Ce qui est essentiel, c’est de bien comprendre comment fonctionne son conjoint pour s’attacher à son fonctionnement plutôt qu’au notre. Et comme chacun s’attache bien plus à l’autre qu’à lui même, alors le désir se transformera en plaisir partagé. C’est la connaissance et l’attention portée sur l’autre qui est la clef d’une sexualité débridée et pure.

C’est pourquoi l’apôtre Paul à tout dit sur ce point lorsqu’il affirme dans 1 Cor 7:4-5 La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est le mari ; et pareillement, le mari n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est la femme. Ne vous privez point l’un de l’autre, si ce n’est d’un commun accord pour un temps, afin de vaquer à la prière ; puis retournez ensemble, de peur que Satan ne vous tente par votre incontinence.


Sur le sujet de la différence entre l’homme et la femme, Dieu offre le bon équilibre, celui de se tourner vers l’autre et de ne pas être centré sur soi-même. Cela évite de vivre en mode dominant/dominé d’une part et sur des frustrations au niveau de la fréquence. L’application partagée, je dis bien « partagée », de se donner et de satisfaire l’autre, efface tout déséquilibre dans les rapports. Nous retrouvons ici tout le ministère de Christ qui se donne et qui représente le sauvetage par l’amour « agapé » qui enveloppe l’amour « éros ». La sexualité selon Dieu dépasse la technique sexuelle, si je puis me permettre, pour se fondre dans une union des corps qui se donne pleinement l’un à l’autre. Voilà comment nous devons faire d’une perception différenciée, une perception commune et complémentaire !


4 ème PILIER

La connaissance partagée de la sexualité


Sans chercher à donner des conseils, ni à entrer dans les détails sur ce point, je souhaite simplement apporter un peu de bon sens sur la pratique sexuelle. Il y a 3 principes de bases qu’il faut connaitre pour avoir une vie sexuelle épanouie et surtout pas frustrante.


  • Le premier des principes est le dialogue

Parler, échanger, informer est essentiel. Même si le sujet peut paraitre délicat, il est indispensable d’en parler. La Bible recommande de se découvrir avant le mariage sans avoir de rapports sexuels et la découverte doit prospérer après le mariage. Elle se prolonge sur différents points et entre autre, sur la sexualité. Il est très bénéfique de découvrir la sensibilité et les désirs de son conjoint, pour le satisfaire. Il est tout aussi bénéfique de découvrir ensemble d’autres points d’intérêts. Le dialogue est la première pierre d’un bon équilibre sexuel.


  • Le second principe est la prise de conscience de nos différences

De quoi devons-nous prendre conscience ? Nous l’avons vu un peu avant; de la perception différenciée ! L’homme est différent de la femme dans sa sexualité, il a une fonction biologique, hormonale, anatomique, psychique et une identité différente de la femme, liées comme vu précédemment. La femme, bien consciente de cela après la phase de découverte par le dialogue avec son époux, sera à même de le satisfaire au mieux. Il en va de même pour l’homme vis à vis de son épouse. La prise de conscience amène les époux à un très bon équilibre puisqu’ils pratiquent une sexualité basée sur le don et non sur la réception. Le don « partagé » produit, de fait, le plaisir « partagé » puisque chacun pense à satisfaire l’autre selon la nature de ses 5 fonctions sexuelles. Il est capital d’avoir cette prise de conscience !

  • Le troisième principe est la pureté de l’acte sexuel

Je souhaite faire très simple sur ce point qui touche à l’intimité. Pour bien comprendre ce qui est divin et malin, il faut se pencher sur notre anatomie. Voilà ce que l’on peut en dire sans passer par une analyse scientifique. Notre corps a des fonctions bien précises qui ne doivent pas être sollicitées pour d’autres fonctions qui sont contraires à sa nature propre.


Voici 10 fondamentaux sur l’acte sexuel….


  1. L’anatomie de l’homme est faite pour pénétrer l’anatomie de la femme (c’est le principe du mal et de la femelle).

  2. La femme disposant du corps de l’homme (voir 1 Corinthiens 7) et vis et versa, le plaisir individuel (la masturbation) n’est pas à la carte.

  3. La pénétration est exclusive pour le vagin et aucune autre partie du corps ne doit être sollicitée. Pour rappel sur ce point, souvenez-vous du jugement de Sodome et Gomorrhe.

