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LES RAVAGES OBSCURES DE LA PSYCHOLOGIE

psychologie



SOMMAIRE



INTRODUCTION


CHAP 1

Ses racines : Les fondements occultes et humanistes des pères de la psychologie 


CHAP 2

Les fondements en opposition avec la Bible


CHAP 3

L’homme sous le regard psy


CHAP 4

Dieu sous le regard psy


CHAP 5

Le péché sous le regard psy


CHAP 6

La dimension sexuelle perverse des théories fondatrices


CHAP 7

Le mercantilisme du psy, l’apitoiement du patient et sa dépendance


CHAPITRE 8

La psychologie a gangrené l’église


CHAP 9

Psychologue chrétien, est-ce vraiment sérieux ?


CHAP 10

La suffisance de la Parole et la vraie guérison en Christ


CHAP 11

Témoignages


CONCLUSION






INTRODUCTION



Dans notre société contemporaine, la psychologie est devenue une autorité presque incontestée. On la consulte pour tout : anxiété, dépression, conflits conjugaux, éducation des enfants, traumatismes passés, manque de confiance en soi, et même pour « trouver son vrai moi ». Les cabinets de psychologues et de psychothérapeutes se multiplient, les livres de développement personnel envahissent les rayonnages des librairies, les podcasts et les réseaux sociaux regorgent de « coachs mentaux », et les formations en « santé mentale » pullulent jusque dans les églises. On parle de « blessures intérieures », de « schémas toxiques », de « besoin d’être validé », de « guérison émotionnelle ». Tout semble tourner autour de l’écoute empathique, de l’exploration du passé et de l’acceptation inconditionnelle de soi.


Beaucoup présentent la psychologie comme une science neutre, objective, presque salvatrice. On nous dit qu’elle est indispensable pour comprendre l’être humain dans sa complexité, qu’elle apporte des outils concrets là où la foi seule serait insuffisante face à la souffrance moderne. Et pourtant… derrière cette apparence bienveillante se cachent des racines sombres, des fondements philosophiques et spirituels qui s’opposent radicalement à la révélation de Dieu dans les Écritures.


Les pères fondateurs de la psychologie moderne – Sigmund Freud, Carl Gustav Jung, Wilhelm Reich et bien d’autres – n’ont pas construit leurs théories sur une observation purement scientifique et désintéressée de l’homme. Leurs œuvres sont imprégnées d’humanisme athée, de matérialisme réductionniste, d’occultisme assumé et d’une vision pervertie de la sexualité qui élève les pulsions les plus basses au rang de moteur essentiel de la vie psychique. Ces influences n’ont pas disparu avec le temps ; elles irriguent encore les pratiques thérapeutiques actuelles, même lorsqu’elles se parent d’un langage plus doux ou d’un vernis chrétien.


La Parole de Dieu, elle, est d’une clarté tranchante. Elle nous met solennellement en garde :


« Ainsi parle l’Éternel : Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, qui fait de la chair son appui, et qui détourne son cœur de l’Éternel ! Il est comme un arbuste dans la steppe… » (Jérémie 17:5-6).

« Il n’y a point de sagesse, point d’intelligence, point de conseil en face de l’Éternel » (Proverbes 21:30).

« Malheur à ceux qui descendent en Égypte pour avoir du secours, qui s’appuient sur des chevaux… mais qui ne regardent pas vers le Saint d’Israël ! » (Ésaïe 31:1).


Et concernant les pratiques occultes dont certains fondateurs de la psychologie étaient friands : « Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien… Car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel » (Deutéronome 18:10-12).


L’apôtre Paul nous exhorte à « examiner toutes choses ; retenir ce qui est bon » (1 Thessaloniciens 5:21) et à « éprouver les esprits pour savoir s’ils sont de Dieu » (1 Jean 4:1). Or, ce que beaucoup ignorent, c’est que la psychologie, loin d’être un terrain neutre, peut devenir un terrain miné où l’ennemi de nos âmes tend des pièges subtils. Sous couvert d’aide et de compassion, elle risque de détourner les cœurs de la seule source de vraie guérison et de délivrance : Jésus-Christ, le Bon Berger qui restaure l’âme (Psaume 23:3), le Médecin merveilleux qui guérit les cœurs brisés (Psaume 147:3) et dont les meurtrissures nous ont apporté la guérison (Ésaïe 53:5 ; 1 Pierre 2:24).


Je ne parle pas ici en théoricien détaché. J’ai moi-même traversé des années de souffrances profondes : blessures d’enfance, échecs, déchirements dans mon couple, un cœur meurtri et une âme en miettes. Pendant un temps, alors que j'étais déjà chrétienne, j’ai consulté une psychologue, espérant trouver des réponses, du soulagement, une écoute qui comprenne enfin ma douleur. Cette personne m’a écoutée, m’a aidée à mettre des mots sur certaines choses, mais au fond, elle n’a fait que poser un pansement sur des plaies béantes. Le vrai changement, la vraie paix, la vraie restauration ne sont venus que plus tard – lorsque j’ai compris, par la prédication fidèle de l’Évangile, qui j’étais réellement aux yeux de Dieu : une pécheresse rachetée à grand prix par le sang de Christ (1 Corinthiens 6:20), une créature déchue mais appelée à devenir une nouvelle création (2 Corinthiens 5:17). Quand j’ai saisi la profondeur du message de la croix – non pas une croix édulcorée qui excuse tout, mais la croix qui expose le péché dans toute sa laideur et offre la grâce dans toute sa puissance. C’est alors que les chaînes ont commencé à tomber, que les fruits de l’Esprit ont commencé à apparaître, que la joie et la paix ont inondé mon cœur. Pas grâce à des techniques thérapeutiques, mais grâce à Christ seul, par Sa Parole et Son Esprit.


Ce témoignage n’est pas unique. Des milliers de frères et sœurs, à travers les siècles et encore aujourd’hui, ont connu la même délivrance radicale sans passer par les cabinets des psychologues. Et pourtant, dans nos églises, on voit de plus en plus de chrétiens rester des années dans une immaturité spirituelle, dépendants d’une écoute humaine, s’apitoyant sur leur sort, cherchant sans cesse des explications psychologiques à leurs luttes au lieu de se laisser confronter par la vérité de Dieu et transformer par Sa grâce.


Ce livre a donc un double objectif :  

1. Exposer avec clarté et sans compromis les dangers réels de la psychologie moderne – ses racines occultes, ses fondements antibibliques, sa vision déformée de l’homme, de Dieu et du péché, son mercantilisme et les pièges de dépendance qu’elle crée.  

2. Rappeler avec force la suffisance absolue de la Parole de Dieu et la puissance unique de Jésus-Christ pour guérir, restaurer et sanctifier complètement ceux qui s’abandonnent à Lui.


Nous allons cheminer ensemble à travers ces chapitres pour que la lumière de l’Écriture éclaire ce domaine souvent laissé dans l’ombre. Ma prière est que ce livre ouvre les yeux, fortifie les convictions et ramène le plus grand nombre à une dépendance totale envers le Seigneur. Car Lui seul connaît parfaitement le cœur de l’homme (Jérémie 17:9-10), Lui seul peut le sonder, le purifier et le renouveler.


Que le Saint-Esprit nous guide dans cette étude et nous garde dans toute la vérité (Jean 16:13).


Maintenant, entrons sans détour dans le vif du sujet.






CHAPITRE 1

Ses racines : Les fondements occultes et humanistes

des pères de la psychologie


Pour comprendre les dangers profonds de la psychologie moderne, il est essentiel de remonter à ses origines. Contrairement à ce que beaucoup imaginent – une discipline purement scientifique, née de l'observation neutre et empirique de l'esprit humain –, les fondations de la psychologie reposent sur des influences occultes, spirites et humanistes qui imprègnent encore aujourd'hui ses théories et ses pratiques. Les « pères » de cette discipline n'ont pas bâti leur édifice sur la Parole de Dieu ou sur une vision créatrice de l'homme, mais sur des expériences personnelles avec le monde des esprits, des pulsions matérialistes et une exaltation de l'homme autonome.


La Bible nous avertit clairement contre de telles pratiques : « Qu'on ne trouve chez toi personne [...] qui exerce le métier de devin, d'astrologue, d'augure, de magicien, de sorcier, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l'Éternel » (Deutéronome 18:10-12). Ces interdits divins ne sont pas arbitraires ; ils protègent l'âme des influences démoniaques qui se déguisent en connaissance ou en sagesse (2 Corinthiens 11:14).


Examinons les principaux fondateurs et leurs racines manifestement occultes.


Sigmund Freud : L'intérêt ambigu pour l'occultisme et la télépathie


Sigmund Freud (1856-1939), souvent considéré comme le père de la psychanalyse, a toujours cherché à démarquer sa discipline de l'occultisme pour la rendre « scientifique ». Pourtant, son attitude envers les phénomènes paranormaux était ambivalente et évolutive. Influencé par son disciple Sándor Ferenczi, passionné de spiritisme dès sa jeunesse (son premier article médical, en 1899, portait sur le spiritisme), Freud s'est progressivement ouvert à l'idée de télépathie et de transmission de pensée.


Freud a exploré la télépathie comme un possible « noyau de vérité » dans l'occultisme, la voyant comme un mode de communication archaïque entre les inconscients. Dans des conférences comme « Rêve et occultisme » (1933), il évoque la télépathie comme une réalité potentielle, un « mode de communication archaïque » qui subsisterait en arrière-plan. Il a même adhéré à des sociétés de recherche psychique et correspondu abondamment sur ces sujets avec Ferenczi, partageant expériences et réflexions sur la transmission de pensée.


Bien que Freud ait souvent rationalisé ces phénomènes par des processus inconscients, son intérêt croissant pour la télépathie (dans les années 1920-1930) montre qu'il n'a jamais pleinement rejeté l'occultisme. Cela a même inquiété certains disciples, comme Ernest Jones, qui craignait pour la réputation scientifique de la psychanalyse. Freud lui-même avouait que l'occultisme le rendait « perplexe jusqu'à lui en faire perdre la tête ».


Ces influences ont marqué la psychanalyse : une vision matérialiste de l'homme, réduite à des pulsions inconscientes, souvent sexuelles, sans place pour un Dieu personnel ou une âme immortelle.


Carl Gustav Jung : L'immersion profonde dans le spiritisme et l'occultisme


Si Freud était ambivalent, Carl Gustav Jung (1875-1961) était profondément immergé dans l'occultisme dès son enfance et sa carrière. Sa famille maternelle baignait dans le spiritisme : sa grand-mère Augusta Preiswerk était clairvoyante (elle tomba dans le coma à 20 ans et communiqua avec les morts), sa mère Emilie voyait des esprits la nuit, et son grand-père Samuel Preiswerk, pasteur, conversait avec l'esprit de sa première épouse décédée, lui réservant une chaise dans son bureau.


Jung lui-même organisa et participa à des séances spirites familiales dès l'adolescence. Sa cousine, Hélène Preiswerk (1881-?), servit de médium lors de nombreuses séances où des esprits – souvent des ancêtres de Jung – se manifestaient. Ces expériences formèrent la base de sa thèse de doctorat en 1902 : Sur la psychologie et la pathologie des phénomènes dits occultes, un cas de somnambulisme chez une médium spirite.


Jung y décrit les transes d'Hélène, les personnalités secondaires et les communications avec les morts, tout en les analysant psychologiquement. Influencé par Théodore Flournoy (qui étudia la médium Hélène Smith), Jung intégra ces phénomènes à sa théorie de l'inconscient collectif et des archétypes, puisant dans l'alchimie, la gnose, l'astrologie et les mythologies ésotériques.


Jung ne rejeta jamais ces racines : il considéra toujours l'occultisme comme une porte sur l'inconscient collectif, confondant psychique et spirituel. Cela le mena à diviniser le « Soi » et à syncrétiser des éléments païens, gnostiques et orientaux, loin de la révélation biblique unique en Christ (Jean 14:6).


Wilhelm Reich et d'autres : La perversion sexuelle comme fondement


Wilhelm Reich (1897-1957), disciple de Freud, poussa plus loin la dimension sexuelle, voyant dans l'orgasme complet la clé de la santé mentale et sociale. Ses théories, imprégnées d'un matérialisme extrême, prônaient une révolution sexuelle totale, influençant la culture moderne. Bien que moins occulte que Jung, Reich contribua à une vision de l'homme réduit à ses pulsions, sans morale divine.


Carl Rogers : L'humanisme centré sur l'expérience subjective et le rejet de l'autorité extérieure


Carl Rogers (1902-1987), souvent présenté comme l'un des fondateurs de la psychologie humaniste – dite la « troisième force » après la psychanalyse et le behaviorisme –, a développé une approche thérapeutique centrée sur la personne. Il met l'accent sur l'acceptation inconditionnelle, l'empathie et la congruence, affirmant que l'homme est fondamentalement bon et capable de s'auto-actualiser si on lui offre un environnement favorable.


Bien que Rogers n'ait pas été directement impliqué dans des pratiques spirites comme Jung, ses racines idéologiques sont profondément humanistes et subjectivistes. Issu d'une famille protestante conservatrice, il abandonna progressivement la foi chrétienne lors de ses études théologiques, déclarant plus tard : « L'expérience est, pour moi, l'autorité suprême. Le critère de validité est mon expérience personnelle. Ni la Bible ni les prophètes – ni Freud ni la recherche – ni aucune révélation ne peut avoir une autorité supérieure à celle de ma propre expérience directe. »


Cette exaltation de l'expérience subjective personnelle au-dessus de toute autorité extérieure, y compris la Parole de Dieu, est un pilier de l'humanisme séculier. Rogers voyait l'homme comme intrinsèquement bon, capable de trouver en lui-même les réponses à ses problèmes, sans besoin d'une révélation divine ou d'une confrontation avec le péché. Cela contredit directement la Bible, qui affirme que « le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant : qui peut le connaître ? » (Jérémie 17:9) et que nous ne devons pas nous appuyer sur notre propre intelligence (Proverbes 3:5).


L'approche de Rogers favorise une empathie qui accepte tout sans jugement moral, risquant de rationaliser les comportements plutôt que de les confronter à la vérité divine. Son influence a pavé la voie à une psychologie où le « moi » devient la mesure de toute chose, un humanisme qui, bien que moins occulte que chez Jung, reste antibiblique en plaçant l'homme au centre au lieu de Dieu.


Abraham Maslow : Les « expériences de pointe » et l'ouverture au mysticisme syncrétiste


Abraham Maslow (1908-1970), autre pilier de la psychologie humaniste, est célèbre pour sa hiérarchie des besoins et le concept d'auto-actualisation. Il décrivit les « peak experiences » (expériences de pointe) comme des moments d'extase, d'unité cosmique, de transcendance et de bonheur intense, qu'il compara explicitement aux expériences mystiques des religions.


Maslow affirmait que ces expériences – souvent déclenchées par l'art, la nature, l'amour ou même des états altérés de conscience – révèlent la « nature supérieure » de l'homme et constituent le cœur de toute religion authentique. Il écrivit : « Le noyau intrinsèque, l'essence de toute religion connue [...] a été l'illumination privée, solitaire et personnelle [...] du prophète ou du voyant. » Il alla jusqu'à proposer une « quatrième force » en psychologie : la psychologie transpersonnelle, qui intègre le spirituel, le mystique et le transcendant, mélangeant mysticisme oriental (bouddhisme, hindouisme), occidental et expériences psychédéliques.


Ces idées ouvrent la porte à un mysticisme syncrétiste, où les « peak experiences » sont vues comme naturelles et accessibles à tous, sans besoin d'un Dieu personnel révélé en Christ. Maslow influença directement la psychologie transpersonnelle, qui fusionne psychologie et spiritualités orientales ou New Age, souvent imprégnées d'occultisme (alchimie, états modifiés de conscience, etc.). Cela divinise l'expérience humaine et réduit la vraie révélation divine à une projection psychique, contredisant la Bible qui met en garde contre les faux mysticismes et les expériences spirituelles non ancrées en Christ (Colossiens 2:18-19 ; 2 Corinthiens 11:4).


L'humanisme de Maslow et Rogers, bien que moins explicitement occulte que chez Freud ou Jung, repose sur une exaltation du potentiel humain autonome et d'expériences subjectives élevées au rang spirituel. Ces fondements humanistes séculiers rejettent la dépravation de l'homme et sa dépendance totale à Dieu, préparant le terrain à une psychologie qui, sous couvert de bienveillance, détourne les âmes de la croix de Christ.


En résumé de ce chapitre, les racines de la psychologie moderne sont doubles : occultes et spirites chez certains (Jung surtout, Freud en partie), humanistes et subjectivistes chez d'autres (Rogers, Maslow). Toutes ces influences convergent vers une vision de l'homme sans Dieu, autonome et bon par nature – une vision radicalement opposée à l'Écriture, qui déclare que « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3:23) et que la vraie sagesse commence par la crainte de l'Éternel (Proverbes 1:7).





CHAPITRE 2

Les fondements en opposition avec la Bible



Après avoir examiné les racines occultes et humanistes des pères de la psychologie, il est maintenant nécessaire de mettre en lumière les fondements philosophiques et anthropologiques sur lesquels repose cette discipline. Ces fondements ne sont pas simplement différents de la vision biblique ; ils lui sont radicalement opposés.

