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LE SECRET DE LA VICTOIRE


EN LUI, LE VAINQUEUR


Le tentateur a peur de Jésus


La crainte est le commencement de la défaite. Je ne veux pas parler de cette crainte qu'inspire le respect, mais de celle qui a peur.

« Défaite » est un mot appartenant au vocabulaire du combattant. Il implique que l'ennemi a été reconnu comme ennemi et qu'on lui a résisté.

Il est des gens qui ne savent pas ce que c'est que la peur parce qu'ils n'ont pas reconnu leur ennemi et ne se sont pas mesurés avec lui. Ils se bornent à se tenir aux limites de la plus faible résistance sans en considérer les conséquences morales. L'absence d'un sentiment de crainte, dans ce cas, est une preuve de lâcheté ou d'enfantillage. Mais là où se livre un combat, où s'échangent des coups, la crainte est un élément démoralisant. Elle reconnaît que quelqu'un de plus fort et de plus grand est dans l'autre camp, déployant toutes ses capacités. Cela fait trembler et reculer. La fausse crainte pense que l'ennemi est plus fort. La vraie crainte le sait. La peur sape toute énergie, tout élan, tout courage et tout entrain dans l'action. Elle est le précurseur de la défaite.


Or, le Tentateur connaît cette crainte. C'est un fait très réconfortant pour nous. Et la crainte qu'il connaît n'est pas une fausse crainte. Elle est fondée sur des expériences et des faits. Il a été aux prises avec Celui qui est plus fort et plus grand que lui. La lutte dans laquelle les deux adversaires se sont mesurés a été sévère et longue. En passant par l'amertume de la défaite, il a appris ce qu'était la crainte. Il a peur de son Vainqueur. Il sait ce qu'il en coûte d'être refoulé pas à pas et mis en déroute, forcé de quitter le terrain du combat. Il n'y a eu sur la terre qu'un seul homme dont Satan ait eu peur, un seul sur lequel il n'ait jamais eu aucune prise et auquel il n'ait pu résister, cet homme, ce fut Jésus-Christ.


Quelque chose de nouveau, d'étrange, se trouvait en cet homme qui le paralysait, le terrifiait, lui, le Tentateur : l'obéissance soutenue, inébranlable à la volonté, au plan qu'un Autre avait fait de Sa vie.



Le Tentateur ne put ébranler Jésus


Le Tentateur n'a pu faire chanceler Jésus. Il ne réussit qu'à ébrécher, émousser et tordre son épée contre le roc de l'obéissance du Fils de Dieu. Le précipice de Nazareth (Luc 4 : 29), les pierres de Jérusalem (Jean 10 : 31), la tempête sur les eaux bleues du lac de Galilée, dont la violence effraya même ces vieux loups de mer qu'étaient les apôtres, toutes ces attaques accumulées ne purent faire broncher le Maître. Il était impossible de pénétrer en Lui. Et toutes les attaques extérieures échouèrent jusqu'au moment où Jésus, dans un but élevé et selon la volonté et la prescience de Dieu, (Actes 2 : 23) livra Sa personne et Sa vie.


Mais notre Seigneur ne se contenta pas de se maintenir sur la défensive, Il fut agressif. Il attaqua Satan. Sa présence ici-bas fut un défi en même temps qu'une offensive. Tout démon chassé, toute maladie guérie, toute marche en avant sur la route tracée, tout instant consacré à son ministère public, toute entrevue personnelle avec un Nicodème cultivé ou un lépreux de Sychem, étaient une offensive contre la place forte de l'Ennemi. Chaque acte d'obéissance à son Père, chaque geste de tendresse envers l'homme, lorsque, mû par une douce et chaude sympathie, Il s'approchait de l'humanité souffrante, chaque humble oubli de Lui-même pour servir autrui, furent des coups portés à « l'homme fort » qu'Il était venu chasser hors du territoire usurpé.

Et le Tentateur fut incapable de résister à ces attaques. Il essuya défaite sur défaite.