  4. La stimulation sexuelle passe par les préliminaires et la préparation dans un échange de caresses sur les zones sensibles de l’homme et de la femme. L’époux doit être très attentionné sur ce point.

  5. L’homme doit apprendre à maitriser ses pulsions (son éjaculation) pour s’attacher premièrement à satisfaire son épouse. Ce qui demande douceur, attention et temps !

  6. Le corps de la femme peut réagir à la sensibilité clitoridienne ou vaginale et c’est pour cela que le dialogue est essentiel. C’est le devoir de l’homme de prendre soins de cela !

  7. Vivre un orgasme en même temps n’est pas une obligation, mais c’est un grand moment de partage dans l’acte d’amour physique.

  8. La fréquence sexuelle doit être équilibrée entre les conjoints pour ne frustrer aucun des deux, que ce soit dans le manquement ou dans la surabondance. Chacun peut faire un pas en avant ou un pas en arrière, sachant que la sexualité ne doit jamais être une pierre d’achoppement. On appelle cela l’équilibre de la fréquence.

  9. La pornographie est à bannir du lit conjugale sous toutes ses formes (sextoy)

  10. Enfin, certaines positions conjointement partagées, offre un plaisir plus intense.


La complicité …


Je n’entrerai pas plus dans le détail, mais je pense que l’essentiel est dit. Que ce soit pour la procréation ou pour le plaisir, les principes restent les mêmes. Ce que l’on peut ajouter, c’est qu’avec les années, il y a le développement d’une complicité sexuelle qui renforce les liens. Cette complicité est renforcée par le désir croissant de donner à l’autre afin de le satisfaire. L’effet de réciprocité rapproche non seulement les corps mais surtout les âmes dans une unité de plus en plus forte. Mais cette complicité trouve sa source, rappelons-le, en amont du rapport physique, dans l’unité de L’Esprit et des âmes. Le plaisir corporel est lié à la relation partagée avec Dieu, sous sa forme commune avec notre conjoint.


Le laisser aller …


  • Le laisser aller physique.

Un autre point est à relever : ne vous laissez surtout pas aller physiquement. L’épouse doit toujours être désirable pour son époux et l’époux doit l’être tout autant en prenant soin de lui également. Combien de prises de poids, de laisser aller vestimentaires, de négligences corporelles et esthétiques sont à l’origine d’une escalade vers le déficit croissant de désir. Cela peut entrainer des conséquences comme le dégoût ou l’abstinence, voir même l’adultère.


  • Le laisser aller relationnel.

Sur le plan du laisser aller, il y a d’autres critères de vie à prendre en compte. Pour l’épouse, la période post-natale, l'éducation des enfants, la multiplication des tâches et le travail en plus (si c’est le cas), ne laissent plus le même temps pour s’occuper de son mari. Pour le mari, la pression de la vie économique, le soutien financier, l’aide à la maison et le travail sont autant d’occupations qui l’éloignent de son épouse. La combinaison des deux éloignements peut-être très mal vécue. Le laisser aller relationnel est la conséquence de conflits, d’incompréhension, voir même de divorce. C’est peut-être le plus sournois des pièges, car avant de s’éloigner de son conjoint de façon croissante, on s’éloigne premièrement de Dieu, puisque nous sommes esclaves du temps et des activités. Ce sujet est très important et il faut le traiter en profondeur pour que l’ordre divin revienne dans le foyer.


Le jeu de l’attention ….


Nous parlions un peu plus haut de préliminaires. Ces préliminaires ne sont pas seulement juste avant l’acte sexuel, ils sont présents dans la vie de tous les jours par l’entretien d’une attention très marquée auprès de notre conjoint (cela est en réponse au laisser aller).

L‘épouse aime être écoutée, soutenue, entendue, aidée dans les tâches ménagères, protégée sur le plan mental et physique, accompagnée sur l’éducation des enfants, rassurée sur les finances et la logistique, mais surtout voir combien son mari est soumis au Seigneur dans tout ce qu’il entreprend, afin de faire la volonté de Dieu pour le foyer. Elle aime recevoir des fleurs, vivre un moment de qualité entre époux, entendre des paroles aimantes qui remplissent son coeur d’amour. C’est le jeu de l’attention !