  • Là où la Parole de Dieu place Dieu au centre de tout, la psychologie moderne place l’homme.

  • Là où la Bible affirme la dépravation totale de l’homme par le péché, la psychologie, surtout dans ses courants dominants, proclame sa bonté intrinsèque ou sa neutralité.

  • Là où l’Écriture appelle à la repentance et à la dépendance absolue envers le Créateur, la psychologie propose l’autonomie, l’auto-actualisation et la confiance en soi.


Ces oppositions ne sont pas mineures. Elles touchent au cœur même de la vérité révélée par Dieu. Elles influencent non seulement la théorie, mais aussi la pratique thérapeutique, menant souvent à une dilution subtile de l’Évangile dans les cercles chrétiens. Examinons-les point par point, en laissant la Bible trancher comme une épée à deux tranchants (Hébreux 4:12), et en développant chaque aspect pour mieux en saisir les implications profondes et les dangers spirituels.


1. L’anthropocentrisme contre le théocentrisme


Le fondement le plus évident de la psychologie moderne est l’humanisme : l’homme est la mesure de toutes choses. Que ce soit chez Freud (l’homme réduit à ses pulsions inconscientes et à son inconscient comme un réservoir de conflits internes), Jung (l’homme en quête de son « Soi » divinisé, où l’inconscient collectif devient une sorte de divinité impersonnelle), Rogers (l’homme bon qui doit s’actualiser dans un environnement empathique, sans directive externe) ou Maslow (l’homme capable d’expériences de transcendance par ses propres moyens, culminant dans l’auto-actualisation), le point de départ et le point d’arrivée est toujours l’être humain, ses désirs, ses expériences, son potentiel latent.


Cet anthropocentrisme se manifeste dans les thérapies actuelles : le thérapeute est souvent un facilitateur neutre qui aide le patient à explorer son monde intérieur, sans imposer une vision externe.

Tout est centré sur le « je » : mes sentiments, mes besoins, mes traumas. Cela crée une bulle introspective où l’homme devient son propre dieu, jugeant ce qui est bon ou mauvais en fonction de son bien-être subjectif.

La Bible, au contraire, est résolument théocentrique. Tout commence et finit avec Dieu, le Créateur souverain qui n’a pas besoin de l’homme pour exister, mais qui, dans Sa grâce, l’a créé pour Sa gloire. L’Écriture commence par : « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre » (Genèse 1:1), non par une analyse de l’homme. Elle se termine par : « Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin » (Apocalypse 22:13). Paul l’affirme : « De lui, par lui, et pour lui sont toutes choses. À lui la gloire dans tous les siècles ! » (Romains 11:36).


L’homme n’est pas le centre ; il est une créature appelée à glorifier son Créateur (Ésaïe 43:7), à L’aimer de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa force (Deutéronome 6:5). Toute tentative de placer l’homme au centre est de l’idolâtrie pure et simple, une rébellion contre Dieu qui remonte au jardin d’Éden : « Vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal » (Genèse 3:5). L’humanisme psychologique n’est qu’une version moderne de cette même tentation, où l’homme se divinise par l’introspection plutôt que par la soumission à Dieu. Le danger ? Cela mène à une spiritualité vide, où les problèmes persistent car la racine – la séparation d’avec Dieu – n’est pas adressée.


2. La bonté ou la neutralité de l’homme contre la dépravation totale


Un des piliers de la psychologie humaniste (Rogers, Maslow) est l’affirmation que l’homme est fondamentalement bon ou, au minimum, neutre, et que les problèmes viennent de l’environnement, de la société ou de blocages externes. Rogers allait jusqu’à dire que l’individu possède en lui « une tendance actualisante » positive, une force innée vers la croissance et la maturité, qui émerge si on lui offre un climat d’acceptation inconditionnelle et d’empathie. Maslow, dans sa hiérarchie des besoins, suppose que l’homme aspire naturellement à la transcendance et à l’altruisme une fois ses besoins de base satisfaits.


Même dans les courants psychanalytiques freudiens, le mal est expliqué par des conflits internes (comme le « ça » pulsionnel réprimé par le surmoi sociétal) ou des traumatismes infantiles, non par une corruption morale profonde et universelle. L’homme est vu comme une victime de circonstances, pas comme un agent moral responsable. Cela encourage une thérapie qui rationalise les comportements destructeurs comme des « réactions adaptatives » plutôt que comme des manifestations de rébellion contre Dieu.


Or la Bible enseigne exactement le contraire, avec une franchise qui choque l’orgueil humain. La doctrine de la dépravation totale – un enseignement central de la théologie réformée, mais ancré dans l’Écriture – affirme que, depuis la chute d’Adam et Ève, chaque partie de l’homme est affectée par le péché : son cœur, son esprit, sa volonté, ses émotions, son corps. Ce n’est pas que l’homme est aussi mauvais qu’il pourrait l’être (ce qu’on appelle parfois « dépravation absolue » ou « dépravation complète »), mais que le péché touche absolument tout en lui, le rendant incapable de chercher Dieu ou de faire le bien par ses propres forces, sans l’intervention divine de la grâce.


Paul cite le Psaume pour déclarer : « Il n’y a point de juste, pas même un seul ; nul n’est intelligent, nul ne cherche Dieu ; tous sont égarés, tous sont pervertis ; il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul » (Romains 3:10-12). Jérémie déclare : « Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant : qui peut le connaître ? » (Jérémie 17:9). David confesse : « Voici, je suis né dans l’iniquité, et ma mère m’a conçu dans le péché » (Psaume 51:7). Éphésiens ajoute : « Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air » (Éphésiens 2:1-2). Et Jésus Lui-même affirme : « Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire » (Jean 6:44), soulignant l’incapacité totale de l’homme sans la grâce divine.


Cette dépravation n’est pas partielle : elle est totale, affectant l’intelligence (qui rejette la vérité de Dieu, Romains 1:21), la volonté (qui choisit le mal, Jean 5:40), les émotions (qui sont instables et idolâtres, Ésaïe 57:20), et même le corps (sujet à la maladie et à la mort, Romains 5:12). Comme l’explique le théologien R.C. Sproul, la dépravation totale signifie que « l’homme est radicalement corrompu, non radicalement bon ». Ce n’est pas que les non-croyants ne peuvent faire aucun bien relatif (comme des actes de charité), mais que même leurs meilleures actions sont teintées de motifs pécheurs et incapables de plaire à Dieu sans foi (Hébreux 11:6 ; Ésaïe 64:6 : « Toutes nos justices sont comme un vêtement souillé »).


Le péché originel a corrompu toute la nature humaine – intelligence (qui se trompe), volonté (qui choisit le mal), émotions (qui sont instables), corps (qui est mortel). L’homme n’est pas neutre ; il est mort spirituellement dans ses délits et ses péchés (Éphésiens 2:1), incapable de se sauver par ses propres efforts. Toute tentative de construire une psychologie sur l’idée d’une bonté intrinsèque est une négation directe de la doctrine biblique de la dépravation totale. Elle rend inutile la croix de Christ, car si l’homme est bon ou capable de s’améliorer seul, pourquoi aurait-il besoin d’un Sauveur qui meure pour ses péchés ? Le piège est clair : cela mène à une thérapie qui soulage les symptômes (anxiété, dépression) sans guérir la racine, laissant les gens dans une illusion de progrès tout en les éloignant de la repentance authentique. Pire, en niant cette dépravation, la psychologie favorise une victimisation qui excuse le péché, contredisant l’appel biblique à la responsabilité personnelle (Ézéchiel 18:20 : « L’âme qui pèche, c’est celle qui mourra »).


3. L’autonomie et l’auto-actualisation contre la dépendance absolue à Dieu


La psychologie moderne, surtout humaniste, promeut l’autonomie comme idéal suprême. L’objectif thérapeutique est souvent d’aider la personne à « devenir elle-même », à « réaliser son potentiel », à « s’aimer soi-même » et à trouver les réponses en elle. Rogers parlait de « devenir pleinement soi », un processus où le thérapeute n’impose rien mais facilite l’émergence du vrai « moi ». Maslow plaçait l’auto-actualisation au sommet de sa pyramide des besoins, décrivant des personnes auto-actualisées comme indépendantes, créatives et en harmonie avec elles-mêmes, sans dépendre d’une autorité extérieure.


Cette quête d’autonomie se retrouve dans les thérapies cognitivo-comportementales modernes, où l’on apprend à « gérer » ses pensées et émotions par des techniques personnelles, ou dans le coaching, qui vise l’autonomisation individuel. L’idée sous-jacente : l’homme a en lui tout ce qu’il faut pour s’épanouir.


La Bible, elle, condamne fermement toute forme d’autonomie spirituelle, la voyant comme une illusion destructrice. Ésaïe avertit : « Malheur à ceux qui sont sages à leurs propres yeux, et qui se croient intelligents ! » (Ésaïe 5:21). Les Proverbes exhortent : « Ne vous appuyez pas sur votre intelligence ; reconnaissez l’Éternel dans toutes vos voies, et il aplanira vos sentiers » (Proverbes 3:5-6). Le Psaume déclare : « C’est en vain que l’on bâtit la maison si l’Éternel ne la bâtit ; c’est en vain que les gardes veillent si l’Éternel ne garde la ville » (Psaume 127:1).


L’homme n’a pas en lui les ressources pour se sauver ou se guérir. Il doit mourir à lui-même – « Je suis crucifié avec Christ ; et ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi » (Galates 2:20) – et vivre par la foi au Fils de Dieu. La vraie actualisation de l’homme se trouve dans la sanctification, où il est rendu conforme à l’image de Christ (Romains 8:29), non dans une quête de son « vrai moi » déchu et corrompu. Le danger de cette autonomie psychologique ? Elle crée une dépendance cachée à l’ego, favorisant l’orgueil et empêchant la vraie humilité devant Dieu, qui est le début de la sagesse (Proverbes 9:10).


4. Le relativisme moral contre la loi morale absolue de Dieu


Dans beaucoup d’approches psychologiques, la moralité est relativisée. Ce qui est « bon » pour une personne peut ne pas l’être pour une autre, en fonction du contexte culturel, personnel ou émotionnel. Le thérapeute, surtout dans l’approche rogérienne, se garde de tout jugement moral, offrant une « acceptation inconditionnelle » même face à des choix clairement contraires à la Parole de Dieu. Freud voyait la morale comme un surmoi répressif imposé par la société, à libérer par l’analyse. Jung relativisait les normes morales en les reliant à des archétypes culturels variés. Le critère devient le ressenti personnel ou le bien-être subjectif : « Si cela te fait du bien et ne nuit pas aux autres, c’est ok. »


Cette relativité morale imprègne les thérapies modernes, où l’on parle de « valeurs personnelles » plutôt que de bien et mal absolus, et où des comportements comme la fornication, l’homosexualité ou l’avortement sont souvent rationalisés comme des « choix individuels » sans connotation pécheresse.


La Bible affirme une morale absolue, ancrée dans le caractère saint et immuable de Dieu. « Soyez saints, car je suis saint » (Lévitique 11:44 ; 1 Pierre 1:16). Les Dix Commandements (Exode 20) et tout l’enseignement moral des Écritures sont universels et immuables, applicables à tous les temps et cultures. Jésus n’est pas venu abolir la loi, mais l’accomplir et l’intérioriser (Matthieu 5:17-18), allant jusqu’à condamner les pensées impures comme des péchés (Matthieu 5:27-28). Il n’y a pas de « vérité qui est vraie pour toi mais pas pour moi » en matière morale ; il y a la vérité de Dieu, qui libère (Jean 8:32). Le relativisme psychologique est un piège qui tolère le péché, contredisant l’appel à « exposer les œuvres infructueuses des ténèbres » (Éphésiens 5:11) et menant à une conscience endormie plutôt qu’à une vraie liberté.


5. La solution humaine contre la solution divine


Enfin, la psychologie propose une solution centrée sur l’homme : thérapie prolongée, techniques cognitives, écoute empathique, médicaments psychotropes, introspection guidée. Même lorsque des psychologues chrétiens intègrent des éléments bibliques, la méthode reste souvent humaine – un mélange où la Parole devient un outil parmi d’autres, non l’autorité suprême. Le processus peut durer des années, avec une dépendance au thérapeute comme intermédiaire.


La Bible propose une solution divine, radicale et complète : la repentance envers Dieu (Actes 3:19), la foi en Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur (Jean 3:16), la régénération par le Saint-Esprit (Tite 3:5), la sanctification par la Parole et la prière (Jean 17:17). « Ce n’est ni par la puissance, ni par la force, mais c’est par mon Esprit, dit l’Éternel des armées » (Zacharie 4:6). La guérison est souvent instantanée ou progressive, mais toujours ancrée dans la relation avec Dieu, gratuite et accessible à tous (Matthieu 11:28-30). Le danger des solutions humaines ? Elles traitent les symptômes (anxiété, dépression) sans adresser la cause spirituelle (péché, séparation d’avec Dieu), laissant les gens dans une semi-guérison qui masque une mort spirituelle.


En résumé, les fondements de la psychologie moderne – anthropocentrisme, bonté supposée de l’homme, autonomie, relativisme moral, solutions humaines – sont en opposition directe et irréconciliable avec les fondements bibliques : théocentrisme, dépravation totale, dépendance absolue à Dieu, morale absolue, solution divine par la croix.


Ces oppositions ne sont pas théoriques. Elles ont des conséquences éternelles, en détournant les âmes de la seule source de vie. Celui qui construit sa vie ou sa « guérison » sur les sables mouvants de l’humanisme verra son édifice s’écrouler. Celui qui bâtit sur le roc de la Parole de Christ traversera les tempêtes (Matthieu 7:24-27).


Dans les chapitres suivants, nous verrons comment ces fondements déformés influencent la vision psychologique de l’homme, de Dieu et du péché lui-même.





CHAPITRE 3

L’homme sous le regard psy



Après avoir établi que les fondements de la psychologie sont en opposition radicale avec ceux de la Bible, examinons maintenant comment cette discipline regarde l’être humain lui-même. La vision psychologique de l’homme n’est pas neutre : elle le réduit, le déforme et, en fin de compte, le prive de sa dignité véritable telle que révélée par Dieu. Au lieu de voir l’homme comme une créature faite à l’image de Dieu, mais déchue par le péché et appelée à la rédemption en Christ, la psychologie le présente souvent comme un animal évolué, un mécanisme complexe de pulsions, un produit de son environnement ou une victime de circonstances. Cette vision a des conséquences profondes : elle favorise la victimisation, l’apitoiement sur soi et une quête illusoire d’épanouissement sans Dieu.


La Parole de Dieu offre un contraste saisissant. L’homme est à la fois magnifique et tragique : créé avec une dignité unique, mais corrompu par le péché, et destiné à une restauration glorieuse en Christ. L’Écriture nous donne une anthropologie complète, inspirée par l’Esprit Saint, qui équipe pour toute bonne œuvre (2 Timothée 3:16-17). Elle ne minimise pas la souffrance humaine, mais la place dans le contexte de la souveraineté divine, appelant à la repentance et à la transformation par la puissance de Dieu. Voyons ces deux regards en parallèle, en approfondissant chaque aspect à la lumière de la Parole.


1. L’homme comme animal évolué ou mécanisme biologique


Dans la plupart des courants psychologiques influencés par le darwinisme et le matérialisme, l’homme n’est qu’un produit de l’évolution : un primate supérieur dont les comportements s’expliquent par des instincts de survie, de reproduction et d’adaptation. Freud le réduit à un réservoir de pulsions libidinales et agressives, où le « ça » primitif domine. Les behavioristes (Skinner, Watson) le voient comme une « boîte noire » réagissant mécaniquement à des stimuli externes, conditionné par des récompenses et punitions. Même les neurosciences modernes, souvent intégrées à la psychologie, expliquent les émotions, les choix et les troubles par la chimie cérébrale, les gènes ou des dysfonctionnements neurologiques, comme si l’homme n’était qu’un ordinateur biologique défectueux.


Cette vision matérialiste nie l’existence d’une âme immortelle et d’un esprit distinct du corps. L’homme n’est plus une créature spirituelle avec une destinée éternelle ; il est un organisme biologique complexe, sans finalité transcendante au-delà de la survie et du plaisir. Cela justifie des traitements comme les médicaments psychotropes ou les thérapies comportementales qui traitent les symptômes physiques sans adresser l’âme, menant à une dépendance chimique plutôt qu’à une liberté spirituelle.


La Bible, Parole infaillible de Dieu, affirme avec force la dignité unique de l’homme, le distinguant radicalement des animaux. « Lorsque je contemple les cieux, ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu as établies : Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui ? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes soin de lui ? Tu l’as fait de peu inférieur à Dieu, et tu l’as couronné de gloire et d’honneur. Tu lui as donné la domination sur les œuvres de tes mains ; tu as tout mis sous ses pieds » (Psaume 8:4-7). L’homme est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu (Genèse 1:26-27), doté d’une âme immortelle capable de communion éternelle avec son Créateur (Matthieu 10:28 : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne »).


La Parole révèle que l’homme a une dimension spirituelle qui le distingue des bêtes : il est capable de relation consciente avec Dieu, de moralité éternelle, de créativité reflétant le Créateur, et de responsabilité devant le jugement divin (Hébreux 9:27 : « Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement »). Réduire l’homme à un animal ou à un mécanisme est une insulte à sa dignité divine et une négation de sa vocation éternelle. La Bible nous exhorte à reconnaître cette image de Dieu en chaque personne (Genèse 9:6), et à chercher la guérison non dans des explications matérialistes, mais dans la restauration spirituelle par Christ, qui renouvelle l’être intérieur jour après jour (2 Corinthiens 4:16).