Mais il ne suffit pas de proclamer la victoire de Jésus et la crainte que le Maître inspire à Satan. Il nous faut aller plus profond. Qu'y a-t-il derrière cette crainte ? Quelles sont ses causes véritables ?



Sans péché


C'est en Jésus qu'est la réponse à cette question. Du moins le Maître nous donne cinq réponses.


En premier lieu :

Il était sans péché.

Lorsque Satan essaya de pénétrer en Lui, il le scruta minutieusement dans l'espoir de découvrir quelque crevasse ou quelque fissure imperceptible, par laquelle il pourrait se glisser et trouver accès au profond de son âme. En vain : Jésus-Christ était sans péché. Il avait pu défier ses ennemis de Le convaincre de péché (Jean 8 : 46). Terrible défi. Seules la pureté et la vérité absolues pouvaient justifier semblable audace ! Auraient-ils trouvé quelque faute en Lui qu'impitoyables ces hommes eussent immédiate ment crié bien haut leur découverte. De l'avis unanime de tous ceux qui furent mêlés à ses dernière heures, à celles de Son Jugement et de Sa mort, aucune erreur ne put lui être reprochée. Ce commun accord sur Sa Sainteté de la part des douteurs, des sceptiques et des critiques est des plus concluants.

Laissant de côté, pour l'instant, toute discussion sur la nature de la personne de Jésus et sur les théories concernant sa possibilité de pécher, j'affirmerai seulement cette vérité : Jésus n'a pas péché. Il l'a ainsi voulu. Il refusa de pécher. Il résista avec fermeté, force et prière à toute possibilité de pécher.

Le péché est un acte de volonté. Notre Seigneur résolut de ne pas se laisser atteindre par lui. Il avait l'immense avantage de ne pas être handicapé par la lourde hérédité du mal. Aussi, devant les assauts les plus perfides, Il tint bon. Cela exigeait un effort de sa part, une lutte constante. A chaque fois, il Lui fallait prendre une décision. Tout en Lui l'y contraignait et son innocence consista pratiquement à ne pas vouloir pécher.


Une expérience nouvelle pour le Tentateur.

C'était là quelque chose de nouveau pour le Tentateur. Ce fut pour lui une cause de perplexité. Dans toute sa longue carrière de Tentateur, il n'avait jamais encore été mis en présence d'un cas semblable. Une fois seulement, il avait rencontré un couple sur qui ne pesait pas l'héritage du péché et, facilement, ce couple s'était laissé prendre au piège de l'une de ses ruses. Il y avait de cela fort longtemps. Mais cet homme, avec son désir constant de plaire au Père, ce Jésus, était pour lui déconcertant. En sa présence, il restait sans pouvoir.

Etre « sans péché » dans la volonté comme dans l'action, dans le désir comme dans la vie, a été la base de la victoire de notre Seigneur. Et ce fut aussi la base de la défaite de Satan. C'est ce qui donna et donne encore une telle valeur à la mort de Jésus qui s'y livra pour nous. Ce fut une vie " sans péché " qui s'immola au Calvaire. C'est cela même qui donna à Sa mort un caractère unique. Pour Lui-même, Jésus ne l'aurait jamais acceptée. Car la mort est la conséquence logique du péché. Là où il n'y a point de péché, ni d'intention, ni de fait, il ne saurait y avoir de mort. Et pourtant, il fallait qu'elle fût soufferte pour les autres. Tel est le sens de la défaite écrasante que notre Seigneur fit subir au Tentateur.

La perfection de cet homme qui se sacrifia satisfit la justice de Dieu. Satan, n'ayant aucun droit sur Jésus, la croix lui enleva irrémédiablement et à jamais tout droit sur nous, les pécheurs. Ainsi se manifesta l'amour merveilleux qui triompha de l'obstination du coeur humain et le courba, pénitent, dans la douceur de la repentance.