L’homme sera heureux de réaliser combien son épouse prend soin de l’aider, de le soutenir, d’être à ses cotés dans son rôle de chef de famille, de prier avec lui, de partager les épreuves avec une épouse « amie » qui ne cherche qu’à le satisfaire. Le croisement des jeux de l’attention est la racine profonde de l’équilibre conjugal qui alimente la confiance et la complicité dans une complémentarité et une unité pour la Gloire de notre Seigneur.


Pour synthétiser : dialogue, prise de conscience de nos différences, pureté de l’acte dans le désir « partagé », complicité, entretien de soi et jeu de l’attention, sont les ingrédients de la sexualité originelle créative, créée par Dieu !




CHAPITRE 4

Le sujet de la sexualité dans l’église !



Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères.

Hébreux 13:4



Sortir du tabou !


Pour fréquenter l’église évangélique depuis plus de 26 ans, je puis affirmer que le sujet de la sexualité originelle créative n’est pas abordé. C’est même très rarement le thème d’un atelier hors culte, qui de plus ne fait qu’effleurer le sujet, tant les orateurs sont embarrassés sur le contenu à exposer. Ce triste constat a des conséquences multiples dans l’église puisque la méconnaissance de la sexualité originelle créative laisse la porte ouverte à des pratiques sexuelles destructrices au sein des couples Chrétiens. Combien de couples, sans pourvoir l’exprimer (puisqu’on ne les y invitent pas), sont dans le désarroi par rapport à des rapports physiques conflictuels.


Parler de la sexualité est un tabou dans l’église parce qu’elle est assimilée au mode sensoriel et charnel, alors que Dieu est le potier de sa nature créative et originelle. La sexualité, ne devrait jamais être un tabou puisqu’elle a ses lettres de noblesse Royale avec sa mission de procréation et de participation à l’oeuvre divine. Je souhaite et milite afin que ce tabou soit brisé dans les assemblées afin de permettre la libération des consciences pour pouvoir enfin trouver des réponses. Il faut en parler dans l’église, il faut enseigner la sexualité originelle créative, il faut accompagner les couples avant et pendant le mariage, il faut inviter à se libérer et à vivre des rapports sexuels selon Dieu. Fini le tabou et l’omerta sur un sujet qui est au coeur de trop nombreux conflits et péchés !


La mutisme ! Un fléau hyper destructeur !


Je souhaite ici parler du fléau destructeur en deux parties.


Premièrement, le fléau de la pratique d’une sexualité sensorielle qui gangrène nos églises et deuxièmement, le fléau du mutisme pastoral, de ne pas en parler. La dose et l’intensité s’intensifiant par le fait de ne pas en parler. L’apôtre Paul l’a bien compris et à maintes reprises il dénonce les dérives comportementales sur le sujet. Pourquoi le fait-il ? Parce que dans les églises où il passe, la sexualité, sensorielle, charnel, destructrice est extrêmement présente dans sa forme déviante. Pensez-vous qu’à notre époque, avec le harcèlement des moyens de communication, nous soyons plus épargnés ? Pensez-vous que les pratiques sexuelles de nos jours soient beaucoup plus pures ? Franchement, objectivement, c’est même pire maintenant, puisque l’accès à la pornographie est dans tous les foyers du monde et par conséquent banalisé. Le diable se régale et il répand depuis des centaines d’années sa gangrène sexuelle pour corrompre, salir, souiller, pervertir, avec tous les vices possibles. Le sexe diabolique fait des ravages dans toutes les cultures, les civilisations et les foyers et il n’épargne personne. L’église est touchée de plein fouet par des faits de pédophilie, d’homosexualité, de prostitution, de sexualité sensorielle dans de nombreux couples et on n’en parle pas !

Ne pas en parler, c’est agrandir la plaie, c’est se coucher devant Satan, c’est laisser la porte ouverte à la porte du fumier ! C’est un fléau destructeur, d’une ampleur terrifiante !


Le fait de ne pas en parler laisse à penser que le fléau est léger alors que c’est tout le contraire. C’est un sujet très lourd ! La sexualité doit être abordée et replacée dans le cadre de la création !


Jusqu’à quand laisserons-nous nos bouches fermées devant un tel constat ? Repentons-nous face à notre mutisme et comme Paul, dénonçons les dérives et replaçons la sexualité dans ce qu’elle est, la source pure et divine dans l’acte créatif divin. N’amplifions plus le fléau par une attitude d’omission et replaçons Dieu au coeur de la sexualité.