2. L’homme comme victime de son passé ou de son environnement


Une des idées les plus répandues en psychologie est que les problèmes actuels de l’individu s’expliquent principalement par son passé : traumatismes infantiles, éducation déficiente, abus, rejet, ou encore par des facteurs sociaux et culturels oppressifs. L’homme est présenté comme une victime de circonstances sur lesquelles il n’a pas eu de contrôle, ce qui excuse souvent ses comportements actuels. La thérapie consiste alors souvent à « revisiter » le passé, à « guérir les blessures intérieures », à « libérer les émotions refoulées » ou à « briser les schémas toxiques hérités », parfois pendant des années, en fouillant inlassablement l’histoire personnelle.


Cette approche, bien qu’elle puisse apporter un soulagement temporaire, place l’individu dans une posture de victimisation permanente. On regarde en arrière, on fouille, on accuse (parents, société, église parfois), mais on ne confronte pas la responsabilité personnelle présente. Cela peut mener à une rumination stérile, où le passé devient une excuse pour le péché actuel, et où la guérison semble toujours dépendre d’une analyse humaine exhaustive.

La Bible reconnaît pleinement que les souffrances passées peuvent marquer profondément – pensons à Joseph vendu par ses frères (Genèse 37), à David poursuivi par Saül (1 Samuel 23), ou aux lamentations de Job face à ses pertes (Job 3). Pourtant, elle refuse la victimisation comme posture définitive, car la Parole de Dieu est un miroir qui révèle la vérité sur notre cœur, nous appelant à l’humilité et à la repentance (Jacques 1:23-25). Au contraire, elle exhorte à oublier ce qui est en arrière et à s’élancer vers ce qui est en avant (Philippiens 3:13-14 : « Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ »).


Joseph déclare à ses frères : « Vous aviez médité de me faire du mal : Dieu l’a changé en bien » (Genèse 50:20), montrant que la souveraineté de Dieu transforme même les pires injustices en instruments de Sa gloire. La Parole nous assure que Dieu est proche des cœurs brisés (Psaume 34:18 : « L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l’esprit dans l’abattement »), mais Il nous appelle à pardonner comme Il nous a pardonné (Matthieu 6:14-15), et à ne pas laisser le soleil se coucher sur notre colère (Éphésiens 4:26). Plus important encore : la Bible met l’accent sur la responsabilité personnelle devant Dieu. « Chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même » (Romains 14:12). « L’âme qui pèche, c’est celle qui mourra. Le fils ne portera pas l’iniquité du père » (Ézéchiel 18:20).


Même si l’on a subi des injustices, on reste responsable de ses réactions actuelles devant Dieu, et la Parole nous équipe pour vaincre par la foi (1 Jean 5:4). Fouiller indéfiniment le passé peut devenir une excuse pour ne pas affronter le péché présent et pour ne pas saisir la grâce offerte aujourd’hui, comme l’avertit Hébreux 3:13 : « Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu’on peut dire : Aujourd’hui ! afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché ».


3. L’homme comme fondamentalement bon ou capable de s’améliorer seul


Comme nous l’avons vu au chapitre précédent, les psychologies humanistes (Rogers, Maslow) postulent que l’homme est bon par nature ou du moins doté d’un potentiel positif qui ne demande qu’à s’exprimer. Les troubles viennent d’un environnement qui a bloqué cette « tendance actualisante ». Il suffit donc de retirer les obstacles (jugements, conditionnements) pour que l’individu fleurisse, souvent par une introspection guidée ou une thérapie qui encourage l’auto-exploration.


Cette vision conduit à une haute estime de soi comme objectif thérapeutique central : « Apprends à t’aimer », « Accepte-toi tel que tu es », « Tu es digne d’amour inconditionnel ». Le problème n’est jamais vu comme une rébellion morale contre Dieu, mais comme un manque d’amour-propre ou une mauvaise image de soi, menant à des affirmations positives et à une célébration du « moi » sans critique.


La Bible, Parole vivante et active, présente une tout autre réalité, nous confrontant à notre corruption innée pour nous mener à la grâce. L’homme déchu n’est pas bon ; son cœur est tortueux (Jérémie 17:9 : « Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant : qui peut le connaître ? Moi, l’Éternel, j’éprouve les cœurs et je sonde les reins »), il est esclave du péché (Romains 6:17 : « Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits »), ennemi de Dieu par ses pensées et ses actions (Colossiens 1:21 : « Vous qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises œuvres »).


L’estime de soi biblique n’est pas fondée sur ce que nous sommes en nous-mêmes – car « il n’y a point de juste, pas même un seul » (Romains 3:10) – mais sur ce que Christ a fait pour nous : nous sommes aimés, rachetés, adoptés, rendus précieux par Son sang (Éphésiens 1:4-7 : « Il nous a choisis en lui avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui ; il nous a prédestinés dans son amour à être adoptés par Jésus-Christ comme ses enfants »). Chercher l’amour-propre en dehors de Christ est une idolâtrie du moi qui ne mène qu’à l’orgueil ou au désespoir, comme l’avertit Proverbes 16:18 : « L’orgueil précède la ruine, et l’esprit hautain précède la chute ». La Parole nous appelle à nous humilier sous la puissante main de Dieu pour qu’Il nous élève (1 Pierre 5:6), et à trouver notre identité en Christ seul (Galates 2:20).


4. L’homme comme maître de son destin ou chercheur de bonheur personnel


Enfin, la psychologie moderne promeut souvent l’idée que l’homme peut et doit prendre en main son bonheur. Par des techniques, des affirmations positives, de la pleine conscience ou du coaching, il peut « reprogrammer » son cerveau, attirer le positif, réaliser ses rêves. Le bonheur individuel devient l’objectif suprême, parfois au détriment des engagements divins (mariage, famille, église), avec des approches qui priorisent le « bien-être personnel » sur l’obéissance.


La Bible enseigne que le vrai bonheur – la béatitude – ne vient pas de la maîtrise de soi, mais de la soumission à Dieu et à Sa Parole. Les Béatitudes de Jésus commencent par : « Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux ! » (Matthieu 5:3), soulignant l’humilité et la dépendance. « Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs, et qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs ; mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel, et qui la médite jour et nuit » (Psaume 1:1-2). « Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés » (Matthieu 5:6).


Le but de la vie n’est pas le bonheur personnel égoïste, mais la gloire de Dieu (1 Corinthiens 10:31 : « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, ou que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu »). Et le chemin vers la vraie joie passe souvent par la souffrance et la croix, comme l’enseigne Jacques 1:2-4 : « Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien ». La Parole nous assure que la joie du Seigneur est notre force (Néhémie 8:10), mais elle vient de l’obéissance et de la communion avec Lui, non d’une quête autonome de bonheur.


5. La pyramide des besoins de Maslow : un exemple emblématique de l’auto-actualisation humaniste et de ses dangers


Parmi les théories les plus influentes et les plus citées de la psychologie humaniste figure la célèbre pyramide des besoins d’Abraham Maslow. Bien que Maslow lui-même n’ait jamais utilisé le terme « pyramide » ni présenté sa théorie sous cette forme rigide (c’est une simplification postérieure popularisée dans les manuels), cette représentation graphique est devenue un symbole universel de la motivation humaine. Elle place les besoins en cinq (parfois plus) niveaux hiérarchiques :


  1. Besoins physiologiques (base de la pyramide) : air, eau, nourriture, sommeil, abri, reproduction.  

  2. Besoins de sécurité : stabilité physique, santé, emploi, protection contre les dangers.  

  3. Besoins d’appartenance et d’amour : relations affectives, amitié, intimité, sentiment d’appartenance.  

  4. Besoins d’estime : respect de soi, confiance, reconnaissance par les autres, accomplissement.  

  5. Besoins d’auto-actualisation (sommet) : réaliser son plein potentiel, créativité, quête de sens personnel.  

(Maslow ajouta plus tard un niveau supérieur de « transcendance » : dépassement de soi, aide altruiste, expériences mystiques.)


L’idée centrale est que l’homme ne peut accéder aux niveaux supérieurs que lorsque les inférieurs sont satisfaits, et que le but ultime de la vie est l’auto-actualisation : devenir tout ce que l’on est capable d’être, exprimer pleinement son « vrai moi ».


Cette théorie semble à première vue inoffensive, voire utile pour comprendre les motivations humaines. Pourtant, à la lumière de la Parole de Dieu, elle révèle de graves dangers spirituels qui en font un piège subtil, particulièrement lorsqu’elle s’infiltre dans les conseils chrétiens ou les prédications sur la « santé émotionnelle ».


  1. Elle place l’accomplissement de soi comme objectif suprême, au lieu de la gloire de Dieu  

  2. Elle transforme des désirs en « besoins » légitimes, justifiant l’égoïsme et l’idolâtrie  

  3. Elle nie la réalité du péché comme cause profonde des manques et des souffrances  

  4. Elle ouvre la porte à une spiritualité syncrétiste et occulte


En résumé, sous le regard psychologique, l’homme est un animal évolué, une victime de son passé, un être fondamentalement bon bloqué par l’environnement, et un chercheur autonome de bonheur personnel. Cette vision le rabaisse, l’excuse et le laisse prisonnier de lui-même.


Sous le regard biblique, illuminé par la Parole de Dieu, l’homme est une créature magnifique, faite à l’image de Dieu, mais tragiquement déchue, responsable de son péché, et appelée à une restauration glorieuse en Christ. C’est une vision qui donne à la fois humilité et espérance : humilité devant notre corruption, espérance devant la grâce surabondante de Dieu, comme le proclame Romains 5:20 : « Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé ».


Le regard que nous portons sur l’homme détermine la façon dont nous cherchons à le « guérir ». Si nous adoptons le regard psychologique, nous risquons de produire des personnes centrées sur elles-mêmes, apitoyées sur leur sort et dépendantes d’une aide humaine. Si nous adoptons le regard biblique, ancré dans la Parole infaillible, nous verrons des âmes rachetées, responsables devant Dieu, et transformées par la puissance de l’Évangile.

Dans le chapitre suivant, nous verrons comment la psychologie regarde Dieu Lui-même – une vision encore plus grave dans ses conséquences.





CHAPITRE 4

Dieu sous le regard psy


Si la vision psychologique de l’homme est déjà déformée et dangereuse, sa vision de Dieu est encore plus grave, car elle touche directement à la connaissance du Créateur Lui-même. La psychologie moderne, dans ses courants dominants, ne reconnaît pas le Dieu révélé dans les Écritures : le Dieu saint, souverain, personnel, Trinité éternelle, qui parle, agit et juge. Au contraire, elle Le réduit, Le psychologise ou Le nie purement et simplement. Ces déformations ne sont pas fortuites : elles découlent directement des racines occultes et humanistes que nous avons examinées au Chapitre 1. L’exposition des fondateurs à des pratiques spirites et ésotériques a corrompu leur conception de la divinité, transformant le Dieu vivant en illusion, en archétype intérieur ou en énergie impersonnelle. Cette vision est une forme moderne d’idolâtrie, où l’homme crée un « dieu » à son image pour justifier son autonomie.


La Parole de Dieu, elle, nous révèle qui est Dieu avec une clarté absolue et une autorité incontestable. Elle nous commande de ne pas nous faire d’image taillée ni de représentation du Créateur (Exode 20:4), et condamne sévèrement ceux qui échangent la vérité de Dieu contre le mensonge en adorant la créature au lieu du Créateur (Romains 1:25). Examinons comment la psychologie regarde Dieu, en contrastant chaque point avec la révélation biblique, et en développant les implications spirituelles profondes.


1. Dieu comme illusion ou projection psychologique (vision freudienne)


Pour Sigmund Freud, la croyance en Dieu n’est rien d’autre qu’une illusion née de nos frustrations et de nos peurs infantiles. Dans L’Avenir d’une illusion (1927), il compare la foi à une névrose obsessionnelle : Dieu serait une figure paternelle idéalisée, projetée par l’enfant impuissant pour se protéger de l’angoisse face à un monde hostile et indifférent. La religion serait ainsi un mécanisme de défense collectif, une « béquille » psychologique que l’humanité devrait abandonner en mûrissant scientifiquement pour affronter la réalité sans recours à des fictions consolatrices.


Cette réduction de Dieu à une simple projection inconsciente découle en partie de l’intérêt ambivalent de Freud pour l’occultisme (comme nous l’avons détaillé au Chapitre 1 : son exploration de la télépathie comme mode de communication archaïque entre inconscients, et ses échanges avec des disciples passionnés de spiritisme). En cherchant à rationaliser ces phénomènes paranormaux par des processus psychiques, Freud a fini par psychologiser toute expérience spirituelle, niant toute réalité transcendante objective et toute intervention divine dans l’histoire humaine.


La Bible affirme exactement le contraire : Dieu n’est pas une invention humaine née de nos besoins psychologiques, mais le Créateur éternel qui se révèle souverainement et indépendamment de nos désirs. « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre » (Genèse 1:1), établissant Sa priorité absolue. Il se présente à Moïse comme « Je suis celui qui suis » (Exode 3:14), une existence nécessaire et auto-suffisante, non dépendante de nos projections. Il intervient puissamment dans l’histoire – sortie d’Égypte, miracles des prophètes, incarnation et résurrection de Christ – et donne Sa Parole écrite pour que nous Le connaissions véritablement (2 Timothée 3:16 : « Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice »).


L’apôtre Paul condamne précisément cette inversion perverse : « Eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créatrice au lieu du Créateur, qui est béni éternellement » (Romains 1:25). Dire que Dieu est une projection psychologique, c’est commettre l’idolâtrie suprême : adorer l’inconscient humain ou les mécanismes de défense de l’ego au lieu du Dieu vrai et vivant. La Parole déclare que nier Son existence ou Le réduire à une illusion est une folie profonde : « L’insensé dit en son cœur : Il n’y a point de Dieu » (Psaume 14:1 ; 53:2). Cette folie n’est pas innocente ; elle mène à une corruption morale et spirituelle, car ceux qui rejettent la connaissance de Dieu sont livrés à un esprit réprouvé (Romains 1:28).


2. Dieu comme archétype ou force impersonnelle de l’inconscient (vision jungienne)


Carl Gustav Jung accorde une place importante à la « religiosité », mais il la vide complètement de sa réalité objective. Pour lui, Dieu n’est pas un Être personnel extérieur à l’homme, mais un archétype puissant de l’inconscient collectif : l’image primordiale du « Soi » total, symbole d’intégration psychique, d’unité et de plénitude intérieure. Jung parle souvent du « dieu intérieur », d’une expérience numineuse (sentiment du sacré) qui surgit spontanément du psychisme profond. Il syncrétise toutes les religions comme des expressions culturelles du même archétype divin, mettant sur le même plan le Christ, Bouddha, Krishna ou les divinités païennes.


Cette conception impersonnelle et psychologisée de Dieu découle directement de son immersion précoce dans le spiritisme (séances familiales avec sa cousine comme médium, thèse de doctorat sur les phénomènes occultes – voir Chapitre 1). Au lieu de rejeter ces expériences comme contraires à la Parole de Dieu, Jung les a intégrées comme des manifestations légitimes de l’inconscient collectif, confondant forces spirituelles infra-humaines avec des archétypes universels et ouvrant la porte à un mysticisme païen, gnostique et oriental.


La Bible révèle un Dieu profondément personnel, relationnel et transcendant, qui n’est ni une force impersonnelle ni un symbole intérieur. « Dieu est esprit » (Jean 4:24), mais Il est aussi Père, Fils et Saint-Esprit en communion éternelle d’amour parfait (Matthieu 28:19 ; Jean 17:24). Il parle directement à Ses créatures, Il aime avec une passion jalouse, Il juge avec justice, Il pardonne par grâce. Il se présente à Israël comme un Dieu personnel : « Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte » (Exode 20:2), et en Christ, Il se fait chair pour que nous Le connaissions intimement : « Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 14:9).


La Parole condamne fermement tout syncrétisme et toute réduction de Dieu à une force intérieure : « Je suis l’Éternel, et il n’y en a point d’autre ; hors moi il n’y a point de Dieu » (Ésaïe 45:5 ; 43:10). Chercher Dieu dans l’inconscient collectif ou par des archétypes risque d’ouvrir la porte à des esprits trompeurs et séducteurs (1 Corinthiens 10:20 : « Ce que les païens sacrifient, ils le sacrifient à des démons, et non à Dieu »). La vraie connaissance de Dieu ne vient pas d’expériences psychiques ou mystiques subjectives, mais par Sa révélation spéciale en Jésus-Christ et dans l’Écriture sainte (Hébreux 1:1-2 : « Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils »).


3. Dieu comme symbole ou énergie de transcendance (vision humaniste et transpersonnelle)


Dans les psychologies humanistes (Maslow) et transpersonnelles, Dieu n’est plus une Personne relationnelle, mais un symbole vague de transcendance ou une énergie impersonnelle accessible par des expériences subjectives. Maslow décrit les « expériences de pointe » comme des moments d’extase, d’unité cosmique et de bonheur intense, qu’il compare aux illuminations mystiques des religions, et qu’il considère comme le cœur de toute spiritualité authentique. La psychologie transpersonnelle, directement influencée par Maslow, intègre bouddhisme, hindouisme, chamanisme et états altérés de conscience (respiration holotropique, psychedelics) pour accéder à une « conscience cosmique » ou à une « énergie divine » impersonnelle et universelle.