Le péché est la porte d'entrée par laquelle Satan pénètre dans la vie humaine. Où le péché subsiste, la porte est grande ouverte à Satan qui la franchit. Où le péché est exclu, tout accès lui est impossible. Le péché est sa place forte. Il offre à l'Ennemi un abri et une atmosphère excellente. L'absence de péché, au contraire, réduit Satan à l'impuissance. Elle lui coupe l'herbe sous les pieds. Ainsi, par son refus inébranlable de se laisser même effleurer par le péché, Jésus neutralisa la puissance de Satan.


Aucun intérêt personnel

En second lieu : Jésus, en se rendant vainqueur de Satan, ne rechercha aucune gloire personnelle, aucun intérêt propre. Or, comme le péché est, dans son essence, la recherche de ses désirs particuliers, en d'autres termes : la préférence de ses propres inclinations à la volonté de Dieu, nous redisons que Jésus était sans péché. Fixez votre pensée sur ce point pendant quelques instants. Cette attitude n'était chez lui ni négligence, ni insouciance pour sa vie physique. Ce n'est pas être égoïste, en effet, que de veiller sur sa santé ou de pourvoir à l'entretien de ses forces en se procurant l'air, la nourriture, le sommeil, l'exercice et le vêtement nécessaires. Il peut y avoir, sans doute, une exagération dans ces soucis. Mais c'est également une tentation de vouloir trop négliger tous ces devoirs.

Et si vous y réfléchissez bien, une négligence à leur égard est un danger d'égoïsme aussi grand que dans l'autre excès, bien que ce soit un genre d'égoïsme inconscient, irréfléchi et involontaire. C'est pourtant de l'égoïsme parce qu'infailliblement, un jour ou l'autre, celui qui ne se préoccupe pas de ses besoins matériels sera à charge à quelqu'un ou un sujet de préoccupation pour quelqu'autre. Cela l'empêchera ainsi d'être l'appui, l'aide de ceux qui auraient eu besoin de lui. Tout ce qui nuit à soi-même, de quelque manière que ce soit, et qui aurait pu être évité par des soins ou par la réflexion, est encore de l'égoïsme. Jésus, dans sa vie terrestre, ne donna pas lieu à ces critiques. Il laissa un exemple que beaucoup de gens sincères et pieux feraient bien de considérer et d'imiter.

Le renoncement à sa volonté propre ne l'a pas empêché d'avoir conscience de sa personnalité, ni de la grande oeuvre qu'Il devait accomplir. Encore et toujours, Il révéla qui Il était et pourquoi Il était venu : Son Père l'avait envoyé pour accomplir une importante mission parmi les hommes.


Le contraire de l'égoïsme

L'égoïsme, c'est l'amour de soi. Le don de soi révèle un grand amour pour Dieu, ce qui implique aussi un grand amour pour les autres et leurs besoins. Naturellement, la vie tend à nous sortir de nous-mêmes. Mais là où Satan a réussi à faire triompher son influence, tout dévie et converge vers l'intérieur. Et quand ces fleuves d'amour ont suivi cette pente de l'égoïsme, ils se déversent dans une Mer Morte. La vie de bien des hommes, comme de bien des soi-disant chrétiens, est comparable à une Mer Morte. Il nous serait bon d'étudier plus à fond la direction du courant qui nous emporte...

Jamais Jésus ne se laissa entraîner par ce courant, même lorsque sa mère elle-même voulut l'influencer pour qu'Il accomplît un geste qui devançait son heure. Jésus résista toujours à toute sollicitation extérieure (Jean 2 : 4).

Ce sont là deux éléments (négatifs) qui jouent un rôle considérable dans le caractère humain de Jésus et qui sont à la base de sa grande victoire.


Obéissance

Ensuite, trois éléments (positifs) sont encore la cause de la défaite de Satan et de la victoire de notre Seigneur. Jésus fut obéissant. J'ai déjà attiré votre attention sur ce fait. Mais on ne saurait ni trop en parler, ni trop souvent. C'est une vérité en partie perdue par Église : l'obéissance est la loi primordiale de la vraie vie. L'Église a beaucoup servi, mais peu obéi.

