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LA FOI BIBLIQUE FACE À SES DÉTRACTEURS



« La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la Parole de Dieu » Rom 10:17


« Vous l’avez reçue, non comme la parole des hommes mais, ainsi qu’elle l’est véritablement, comme la parole de Dieu, qui agit en vous qui croyez ». 1 Thes 2:13


LA VRAIE FOI


Sur quoi repose notre foi ? Sur la Bible, parole même du Dieu vivant. Lorsque nous lisons ou écoutons les Écritures, nous croyons que c’est Dieu qui nous parle par ce moyen. L’authenticité et l’efficacité de notre foi sont liées à notre confiance absolue en la Bible comme étant véritablement sa parole révélée par le Saint-Esprit.


Quel est l’objet de notre foi ?

L’objet de notre foi est le Seigneur Jésus et son salut, thème central de toute la Bible. Nous croyons qu’en Jésus-christ se trouvent le pardon des péchés et l’espérance de la vie éternelle auprès de Dieu. Croire en Jésus-Chris, croire en l’Évangile, c’est avoir la foi qui sauve. Par cette foi, le pécheur repentant cesse de s’appuyer sur les hommes ou sur lui-même pour se confier totalement en la grâce de Dieu. En croyant simplement en la personne divine de Jésus-christ, en son sacrifice expiatoire et en sa résurrection d’entre les morts, le pécheur devient juste aux yeux de Dieu et échappe à la condamnation éternelle.


Quel est le résultat de notre foi ?

Le résultat de cette foi consiste en une pleine confiance en Dieu, en une assurance et une espérance indestructibles en la vie éternelle qui commence dès ici-bas, vie nouvelle pour laquelle nous recevons l’assistance du Saint-Esprit. En venant demeurer en nous, l’Esprit témoigne que nous sommes devenus enfants de Dieu en Jésus-Christ, et que nous pouvons invoquer le Créateur comme notre Père. Dieu nous a « délivrés du pouvoir des ténèbres » et nous a » transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé » (Col 1:13). Vivant dans cette nouvelle relation, nous marchons par la foi, désirant vivre saintement et dans l’obéissance.


Telle est la vraie foi - ou la foi qui sauve - dans toute sa simplicité, avec toute sa puissance, selon la vérité de la Révélation biblique.


UNE FOIE MALMENÉE


Il y a une seule foi (Eph 4:5) et qui a été transmise aux saints une fois pour toutes (Jude 3). L’étude historique, même superficielle, de près de 2000 ans d’histoire de l’Église, nous donne à voir cette foi biblique bien malmenée, sans cesse exposée à de nouveaux courants hérétiques et sectaires, dénaturée par un christianisme institutionnalisé, associée à des systèmes de pensée philosophiques et humanistes, réduite à des codes de moralité ou à des principes de bonnes oeuvres, liée à des expériences mystiques et à la recherche du surnaturel, combattue avec une extrême violence ou encore exposée à une redoutable puissance de séduction…. Mais Dieu veille sur sa parole (Jer 1:12) et il veille aussi sur les siens, sur ceux qui gardent sa parole et qui ne renient pas le nom de Jésus-Christ (Ap 3:8).


Si nous pouvons parfois être effrayés en prenant conscience de l’intensité du combat spirituel dans lequel nous sommes engagés à cause de notre témoignage, nous pouvons aussi être puissamment réconfortés en regardant à notre Sauveur et Seigneur. La venue de son règne est certaine et imminente.

Ne crains point, petit troupeau ; car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume (Lc 12:32).


LA CROIX ATTAQUÉE


Le message de la Croix, par lequel Dieu a révélé à l’humanité Sa parfaite justice et Sa miséricorde infinie, ce message de paix et de réconciliation est actuellement attaqué comme jamais auparavant.


Tandis que l’Islam - cet antichrist notoire - pénètre partout, niant avec acharnement la divinité de Jésus-Christ et son sacrifice expiatoire, nous voyons, sous l’influence des médias, les idées du monde pénétrer subrepticement dans les églises, dans la littérature chrétienne et jusque dans les établissents de formation biblique. Le message de la Croix est maintenant attaqué de l’intérieur, par des « loups ravisseurs » se présentant en « vêtements de brebis » (Mat 7:15).


Dans l’introduction à son livre De la Croix à l’Évangile de la Croix, Paul Wells faisait en 2007, ce constat réaliste :


« Aujourd’hui, des idées nouvelles foisonnent, invitant à « déconstruire » les théologies traditionnelles et, en première ligne, la théologie évangélique de la croix. Considérée comme un produit socio-culturel d’une époque dépassée, cette old-time religion serait à remplacer par des perspectives stimulantes et osées, plus diversifiées, plus conceptualisées, plus généreuses, moins violentes, moins machistes, moins malsaines et moins juridiques.