Ces idées font de Dieu une expérience intérieure manipulable par des techniques humaines, une projection de notre potentiel supérieur plutôt qu’un Être souverain qui se révèle à nous.


La Bible révèle un Dieu saint et personnel qui transcende infiniment Sa création et qui ne se laisse pas approcher ou manipuler par des moyens humains. « Je suis l’Éternel, c’est là mon nom ; je ne donnerai pas ma gloire à un autre, ni mon honneur aux idoles » (Ésaïe 42:8). Il se révèle souverainement, à Son initiative, par Sa Parole et par Son Esprit (Jean 16:13-14 : « Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité »). Jésus met en garde contre une adoration vaine fondée sur des préceptes et des expériences humaines : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. C’est en vain qu’ils m’honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d’hommes » (Marc 7:6-7).


Chercher Dieu par des états psychiques auto-induits ou des pratiques syncrétistes risque de conduire à des esprits séducteurs qui se déguisent en anges de lumière (2 Corinthiens 11:4, 14). La vraie rencontre avec Dieu passe par la repentance, la foi en Christ et l’obéissance à Sa Parole (Actes 20:21).


4. Dieu comme absent ou inutile (vision matérialiste et athée)


Dans beaucoup de courants psychologiques contemporains – behaviorisme, neurosciences cognitives, thérapies fondées sur des preuves – Dieu est simplement absent du tableau. On explique l’homme entièrement par des mécanismes biologiques, évolutifs ou environnementaux : tout est matière, cerveau, gènes, conditionnement. La religion, quand elle est mentionnée, est vue comme un sous-produit évolutif utile pour la cohésion sociale ou la survie, mais non nécessaire à la santé mentale moderne et souvent considérée comme un frein au progrès scientifique.


Cette absence de Dieu n’est pas neutre ; elle est une exclusion délibérée qui laisse l’homme seul face à ses problèmes, dépendant uniquement de techniques humaines.


La Bible affirme que nier Dieu ou L’ignorer est non seulement une erreur intellectuelle, mais une rébellion morale profonde. « Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue manifeste l’œuvre de ses mains » (Psaume 19:1-2). « Depuis la création du monde, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient clairement, étant aperçues par l’intelligence dans les choses qui sont faites, de sorte qu’ils sont inexcusables » (Romains 1:20). Ignorer Dieu n’est pas une simple omission ; c’est une suppression active de la vérité dans l’injustice (Romains 1:18), menant à un esprit réprouvé et à toutes sortes de désordres (Romains 1:28-32).


En résumé, sous le regard psychologique – profondément marqué par les influences occultes et humanistes exposées au Chapitre 1 –, Dieu est une illusion névrotique (Freud), un archétype intérieur (Jung), un symbole de transcendance subjective (humanistes), ou simplement absent et inutile. Cette vision Le rabaisse, Le dépersonnalise et Le rend facultatif, permettant à l’homme de rester maître de sa destinée.


Sous le regard de la Parole de Dieu, Il est le Créateur saint, personnel et souverain, qui se révèle en Jésus-Christ et appelle chaque homme à Le connaître véritablement pour avoir la vie éternelle (Jean 17:3 : « Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ »).


Le danger est immense : une fausse conception de Dieu mène à une fausse religion, à une idolâtrie subtile et à une perte éternelle. Que le Seigneur nous garde dans la connaissance pure et sainte de Lui, telle qu’Il l’a révélée dans Sa Parole !





CHAPITRE 5

Le péché sous le regard psy  



Nous sommes arrivés au cœur du problème. Après avoir vu comment la psychologie déforme la vision de l’homme et de Dieu, nous devons maintenant examiner comment elle traite le péché – la cause profonde et universelle de tous les maux humains selon la Parole de Dieu. C’est ici que l’opposition devient la plus flagrante et la plus dangereuse. La Bible place le péché au centre de l’anthropologie et du salut : il est la racine de notre séparation d’avec Dieu, de nos souffrances et de notre mort spirituelle. La psychologie moderne, dans ses courants dominants, minimise, excuse, rationalise ou ignore purement et simplement le péché. Elle le remplace par des concepts comme « blessures », « traumatismes », « schémas dysfonctionnels », « besoins non comblés » ou « troubles mentaux ». Ce déplacement n’est pas innocent : il prive l’homme du vrai diagnostic et, par conséquent, du vrai remède – la repentance et la croix de Christ.


La Parole de Dieu est d’une clarté tranchante sur le péché : il est une offense contre la sainteté de Dieu, une rébellion volontaire, une corruption qui touche tout l’être. Mais elle équilibre aussi avec une grâce immense : Dieu est prêt à pardonner le pécheur repentant. Examinons comment la psychologie le regarde, en contrastant chaque point avec la révélation biblique, et en développant les implications graves pour l’âme.


1. Le péché minimisé ou nié : un simple « dysfonctionnement » ou un « trouble »


Dans de nombreuses approches psychologiques, le péché n’existe tout simplement pas en tant que catégorie morale objective. Les comportements destructeurs – colère, adultère, mensonge, envie, orgueil – sont reclassés comme des « troubles » ou des « dysfonctionnements » dus à des facteurs biologiques, environnementaux ou inconscients. Freud voit le mal comme un conflit entre pulsions et répression sociétale. Les behavioristes l’expliquent par un mauvais conditionnement. Les neurosciences le réduisent à un déséquilibre chimique.


Même dans les thérapies humanistes, où l’homme est « fondamentalement bon », les actes mauvais sont des blocages temporaires à l’auto-actualisation, non une rébellion contre un Dieu saint.


Cette minimisation enlève toute dimension morale absolue et toute responsabilité devant Dieu. Le péché devient une « maladie » à traiter par des techniques humaines, non une offense à expier par le sang de Christ.


La Bible, au contraire, appelle le péché par son nom et le place au centre de la condition humaine. « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3:23). Le péché n’est pas un dysfonctionnement accidentel, mais une rébellion délibérée : « Chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé, produit la mort » (Jacques 1:14-15). Il est une offense personnelle contre la sainteté de Dieu : « Contre toi, contre toi seul, j’ai péché ; j’ai fait ce qui est mal à tes yeux » (Psaume 51:6).


La Parole ne minimise jamais : le péché est si grave qu’il mérite la mort éternelle (Romains 6:23 : « Car le salaire du péché, c’est la mort ») et qu’il a nécessité le sacrifice du Fils de Dieu (1 Pierre 3:18 : « Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu »). Nier ou minimiser le péché, c’est nier la nécessité de la croix et priver l’homme du seul remède véritable.


2. Le péché excusé par le passé ou les circonstances : la posture de victime


Une des stratégies les plus courantes en psychologie est d’expliquer le mal par des facteurs externes : traumatismes infantiles, abus, rejet, pauvreté, oppression sociétale. Le pécheur devient une victime de son histoire, de ses parents, de la société. La thérapie consiste alors à « guérir les blessures » du passé pour libérer la personne de ses comportements actuels. Cela peut sembler compatissant, mais cela déplace la responsabilité : « Je suis comme cela parce que… ».


Cette excuse par les circonstances encourage une victimisation qui bloque la repentance. On regarde toujours en arrière pour justifier le présent, au lieu de regarder à Christ pour une nouvelle création.


Un exemple vécu illustre de manière poignante ce piège subtil. Une sœur en Christ, appelons-la Julie, entretenait depuis longtemps une rancune tenace envers une autre personne. Cette rancune se manifestait par des critiques constantes, des remarques acerbes, un rejet systématique de tout ce que l’autre faisait ou disait. Julie voyait du mal partout dans les actions de cette femme, la rabaissait ouvertement ou en sous-entendu, et nourrissait une amertume qui empoisonnait leur relation. Son attitude était un témoignage déplorable, contraire à l’amour fraternel que la Bible commande sans ambiguïté : « Honorez tous les hommes, aimez les frères » (1 Pierre 2:17) ; « Ayez les uns pour les autres une ardente charité » (1 Pierre 4:8) ; « Ne médisez pas les uns des autres » (Jacques 4:11).


Quand cette attitude a été signalée à Julie avec amour et fermeté, en nommant clairement le péché d’amertume, de médisance et de manque de pardon – conformément à l’exhortation biblique d’admonester fraternellement (Galates 6:1 ; Matthieu 18:15) –, une autre sœur, appelons-la Lisianne, qui pratiquait la « relation d’aide » avec une approche très empathique et influencée par des concepts psychologiques, est intervenue. Au lieu de confirmer la confrontation biblique, de reconnaître le péché pour ce qu’il était et d’appeler Julie à la repentance, Lisianne a déclaré qu’elle ne péchait pas réellement. Elle a expliqué que Julie portait simplement des « blessures » liées à son passé, qu’elle avait besoin d’être comprise et écoutée, et qu’il suffisait de « tout remettre à Dieu » sans insister sur un changement concret. Cette intervention, motivée par une empathie excessive et une peur de « juger », a complètement annulé la correction précédente. Julie s’est sentie validée dans sa posture de victime, n’a pas reconnu son péché, n’a pas cherché le pardon ni la réconciliation, et a continué son comportement destructeur. Résultat : stagnation spirituelle, relations brisées, témoignage abîmé, et aucun fruit de l’Esprit visible dans ce domaine (Galates 5:22-23).


Cet exemple montre comment une approche influencée par la psychologie, même pratiquée par une sœur sincère, peut excuser le péché au nom de la compassion, empêchant la vraie délivrance. Il illustre aussi pourquoi le pardon biblique est essentiel : la Bible ne nous laisse pas dans l’amertume ou la rancune, mais nous appelle à pardonner comme nous avons été pardonnés. « Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ » (Éphésiens 4:32). « Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de plainte contre un autre, pardonnez-vous : comme le Seigneur vous a pardonné, vous aussi pardonnez de même » (Colossiens 3:13). « Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi ; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses » (Matthieu 6:14-15). Julie avait besoin d’entendre cela : pardonner à celle à qui elle en voulait, confesser son propre péché, et être pardonnée par Dieu – non pas excuser son amertume par des « blessures » du passé.


La Bible reconnaît que les circonstances peuvent influencer (le péché des parents peut marquer les enfants – Exode 20:5), mais elle refuse catégoriquement l’excuse. « L’âme qui pèche, c’est celle qui mourra » (Ézéchiel 18:4, 20). Dieu tient chaque personne responsable de ses propres choix, indépendamment du passé. Adam a tenté d’excuser son péché en accusant Ève et Dieu (« La femme que tu as mise auprès de moi… » – Genèse 3:12), mais Dieu l’a tenu responsable.


La Parole appelle à une responsabilité personnelle radicale : « Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous » (1 Jean 1:8). Elle nous exhorte à confesser nos péchés personnellement (1 Jean 1:9), non à les excuser par le passé. Christ n’est pas venu excuser les victimes, mais sauver les pécheurs : « Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs à la repentance » (Luc 5:32). Excuser le péché par les circonstances, c’est empêcher la vraie guérison, car seule la confession et le pardon divin libèrent (Proverbes 28:13 : « Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde »).


3. Le péché rationalisé comme « besoin non comblé » ou « réaction adaptative »


Dans les approches humanistes et beaucoup de thérapies intégratives chrétiennes, les actes pécheurs sont souvent reinterpretés comme des tentatives maladroites de combler des besoins légitimes. La colère serait un besoin non comblé de respect ; l’adultère, un besoin d’intimité ; l’orgueil, un besoin d’estime de soi. Ces comportements sont vus comme des « réactions adaptatives » à un environnement déficient, non comme une rébellion morale.


Cette rationalisation enlève la culpabilité objective et transforme le péché en « erreur compréhensible », à corriger par une meilleure satisfaction des besoins.


La Bible refuse toute rationalisation. Le péché est toujours une transgression volontaire de la loi de Dieu (1 Jean 3:4 : « Quiconque pratique le péché transgresse la loi, et le péché est la transgression de la loi »). Même les « besoins » légitimes ne justifient pas le péché : Ève avait un besoin réel de nourriture et de connaissance, mais elle a péché en désobéissant (Genèse 3). Jésus, dans le désert, avait un besoin réel de nourriture, mais Il a refusé de pécher pour le satisfaire (Matthieu 4:4 : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu »).


La Parole nous appelle à mortifier nos membres qui sont sur la terre (Colossiens 3:5) et à ne pas laisser le péché régner dans notre corps mortel pour obéir à ses convoitises (Romains 6:12). Rationaliser le péché comme « besoin non comblé », c’est ouvrir la porte à une tolérance progressive du mal, contredisant l’appel à la sainteté : « Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur » (Hébreux 12:14).


4. Le péché ignoré au profit d’une « acceptation inconditionnelle » sans repentance


L’approche rogérienne, très influente même dans les conseils chrétiens, prône une « acceptation inconditionnelle » du client, où le thérapeute s’abstient de tout jugement moral. Le péché n’est pas confronté ; on accepte la personne « telle qu’elle est », en espérant que l’empathie libère son potentiel positif. Beaucoup de conseillers chrétiens adoptent cette posture, craignant de se positionner en "juge" s’ils nomment le péché.


Dans l’exemple de Lisiane déjà évoqué, cette acceptation excessive a été particulièrement visible : au lieu d’appeler Julie à reconnaître son amertume comme un péché à confesser et à abandonner, Lisiane a préféré une empathie qui validait les sentiments sans confronter les actes. Elle a minimisé la gravité morale en disant qu’il suffisait de « tout remettre à Dieu », sans insister sur la nécessité d’un changement concret, d’une demande de pardon à la femme offensée, ou d’une mise à mort de l’amertume par l’Esprit. Cette attitude, motivée par une peur de blesser ou de paraître dur, a en réalité laissé Julie dans l’esclavage de son péché, sans la liberté que procure la vérité.


Cette acceptation sans confrontation laisse le péché intact, offrant un confort temporaire mais pas de délivrance.


La Bible équilibre parfaitement amour et vérité : Dieu nous aime inconditionnellement, mais Il confronte le péché avec une sainteté implacable. Jésus dit à la femme adultère : « Je ne te condamne pas ; va, et ne pèche plus » (Jean 8:11) – amour sans condamnation éternelle, mais appel clair à la repentance. Paul exhorte : « Professant la vérité dans l’amour » (Éphésiens 4:15). Le conseil biblique est nouthétique : admonester, corriger, instruire dans la justice (2 Timothée 3:16).


Mais ce même Dieu qui confronte appelle aussi au pardon : « Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ » (Éphésiens 4:32). « Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de plainte contre un autre, pardonnez-vous : comme le Seigneur vous a pardonné, vous aussi pardonnez de même » (Colossiens 3:13). « Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi ; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses » (Matthieu 6:14-15). Julie avait besoin d’entendre cela : pardonner à celle qui l’avait blessée (ou qu’elle croyait l’avoir blessée), confesser son propre péché, et être pardonnée par Dieu – non pas excuser son amertume par des « blessures » du passé, la conseillant simplement de s'abandonner à Dieueu. Le pardon biblique n’est pas une acceptation passive du mal, mais une libération active par la grâce : « Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées, et dont les péchés sont couverts » (Psaume 32:1 ; Romains 4:7).


Ignorer le péché au nom de l’acceptation, c’est laisser la personne dans l’esclavage : « Jésus répondit : En vérité, en vérité, je vous le dis, quiconque se livre au péché est esclave du péché » (Jean 8:34). La vraie liberté vient par la confrontation aimante et la repentance (Jean 8:32 : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira »).


En résumé, sous le regard psychologique, le péché est minimisé en trouble, excusé par le passé, rationalisé comme besoin non comblé, ou ignoré au profit d’une acceptation sans repentance. Cette approche offre des pansements superficiels, mais laisse la plaie purulente.


Sous le regard de la Parole de Dieu, le péché est la racine empoisonnée de tous nos maux, une offense contre la sainteté divine qui nécessite une repentance radicale et le sang purificateur de Christ. C’est une vision qui humilie profondément, mais qui élève infiniment par la grâce : « Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé » (Romains 5:20).


Refuser de nommer le péché, c’est refuser le diagnostic divin et priver l’homme du seul remède efficace. Dans les chapitres suivants, nous verrons les conséquences pratiques de cette minimisation : mercantilisme, dépendance et stagnation spirituelle.





CHAPITRE 6

La dimension sexuelle perverse des théories fondatrices



Parmi les aspects les plus choquants et les plus manifestement antibibliques de la psychologie moderne se trouve la centralité accordée à la sexualité, souvent de manière perverse et débridée. Les pères fondateurs de la psychanalyse et de nombreux courants qui en découlent ont élevé les pulsions sexuelles au rang de moteur principal de la personnalité humaine, expliquant presque tous les troubles psychiques par des conflits sexuels refoulés ou mal résolus. Cette obsession sexuelle n’est pas neutre : elle contredit frontalement la vision biblique de la sexualité comme un don saint de Dieu, à vivre dans la pureté et le cadre du mariage. Examinons cette dimension perverse, en la contrastant avec la Parole de Dieu qui appelle à la sainteté corporelle et spirituelle.


