EXODE 2


Verset 1

Amran prit pour femme Jokébed, sa tante. Tous deux étaient issus de la tribu de Lévi. Ex 6:20 Amram prit pour femme Jokébed, sa tante ; et elle lui enfanta Aaron, et Moïse. Les années de la vie d’Amram furent de cent trente–sept ans.


Verset 2

Jokébed cache Moïse jusqu’à l’âge de 3 mois. Toutes les mères trouvent leur enfant beau, mais cet enfant était également beau aux yeux de Dieu Act 7: 20 A cette époque, naquit Moïse, qui était beau aux yeux de Dieu. Il fut nourri trois mois dans la maison de son père ;


Verset 3 à 4

Moïse est le plus jeune de 3 enfants. Alors que sa mère le cache dans un panier et le dépose sur le fleuve, Myriam, sa soeur, le suit pour savoir ce qu’il va devenir.

J’imagine la souffrance de Jokébed laissant son enfant partir sur le Nil, en implorant Dieu de garder son enfant afin qu’il soit recueilli et sauvé. Myriam n’est encore qu’une enfant et doit s’inquiéter également pour l’avenir de ce petit être. Le Nil va t-il l’emporter et l’engloutir ou quelqu’un va t-il le trouver et l’épargner ? En l’abandonnant ainsi, Jokébed le remet dans les mains de Dieu, car elle sait qu’elle même n’a plus aucune autre solution. Si Moïse est retrouvé chez elle, ils le tueront.


Verset 5 à 6

L’enfant est conduit vers la fille de Pharaon qui se trouve là. Dieu a conduit Moïse vers une femme, car il sait que son coeur fondra en voyant le bébé. C’est Dieu qui endurcit les coeurs ou les attendrit Pv 21:1 Le cœur du roi est un courant d’eau dans la main de l’Eternel ; Il l’incline partout où il veut.


Verset 7 à 9

Sans dévoiler son identité, Myriam ose s’approcher de la fille de Pharaon pour lui proposer de l’aide au sujet de l’enfant. À l’époque, les biberons n’existaient pas, il n’y avait que le lait maternel. Comment la fille de Pharaon aurait-elle pu nourrir cet enfant, si une autre femme ne venait à son secours ? C’est ainsi que Jokébed put garder l’enfant jusqu’à ce qu’il puisse se nourrir autrement.

Sans l’audace de Myriam, que serait-il advenu de son frère ? Myriam a osé s’approcher de la fille du roi, alors qu’elle n’était qu’une simple fille d’hébreu. La survie de son frère était plus importante qu’elle-même. Si la jeune fille a eu peur, elle ne s’est pas arrêtée pour autant.

Comme Myriam, osons dépasser nos craintes afin de participer au plan de Dieu.


Verset 10

Tous les noms ont un sens et celui de Moïse signifie : "je l’ai retiré" (des eaux).

Dès l’achèvement de son sevrage , Moïse fut adopté par la fille de Pharaon et éduqué comme un prince. Act 7:22 Moïse fut instruit dans toute la sagesse des Egyptiens, et il était puissant en paroles et en œuvres.


Verset 11 à 14

Moïse sait qu’il est hébreu et c’est à quarante ans, qu’il descend vers son peuple pour le visiter Ac 7:23 Il avait quarante ans, lorsqu’il lui vint dans le cœur de visiter ses frères, les fils d’Israël.

Ne supportant pas de voir l’injustice d’un chef égyptien envers un hébreu, Moïse devient lui-même violent à son tour. Act 7:24 Il en vit un qu’on outrageait, et, prenant sa défense, il vengea celui qui était maltraité, et frappa l’Egyptien.

Moïse n’était pas violent, c’était par contre un homme qui détestait l’injustice. Lorsqu’il a vu le travail pénible que les hébreux devaient accomplir, l’oppression qui pesait sur eux et la violence qui leur était infligée s’ils n’agissaient pas comme il fallait, son sang n’a fait qu’un tour, il n’a pas supporté et a commis l’irréparable.

Le problème est que ses frères hébreux n’ont pas eu plus d’estime envers lui pour autant, mais lui ont reproché au contraire ce qu’il avait fait.

En défendant le peuple hébreu, Moïse a cru que sa parole aurait du poids, mais ce n’était pas encore le temps pour lui d’intervenir auprès de ses frères, car Dieu voulait le former d’abord. Chef et juge, en effet, un jour, il le sera, mais ce sera au moment où Dieu le décidera, après une longue formation dans le désert.

