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EXODE 38 - Le culte selon Dieu

7 août
3 min de lecture
Exode 38

Contexte historique

Le chapitre 38 conclut le récit de la construction du tabernacle. Betsaleel achève l'autel des holocaustes en bois d'acacia plaqué de bronze, puis la cuve de bronze destinée aux ablutions des sacrificateurs. Il dresse ensuite le parvis, avec ses tentures de fin lin retors et ses colonnes à bases de bronze. Le chapitre se referme par un bilan détaillé : l'or, l'argent et le bronze employés pour l'ensemble de l'œuvre sont comptés avec précision, sous la supervision d'Ithamar, fils d'Aaron. Israël achève ainsi, pièce par pièce, la demeure que Dieu lui même avait prescrite au Sinaï.


Leçons pour aujourd'hui


1. Le renoncement qui devient offrande

"Il fit la cuve d'airain, avec sa base d'airain, en employant les miroirs des femmes qui s'assemblaient à l'entrée de la tente d'assignation." (Exode 38.8)

Ces miroirs de bronze poli étaient des objets de vanité, des instruments par lesquels ces femmes contemplaient leur propre visage. Elles les remettent pourtant à Betsaleel pour qu'il en fasse un objet de purification sacerdotale. Matthew Henry notait déjà que ce geste transforme un instrument de coquetterie en moyen de sanctification. Il en va de même aujourd'hui : rien de ce que vous possédez n'est trop précieux, trop personnel, ou trop ordinaire pour être remis entre les mains de Dieu. Le renoncement véritable n'appauvrit jamais, il consacre.


2. L'obéissance qui ne retranche ni n'ajoute rien

"Betsaleel, fils d'Uri, fils de Hur, de la tribu de Juda, fit tout ce que l'Éternel avait ordonné à Moïse." (Exode 38.22)

Betsaleel ne suit pas son inspiration artistique propre : il exécute ce qui a été prescrit, dans les moindres mesures. Calvin insistait sur ce principe pour le culte rendu à Dieu : l'homme n'a pas le droit d'y ajouter ses propres inventions, aussi pieuses paraissent elles. La créativité de Betsaleel s'exerce à l'intérieur de l'obéissance, jamais en dehors d'elle. Votre service pour Dieu n'a pas à être original pour lui plaire ; il doit être fidèle à ce que sa Parole demande.


3. La transparence dans la gestion des choses saintes

"Voici les comptes du tabernacle, du tabernacle d'assignation, révisés, d'après l'ordre de Moïse, par les soins des Lévites, sous la direction d'Ithamar, fils du sacrificateur Aaron." (Exode 38.21)

Moïse, pourtant le plus digne de confiance des hommes de son temps, soumet volontairement les dons du peuple à une vérification indépendante. Rien n'est caché, rien n'est laissé à la seule parole d'un homme, même consacré. Cette rigueur n'est pas une marque de méfiance mais d'intégrité : ce qui appartient à Dieu et à son peuple mérite d'être administré à la lumière, sans zone d'ombre.


4. Des dons mis au service de la communauté

Betsaleel reçoit l'aide d'Oholiab, habile à graver, à inventer, et à broder (Exode 38.23). Aucun des deux artisans ne travaille seul : leurs dons distincts se complètent pour une œuvre commune. Dans l'Église, il en va de même : nul ne détient tous les talents nécessaires à l'édification du peuple de Dieu. La diversité des dons n'est pas un obstacle à l'unité, elle en est la condition.


Conclusion

Rien n'est trop humble, ni trop précieux, pour servir à la gloire de Dieu, à condition d'être remis entre ses mains selon sa Parole. Que votre obéissance soit aussi exacte que celle de Betsaleel, et votre gestion aussi transparente que celle de Moïse.


Question(s) pour la réflexion

Qu'avez vous dans vos mains aujourd'hui, si ordinaire ou si personnel soit il, que vous n'avez pas encore remis à Dieu pour son service ?

Dans quel domaine de votre vie ajoutez vous vos propres idées à ce que la Parole de Dieu a clairement prescrit ?

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