1. Freud et la sexualisation de l’enfance : la libido polymorphe et les stades psychosexuels


Sigmund Freud a placé la sexualité au cœur absolu de sa théorie. Il postule que la libido (énergie sexuelle) est présente dès la naissance et constitue la force motrice du développement psychique. Dans sa théorie des stades psychosexuels (oral, anal, phallique, latent, génital), l’enfant passe par des phases où le plaisir érotique se fixe sur différentes zones du corps. Plus grave encore : Freud affirme que l’enfant est « polymorphe pervers », c’est-à-dire capable de tirer du plaisir sexuel de n’importe quelle source, sans limites morales naturelles. Le célèbre complexe d’Œdipe voit le garçon désirer inconsciemment sa mère et craindre la castration par son père ; la fille développerait une « envie du pénis ».


Freud va jusqu’à interpréter la plupart des névroses comme des fixations ou régressions à ces stades sexuels infantiles. La religion elle-même serait, selon lui, une sublimation de désirs sexuels refoulés.


Cette vision sexualise l’innocence de l’enfance et fait de la perversion une norme universelle, attendant seulement d’être canalisée par la société.


La Bible présente une tout autre réalité. La sexualité est un don magnifique de Dieu, mais à vivre dans la sainteté et l’honneur : « Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères » (Hébreux 13:4). L’enfance est vue comme un temps d’innocence relative : Jésus dit « Laissez venir à moi les petits enfants » (Marc 10:14), et met en garde sévèrement contre ceux qui les scandalisent (Matthieu 18:6). La Parole condamne toute forme de pensée impure : « Quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur » (Matthieu 5:28).


Sexualiser l’enfant comme Freud le fait est une perversion grave, contraire à la pureté que Dieu exige (1 Thessaloniciens 4:3-5 : « Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification ; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité ; c’est que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l’honnêteté, sans vous livrer à une passion déréglée »).


2. Wilhelm Reich et la révolution sexuelle : l’orgasme comme salut psychique


Wilhelm Reich, disciple de Freud, a poussé cette obsession sexuelle à l’extrême. Il voit dans la « puissance orgastique » (capacité à un orgasme complet et libérateur) la clé de la santé mentale et sociale. Selon lui, la répression sexuelle par la société bourgeoise et la morale traditionnelle produit névroses, fascisme et guerres. Il prône une libération sexuelle totale : masturbation précoce, relations libres, éducation sexuelle explicite dès l’enfance, abolition de la monogamie.


Reich invente même l’« orgone » (énergie sexuelle cosmique) et des « accumulateurs d’orgone » pour guérir par l’énergie sexuelle. Ses idées ont directement influencé la révolution sexuelle des années 1960-1970 et la culture contemporaine.


Cette idolâtrie de l’orgasme fait de la satisfaction sexuelle le salut de l’homme, remplaçant Christ par le plaisir charnel.


La Bible condamne fermement cette idolâtrie de la chair : « Fuyez l’impudicité. Tout autre péché qu’un homme commet est extérieur à son corps ; mais celui qui commet l’impudicité pèche contre son propre corps » (1 Corinthiens 6:18). « Les œuvres de la chair sont manifestes : ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution » (Galates 5:19). La vraie libération vient de l’Esprit, non de la chair : « Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair » (Galates 5:16). Reich inverse l’ordre divin : au lieu de maîtriser les passions, il les divinise.


3. Alfred Kinsey et la normalisation de la perversion : influence durable malgré les méthodes rejetées


Alfred Kinsey, souvent appelé le « père de la révolution sexuelle », a amplifié cette dimension perverse par ses Rapports Kinsey (1948 et 1953), basés sur des milliers d’entretiens. Influencé par Freud, il a normalisé une vaste gamme de comportements sexuels : masturbation, relations prémaritales, adultère, homosexualité, bisexualité, et même des données controversées sur la sexualité infantile (provenant d’abuseurs non dénoncés). Kinsey a introduit l’échelle de Kinsey (0 à 6), un continuum fluide de l’orientation sexuelle, affirmant que 10 % des hommes sont exclusivement homosexuels – un mythe débunké, mais encore cité.


Bien que ses méthodes soient largement rejetées aujourd’hui pour biais (échantillons non représentatifs, surreprésentation de délinquants sexuels, éthique douteuse), Kinsey exerce une influence persistante. Son travail a déstigmatisé l’homosexualité (contribuant au retrait de l’homosexualité comme trouble mental par l’APA en 1973), fondé la sexologie moderne, influencé l’éducation sexuelle, les lois sur la sexualité, et la culture contemporaine (théorie du genre, fluidité sexuelle). Le Kinsey Institute continue ses recherches, et ses idées sous-tendent beaucoup de thérapies sexuelles actuelles, où la perversion est vue comme « diversité normale ».


La Bible condamne toute déviation de Son plan pour la sexualité : « C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes : leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature ; et de même les hommes, abandonnant l’usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres » (Romains 1:26-27). La Parole appelle à la pureté : « Fuyez les passions de la jeunesse, et recherchez la justice, la foi, la charité, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur » (2 Timothée 2:22). Normaliser la perversion comme Kinsey l’a fait est une rébellion contre le Créateur qui a conçu la sexualité pour le mariage hétérosexuel monogame (Genèse 2:24).


4. L’héritage contemporain : sexualisation généralisée et relativisme moral


Cette dimension sexuelle perverse n’a pas disparu. Dans les thérapies modernes, les troubles sont souvent expliqués par des « blocages sexuels », et la « libération sexuelle » est vue comme thérapeutique. La psychologie transpersonnelle ou certaines approches humanistes intègrent des pratiques tantriques ou une vision de la sexualité comme énergie spirituelle impersonnelle. Même dans les conseils chrétiens intégratifs, on parle parfois de « guérison sexuelle » en minimisant la repentance pour des péchés comme la pornographie ou l’adultère.


La Bible appelle à une sexualité sainte : réservée au mariage hétérosexuel (1 Corinthiens 7:2-5), marquée par la maîtrise de soi (1 Thessaloniciens 4:4), et vue comme un reflet de l’union Christ-Église (Éphésiens 5:31-32). Toute déviation est péché grave : « Que les impudiques […] n’héritent point le royaume de Dieu » (1 Corinthiens 6:9-10).


5. Les dangers spirituels : ouverture à l’impudicité et à l’idolâtrie de la chair


Cette obsession sexuelle ouvre des portes spirituelles graves : idolâtrie du corps, dépendance à la pornographie (encouragée indirectement par la « libération »), confusion morale chez les jeunes, destruction des familles. Elle transforme un don de Dieu en idole, contredisant l’appel à présenter nos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu (Romains 12:1).


En résumé, la dimension sexuelle perverse des théories fondatrices – de Freud à Reich, Kinsey et leur héritage – est l’un des aspects les plus manifestement antibibliques de la psychologie. Elle sexualise l’innocence, divinise la chair et remplace la sainteté par la licence. La Parole nous appelle à fuir l’impudicité et à marcher dans la pureté, car notre corps est temple du Saint-Esprit (1 Corinthiens 6:19-20).





CHAPITRE 7

Le mercantilisme du psy, l’apitoiement du patient

et sa dépendance



Nous arrivons maintenant aux conséquences pratiques et sociétales de la psychologie moderne – des fruits amers qui touchent directement la vie quotidienne et l’église. Après avoir vu comment elle déforme l’homme, Dieu et le péché, il est temps d’examiner comment elle fonctionne comme une industrie lucrative, comment elle encourage une apitoiement perpétuel sur soi, et comment elle crée une dépendance chronique à l’aide humaine. Ces aspects ne sont pas secondaires ; ils révèlent le cœur mercantile de la discipline, où le « bien-être » devient un produit à vendre plutôt qu’un don gratuit de Dieu. La Bible nous met en garde contre l’amour de l’argent (1 Timothée 6:10 : « Car l’amour de l’argent est la racine de tous les maux ») et contre la confiance en l’homme (Jérémie 17:5). Examinons ces pièges, en les contrastant avec la générosité divine et la liberté en Christ.


1. Le mercantilisme : la psychologie comme industrie lucrative et exploitatrice


La psychologie moderne est avant tout une entreprise commerciale florissante, estimée à des milliards d’euros par an dans le monde. Sessions thérapeutiques facturées à 50-150 € l’heure (ou plus pour les spécialistes), formations coûteuses pour devenir thérapeute (diplômes, certifications, supervisions annuelles), livres de développement personnel best-sellers, applications mobiles de pleines consciences ou de coaching payantes, conférences et retraites « de guérison émotionnelle » à prix fort. Même dans les pays avec des systèmes de santé publics, les listes d’attente longues poussent les patients vers des services privés onéreux.


Ce mercantilisme transforme la souffrance humaine en opportunité de profit. Les thérapies sont souvent prolongées indéfiniment : pourquoi guérir rapidement quand une dépendance récurrente assure un flux de revenus stables ? Des études montrent que beaucoup de patients passent des années en thérapie sans résolution profonde, car le système encourage la chronicisation des problèmes plutôt que la libération complète.


La Bible condamne sévèrement cette exploitation des vulnérables. Jésus a chassé les marchands du temple : « Ma maison sera appelée maison de prière, mais vous, vous en faites une caverne de voleurs » (Matthieu 21:13). Il a guéri gratuitement : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Matthieu 10:8). La vraie guérison spirituelle est un don de la grâce, non un produit à vendre : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos » (Matthieu 11:28). Le Seigneur ne facturerait pas Son Esprit pour consoler les affligés (Ésaïe 61:1-3). Transformer la détresse de l’âme en commerce, c’est participer à l’œuvre de l’ennemi, qui vole, tue et détruit (Jean 10:10).


Ce mercantilisme s’infiltre même dans l’église : conférences chrétiennes payantes sur la « santé mentale », livres de thérapie « biblique » à prix d’or, formations en « conseil intégré » coûteuses. Cela contredit l’appel à la gratuité de l’Évangile : « Ce que vous avez reçu gratuitement, donnez-le gratuitement » (Matthieu 10:8).


2. L’apitoiement sur soi : la victimisation encouragée comme posture permanente


La psychologie moderne excelle dans la promotion de l’apitoiement sur soi, où la personne est encouragée à explorer sans fin ses « blessures intérieures », ses « traumas non résolus » et ses « schémas toxiques ». Les thérapies comme la thérapie centrée sur les émotions ou la thérapie narrative invitent à « valider » les sentiments de victime, à « honorer » la douleur du passé, et à se voir comme un survivant méritant de compassion perpétuelle. Cela peut commencer comme un soulagement légitime – reconnaître une souffrance réelle –, mais débouche souvent sur une rumination stérile : « Pourquoi moi ? », « Mes parents m’ont brisé », « La société m’a opprimé », « L’église m’a déçu ». Le regard reste fixé sur le passé, sur les offenses subies, sur les manques, transformant la vie en un long procès contre les autres et contre soi-même.


Cette posture d’apitoiement bloque radicalement la croissance spirituelle. Elle garde l’œil rivé en arrière, au lieu de se tourner vers Christ et vers l’avenir qu’Il promet. Elle est l’antithèse même de la mort à soi-même que l’Évangile exige : au lieu de crucifier l’ancien moi avec ses passions et ses désirs (Galates 5:24), on le cajole, on le console, on le justifie. Au lieu de porter sa croix quotidiennement (Luc 9:23), on porte indéfiniment ses blessures comme un trophée de souffrance.


La Parole de Dieu offre une tout autre perspective, libératrice et transformatrice. Paul, qui avait pourtant un passé chargé – persécuteur de l’Église, complice de meurtres –, déclare avec force : « Oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ » (Philippiens 3:13-14). Dieu nous a donné des yeux devant et non derrière ! L’apôtre ne minimise pas ses fautes passées (il se qualifie de « premier des pécheurs » – 1 Timothée 1:15), mais il refuse de s’y enfermer. Pourquoi ? Parce que Christ nous a rendus nouvelles créatures : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles » (2 Corinthiens 5:17). Le passé n’a plus de pouvoir sur nous ; nous ne sommes plus définis par nos blessures ou nos échecs, mais par ce que Christ a accompli à la croix.


L’apitoiement sur soi est donc non seulement stérile, mais rebelle. Il contredit la mort à soi-même que Jésus exige : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive » (Luc 9:23). Tant que nous nous apitoyons sur notre sort, nous refusons de mourir à l’ancien homme et de vivre pour Christ. Nous restons centrés sur nous-mêmes au lieu d’être centrés sur Lui. C’est une forme subtile d’idolâtrie du moi blessé, où la souffrance devient une identité plutôt qu’un chemin vers la maturité.


La Bible nous exhorte à sortir de cet apitoiement pour embrasser la joie en Dieu malgré les épreuves. David, après son adultère et son meurtre, ne s’est pas apitoyé indéfiniment : il a confessé, pleuré amèrement, puis loué Dieu pour Sa miséricorde (Psaume 51). Paul, battu, emprisonné, lapidé, déclare : « J’ai appris à être content dans l’état où je me trouve » (Philippiens 4:11), et même : « Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous » (Colossiens 1:24). La Parole nous commande de « rejeter tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si facilement, et de courir avec persévérance l’épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus » (Hébreux 12:1-2). L’apitoiement est une forme de murmure contre la souveraineté de Dieu, comme celui des Israélites dans le désert qui regrettaient l’Égypte et mouraient dans leur incrédulité (Nombres 14:2-4 ; Hébreux 3:17-19).


Le vrai réconfort vient de la croix : « Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés » (Matthieu 5:4), mais ce deuil saint mène à la repentance, au pardon et à la joie éternelle, non à une victimisation éternelle. Dieu transforme nos larmes en chants d’allégresse (Psaume 30:12) quand nous acceptons de mourir à nous-mêmes et de vivre pour Lui.


3. La dépendance au thérapeute : une chaîne invisible de loyauté humaine


La psychologie crée souvent une dépendance chronique à l’expert humain. Le patient devient un « client » récurrent, dépendant de l’écoute, des conseils et de la validation du thérapeute. Cette relation peut se prolonger des mois ou des années, avec des sessions régulières qui deviennent une routine émotionnelle. Le thérapeute, formé à l’empathie et à la neutralité, remplit un rôle quasi-sacerdotal : il « comprend » comme personne, il « valide » sans juger, il offre une sécurité que l’église ou la famille ne procurerait pas toujours.


Cette dépendance transfère la confiance de Dieu et de la communauté à un professionnel payé, contredisant la suffisance de la Parole et de l’Esprit. Elle peut même créer une loyauté malsaine, où le patient craint de « décevoir » son thérapeute en guérissant trop vite.


La Bible nous appelle à une dépendance exclusive à Dieu : « Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta propre intelligence » (Proverbes 3:5). « C’est en vain que l’on garde la ville si l’Éternel ne la garde » (Psaume 127:1). Le vrai conseil vient de la communauté des saints, gratuite et mutuelle : « Portez les fardeaux les uns des autres » (Galates 6:2). Jésus nous invite à venir à Lui directement pour le repos (Matthieu 11:28), non à des intermédiaires humains. Cette dépendance psychologique est une forme d’idolâtrie moderne, où l’homme remplace Dieu par un « sauveur » charnel.


4. La stagnation spirituelle : pas de fruits sans confrontation du péché


L’ensemble de ces mécanismes – mercantilisme, apitoiement, dépendance – mène à une stagnation spirituelle profonde. Le patient reste un « bébé » dans la foi, immature, centré sur soi, sans croissance visible (Hébreux 5:12-14). Sans confrontation du péché, il n’y a pas de sanctification ; sans abandon à Dieu, pas de fruits de l’Esprit (Galates 5:22-23). Dans l’église, cela se traduit par des chrétiens qui passent des années en thérapie, mais qui ne changent pas vraiment, restant dans des cycles de plainte sans transformation.


La Bible promet une croissance dynamique par la Parole et l’Esprit : « Soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence » (Romains 12:2). « Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair » (Galates 5:16). La vraie maturité vient par les épreuves et l’obéissance, non par une écoute passive (Jacques 1:2-4).


En résumé, le mercantilisme de la psychologie exploite la souffrance pour profit, l’apitoiement la prolonge indéfiniment, la dépendance la rend chronique, et la stagnation spirituelle en est le fruit amer. Cette approche vole la liberté en Christ, remplaçant la grâce gratuite par des chaînes payantes.


La Bible offre le contraire : une guérison gratuite, joyeuse, communautaire et transformatrice, où Dieu restaure l’âme brisée (Psaume 23:3). Que nous choisissions la dépendance à l’homme ou à Dieu, c’est une question de vie ou de mort spirituelle.





CHAPITRE 8

La psychologie a gangrené l’église



Nous touchons ici à une réalité tragique et urgente : l’infiltration massive de la psychologie moderne dans l’Église de Christ. Ce qui était autrefois un bastion de la Parole pure, où les âmes trouvaient guérison et sanctification par l’Évangile seul, est aujourd’hui souvent contaminé par des théories humanistes, des méthodes thérapeutiques et un vocabulaire psychologique qui diluent la vérité divine. Comme une gangrène qui s’étend silencieusement (2 Timothée 2:17 : « Leur parole rongera comme la gangrène »), la psychologie a pénétré les prédications, les études bibliques, les ministères de relation d’aide et même la formation des pasteurs. Le résultat ? Une Église affaiblie, où le péché est excusé, la repentance minimisée, et la suffisance de la Bible remise en question. Examinons cette gangrène, ses manifestations et ses dangers, en la contrastant avec la vision biblique de l’Église comme corps de Christ, nourri et équipé par Sa Parole. Nous citerons aussi des exemples concrets de livres chrétiens influencés par la psychologie, comme ceux de Gary Chapman, Henry Cloud et John Townsend, ou Peter Scazzero – disponibles en français sous des titres comme Les cinq langages de l’amour, Limites, ou Spiritualité émotionnellement saine – ainsi que l’influence mondiale de Rick Warren, y compris en France, où son modèle a été critiqué pour diluer l’Évangile au profit d’une approche psychologisante et écuménique.