La vieille logique « Christ à notre place », celle du glorieux échange, de l’obéissance et du sacrifice, devrait faire place à celle du don, à l’ouverture et à l’accueil de l’autre qui inviteraient à aimer de façon inconditionnelle à l’exemple de Jésus. Et d’ailleurs, pour faire bonne mesure, on prétend qu’il n’y a pas de théologie biblique de la croix ! La bible nous présenterait une pluralité de modèles de Christ qui donnerait à penser et inviterait chacun à agir à sa façon.

Si une compréhension biblique de la croix acquise au prix d’un effort de réflexion biblique ne fait pas barrage, ces idées-là envahiront les milieux évangéliques par osmoses. » (Paul Wells, De la Croix à l’Évangile de la Croix)


Plus récemment, en 2016, Samuel Hatzakortzian avertissait de la même manière, en présentant son ouvrage le triomphe de la Croix :


« Nous vivons des temps d’une exceptionnelle gravité, non seulement dans le monde, mais aussi dans l’Église. Des attaques virulents contre les fondements mêmes de la foi chrétienne, tout particulièrement le message de la croix, sont de plus en plus perceptibles dans la bouche de « prédicateur » qui veulent réinventer l’Église. Cela ne concerne pas uniquement la forme du message, comme ils le prétendent et veulent nous le faire croire. C’est le fond, la base et son contenu que l’on remet en question.

D’après eux, le Nouveau Testament ne serait plus le modèle du message biblique du salut pour les hommes de tous les temps. Il est arrogant, affirment-ils, de croire que quelqu’un puisse connaître la vérité, celle-ci étant déterminée subjectivement par la culture dans laquelle nous vivons, et non par les Écritures. Chacun devrait donc trouver son propre chemin vers Dieu et refuser de devenir un « bibliolâtre ». Il faudrait, selon eux, s’écarter de l’enseignement biblique traditionnel pour réinventer la mission terrestre de l’Église. Quelle prétention et quel aveuglement ! Les multiples déviations actuelles relatives à la réelle signification du sacrifice de la croix sont périlleuses. Elles sont autant de pièges à détecter avant que les conséquences quant au salut soient irréversibles »


LA VRAIE FOI RENIÉE


Certains théologiens évangéliques ont minimisé ou placé en arrière-plan l’aspect sacrificiel du message de la Croix. Dire que le Christ avait pour mission d’être une victime propitiatoire pour la rémission de nos péchés serait, semble-t-il, incompréhensible à l’homme actuel.


En cela, ils n’ont fait q’emboiter le pas à la grande institution romaine qui, depuis Vatican II, s’efforce de s’adapter au courant mondialiste, afin de se faire reconnaitre comme l’autorité spirituelle et morale de l’humanité. Déjà, en 1976, le cardinal Joseph Ratzinger, brillant théologien, avait écrit :


« Certains textes de dévotion semblent suggérer que la foi chrétienne en la croix se représente un Dieu dont la justice inexorable aurait réclamé un sacrifice humain, celui de son propre Fils. Et l’on se détourne avec horreur d’une justice dont la sombre colère enlève toute crédibilité au message de l’amour. Autant cette image est répandue, autant elle est fausse » (J.Ratzinger, La foi chrétienne hier et aujourd’hui ».


Devenu le pape Benoit XVI, il affirmait encore :

« L’idée d’une expiation est une chose inconcevable pour la sensibilité moderne » (Benoit XVI, Jésus de Nazareth, tome 2)


Enfin, Benoit XVI, se présentant au nom des chrétiens, a déclaré publiquement devant les responsables de toutes les religions du monde et de l’athéisme :

« La Croix du Christ est pour nous le signe de Dieu qui, à la place de la violence, pose le fait de souffrir avec l’autre et d’aimer l’autre. Son nom est « dieu de l’amour et de la paix » (2 Cor 13:11). (intervention du pape Benoit XVI au rassemblement inter religieux d’Assise le 27 octobre 2011).


Sans doute, un tel langage peut s’accorder avec les idées religieuses et humanistes du monde en parlant d’amour et de paix, mais en même temps il pervertit subtilement la foi évangélique en passant sous silence l’essentiel : la rédemption par le sang précieux de Christ.


Conclusion


Pour finir, nous laissons à nouveau la parole au frère Hatzakortzian, qui a donné à son livre, cité ci-dessus, ce sous-titre pertinent : « Tout ce qui obscurcit la croix de Christ prive l’Évangile de sa puissance ».

Et encore cette ferme assertion par laquelle il conclut un chapitre : « La plus insidieuse forme de séduction est celle où l’erreur est mélangée avec la vérité ».


Prenez…le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin Eph 6:16


Bernard Prunneaux

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