Le service peut impliquer beaucoup d'initiatives personnelles, beaucoup d'orgueil, beaucoup d'énergie humaine. Du moins, tout cela s'y trouve. L'obéissance n'est qu'humilité et dépouillement.

Jésus obéit parfaitement. C'était là tout l'effort de ses facultés. Il fallait qu'Il s'exerçât à écouter la volonté de Son Père par l'étude des Écritures et par la prière. Cela demandait un esprit judicieux, un jugement simple et sain. Il vint à la connaissance de la volonté de Son Père par des moyens qui nous sont accessibles à nous aussi. Les anciens rouleaux hébreux lui étaient familiers. Non seulement Il devint très compétent à en expliquer les enseignements, mais Il en connut les termes mêmes. Il parla, à vrai dire, le langage de la Bible. Il est remarquable de constater jusqu'à quel point Ses paroles peuvent se retrouver dans l'Ancien Testament. Il le savait par Coeur.

Et pourtant, souvenez-vous qu'Il n'est parvenu à cette connaissance que par des moyens à la portée de tout homme : par l'examen constant et l'étude approfondie, les mains jointes. Son atelier de charpentier était aussi pour Lui un atelier de labeur spirituel et de prière.

Par la prière, il acquit l'intelligente compréhension de la Parole de Dieu. Il obtint la grâce qui Lui permit d'obéir.

Pour obéir, Il lui fallut prendre d'abord la résolution d'obéir. Ce n'était pas simplement un désir vague, indéterminé. Mais après avoir compris le plan de son Père et après s'en être pénétré, Il décidait d'obéir, pas à pas. Au fur et à mesure que s'approchaient Gethsémané et le Calvaire, Il saisissait tout le terrible poids du fardeau de douleur et de honte qu'entraînait son obéissance, mais Il résolut d'obéir. Au reste, il ne Lui semblait pas plus grand de nourrir les cinq mille affamés, de ressusciter la fille de Jaïrus, de faire sortir Lazare du tombeau, que d'accomplir les petits devoirs de la vie routinière de Nazareth. Tout cela était, pour Lui, le même chemin d'obéissance, dont le principe fondamental était : Ta volonté soit faite.

L'obéissance de Jésus fut, dans sa vie, comme une douce musique : mélodie cadencée de la volonté humaine qui veut s'harmoniser avec celle de Dieu.


Intrépidité

Et maintenant, de ce que nous venons de décrire du caractère de Jésus, découle un autre trait qui fut d'un poids considérable dans la victoire qu'Il remporta sur le Malin : l'intrépidité. Il est vrai de dire que Jésus ne sut jamais ce qu'était la crainte. En rompant avec le péché, Il se libéra de tout sentiment de peur et marcha hardiment de l'avant sans se soucier des circonstances, ni des conséquences. Dès qu'Il entrevoyait le chemin tracé par l'obéissance, rien ne pouvait l'en détourner. Il le suivait en dépit des difficultés.


L'Amour est conquérant

Le cinquième trait du caractère de Jésus découle encore des précédents. Notre Seigneur fut agressif. Il s'avança progressivement, en conquérant, sur la route qui Lui avait été tracée. La peur est lâche. La foi est conquérante. Elle découvre sa voie, puis elle avance, sans broncher, sans que rien ne puisse l'arrêter. La pureté est conquérante. La généreuse passion pour les autres, que Dieu inspire, pousse à toutes les hardiesses. L'amour est conquérant. La bonté est conquérante.

La hardiesse de Jésus fut incomparable. Sa seule présence ici-bas l'indique. Il vint là où régnaient le péché, la misère, la souffrance et la mort. Revêtu d'un esprit de pureté et d'obéissance, Il descendit jusqu'au centre même de la sphère d'action de Satan. C'est de Sa propre volonté qu'Il est venu dans cette humanité corrompue, esclave du démon. Il prit rang dans un monde livré au mal, à la superstition, à toutes les horreurs que peut engendrer le péché, et Sa seule présence y fut un blâme pour Satan et son oeuvre.