1. L’infiltration dans les prédications et les enseignements : la psychologisation de l’Évangile


Dans de nombreuses églises évangéliques, les prédications ont intégré un jargon psychologique : « guérison des blessures intérieures », « santé émotionnelle », « gestion du stress », « estime de soi en Christ ». Des thèmes comme la dépression ou l’anxiété sont traités comme des « troubles mentaux » à gérer par des techniques thérapeutiques, avec des versets ajoutés comme complément. Par exemple, des livres comme Les cinq langages de l’amour de Gary Chapman (disponible en français, vendu à des millions d’exemplaires et utilisé dans des prédications sur les relations conjugales) appliquent des concepts psychologiques de communication et de besoins émotionnels à la vie chrétienne, en faisant des « langages d’amour » une grille de lecture prioritaire sur l’amour sacrificiel biblique. De même, Limites (*Boundaries*) de Henry Cloud et John Townsend (traduit en français et promu dans de nombreuses églises comme outil pour la « santé relationnelle ») intègre des principes psychologiques de limites personnelles avec des exemples bibliques, encourageant une auto-protection qui peut friser l’égoïsme au détriment du service sacrificiel


Ces ouvrages, bien que se réclamant de la Bible, placent souvent les besoins émotionnels humains au centre, au détriment de la repentance et de la soumission à Dieu. Ils ont été traduits en français et diffusés par des éditeurs chrétiens comme Excelsis ou BLF Éditions, influençant des prédications où l’on parle plus de « validation émotionnelle » que de mort au péché. En France, des églises comme celles affiliées à la Fédération Protestante de France ou des assemblées indépendantes utilisent ces ressources pour des études de groupe, transformant les enseignements bibliques en sessions de développement personnel.


Cette infiltration dilue l’Évangile : au lieu de proclamer la croix comme solution au péché (1 Corinthiens 1:18 : « Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu »), on prêche une « thérapie spirituelle » centrée sur le moi. Le danger ? L’Église devient une clinique psychologique, où la sanctification est remplacée par l’auto-amélioration, et où la gloire de Dieu cède la place au bien-être humain.


La Bible commande une prédication pure : « Prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute patience et en instruisant » (2 Timothée 4:2). Paul avertit contre les doctrines étrangères : « Si quelqu’un enseigne de faux dogmes et ne s’attache pas aux saines paroles de notre Seigneur Jésus-Christ et à l’enseignement qui est selon la piété, il est enflé d’orgueil » (1 Timothée 6:3-4). L’Église n’a pas besoin de psychologie pour guérir ; elle a la Parole qui vivifie (Psaume 119:93 : « Jamais je n’oublierai tes ordonnances, car par elles tu me rends la vie »).


2. L’infiltration dans les ministères de relation d’aide : le remplacement du conseil biblique par l’intégration


De plus en plus d’églises offrent des « services de counseling chrétien » où des psychologues formés intègrent thérapies séculières (TCC, thérapie centrée sur la personne) avec des versets. Des organisations comme l’Association of Christian Counselors ou des formations pour pasteurs incluent des modules de psychologie. Par exemple, le livre Spiritualité émotionnellement saine de Peter Scazzero promeut une intégration où la santé émotionnelle (inspirée de la psychologie) est vue comme préalable à la maturité spirituelle, influençant de nombreux ministères de relation d’aide dans les églises évangéliques mondiales. En France, des associations comme TopChrétien ou des églises charismatiques utilisent ces ressources pour des groupes de soutien, où les « blessures émotionnelles » prennent le pas sur la confrontation du péché.


Résultat : le conseil pastoral devient une hybridation où le péché est vu comme une « blessure » à guérir par empathie, plutôt qu’une offense à confesser. Cette gangrène mène à une tolérance du péché : comme dans l’exemple de Lisiane (Chapitre 5), où une attitude d’amertume est excusée au nom de la compassion, sans appel à la repentance. Des milliers de chrétiens restent immatures, dépendants de « sessions » payantes, au lieu de grandir dans la communauté gratuite.


La Bible présente l’Église comme un corps où le conseil est mutuel et gratuit : « Exhortez-vous les uns les autres chaque jour » (Hébreux 3:13). « Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris » (Jacques 5:16). Le modèle nouthétique (du grec noutheteo : admonester) est communautaire, non professionnel. Paul dit : « Vous êtes capables de vous exhorter les uns les autres » (Romains 15:14). Remplacer cela par une intégration psychologique, c’est mépriser la suffisance de l’Esprit Saint qui enseigne tout (1 Jean 2:27).


3. L’infiltration dans la formation des pasteurs et des leaders : la psychologisation du ministère


Dans de nombreux séminaires et écoles bibliques, les cursus incluent maintenant des cours de psychologie pastorale, de « gestion des émotions » ou de « santé mentale ». Des livres comme « le leader émotionnellement sain » (The Emotionally Healthy Leader) de Peter Scazzero ou des programmes comme « Emotionally Healthy Spirituality » enseignent que le leader doit d’abord guérir ses « blessures » psychologiques pour servir efficacement. Cela semble sage, mais cela subordonne le ministère à la psychologie humaine, en faisant de la « maturité émotionnelle » une condition préalable à la maturité spirituelle, comme si l’Esprit Saint avait besoin d’un complément séculier.


En France, des instituts comme l’Institut Biblique de Genève ou des formations en ligne de TopChrétien intègrent ces éléments, formant des pasteurs à diagnostiquer des « troubles » psychologiques plutôt qu’à proclamer la Parole. Le danger ? Les pasteurs deviennent des « facilitateurs émotionnels » plutôt que des prophètes de la Parole, plus formés à l’empathie rogérienne qu’à la prédication tranchante. L’Église perd son sel : « Si le sel affadit, avec quoi le salera-t-on ? » (Matthieu 5:13).


La Bible forme les leaders par la Parole seule : « Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie » (Jean 6:63). Paul forme Timothée par l’Écriture : « Persévère dans la lecture publique de l’Écriture, dans l’exhortation, dans l’enseignement » (1 Timothée 4:13). Le ministère est une affaire spirituelle : « Notre capacité vient de Dieu, qui nous a rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’esprit » (2 Corinthiens 3:5-6). Introduire la psychologie dans la formation, c’est risquer une gangrène qui corrompt le troupeau (Actes 20:28-30).


4. L’infiltration dans la culture ecclésiale : la normalisation de la « santé mentale » au-dessus de la sainteté


Aujourd’hui, des megachurches comme Saddleback Church (fondée par Rick Warren) ou Willow Creek Community Church (influencée par des modèles de croissance psychologiques) intègrent des programmes de « santé mentale » avec psychologues sur site. Des conférences comme « The Global Leadership Summit » incluent des experts en psychologie. Même dans les petites églises, on parle plus de « burnout pastoral » ou de « dépression clinique » que de péché et de repentance. Cela normalise la dépendance à des outils séculiers, au détriment de la prière, du jeûne et de la communauté (Jacques 5:14-16 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les anciens de l’Église, et que les anciens prient pour lui »).


L’influence de Rick Warren mérite une attention particulière et une critique sévère. Pasteur de Saddleback Church en Californie, auteur du bestseller Une vie motivée par l’essentiel (The Purpose Driven Life), vendu à plus de 50 millions d’exemplaires et traduit en 137 langues, Warren a promu un modèle d’église « motivée par un but » qui intègre des principes de croissance psychologiques et humanistes, comme l’auto-actualisation et la santé émotionnelle. Son programme P.E.A.C.E. Plan a été adopté par des milliers d’églises dans 164 pays, y compris en France où des églises évangéliques (comme certaines affiliées à la Fédération des Églises Évangéliques Baptistes de France ou des assemblées indépendantes) ont intégré ses méthodes pour la croissance et la relation d’aide. Warren a visité Paris pour former des pasteurs, et son influence s’étend via des conférences et formations, promouvant une évangélisation centrée sur les besoins humains plutôt que sur la repentance. Des critiques chrétiennes conservateurs l’accusent de diluer l’Évangile par un écuménisme problématique (appel à s’unir avec le Pape François, malgré des divergences doctrinales), une psychologisation de la foi (buts personnels au lieu de gloire de Dieu), et une croissance numérique au détriment de la pureté doctrinale – une « tromperie merveilleuse » selon Warren Smith, qui voit en lui un vecteur de Nouvel Âge chrétien. En France, cette influence a mené à une psychologisation globale de l’Église, où la « santé mentale » prime sur la sainteté, affaiblissant le témoignage biblique pur et favorisant une tiédeur spirituelle.


Cette gangrène produit une Église tiède, centrée sur le bien-être terrestre plutôt que sur la sainteté éternelle. Jésus avertit : « Parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche » (Apocalypse 3:16).


La Bible présente l’Église comme un pilier de la vérité (1 Timothée 3:15), équipée par les dons spirituels (Éphésiens 4:11-16) et la Parole pour grandir en maturité. Elle n’a pas besoin de psychologie pour guérir ; elle a l’Esprit qui console (Jean 14:26) et la communauté qui porte les fardeaux (Galates 6:2).


En résumé, la psychologie a gangrené l’Église en infiltrant prédications, ministères, formations et culture, diluant l’Évangile, minimisant la sainteté et créant dépendance humaine. C’est une invasion subtile de l’ennemi, qui transforme le temple en marché (Jean 2:16). L’antidote ? Un retour radical à la Parole seule, comme le cri de la Réforme : Sola Scriptura.


Dans le chapitre suivant, nous examinerons l’oxymore du « psychologue chrétien » et ses paradoxes.





CHAPITRE 9

Psychologue chrétien, est-ce vraiment sérieux ?



Nous arrivons à l’un des paradoxes les plus douloureux et les plus répandus de notre époque : l’existence du « psychologue chrétien » ou du « conseiller chrétien intégratif ». Des milliers de croyants sincères, souvent bien formés et animés d’un désir d’aider, exercent cette profession en pensant servir Christ. Des cabinets de « counseling biblique » ou de « thérapie chrétienne » fleurissent, des livres et des formations se multiplient, et de nombreuses églises recommandent ces praticiens pour accompagner les âmes en souffrance. Pourtant, à la lumière de tout ce que nous avons vu – racines occultes et humanistes, opposition aux fondements bibliques, vision déformée de l’homme, de Dieu, du péché et de la sexualité, mercantilisme et dépendance –, cette intégration pose un problème fondamental, presque insoluble. Peut-on sérieusement marier la sagesse humaine antibiblique avec la sagesse divine sans que la première ne contamine la seconde ? Le « psychologue chrétien » est-il une bénédiction ou un oxymore dangereux ?


La Bible nous appelle à un discernement sans compromis : « Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon » (1 Thessaloniciens 5:21). Elle nous avertit aussi contre les mélanges : « Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial ? Ou quelle part a le croyant avec l’incroyant ? » (2 Corinthiens 6:15). Examinons ce paradoxe avec honnêteté et amour, en illustrant par des exemples concrets tirés d’auteurs très influents comme Rick Warren, Gary Chapman, Joyce Meyer, ainsi que des figures francophones comme Rachel et Éric Dufour (thérapeutes, conseillers conjugaux et sexologues chrétiens), Samuel Laurent (psychologue et pasteur) et Denis Morissette (conseiller chrétien influent en francophonie) – dont les idées, reprises massivement dans les relations d’aide ecclésiales, montrent comment la psychologie peut diluer l’Évangile.


Un point commun particulièrement choquant chez ces enseignants est l’oubli presque total de la souffrance comme élément inhérent et formateur de la vie chrétienne. Le Seigneur Jésus a été clair : « Dans le monde vous aurez des tribulations ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde » (Jean 16:33). Il n’a pas promis un parcours facile, sans épreuves, mais une victoire au milieu des difficultés. L’apôtre Paul ajoute : « Tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés » (2 Timothée 3:12), et nous exhorte à nous réjouir dans les souffrances parce qu’elles produisent la persévérance, le caractère et l’espérance (Romains 5:3-5 : « Nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l’affliction produit la persévérance, la persévérance la victoire dans l’épreuve, et cette victoire l’espérance »). « Nous devons entrer dans le royaume de Dieu par beaucoup de tribulations » (Actes 14:22). La souffrance est un chemin de sanctification, de conformation à Christ (Romains 8:17 : « Si nous souffrons avec lui, nous régnerons aussi avec lui »), et une occasion de joie complète (Jacques 1:2-4).


Pourtant, chez ces auteurs, la quête prioritaire semble être le bonheur personnel, le bien-être émotionnel et l’épanouissement individuel, souvent présenté comme un droit divin ou une promesse biblique immédiate. Cela s’inspire directement de la psychologie humaniste (comme chez Maslow ou Rogers, que nous avons critiqués aux Chapitres 1 et 2), où l’homme est fondamentalement bon et doit s’auto-actualiser pour être heureux. L’accent sur « s’aimer davantage » et « penser à soi » devient une forme d’idolâtrie du moi, antithèse à la mort à soi-même que l’Évangile exige (Galates 2:20 : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi »). La souffrance est vue comme un obstacle à éliminer pour retrouver le bonheur, plutôt qu’un chemin de croix joyeuse.


1. Le paradoxe des racines : bâtir sur du sable humaniste tout en revendiquant la Bible


Le psychologue chrétien, même le plus sincère, est formé sur les mêmes bases que ses collègues séculiers : Freud, Jung, Rogers, Maslow, théories cognitivo-comportementales, neurosciences. Comme nous l’avons vu aux Chapitres 1 et 6, ces racines sont marquées par l’occultisme (Jung et son immersion dans le spiritisme familial, Freud et sa fascination pour la télépathie), la sexualisation perverse (Freud et sa théorie de la libido polymorphe infantile, Reich et l’orgasme comme salut psychique, Kinsey et la normalisation de la perversion) et l’humanisme athée (Rogers : exaltation de l’expérience subjective au-dessus de toute autorité divine ; Maslow : auto-actualisation et transcendance impersonnelle comme sommet de l’humain). Au Chapitre 2, nous avons montré que ces fondements s’opposent radicalement à la Bible : anthropocentrisme contre théocentrisme, bonté supposée contre dépravation totale, autonomie contre dépendance à Dieu.


Comment peut-on intégrer des théories nées d’une vision du monde hostile à l’Évangile dans le conseil censé glorifier Christ ? C’est comme greffer une branche sauvage sur l’olivier franc (Romains 11:24) : le greffon finit souvent par dominer. Même si le praticien « filtre » par l’Écriture, les concepts de base – blessures comme cause principale, acceptation inconditionnelle sans confrontation du péché, auto-actualisation – imprègnent la pratique et diluent la vérité biblique. En France, des figures comme Samuel Laurent (psychologue clinicien et pasteur, auteur d’ouvrages comme "La dépression : un mal ou une opportunité ?", qui intègre neuroscience et théologie pour traiter la santé mentale) montrent comment cette intégration se présente comme un « pont » entre science et foi, mais risque de subordonner la Parole à des outils humains.


La Parole est claire : « Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs » (Matthieu 7:15). Un système qui minimise le péché et élève l’homme ne peut pas être « baptisé » sans compromission. Paul avertit : « Si quelqu’un pense être quelque chose, quoiqu’il ne soit rien, il se trompe lui-même » (Galates 6:3). Bâtir sur du sable humaniste, même avec des briques bibliques, mène à l’effondrement quand vient la tempête (Matthieu 7:26-27).


2. Le paradoxe de l’autorité : la Bible comme autorité suprême ou simple complément ?


Le psychologue chrétien affirme souvent que la Bible est son autorité finale. Pourtant, dans la pratique intégrative, la psychologie fournit le cadre diagnostique et thérapeutique (troubles mentaux, traumas, besoins émotionnels), tandis que la Bible est reléguée à un rôle d’encouragement spirituel ou de « valeurs ». On diagnostique un « trouble borderline » ou une « dépression clinique » avec les outils séculiers, puis on ajoute des versets pour consoler.


Cela inverse l’ordre divin. La Bible revendique une suffisance totale : « Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre » (2 Timothée 3:16-17). Elle équipe pour "toute" bonne œuvre, y compris le conseil de l’âme. Pierre déclare que Dieu nous a donné « tout ce qui contribue à la vie et à la piété » par la connaissance de Christ (2 Pierre 1:3). Si la Bible suffit, pourquoi ajouter des théories humaines qui la contredisent ?


Jay Adams, pionnier du conseil biblique (nouthétique), a démontré que la Parole suffit pour traiter les problèmes non organiques de l’âme : péché, culpabilité, amertume, anxiété, dépression spirituelle. Intégrer la psychologie, c’est dire implicitement que la Bible est insuffisante, contredisant sa propre revendication. En France, des conseillers comme Denis Morissette (auteur de "Libres pour aimer" et "Guéris ton âme", influent via des éditions comme Ligue pour la Lecture de la Bible) illustrent ce paradoxe : il mélange guérison des blessures émotionnelles avec des principes bibliques, mais priorise souvent la thérapie psychologique, rendant la Bible un complément plutôt que la source première.