Bien que fils adoptif de Pharaon, Moïse se sentait hébreu, et après leur avoir prouvé qu’il était avec eux, il s’est cru pouvoir les reprendre comme un père ou un chef le ferait. Mais qui était-il pour les hébreux ? Il n’était qu’un ennemi encore à leurs yeux, un hébreu qui ne connaissait que la vie opulente des pharaons. Qu’avait-il en commun avec eux ? Rien ! Pour qui se prenait-il à venir se mêler de leurs disputes ? S’il était reconnu parmi les égyptiens, il ne l’était pas encore parmi eux.


Verset 15

Le livre des actes dit que c’est lorsqu’il entendit l’hébreu révélait le meurtre de l’égyptien qu’il eut peur et pris la fuite. Act 7:28-29 Veux–tu me tuer, comme tu as tué hier l’Egyptien ? A cette parole, Moïse prit la fuite, et il alla séjourner dans le pays de Madian, où il engendra deux fils.

En voyant l’attitude de cet hébreu, Moïse a très vite compris qu’il était en danger, car ce qu’il avait fait à l’égyptien était connu de tous, et donc par conséquent de pharaon. Sa vie était de ce fait, en danger et il n’était plus possible pour lui de rester dans le pays.

L’épitre aux hébreux nous révèle qu’il est parti sans crainte, car il avait déjà la foi dans son coeur que Dieu le délivrerait de la colère du roi. Heb 11:27 C’est par la foi qu’il quitta l’Egypte, sans être effrayé de la colère du roi ; car il se montra ferme, comme voyant celui qui est invisible.


Verset 16 à 17

Madian était le fils de Ketura, la seconde femme d’Abraham.

Gen 25:1 Abraham prit encore une femme, nommée Ketura. Elle lui enfanta Zimran, Jokschan, Medan, Madian, Jischbak et Schuach.

Gen 25:4 Les fils de Madian furent Epha, Epher, Hénoc, Abida et Eldaa. — Ce sont là tous les fils de Ketura.

C’est donc vers la descendance de Ketura, que Moïse se dirige.

Très vite Moïse se montre le défenseur des plus faibles. En voyant l’attitude machistes des bergers envers les femmes, il s’interpose pour rétablir la justice.

Moïse arrivera dans la famille de Réuel, le sacrificateur de Madian, d’une manière similaire à celle de Jacob lorsqu’il est arrivé dans la famille de Laban. Gen 29:10 Lorsque Jacob vit Rachel, fille de Laban, frère de sa mère, et le troupeau de Laban, frère de sa mère, il s’approcha, roula la pierre de dessus l’ouverture du puits, et abreuva le troupeau de Laban, frère de sa mère.


Verset 18

C’est ainsi que comme l’avait fait Rachel, les filles de Réuel préviennent leur père qu’un étranger les a délivrées de la main des bergers.

Réuel est le futur beau-père de Moïse. À partir du chap 3, il est appelé Jethro, sauf dans Nomb 10.


Verset 19

Moïse a l’apparence d’un égyptien. Il est très certainement vêtu et maquillé comme les égyptiens l’étaient à l’époque.

Mais il a été bon envers les filles de Réuel, parce qu’il les a non seulement délivrées d’hommes malveillants, mais les a, en plus de cela, aidées et servies.


Verset 20

Réuel ne veut pas laisser partir un tel homme sans le connaitre et lui rendre le bien qu’il a fait.

Avons-nous ce réflexe, nous aussi, de recevoir ou de remercier simplement ceux qui ont été pour nous une source de bénédictions. Les filles de Réuel n’ont sans doute pas osé l’accueillir, mais peut-être espéraient-elle, en effet, qu’en annonçant ce qu’il s’était passé, leur père réagirait ainsi.


Verset 21

C’est ainsi que Moïse est accueilli dans cette famille et qu’il épousa l’une des filles, Séphora.

Les fils de la promesse sont les enfants qui sortiront d'Isaac et de Jacob. Séphora n’a aucune racine juive car elle descend de Ketura, la 2ème femme d'Abraham. C’est pour cette raison qu’Aaron et Myriam reprocheront à Moïse d’avoir épouser une éthiopienne.

Il y a un parallèle entre la vie de Jacob et celle de Moïse. Tous les deux ont vécu chez leur beau-père pendant de longues années et ont été à son service.


Verset 22

Moïse a un premier fils, Guershom qui signifie : "un étranger ici"

Plus tard, il aura un second fils « Eliézer » qui signifie : "mon Dieu est une aide"