Chaque heure, qui s'ajoutait à cette vie faite de pureté, devenait une agression contre le Malin. Chaque battement de Son coeur, plein d'amour et de compassion pour la multitude dispersée comme un troupeau égaré, ouvrait une trouée dans le domaine du Tentateur.

Où est désormais la hardiesse du péché ? Elle ne saurait assurément être comparée à la hardiesse enthousiaste et conquérante de la bonté et de l'amour. Le Tentateur n'est plus l'incarnation de la puissance conquérante. C'est Jésus qui l'est.


Et maintenant, fouillez à fond toute l'ampleur de ces mots : sans péché, sans égoïsme, obéissant, hardi et conquérant, et vous trouverez aisément tous les éléments nécessaires pour comprendre ce que peut représenter l'amour divin. Dieu est amour. Jésus révéla son origine divine par sa vie d'amour. En la vivant, Il donna une nouvelle signification, ou plutôt, Il révéla toute la grandeur et l'étendue de l'amour de Dieu. L'amour est pur. L'amour, c'est le désintéressement le plus complet. L'amour est obéissant. « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui-là qui m'aime. » (Jean 14 : 21). L'amour ne craint pas. « L'amour parfait bannit la crainte. » (1 Jean 4 : 18). L'amour est conquérant. « Car la charité de Christ nous presse. » (2 Cor. 5 : 14). C'est une force irrésistible, contraignante, qui nous oblige toujours à aller de l'avant pour satisfaire aux appels et aux besoins des hommes.

Ce fut cet amour qui triompha du Prince de la haine. Il est le secret de la victoire.



POUR LES VAINQUEURS

Un appel à la gloire


Notre Maître a parlé encore une fois, depuis le jour où II laissa, sur le sommet du Mont des Oliviers, ce groupe d'hommes dont les yeux étaient restés attachés au ciel. Du milieu de la gloire qui l'entourait, Sa voix se fit encore clairement entendre dans la Révélation de saint Jean. Ce livre, si succinct, qui termine la Bible, débute par le septuple message adressé à son Église Chaque partie de ce message commence par une description de Lui-même. Puis, Il apporte nettement, ouvertement, son jugement sur Église Jugement qui scrute et pénètre. A chaque fois, retentit cet appel final : « A celui qui vaincra » De Son trône de gloire, Il nous conjure de continuer la lutte qu'Il a commencée, et de la terminer, en nous revêtant de la puissance de Sa victoire. Cet « à celui qui vaincra », par sept fois répété, indique bien que le conflit dure toujours, que chacun doit lutter pour lui-même et que tout homme doit vaincre ou être vaincu. La victoire est à nous, si nous le voulons, mais nous ne l'obtiendrons que par la lutte, et une lutte acharnée.


Notre Seigneur remporta la victoire ; Il n'y réussie qu'en combattant. Son plus grand désir est que nous la remportions, nous aussi, et nous n'y réussirons qu'en nous revêtant de Sa propre victoire. Mais il nous faudra lutter. Nul autre moyen d'y parvenir. Même en mettant à profit ce qu'Il nous a mérité, il nous faudra lutter. La victoire est à ce prix.

Dans la chambre haute, le soir de Sa résurrection, Il dit : « Comme mon Père m'a envoyé, je vous envoie de même. » Nous devons être semblables à Lui, vivre Sa vie, sur la même terre, ayant un même service au coeur, un même Ennemi à repousser et par Sa grâce, la même victoire à remporter.

Il faut que nous soyons comme Lui, des hommes dont Satan a peur ; des hommes qu'il ne saurait ébranler et devant la ferme attitude desquels il s'enfuira.


« Suis-moi »


La question pratique qui se pose est celle-ci :

Comment, vous et moi, pouvons-nous devenir cet homme-là ? Eh ! bien, le Maître nous a appris le secret de la victoire. Il nous faut devenir comme Lui. Contemplons la route qu'Il a nivelée afin que notre pied ne chancelle pas. Souvenons-nous que cinq bornes indicatrices l'échelonnent.