3. Le paradoxe de la méthode : empathie humaniste ou confrontation biblique ?


L’intégration adopte souvent les méthodes rogériennes : acceptation inconditionnelle, empathie non directive, neutralité morale. On évite de « juger » ou de nommer le péché trop directement pour ne pas « blesser ». Comme dans l’exemple de Lisiane (Chapitre 5), cela mène à excuser plutôt qu’à corriger.


Prenons des exemples concrets d’auteurs très repris dans les relations d’aide chrétiennes, en soulignant comment leurs enseignements oublient la souffrance comme chemin formateur, au profit d’un bonheur et d’un bien-être émotionnel prioritaire – une quête qui encourage à « s’aimer davantage » et à « penser à soi » pour être heureux, antithèse à la mort à soi-même et à la joie dans les épreuves.


Gary Chapman et "Les cinq langages de l’amour" :

Chapman réduit l’amour conjugal à cinq « langages » psychologiques (paroles valorisantes, moments de qualité, cadeaux, services rendus, contact physique). Il introduit le concept du « réservoir d’amour émotionnel » : « Nous vivons tous avec un réservoir d’amour émotionnel. Si ce réservoir est plein, nous nous sentons aimés et en sécurité. Si le réservoir est vide, nous nous sentons frustrés et en colère. » Il affirme que la plupart des conflits viennent d’un réservoir vide, et que remplir le réservoir du conjoint (en parlant son langage principal) résout les crises. Les critiques sont vues comme un signe de besoin non comblé : « Les gens ont tendance à critiquer leur conjoint le plus fort dans le domaine où ils ont eux-mêmes le plus grand besoin émotionnel. »

Cela place les besoins émotionnels au centre, comme si l’amour était conditionnel à la satisfaction réciproque et que le bonheur conjugal était la priorité absolue. Chapman oublie la souffrance comme chemin de sanctification dans le mariage (par exemple, aimer un conjoint difficile sans retour immédiat), préférant une approche où le bien-être personnel est la quête prioritaire. La Bible enseigne un amour sacrificiel inconditionnel : « Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Église et s’est livré lui-même pour elle » (Éphésiens 5:25). L’amour n’est pas un échange pour remplir un « réservoir », mais un choix d’obéissance à Dieu, même dans la tribulation. Chapman minimise la repentance pour l’égoïsme ou l’amertume, préférant une approche thérapeutique transactionnelle. Ce livre, repris dans des milliers de relations d’aide ecclésiales, transforme le mariage en échange de besoins plutôt qu’en alliance sainte, encourageant à « s’aimer davantage » pour être heureux, au lieu de mourir à soi.


Rick Warren et "Une vie motivée par l’essentiel" :

Warren commence par « Ce n’est pas à propos de vous », mais développe ensuite cinq « buts » centrés sur la découverte de son « SHAPE » (dons spirituels, cœur, aptitudes, personnalité, expériences) pour accomplir « son » but unique – un concept proche de l’auto-actualisation maslowienne. Il utilise des paraphrases libres comme The Message, et cite des figures controversées (Bernie Siegel, leader New Age). Il minimise la repentance, présentant le salut comme un moyen pour une vie épanouie : connaître son « style » ou son « tempérament » est essentiel pour accomplir son but. Cela élève la personnalité et les expériences personnelles au rang de guide divin, au lieu de la Parole et de l’Esprit. Warren oublie les tribulations promises comme chemin de maturité, préférant une approche positive où le bonheur et l’épanouissement personnel sont la quête prioritaire. Son influence mondiale, y compris en France, a conduit beaucoup de conseillers à prioriser les « besoins émotionnels » et les « buts personnels » sur la sainteté, encourageant à « penser à soi » pour être motivé, au lieu de la joie dans les épreuves (Jacques 1:2).


Joyce Meyer et ses enseignements sur la guérison émotionnelle et la pensée positive :

Joyce Meyer, très populaire en francophonie avec des livres comme "Le champ de bataille de l’esprit", "Guéris ton âme blessée" ou "Comment regagner confiance en moi", intègre massivement des concepts psychologiques. Elle enseigne que beaucoup de problèmes spirituels viennent d’une mauvaise estime de soi ou de blessures émotionnelles héritées : « L’estime de soi n’est pas quelque chose que l’on a, mais quelque chose que l’on crée », et encourage à développer une « mentalité positive » pour vaincre les pensées négatives. Dans "Guéris ton âme blessée", elle insiste sur la guérison des « blessures émotionnelles » comme préalable à la maturité spirituelle, voyant les luttes comme des conséquences de rejets passés plutôt que comme des occasions de repentance. Sa méthode du « champ de bataille de l’esprit » propose de changer ses pensées par des affirmations positives, proche de la psychologie cognitive.

Cela élève l’ego et la reconstruction personnelle au centre, minimisant la mort à soi-même (Galates 2:20) et la confrontation au péché. Joyce Meyer oublie la souffrance comme chemin formateur, préférant une quête de bien-être émotionnel où « s’aimer davantage » et penser positivement sont la clé du bonheur. La Bible appelle à renouveler l’esprit par la vérité (Romains 12:2), mais en confessant le péché, non en niant les pensées négatives par des techniques. Joyce Meyer, reprise dans de nombreuses relations d’aide chrétiennes, transforme la sanctification en auto-guérison émotionnelle, au lieu de la joie dans les épreuves.


Rachel et Éric Dufour, pasteurs, thérapeutes et conseillers conjugaux en France :

Ce couple francophone, fondateurs de "Ministère Cœur de Berger", intègre explicitement la psychologie, la thérapie conjugale et la sexologie avec des principes bibliques. Rachel, sexologue chrétienne, parle de sexualité en termes physiologiques, psychologiques et émotionnels : « La sexualité est belle. Elle a été créée par Dieu. Nous sommes des êtres sexués même si nous ne sommes pas mariés. Une femme célibataire peut-elle vivre pleinement sa sexualité ? Oui, en apprenant à se connaître et à s’aimer. » (tiré de ses enseignements sur la sexualité pour célibataires). Éric enseigne sur l’abus psychologique et émotionnel comme des blessures à guérir : « Aucune situation n'est trop loin, trop destructrice pour que Dieu ne puisse nous en délivrer et nous permettre d'avoir une vie qui soit à nouveau satisfaisante. » Ils proposent des soins pastoraux intensifs avec un focus sur la « santé émotionnelle ».

Cela place la thérapie humaine comme préalable à la maturité spirituelle, voyant les problèmes comme des abus ou blocages à guérir par introspection et encouragement personnel, plutôt que comme péché à confesser et à pardonner. Les Dufour oublient la souffrance comme chemin de sanctification, préférant une quête de satisfaction émotionnelle et sexuelle, où le bien-être personnel est prioritaire. Leur influence en France (formations, conférences) illustre le paradoxe : une intégration qui dilue la suffisance scripturaire.


Samuel Laurent, psychologue clinicien et pasteur français :

Laurent enseigne que la dépression peut être une opportunité pour une croissance spirituelle, en intégrant neuroscience et théologie : « La dépression n’est pas seulement un mal, mais une opportunité pour redécouvrir la grâce de Dieu et restructurer sa vie émotionnelle et spirituelle. » (tiré de "La dépression : un mal ou une opportunité ?"). Il utilise des concepts comme les « schémas cognitifs » pour expliquer les troubles mentaux.

Cela mélange psychologie clinique (neuroscience, thérapie cognitive) avec la Bible, voyant la dépression comme un dysfonctionnement à guérir thérapeutiquement plutôt que comme une occasion de repentance radicale (Psaume 51). Laurent oublie la souffrance comme chemin formateur, préférant une restructuration émotionnelle pour un bien-être prioritaire. Repris dans les relations d’aide, cela priorise la santé mentale sur la sainteté.


Denis Morissette, conseiller chrétien canadien influent en francophonie :

Morissette enseigne sur la libération pour aimer, en voyant les blocages relationnels comme des chaînes émotionnelles : « La foi est fondamentale, elle change le cours de la vie. Mais pour une foi inébranlable, il faut guérir les blessures émotionnelles qui nous retiennent prisonniers du passé. » (tiré de "7 clés pour une foi inébranlable" et "Libres pour aimer"). Il encourage à explorer les origines émotionnelles des luttes.

Cela intègre la thérapie des blessures émotionnelles, minimisant le péché comme rébellion pour le voir comme une conséquence de manques affectifs. Dans les relations d’aide chrétiennes, cela transforme la délivrance en guérison thérapeutique, au lieu de la victoire par la Parole et l’Esprit (Jean 8:32).


La Bible appelle à une confrontation aimante mais ferme : « Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur » (Galates 6:1). « Reprends, censure, exhorte avec toute douceur et en instruisant » (2 Timothée 4:2). Le conseil nouthétique (du grec *noutheteo* : admonester) est précisément cela : instruire, corriger, encourager par la Parole.


L’empathie excessive sans vérité produit un confort stérile ; la vérité sans amour blesse. Mais la Bible équilibre les deux : « Disant la vérité dans l’amour » (Éphésiens 4:15). L’intégration penche souvent vers l’empathie humaniste, au détriment de la confrontation nécessaire à la repentance.


4. Le paradoxe de la « confiance en soi » : une idée psychologique centrale, mais antibiblique


Un des slogans les plus répétés dans le conseil chrétien intégratif – et peut-être le plus dangereux parce qu’il semble inoffensif – est la promotion incessante de la "confiance en soi". On l’entend à toutes les sauces : « Tu dois avoir confiance en toi », « Travaille ton estime de soi », « Apprends à t’aimer pour pouvoir aimer les autres », « Dieu croit en toi, alors crois en toi-même ». Ce message est au cœur de nombreux livres, prédications et sessions de relation d’aide influencés par la psychologie. Joyce Meyer y consacre des ouvrages entiers (« Comment regagner confiance en moi »), Gary Chapman lie l’amour à un réservoir émotionnel qui dépend de la valorisation de soi, Rick Warren encourage à découvrir son potentiel personnel (SHAPE), et beaucoup de conseillers francophones répètent que la maturité spirituelle passe par une bonne image de soi.


D’où vient cette idée ? Elle est directement héritée de la psychologie humaniste : Carl Rogers voit l’« estime de soi » comme un besoin fondamental, à développer par l’acceptation inconditionnelle ; Abraham Maslow la place au quatrième niveau de sa pyramide, juste avant l’auto-actualisation. Le mouvement du « potentiel humain » des années 1960-1980 l’a popularisée, avant qu’elle ne soit « christianisée » dans les années 1990-2000 comme une vérité biblique.


Mais cette idée est "radicalement antibiblique". La Parole de Dieu ne nous commande jamais d’avoir confiance en nous-mêmes ou en notre chair. Au contraire, elle la condamne avec une fermeté absolue :


« Ainsi parle l’Éternel : Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, qui fait de la chair son appui, et qui détourne son cœur de l’Éternel ! » (Jérémie 17:5).

« Celui qui se confie en son propre cœur est un insensé » (Proverbes 28:26).

« Ne vous appuyez pas sur votre propre intelligence » (Proverbes 3:5).

« Ce n’est pas que nous soyons par nous-mêmes capables de concevoir quelque chose comme venant de nous-mêmes. Notre capacité vient de Dieu » (2 Corinthiens 3:5).

Paul, pourtant apôtre puissant, rejette toute confiance en la chair : « Moi aussi, je pourrais mettre ma confiance en la chair […] mais tout ce qui était pour moi un gain, je l’ai regardé comme une perte à cause de Christ » (Philippiens 3:4-7).


Le cœur humain est tortueux (Jérémie 17:9), la chair est faible et ennemie de Dieu (Romains 8:7-8), et toute confiance en soi mène à l’orgueil et à la chute (Proverbes 16:18). Pierre en est un exemple tragique : « Quand même il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas » (Marc 14:31) – confiance totale en sa propre fidélité, suivie d’un reniement triple quelques heures plus tard.


La vraie confiance est exclusivement en Dieu : « Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur » (Proverbes 3:5). Notre valeur ne vient pas d’une estime de soi construite, mais de ce que Christ a fait pour nous : nous sommes aimés, rachetés, adoptés malgré notre indignité (Éphésiens 2:4-10). Promouvoir la « confiance en soi » dans le conseil chrétien est un piège majeur : il remplace la dépendance à Dieu par une idolâtrie du moi, transforme la sanctification en auto-amélioration, et empêche l’humilité qui est le début de la vraie maturité (Jacques 4:10 : « Humiliez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera »).


Ce slogan, répété à toutes les sauces, montre à quel point la psychologie a imprégné même les conseils les plus sincères : on dirige les âmes vers la chair maudite au lieu de les diriger vers Christ, la vraie source de force et d’identité.


5. Le paradoxe pratique : fruits réels ou stagnation déguisée ?


Beaucoup de psychologues chrétiens témoignent de vies aidées. Mais à y regarder de près, les fruits profonds – sanctification radicale, mort au péché, maturité en Christ – sont souvent absents ou lents. Les patients restent des années en thérapie, dépendants de l’écoute humaine, sans transformation complète. Le mercantilisme s’infiltre : sessions payantes, livres, formations.


Les idées de Chapman, Warren, Meyer, les Dufour, Laurent et Morissette, reprises dans les relations d’aide, produisent souvent une stagnation : on « gère » les relations par des langages ou des buts personnels, on guérit des « blessures » par estime de soi, sans confronter le péché à la racine. Le mariage devient un échange de besoins, la vie chrétienne une quête d’épanouissement émotionnel, au lieu d’une croix à porter. Chez tous ces enseignants, la souffrance est oubliée ou réduite à un obstacle à éliminer pour le bonheur, alors que la Bible en fait un chemin vers Christ. Leur quête prioritaire de bien-être personnel – s’aimer davantage, penser à soi – est l’antithèse de la croix.


La Bible promet des fruits visibles et rapides quand la Parole est appliquée fidèlement : « Le fruit de l’Esprit est amour, joie, paix, patience… » (Galates 5:22-23). Le conseil biblique pur produit souvent des changements radicaux parce qu’il s’attaque à la racine : le péché et la grâce.


En résumé, le « psychologue chrétien » intégratif est un paradoxe douloureux : il veut servir Christ avec des outils nés d’une vision du monde hostile à Christ. Les racines antibibliques contaminent inévitablement la pratique, diluant l’autorité de la Bible, évitant la confrontation du péché, et créant dépendance et stagnation.


Cela ne signifie pas condamner les personnes sincères, mais appeler à un retour radical à la suffisance de la Parole. Comme Jay Adams et ses successeurs l’ont montré, le vrai conseil chrétien est biblique, gratuit, communautaire et centré sur Christ. « Christ est-il divisé ? » (1 Corinthiens 1:13). Non : Il est la tête unique de Son corps, et Son Esprit suffit pour guérir et sanctifier.





CHAPITRE 10

La suffisance de la Parole et la vraie guérison en Christ



Après avoir exposé les racines occultes et humanistes de la psychologie, ses oppositions fondamentales à la Bible, sa vision déformée de l’homme, de Dieu et du péché, ses conséquences mercantiles et sa gangrène dans l’Église, il est temps de revenir à la lumière pure de la vérité divine. Face à tous ces pièges, la Parole de Dieu se dresse comme un roc inébranlable, offrant non seulement un diagnostic implacable, mais surtout le remède parfait, gratuit et complet : Jésus-Christ, le Médecin des âmes. La Bible ne manque de rien ; elle est pleinement suffisante pour guérir, restaurer et sanctifier l’homme brisé. Elle n’a besoin d’aucun complément psychologique, car elle est inspirée par l’Esprit Saint qui connaît parfaitement le cœur humain et qui opère la transformation profonde que nulle technique humaine ne peut accomplir.


Jésus est venu pour guérir. C’est le cœur même de Sa mission : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur » (Luc 4:18-19, citant Ésaïe 61:1-2). Il est le même hier, aujourd’hui et éternellement (Hébreux 13:8). Jésus est vivant, et Sa puissance de guérison est une réalité encore aujourd’hui. Il guérit par Sa Parole lue, méditée et proclamée, et par la prière faite en Son nom. Examinons cette suffisance merveilleuse, en développant particulièrement comment Jésus guérit ceux qui ont subi des abus, des injustices, des épreuves et des souffrances – non par un « travail sur soi » ou une fouille psychologique du passé, mais par la confiance totale en Lui, le remise de tout entre Ses mains, et Son œuvre souveraine qui change le cœur.


1. La suffisance absolue de la Parole : un équipement complet pour toute bonne œuvre


La Bible revendique pour elle-même une autorité et une suffisance uniques : « Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre » (2 Timothée 3:16-17). Remarquez le mot « toute » : toute bonne œuvre, y compris le soin de l’âme, la relation d’aide, le conseil pastoral, la guérison des cœurs brisés. Pierre ajoute : « Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, par la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu » (2 Pierre 1:3). Tout ce qui est nécessaire à la vie chrétienne victorieuse nous a déjà été donné en Christ et révélé dans Sa Parole.