Comment et quand en parler dans l’église et traiter efficacement le sujet ?


Pour le comment, sur le fond, il faut s’appuyer impérativement et exclusivement sur la Parole de Dieu en nous laissant conduire dans nos paroles par l’Esprit-Saint qui en est la source. C’est le développement méticuleux de la Parole de Dieu sur la sexualité originelle créative, qui sera le déclencheur de révélations, qui sans l’action de la Parole vivante ne peuvent être révélées au coeur des frères et soeurs. Il faut en parler avec la sagesse de Dieu en appuyant bien sur le caractère Saint du sujet et de sa participation à la création.


Il faut agir en éclaireur des consciences par l’action de l’Esprit sur un pan entier de vie qui doit être traiter avec la plus grande attention. Nous l’avons évoqué tout au long de ces pages, les rapports entre époux font l’objet de très nombreuses informations pour leur mise en pratique.


Sur les occasions d’en parler, il faut (je pense) ne pas en faire justement qu’une occasion, mais proposer un programme d’études bibliques sur ce point avec des ateliers pour hommes et femmes, pour couples, afin d’accompagner sur ce sujet qui est capital dans la vie conjugale. Plus vous serez concernés, plus vous obtiendrez de merveilleuses bénédictions. Le but est de faire émerger des révélations dans les couples avec l’aide de notre Seigneur.


Enfin, concernant l’efficacité, il y a un travail de fond à mettre en place avec un programme basé sur l’information et l’accompagnement. Des cessions peuvent se pratiquer en groupes, d’hommes et femmes ou couples avec des séances de partages et de prières pour inciter à l’étude de la Parole et à la mise en pratique. Ce petit livre est un outil conçu pour animer vos ateliers en reprenant les 3 premiers chapitres. Vous pouvez le travailler en 3 premiers ateliers thématiques participatifs avec les couples, puis poursuivre avec 3 autres ateliers, séparant hommes et femmes pour 2, et regroupant les couples pour le 3 ème ! Ce serait 6 cessions sur un trimestre !




CONCLUSION



Parce que parler de sexualité n’est pas un tabou mais au contraire une priorité, j’ai pris plaisir à écrire ce petit livre d’informations sur la sexualité originelle créative. Il est une aide précieuse pour comprendre et transmettre, quelque soit la personnalité ou l’expérience de chacun, la richesse et les valeurs de l’Amour de Dieu pour cette branche de notre arbre de vie.


Je suis émerveillé par la place que le Seigneur nous concède dans sa création avec le rapport physique ! Je suis émerveillé par la création de la femme tirée de la côte de l’homme pour ne faire qu’un ! Je suis émerveillé par la perfection de Dieu qui nous remplit de son Esprit jusqu’à façonner notre corps pour partager un plaisir commun et divin ! Je suis émerveillé par la grossesse d’une maman et la beauté de la naissance ! Je suis émerveillé de vivre de plaisir divin avec mon épouse dans la pureté et dans la présence de Dieu !


La sexualité devient un tabou lorsque l’on ne l’associe pas à l’oeuvre merveilleuse de Dieu.


Elle a une place capitale dans la création, à tel point qu’elle en est directement concernée. Il faut apprendre à en parler, il faut apprendre à la vivre, il faut apprendre à transmettre sa noblesse afin qu’elle cesse d’être salie et souillée. Elle fait partie intégrante de notre ADN , de nos hormones, de nos gènes pour la gloire de notre Père. Sans elle, plus de procréation, plus de plaisir partagé ! Plus on en parlera, moins on la salira !


Frères et soeurs, savourez les délices divins du partage sexuel entre époux, donnez-vous l’un à l’autre et ne cessez jamais d’aimer en adorant le Père en Jésus, par l’action divine de l’Esprit ! Je terminerai sur le rappel de ce qui à transformer ma perception de la sexualité en tant qu’époux et pour donner à notre Seigneur toute la gloire !


« Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré lui–même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l’avoir purifiée par le baptême d’eau, afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui–même. Car jamais personne n’a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l’Eglise, parce que nous sommes membres de son corps. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport à Christ et à l’Eglise. Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui–même, et que la femme respecte son mari. »

Ephésiens 5:25-33


Daniel GILMAN

1 105 vues

Comments

Rated 0 out of 5 stars.
No ratings yet

Add a rating
bottom of page