Cette suffisance n’est pas théorique ; elle est pratique et puissante. La Parole est « vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants ; elle pénètre jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur » (Hébreux 4:12). Elle discerne les intentions profondes que nulle thérapie ne peut atteindre, et elle transforme par la puissance de l’Esprit Saint (Romains 12:2 : « Soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence »). « Il envoie sa parole et les guérit, il les délivre de la destruction » (Psaume 107:20).


John MacArthur souligne : « La véritable psychologie (science de l’âme) devrait être le domaine exclusif des chrétiens, car seuls les chrétiens disposent des ressources permettant de comprendre et de transformer l’âme. La psychologie du monde est fondée sur des principes impies ou évolutionnistes, et ne peut apporter que des solutions superficielles. »


2. Le vrai diagnostic : le péché comme racine, mais aussi la souffrance dans un monde déchu


La psychologie diagnostique les problèmes comme des troubles mentaux, des traumas ou des besoins non comblés. La Bible diagnostique avec une précision divine : le péché est la racine ultime de tous nos maux (Romains 3:23). Mais elle reconnaît aussi que nous vivons dans un monde déchu, où les conséquences du péché d’autrui – abus, injustices, épreuves, maladies – nous atteignent profondément, même quand nous n’en sommes pas directement coupables. Job, juste devant Dieu, a subi des pertes immenses sans péché personnel évident. Joseph a été vendu par ses frères, emprisonné injustement. La femme adultère (Jean 8) ou la femme courbée (Luc 13) souffraient d’oppression ou de maladie sans que le texte les accuse de faute directe.


La Bible ne minimise pas la souffrance des victimes. Elle affirme que Dieu est proche des cœurs brisés (Psaume 34:18 : « L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l’esprit dans l’abattement »). Mais elle refuse de laisser la souffrance définir l’identité ou bloquer la croissance. Au lieu de fouiller indéfiniment le passé pour « comprendre » et « guérir soi-même », elle appelle à se tourner vers Dieu, à Lui remettre tout, et à Le laisser opérer.


Comme le dit MacArthur : « Utiliser la psychologie pour le soin de l’âme, c’est comme panser un cancer avec des pansements. »


3. Le vrai remède : Christ crucifié et ressuscité, par la repentance et la foi – Jésus guérit aujourd’hui par Sa Parole et la prière


La guérison biblique est radicale et complète. Elle commence par la repentance pour notre propre péché (1 Jean 1:9), mais elle inclut aussi la remise totale de nos souffrances à Dieu. Jésus est venu pour guérir les cœurs brisés, libérer les opprimés (Luc 4:18). Il est vivant et guérit encore aujourd’hui par Sa Parole et la prière.


La psychologie nous pousse à « travailler sur soi » : introspections, affirmations positives, reconstruction de l’estime de soi, confiance en soi, compréhension du passé pour devenir une « meilleure personne ». Mais nous sommes incapables de nous changer nous-mêmes. Dieu seul crée en nous le vouloir et le faire : « C’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir » (Philippiens 2:13). Il met en nous un cœur de chair à la place du cœur de pierre (Ézéchiel 36:26 : « Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair »). Il nous appelle à Lui faire confiance et à tout Lui remettre (1 Pierre 5:7 : « Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous »), non à nous centrer sur nous-mêmes.


Exemple biblique : Job a subi des injustices terribles – perte de ses enfants, de ses biens, de sa santé – sans péché personnel évident. Ses amis l’ont accusé, comme une thérapie moderne pourrait fouiller son « passé caché ». Mais Dieu ne l’a pas invité à « travailler sur ses blessures » ; Il s’est révélé à Job dans Sa souveraineté (Job 38-41). Job a répondu : « Je sais que tu peux tout, et que rien ne saurait t’empêcher d’exécuter un dessein » (Job 42:2). Résultat : guérison, restauration double, et une foi plus profonde. Dieu a guéri Job en le faisant regarder à Lui, non à son passé.


Autre exemple : Joseph, vendu par ses frères, emprisonné injustement, a subi des abus et des injustices sans les avoir mérités. Il n’a pas passé sa vie à analyser ses « blessures d’abandon ». Il a fait confiance à Dieu : « Vous aviez médité de me faire du mal : Dieu l’a changé en bien » (Genèse 50:20). Dieu l’a élevé et guéri son cœur sans thérapie.


MacArthur déclare : « La présupposition et la plupart des doctrines de la psychologie ne peuvent pas être intégrées avec succès à la vérité chrétienne. »


La psychologie peut soulager des symptômes ; Christ guérit la racine et donne la vie éternelle.


4. La vraie méthode : la Parole, l’Esprit, la prière et la communauté


La guérison biblique n’est pas une technique solitaire, mais une œuvre communautaire et spirituelle :

  • La Parole : méditée jour et nuit (Psaume 1:2), elle renouvelle l’esprit.

  • L’Esprit Saint : Il convainc de péché, de justice et de jugement (Jean 16:8), et produit la sanctification.

  • La prière : « La prière fervente du juste a une grande efficacité » (Jacques 5:16).

  • La communauté : confession mutuelle, exhortation fraternelle, portage des fardeaux (Jacques 5:16 ; Galates 6:2 ; Hébreux 3:13).


Exemple biblique : Les Éphésiens, autrefois idolâtres et magiciens, brûlent leurs livres d’occultisme et se convertissent (Actes 19:18-20). Pas de thérapie de transition ; la Parole de Dieu croît puissamment et prévaut.


Autre exemple : Les Corinthiens, sortis de l’impudicité, de l’idolâtrie, de l’homosexualité, sont lavés, sanctifiés, justifiés au nom du Seigneur Jésus et par l’Esprit (1 Corinthiens 6:9-11). Transformation par la grâce, non par des étapes psychologiques.


MacArthur conclut : « La Bible est le seul manuel dont nous avons besoin pour le counseling. Toute tentative d’intégrer la psychologie séculière est une trahison de la suffisance des Écritures. »


Cette méthode est gratuite, accessible à tous, et produit des fruits durables : maturité, sainteté, joie profonde.


En résumé, la suffisance de la Parole n’est pas une théorie rétrograde, mais une réalité vivante et puissante. Elle offre :

  • un diagnostic exact (le péché comme racine, mais aussi la souffrance dans un monde déchu),

  • un remède parfait (Christ crucifié et ressuscité),

  • et une méthode complète (Parole, Esprit, prière, communauté).

Jésus est venu pour guérir, et Il guérit encore aujourd’hui par Sa Parole lue et la prière faite en Son nom. Il est vivant, et Sa puissance n’a pas diminué – que nous soyons coupables ou victimes, Il change notre cœur quand nous Lui faisons confiance et Lui remettons tout.


Que chaque lecteur pose cette question : à qui vais-je me confier ? À l’homme et ses techniques, ou à Christ et Sa Parole ? « Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme » (Jérémie 17:5) ; « Béni soit l’homme qui se confie dans l’Éternel » (Jérémie 17:7).





CHAPITRE 11

Témoignages de chrétiens libérés de la psychologie



Après avoir exploré les pièges de la psychologie et la suffisance glorieuse de la Parole de Dieu, il est essentiel de voir ces vérités à l’œuvre dans des vies réelles. Les témoignages de chrétiens qui ont abandonné les approches psychologiques pour se tourner pleinement vers Christ et Sa Parole montrent que la guérison biblique n’est pas une théorie abstraite, mais une réalité vivante et puissante. Ces histoires illustrent comment Jésus, le Bon Berger, restaure l’âme (Psaume 23:3), libère les captifs (Luc 4:18) et rend nouvelles toutes choses (2 Corinthiens 5:17). Ils confirment que la dépendance à la psychologie mène souvent à une stagnation, tandis que l’abandon à la Parole produit des fruits durables. Examinons quelques témoignages concrets pour encourager chaque lecteur à faire confiance à Christ seul.


1. Mon témoignage : de la dépendance psychologique à la liberté en Christ


Comme je l’ai partagé dans l’introduction, j’ai traversé des années de souffrances profondes : blessures d’enfance, déchirements dans mon couple, suicidaire (plusieurs tentatives dont la dernière pendaison), un cœur meurtri et une âme en miettes. Pendant un temps, j’ai consulté un psychologue, espérant trouver des réponses, du soulagement, une écoute qui comprenne enfin ma douleur. Cette personne m’a écoutée, m’a aidée à mettre des mots sur certaines choses, mais au fond, elle n’a fait que me replonger dans le passé, sans aucune guérison à la clé. elle ne faisait que poser un pansement sur des plaies béantes. Les sessions se succédaient, avec des explications sur mes « blessures émotionnelles » ou mes « schémas dysfonctionnels », mais sans véritable transformation.


La vraie guérison est venue bien plus tard, quand j’ai rencontré le Seigneur Jésus d’une manière beaucoup plus profonde, à travers Sa Parole en la méditant quotidiennement et en lui consacrant un temps de prière conséquent. C'est alors que j’ai compris que mes problèmes n’étaient pas seulement des « blessures », mais des fruits du péché – le mien et celui des autres. Par la prière, j’ai confessé mes amertumes et mes rébellions (1 Jean 1:9), et j’ai saisi l’identité que Christ me donne : rachetée à grand prix (1 Corinthiens 6:20), nouvelle création (2 Corinthiens 5:17). J'ai alors décidé de regarder en avant ("mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant" Philippiens 3:13) et de ne plus m'apitoyer sur mon sort. Les fruits sont apparus : paix qui surpasse toute intelligence (Philippiens 4:7), joie dans les épreuves (Jacques 1:2), et restauration dans mes relations. Jésus est vivant ; Il a guéri mon âme par Sa Parole et par la prière fervente, sans besoin de thérapie humaine.


2. Témoignage de Sarah : sortie de la dépression par la Parole et la prière


Sarah, une chrétienne française de 35 ans, souffrait d’une dépression sévère depuis l’adolescence, aggravée par un divorce traumatique. Elle a passé des années en thérapie, diagnostiquée avec un « trouble dépressif majeur », prenant des antidépresseurs et explorant ses « blessures d’abandon ». Mais la stagnation persistait : elle se sentait toujours victime, dépendante des sessions hebdomadaires.


Tout a changé quand elle a rejoint un groupe d’étude biblique où l’on lisait les Psaumes. En méditant Psaume 42:5 (« Pourquoi t’abats-tu, mon âme, et gémis-tu au dedans de moi ? Espère en Dieu, car je le louerai encore ; il est mon salut et mon Dieu »), elle a réalisé que sa dépression était en partie une rébellion contre la souveraineté de Dieu, un manque de confiance en Sa bonté. Par la prière communautaire (Jacques 5:16 : « Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris »), elle a confessé son amertume et demandé la joie du Seigneur. Petit à petit, en lisant la Parole chaque matin (Psaume 119:105 : « Ta parole est une lampe à mes pieds »), les nuages se sont dissipés. Aujourd’hui, Sarah témoigne : « Jésus m’a guérie par Sa Parole ; elle a renouvelé mon esprit. Les thérapies me gardaient dans le passé ; Christ m’a donné un avenir. Il est vivant et agit encore ! »


3. Témoignage de Marc : libération de l’addiction par l’abandon à Christ


Marc, un pasteur de 45 ans, luttait contre une addiction à la pornographie depuis son adolescence. Il a consulté un psychologue chrétien intégratif, qui a diagnostiqué un « trouble compulsif » lié à des « blessures de rejet ». Les sessions se multipliaient, avec des exercices pour « gérer les déclencheurs », mais la victoire restait éphémère.


La délivrance est venue lors d’un temps de jeûne et de prière solitaire, où il a lu 1 Corinthiens 10:13 : « Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter. » Convaincu de son péché, il a confessé et demandé l’aide de l’Esprit. En lisant quotidiennement Romains 6 (mort au péché, vie en Christ), et en priant avec des frères (Jacques 5:16), il a été libéré radicalement. Marc dit : « La psychologie me gardait dans le cycle ; la Parole m’a brisé les chaînes. Jésus est vivant ; Sa puissance guérit aujourd’hui par la prière et Sa Parole. »


4. Témoignage de Anna : restauration conjugale par la communauté et l’Évangile


Anna, 40 ans, vivait un mariage en ruine : conflits constants, amertume accumulée. Un conseiller chrétien intégratif leur a diagnostiqué des « langages d’amour incompatibles » et des « schémas toxiques ». Les sessions ont aidé superficiellement, mais les racines persistaient.


La guérison est venue dans une petite église où le pasteur a enseigné Éphésiens 5:22-33 : soumission mutuelle en Christ. Par la prière commune (Matthieu 18:19 : « Si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux ») et la confession mutuelle (Jacques 5:16), Anna et son mari ont reconnu leur égoïsme comme péché. En lisant la Parole ensemble chaque jour (Colossiens 3:13 : « Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement »), leur mariage a été restauré. Anna témoigne : « Jésus est vivant ; Il guérit les relations brisées par Sa Parole et la prière communautaire, sans besoin de thérapie. »


John MacArthur déclare : « La présupposition et la plupart des doctrines de la psychologie ne peuvent pas être intégrées avec succès à la vérité chrétienne. La ruée vers les doctrines de la psychologie séculière est peut-être la menace la plus sérieuse pour la vie de l’Église aujourd’hui. »


La psychologie peut soulager des symptômes ; Christ guérit la racine et donne la vie éternelle.





Conclusion

Un appel au discernement

et à l’abandon total au Seigneur



Nous voici au terme de ce livre. Nous avons parcouru un chemin long et nécessaire : des racines occultes et humanistes des pères de la psychologie à leur opposition radicale avec la Parole de Dieu ; de la vision déformée de l’homme, de Dieu, du péché et de la sexualité à leurs conséquences mercantiles et dépendantes ; de l’infiltration gangreneuse dans l’Église au paradoxe douloureux du « psychologue chrétien » intégratif. Enfin, nous avons contemplé la suffisance glorieuse de la Bible et la vraie guérison que Jésus-Christ, vivant et puissant, offre encore aujourd’hui par Sa Parole et la prière.


Le constat est clair et sans appel : la psychologie moderne, même lorsqu’elle se pare d’un vernis chrétien, est un piège subtil de l’ennemi. Elle détourne les âmes de la croix, minimise le péché, élève l’homme et ses besoins, et crée une dépendance à des solutions humaines payantes et superficielles. Elle promet la liberté, mais elle enchaîne ; elle offre du réconfort, mais elle laisse la plaie purulente ; elle parle de guérison, mais elle ignore la racine empoisonnée.


Dieu, dans Sa Parole, nous appelle à un chemin radicalement opposé :


  • Il nous appelle à regarder en avant et non en arrière, comme le font si souvent les psychologues qui nous enferment dans le fouillage incessant du passé. Paul déclare : « Oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but » (Philippiens 3:13-14). Dieu nous a donné des yeux devant, pour fixer Christ et Son appel céleste, non pour rester prisonniers de nos blessures ou de nos traumas.

  • Il nous appelle à regarder aux choses d’en haut et non à celles qui sont sur la terre (Colossiens 3:2). La psychologie nous ramène constamment à nos émotions terrestres, à nos besoins humains, à notre « moi » blessé. Dieu nous invite à fixer nos pensées sur Christ assis à la droite du Père, sur Sa gloire, Sa sainteté et Son royaume éternel.

  • Il nous appelle à mourir à nous-mêmes et non à nous centrer sur soi. Jésus est catégorique : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix chaque jour, et qu’il me suive » (Luc 9:23). La psychologie, même chrétienne, nous pousse souvent à cajoler notre ego, à guérir notre « vrai moi », à satisfaire nos besoins émotionnels. Dieu nous commande de crucifier l’ancien homme avec ses passions (Galates 5:24) et de vivre pour Christ seul (Galates 2:20 : « Je suis crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi »).

  • Enfin et surtout, Dieu nous appelle à faire de Jésus, Son Fils, notre Seigneur. Il n’y a pas d’autre Sauveur, pas d’autre Médecin, pas d’autre Conseiller. « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4:12). Jésus est vivant, Il guérit encore aujourd’hui, Il libère, Il transforme – par Sa Parole, par la prière, par Son Esprit.


Le choix est devant nous, devant chaque lecteur, devant chaque église :  


  • Continuer à se confier dans l’homme, ses théories et ses techniques, et récolter la malédiction : « Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, qui fait de la chair son appui, et qui détourne son cœur de l’Éternel ! » (Jérémie 17:5).  

  • Ou revenir radicalement à Christ seul, à Sa Parole seule, à Sa grâce seule, et recevoir la bénédiction : « Béni soit l’homme qui se confie dans l’Éternel, et dont l’Éternel est l’espérance ! » (Jérémie 17:7).


Je vous en supplie, au nom du Seigneur Jésus : rejetez les mélanges, fermez les portes à la psychologie humaniste, même chrétienne. Revenez à la simplicité de l’Évangile. Lisez la Parole chaque jour, priez avec ferveur, confessez vos péchés les uns aux autres, portez les fardeaux de vos frères et sœurs. Laissez Christ être votre unique Médecin, votre unique Conseiller, votre unique Seigneur.


Il est fidèle. Il guérit. Il libère. Il transforme.  

Et Il le fait encore aujourd’hui.


Que le Seigneur ouvre les yeux de Son Église, qu’Il purifie Son temple, et qu’Il soit glorifié dans des vies entièrement abandonnées à Lui.


À Lui seul la gloire, maintenant et à jamais.


L. Gilman

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il y a 8 heures
Noté 5 étoiles sur 5.

Très bon ouvrage !

georges

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